16/03/2007

Iran connection farfelue...= Irak bis ?

L'Iran et les barres d’uranium volatilisées du Congo…

      Par Michel Chossudovsky    Le 15 mars 2007

La Brinkley Mining  http://www.mondialisation.ca/

 L'exploitation et l'exploration en uranium en RDC (qui contient les ressources inexploitées importantes) est, en pratique, sous le contrôle d’entreprises capitalistes occidentales. La principale entreprise impliquée dans ‘la disparition de barre d’uranium en RDC , loin d’être iranienne, est Anglos-sud-africaine et enregistrée en Grande-Bretagne: la Brinkley Mining PLC , qui a une filiale aux Seychelles  (Uranium Reserves in Africa). Le conglomérat Anglos-sud-africain Lonrho possède dix pour cent de Brinkley. Tandis que l'actionnaire principal de Brinkley est l’Australienne Atomaer. La Brinkley est dirigée par Gerard Holden qui est  co-président exécutif de Lonrho Africa PLC

      En 2006, le centre d'énergie nucléaire dirigé par le Professeur Fortunat Lumu a passé un accord de grande envergure avec Brinkley Mining. Aux termes de cet accord, Brinkley doit " développer et conseiller sur toutes les ressources en uranium en RDC" (brinkley mining.com)

    L'accord établi avec l'autorité de l'énergie atomique du pays, le Commissariat Général a l'Énergie Atomique (CGEA), incluait la création de Brinkley Africa Ltd, chargée de superviser "la gestion domestique des ressources nucléaires" en République démocratique du Congo. Les droits exclusifs de la future exploration et production d’uranium revenaient à Brinkley Africa Ltd, filiale à 70% de Brinkley Mining, elle-même filiale de Lonrho Africa.

 

Brinkley Mining PLC a fait savoir dans un rapport du 7 mars 2007 qu’elle avait eu des pertes de 2747 millions de £ en 2006 et que ses stocks initiaux avaient connu une chute d’environ 20%. ‘ Et pourtant ?! , malgré ce rapport financier, paru en même temps que Fortunat Lumu était arrêté à Kinshasa, la valeur des actions de Brinkley à la Bourse de Londres a fait un bond de 50% du 7 au 8 mars….

Au même moment, un autre membre de l’équipe néocon, Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale arrivait à Kinshasa. Après une réunion avec le Président de la RDC Joseph Kabila, Wolfowitz a annoncé 1.4 milliard de $ d'aide financière à la reconstruction d'après-guerre de la RDC. Même si formellement il est destiné à soulager la pauvreté au Congo, une partie de cet argent de la Banque mondiale servira à soutenir les intérêts miniers africains anglo-américains et sud-africains au Congo.

...’ Alors que les médias occidentaux insistent sur une prétendue "Iranian connection", le réseau clandestin décrit par les autorités de RDC se rapporte à des ventes illégales à des "sociétés enregistrées en Grande-Bretagne, en Afrique Du sud et aux Seychelles… !!!

Or Brinkley Mining est enregistrée au Royaume-Uni avec des filiales en Afrique Du sud et aux Seychelles …’

‘…Tandis que le rapport de juillet 2006 l’ONU se rapporte à la Mafia italienne, l'Iran n'est pas mentionné (voir Conseil de sécurité, op.cit.…’ Zajtman, correspondant de la BBC en Afrique (BBC Afrique en français),  fournit les « Détails manquants ». Depuis Kinshasa, Zajtman  cite la même déclaration du ministre M. Mushi Bonane.

 ‘ .. Ils [les deux fonctionnaires] "ont été arrêtés pour avoir négocié un accord avec une société étrangère  concernant l'exploration et la production."  (BBC Afrique, 9 mars 2007) ..car "Les autorités congolaises accusent les responsables du centre nucléaire d'avoir passé un partenariat avec une entreprise britannique sans obtenir l'aval du gouvernement."

 

Un sentiment de déjà vu …non ?

Rappelons-nous le yellow cake d’uranium du Niger, qui a été utilisé comme prétexte pour faire la guerre à l'Irak…

à peluch' !

10:34 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, rdc |  Facebook |

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