18/02/2007

..C'est quoi la mondialisation ..? 3ième partie ..

Eramet  ( entreprise française publique !  en Nouvelle Calédonie ..)  lâche le morceau  suite aux accords de Bercy et de Nouméa en 1998.. adieu l’exploitation et les bénéfices possibles à partir de l’exploitation des mines de nickel dont les cours ont quadruplés depuis en moins d’un an .. de 10000dollars à 40000 dollars la tonne ..

.. Quand à savoir si l’exploitation va démarré par le biais de ces nouveaux conglomérats financiers, c’est une autre histoire.. avec une syndicalisation assez poussée , une instabilité politique notoire dans la région … ainsi qu’  une importation de travailleurs philippins  sur les chantiers cités . ; ..font que des projets industriels ont parfois du mal à se concrétiser  là bas …sans compter ce qui suit..

Xstrata dénoncée   ( info  Wikipédia ..)

Glencore et Xstrata (société appartenant majoritairement à Glencore) ont, en Colombie sur le site des mines de charbon du Cerrejón, rasé des villages entiers et exproprié leurs habitants de force avec la complicité des autorités et de l'armée. Les deux sociétés sont aussi dans le colimateur du syndicat des mineurs pour corruption et violations graves des droits de l'être humain. Il y a aussi cette sombre affaire du peuple indien Wayùu qui a été chassé de ses terres ancestrales par, entre autre, une unité de l'armée habituellement « employée » par la mine pour surveiller ses installation. Ces faits ont été révélés par un reportage diffusé sur la Télévision suisse romande le 29 juin 2006.

Zoug est le paradis fiscal helvétique par excellence. Des entreprises comme Glencore y font prospérer leurs bénéfices, des bénéfices réalisés dans le monde entier. Dans quelles conditions ? Depuis quelques mois, la multinationale helvétique provoque la tempête en Colombie. Copropriétaire d'immenses mines de charbon, Glencore est accusée d'être indirectement responsable de l'expulsion de villageois et de violations des droits de l'homme. Enquête sur la face sombre de la prospérité helvétique.

Zoug, le havre d'innombrables holdings et sociétés boîtes aux lettres. Sa prospérité actuelle, Zoug la doit aux commerçants de matière première, les traders. Leur maître mot : la discrétion. Ces hommes invisibles sont à la fois spéculateurs et spécialistes en métaux, en matière premières ou en produit pétroliers. C'est grâce aux traders que Zoug est devenue une des plus grandes places commerciales du monde.

Au cœur de cette caste argentée, figure l'empire Glencore. Regroupant toutes les anciennes sociétés de Marc Rich, un golden boy recherché par la justice américaine pour évasion et fraude fiscale, conspiration et commerce avec l'ennemi (l'Iran de Khomeiny des années 80), qui avait été gracié par Bill Clinton en 2001. Aujourd'hui, Glencore est l'entreprise suisse qui pèse le plus lourd. L'an passé, elle a réalisé un chiffre d'affaire de 90 milliards de francs, plus que Novartis et même que Nestlé.

Ses affaires, et donc ses bénéfices, Glencore les réalise aux quatre coins du globe, dont la Colombie. Glencore y est copropriétaire des mines de charbon du Cerrejon, l'une des plus grandes mines à ciel ouvert du monde. Pour assurer l'agrandissement de la mine, des villages entiers ont été rasés, et leurs habitants expropriés par la force, avec la complicité des autorités et de l'armée. A Bogota, le syndicat des mineurs, mené par son président Francisco Ramirez, accuse donc Glencore, de corruption et de violation graves des droits de l'homme. L'autre affaire qui défraye la chronique, c'est le cas du peuple indien Wayùu qui a été chassé des terres qu'il occupait depuis la nuit des temps par les paramilitaires colombiens. Un massacre dans lequel une unité de l'armée est elle-même impliquée, une unité habituellement « employée » par la mine pour surveiller ses installations...

Retour à Zoug. Debora Barros Fince, la représentante des Wayùu, qui a elle-même perdu des proches dans le massacre de son village, a décidé de venir en personne au siège de Glencore pour que la compagnie réagisse aux événements qui entachent l'exploitation de la mine. Elle tente également d'interpeller le parlement zougois pour qu'il intervienne auprès de la société incriminée. Mais à Zoug, l'heure n'est pas à l'autocritique. Le gouvernement prépare une nouvelle baisse d'impôts pour les holdings. A croire que l'Etat veut encourager les entreprises qui, comme Glencore, semblent fermer les yeux sur la précarité et la violence.
Un reportage de Frank Garbely et Mauro Losa

…mais aussi ..

 Historique

Historique

Le 11 octobre 2005, pour la somme de 13 milliards de CAD, elle décide d'acheter Falconbridge, un compétiteur direct[1]. Si l'offre est approuvée par les autorités, cette entreprise sera le plus grand producteur de nickel au monde.

Le 14 mai 2006, devant le refus des actionnaires de Falconbridge, elle bonifie son offre à 19 milliards CAD. [2]

Le 26 juin 2006, elle se propose de fusionner avec Phelps Dodge pour acheter Falconbridge dans le cadre d'une transaction estimée à 40 milliards USD. L'entité ainsi créée, nommée Phelps Dodge Inco, devrait être le plus important producteur mondial de nickel et le deuxième producteur mondial de cuivre. Sa valeur boursière est estimée à 56 milliards USD. Cette fusion permet aussi de repousser une OPA hostile de la part de Teck Cominco sur Inco. [3]

Le 16 juillet 2006, pour contrer Xstrata, Inco et Phelps Dodge bonifient leur offre sur Falconbridge. [4] Le 30 août, Inco invite ses actionnaires à rejeter l'OPA hostile du Brésilien CVRD mais quelques jours plus tard, le 6 septembre, nouveau coup de théâtre, c’est le projet de mariage avec Phelps Dodge qui tombe à l'eau faute de soutien des actionnaires d'Inco.

 

Inco est associé à des prises de terres de peuples premiers au Guatemala, en Nouvelle Calédonie et en Indonésie. En 2006 Inco a été la seule société à être supprimée de l'index FTSE4GOOD pour "violations des droits de l'homme". La "Truth Commission" de l'ONU en 1999 a lié Inco à une série de violations des droits de l'homme et meurtres au Guatemala.

Inco est en train d'essayer de construire une usine hydrométallurgique près de la tribu de Goro en Nouvelle Calédonie. L'usine va rejeter ses déchets de métaux lourds dans le lagon pendant la durée du projet (au moins 28 ans). Le rejet contiendra du manganèse et autres polluants à des concentrations qui excèdent les normes légales.

 

Le projet va aussi stocker des milliers de mètres cubes par jour de boues toxiques dans une fosse sur une faille sismique au dessus de la nappe phréatique qui alimente la tribu de Goro.

Le 21 novembre 2006, le tribunal de grande instance à Paris a reconnu l'existence d'un dommage imminent dut aux risques de pollution des eaux souterraines et du lagon. Le tribunal a fait interdiction à Goro-Nickel de poursuivre le chantier de destruction massive à la Kwe dans un délai de 48 heures suivant la notification du jugement. Inco poursuit les travaux malgré la décision.

En juin 2006 le comité Rheebu Nuu a fait un procès à Goro-Nickel et le tribunal a annulé l'arrêté ICPE nécessaire à l'exploitation de l'usine. La construction se poursuit quand même.

Seize militants ont été arrêtés pour vandalisme sur le site de l'usine en Avril 2006. Ils se sont défendu en citant leur droit constitutionnel à un environnement sain et ils ont été relaxés.

 

 

Le chantier de construction héberge des centaines de soldats armés, des hélicoptères et des véhicules blindés. Les soldats ont des uniformes de la gendarmerie française et ils sont payés par le gouvernement français mais leur caserne est dans le site d'Inco. Ils sont nourris et logés par Inco et ils se déplacent dans des véhicules appartenant à Inco.

 

.. euh ? .. non. ; je ne pense pas que des énarques français aient pris des participations dans les sociétés , voir les filiales des sociétés incriminées .. pendant les tractations de l’état français quand même ..Reste aussi le budget proposé par l’état français pour faire démarrer le projet d’exploitation... la bagatelle somme de 780 millions de dollars .. par rapport au cout estimé de l’usine .. Soit deux milliard et demi de dollars... une paille...  De toute façon, avec le développement important des secteurs des aciers inoxydables et du nickelage en Chine celui –ci  assurera aux ferronickels calédoniens des débouchés importants et durables. Il est important de souligner qu'en plus du projet de l'usine du Nord, l'augmentation de la capacité de production de la Société Le Nickel à l'usine de Doniambo et le projet Goro Nickel, tous deux situés dans le Sud du pays, feront de la Nouvelle-Calédonie, dans les prochaines années, un acteur de premier rang sur les marchés internationaux. .. Mais à quel prix … ?  .. On en connaitra certainement un peu plus après les élections françaises. Non ?

 

15:50 Écrit par Alain dans coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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