21/02/2007

merci madame Betancourt

Madame Betancourt .. merci.. en espérant de tout cœur une issue des plus heureuse à votre sort si peu enviable..

 

 

..Merci car en m’intéressant à votre sort et aux divers écrits (Colombie, ses acteurs...)  vous concernant cela m’a permis d’échafauder une théorie très personnelle quand au monde dans lequel j’évolue. lisez plutôt la suite ..

 

Les acteurs cachés du conflit colombien en exemple pour les dérives (déjà présentes .. Irak. ) et futures .. Iran, ..,Vénézuéla...

Au terme du Tour de France 2004, les troisièmes places individuelle – Ivan Basso – et par équipes ont été remportées par les cyclistes de l’équipe CSC. Bien peu de supporteurs savent que ces initiales signifient Computer Science Corp., et encore moins qu’il s’agit d’une transnationale liée aux forces de sécurité américaines. Ce lien a été renforcé en mars 2003 quand CSC a acquis DynCorp, l’une des Sociétés Militaires Privées (SMP) préférées de Washington.

 

Depuis la fin 1993, DynCorp est présente en Colombie. Bien que censée exercer ses activités dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic, l’entreprise participe, en compagnie de plus de trente SMP, à la guerre menée contre les guérillas – Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et Armée de libération nationale (ELN) –, mais aussi à la répression du mouvement social. Sous contrat direct avec le département d’Etat américain, le Pentagone ou l’US Agency for International Development (Usaid) (1), ces SMP défendent, de fait, les intérêts de la « superpuissance ». Grâce à elles, Washington a fabriqué le principal conflit privatisé du monde (hors Irak).

 

C’est le 23 septembre 1999 que le président Andrés Pastrana est rentré de Washington après avoir obtenu de M. William Clinton une aide de 1,7 milliard de dollars pour financer le plan Colombie : tant pour ménager l’opinion publique que pour éviter l’impact psychologiquement négatif d’une intervention trop visible, le nombre de militaires américains autorisés à travailler dans des opérations « anti-narco » en Colombie est limité à 400. Toutefois, s’il s’agit d’éviter une intervention ouverte – du type la Grenade (1983) ou Panamá (1989) –, il importe pour Washington de soutenir Bogotá à travers des systèmes performants d’information, de formation et d’entraînement. En approuvant le plan, en juillet 2000, le Congrès américain autorise, outre celle des militaires, la présence de 400 sous-traitants civils, restriction qui sera facilement contournée. La loi se référant à des « Américains », le département d’Etat et les entreprises comme DynCorp embaucheront du personnel guatémaltèque, hondurien ou péruvien, dépassant ainsi allégrement les limites fixées.

 

Dans les faits, le plan Colombie ne fait que légaliser les activités que réalisaient déjà plusieurs de ces entreprises. Car, hormis leur importance nouvelle et leur qualification, les SMP ne sont pas une nouveauté dans ce pays.

 

En 1987, sous l’œil bienveillant du gouvernement, grands propriétaires terriens et narcotrafiquants liés au cartel de Medellín faisaient appel à l’entreprise israélienne de sécurité Hod He’hanitin (Spearhead Ltd) pour entraîner des paramilitaires. Des installations et terrains de la Texas Petroleum Co. ont alors été utilisés pour cette formation dispensée par d’ex-officiers de l’armée israélienne et du Mossad (2) – tel le lieutenant-colonel Yair Klein  (3) –, ainsi que par d’anciens commandos du SAS britannique. Ces mercenaires ont enseigné les techniques « antisubversives » utilisées ensuite pour « nettoyer » les zones bananières et pétrolières des personnes suspectées d’appuyer les guérillas. Ce savoir-faire fut également mis au service des assassinats, entre 1987 et 1992, de Jaime Pardo Leal et de Bernardo Jaramillo (Union patriotique), de Carlos Pizarro (M-19) et de Luis Carlos Galán (libéral), candidats à l’élection présidentielle en rupture avec l’establishment.

 

D’après un document du rapporteur spécial de l’Organisation des nations unies présenté en février 1990 à la commission des droits de l’homme de l’ONU, plus de 140 groupes paramilitaires opéraient alors dans le pays, en lien étroit avec l’armée et la police. S’attaquant non seulement aux sympathisants de la guérilla, mais aussi aux ouvriers, aux syndicalistes et aux paysans, ces milices ont fait des milliers de victimes  (4). Habilement utilisé et mis en avant, employé de manière euphémique, le terme « paramilitaire » aura essentiellement pour fonction d’occulter le corps (l’armée) et les forces politiques qui promeuvent cette politique d’extermination (5). Surtout, en menant la « guerre sale » en lieu et place de l’armée et des agents de l’Etat, les paramilitaires ont permis à ces derniers de « redorer » leur image et de pouvoir prétendre à l’aide américaine, que leur interdisaient leurs violations massives des droits humains.

 

Cette politique de terreur ne suffisant pas pour éradiquer les insurgés, Washington entre dans le conflit par la porte de derrière. Les compagnies pétrolières présentes en Colombie, les industries d’armement et les SMP dépensent 6 millions de dollars en lobbying pour obtenir du Congrès américain le feu vert au plan Colombie. Une fois celui-ci approuvé, les contrats rembourseront largement l’investissement. De la somme de 1,30 milliard de dollars octroyée au plan par les Etats-Unis, 1,13 milliard est dépensé sans qu’un seul fonctionnaire colombien n’en voie un centime. Même les sommes obtenues de la Banque mondiale pour le plan seront canalisées par Washington en direction des SMP…

 

 Donc si je comprend bien.. La dénonciation de Mme Betancourt sur la corruption galopante en Colombie et ses imbrications –état – privé – risquait  en fin de parcourt de dénoncer aussi les liens étroits entre le Gouvernement U.S et ses accointances avec les milieux privés mêlés eux même indirectement aux Mafia.qui  elles mêmes ont l’opportunités de réintégrer  le marché par l’intermédiaire des paradis fiscaux ou tout simplement par le circuit des banques ( scandale de la Riggs bank .. blanchisseuse des dictateurs..monde diplomatique de Aout 2005)  Quid de la Mondialisation ??De la globalisation ? De la main invisible du marché ?( en fait la guerre  ‘ contrôlée et partout  pour alimenter les coupons d’actionnaires ?  )  .et des projets belliqueux comme débauchés ? style de ceux  de l’administration Bush (  ou d’Israël sans doute avant .. ) –

20:28 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, guerre, betancourt, colombie |  Facebook |

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