04/03/2007

Greenspan? kicésa ? ..

à propos de Alan GreenspanMais qui est – il  ?   

Que voilà un drôle de bonhomme encore .. non ?

En fait personne n'a fait plus qu'Alan Greenspan pour assurer la disparition ultime de la classe moyenne américaine.

En seulement cinq années, l’ancien  maître de la Fed a mis au point un coup si énorme et si dévastateur que 1.300 milliards de dollars de recettes issues d'emprunt ont été adroitement transférés de la classe moyenne assiégée vers les 1% de privilégiés que Greenspan représente.

Le partenariat qui s'était  installé entre Bush et Greenspan a été l'équivalent moral de la mise à sac de Rome ; aux limites du crédit de la nation !  et jusqu'au dernier sou de la tirelire publique !!!  L’héritage des années Greenspan  c’est  la facilitation de la guerre d'Irak en poussant les taux d'intérêts vers le plus bas , six mois avant celle –ci , afin de maintenir artificiellement l'économie en vie pendant que la campagne de propagande faisait les unes du New York Times et du Washington Post…. Ce fut lui aussi — le grand argentier de l'explosion budgétaire au profit de la classe des patriciens qui a défendu les généreuses réductions d'impôt de Bush qui ont placé le pays dans les starting-blocks de la course à la fin du monde. Il a désormais rejoint Grover Norquist [Ce penseur à la solde des faucons qui mènent le bal dans l'administration Bush est président de l'American Conservative Union (ACU). ' Prophète ' , il propose, entre autres :

de libérer les héritiers et de réduire le filet social ; de créer une nation de propriétaires (Colombie bis ?!)  

- de briser les avocats et les syndicats] avec les "dingues de privatisation", qui veulent démanteler le peu de ce qui reste du filet social et inaugurer la nouvelle ère du capitalisme prédateur. Alan est un grand supporter de l'économie de "survie pour les plus aptes" ; cette notion selon laquelle les gens qui se trouvent en bas de l'échelle de la chaîne alimentaire sociétale méritent d'être là où ils sont afin que leurs prélats , comme le professe la Fed, puissent diriger tranquillement.

     Au fur et à mesure que Greenspan donnait  les derniers tours de vis (augmenter les taux d'intérêts à deux nouvelles reprises avant de partir), nous étions condamnés à voir la classe-moyenne  US,  intoxiquée par le crédit ,  marcher vers la falaise la plus proche où elle se jette à l’heure actuelle , tels les moutons de Panurge, dans la mer.

   Sérieusement, les Américains n'ont aucune idée du déluge économique qui les attend au tournant.

   L'économie est financée par (environs )  8.000 milliards de dollars de dette, nécessitant QUOTIDIENNEMENT pour 2 milliards de dollars d'injections massives de capital étranger, l'ancien chef de la Fed, Paul Volcker a fait remarquer : "Cela ne peut pas durer éternellement".

   Non, cela ne le peut pas. Mais !!! Ceci dit, tout cela fait partie d'un plan néolibéral qui a été exécuté avec succès dans tout le tiers monde ; plongeant les nations hôtes dans des dettes insurmontables, avec l'aide de régimes corrompus (Bush & Co.) et, ensuite, coupant les fonds à un public consterné.      L'objectif de ces déficits massifs est de créer une crise d'insolvabilité et permettre de la sorte les programmes du FMI complice càdire   "thérapie de choc" et  "réajustement structurel" que le FMI  applique dans le monde entier aux nations en état de banqueroute.  Donc Greenspan a permis au pays de se rapprocher de son but consistant à démanteler les programmes sociaux populaires afin que les capitaines d'industrie puissent privatiser les actifs publics.

   Alors, comment Greenspan s'y est-il pris ? Avec des taux d’intérêt bas … et donc des transferts de richesse d’une classe vers l’autre …

   Pourtant il vient de mettre en garde de ne pas inverser le processus... car ‘nos problèmes ne feront que "s'aggraver si l'on inversait la mondialisation en retournant au protectionnisme" il voulait sans doute dire ‘, préparez-vous à être en concurrence avec le travailleur le moins bien payé de la province de Canton.

    Et l'hémorragie d'emplois à hauts salaires que subit la classe moyenne ne dérange pas le chef de la Fed. Greenspan qui  a le même sens agaçant de l'équité que son jumeau idéologique du New York Times, Thomas Friedman. Ce dernier prêche l'évangile du capitalisme du "libre échange" depuis des années. Ni l'un, ni l'autre n'essaye de cacher leur mépris pour la main-d'œuvre syndiquée ou la redistribution des profits. Le Jardin d'Eden de Friedman est le même que celui de Greenspan : un pays de lait et de miel où 99% des habitants vivent dans une pauvreté abjecte économisant le moindre sou pour s'en sortir et où la main pas si invisible que ça agrippe sauvagement la gorge d'un sous-prolétariat permanent. Bienvenu au Nirvana selon Greenspan.

     À présent, la sombre réalité commence à apparaître. Les taux d'intérêt augmentent, le dollar est instable, les coûts énergétiques flambent, la confiance des consommateurs s'effondre et l'or crève le plafond. Lorsque la Chine et le Japon décideront de se débarrasser de leurs bons du Trésor inutiles, l'imposante forteresse de Greenspan tombera en poussière

    Le pays est complètement raide et devra céder aux exigences de ses créanciers. Les "mesures d'austérité" imminentes serviront à refaçonner le tissu social américain : un ré-ordonnancement complet de la société pour répondre aux normes d'une utopie capitaliste moderne. Le paradis de Greenspan : .......  les Etats-Unis de l'Indigence !!!

http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/Mike_Whitney_061205.htm;

source

..et dire que nos pères disaient des USA qu'ils étaient ' en avance sur nous d'au moins 10 ans ... aie ..

17:49 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blague, humour |  Facebook |

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