17/03/2007

Robert Kagan ? Divagations ? 2ième partie ..

Jürgen Cain Külbel    13/03/2007

source : Réseau Voltaire.... Morceaux choisis ..

‘ …Wolfowitz, n’a jamais caché son néoconservatisme extrémiste. En 1992, il a rédigé le document définissant la vision stratégique d’une superpuissance états-unienne visant à maintenir sa supériorité militaire sur ses rivaux, comme l’Allemagne et le Japon, et capable de mener plusieurs guerres simultanément..’

…’ Quelques jours avant l’élection présidentielle, en septembre 2000, la droite néoconservatrice publiait un rapport de 80 pages Rebuilding Americas Defenses : Strategies, forces and Resources For a New Century…’..’  Le document précisait en outre : « le processus de transformation durera probablement longtemps à moins que ne survienne un événement effroyable qui servira de catalyseur - comme un nouveau Pearl Harbor » - ou un 11 septembre 2001 !...’

‘ …La guerre d’Afghanistan, prélude à la « guerre mondiale contre le terrorisme », est un maillon dans la chaîne des plans du groupe pétrolier Unocal, qui voulait construire un gazoduc et un pipeline du Turkménistan vers le Pakistan, à travers l’Afghanistan. Mais le régime des Talibans avait contrecarré le projet. Hamid Karzai, le président afghan, marionnette des Etats-Unis et ancien consultant de l’Unocal, a par la suite, en mai 2002, signé le contrat pour la construction du tracé…’ .

…’ Le mouvement néoconservateur est une école philosophique élitiste. Les adeptes s’appellent des « straussiens », parce qu’ils se soumettent corps et âme au dogme de Leo Strauss (1899-1973). Strauss a été soutenu en 1934 par Carl Schmitt, le « Kronjurist » de Hitler, pour l’obtention d’une bourse à la Rockefeller Foundation. Arrivé aux Etats-Unis en 1938, il enseigna ensuite durant des décennies à l’University of Chicago. Leo Strauss resta fidèle, jusqu’à sa mort en 1973, à son maître national socialiste Carl Schmitt.’…

…’ Strauss, le « grand prêtre des ultraconservateurs », comme l’a appelé The Observer britannique, écrivait à son maître Schmitt : « C’est parce que l’homme est par nature mauvais, qu’il a besoin de domination ». Des philosophes élitistes peuvent prendre le pouvoir, selon Strauss, s’ils « manipulent les masses au moyen de la religion », bien que les « vrais hommes intelligents » sachent que la religion n’est qu’une « tromperie des masses ». Avec le refus des principes du Droit naturel, il est de votre devoir de législateurs absolus de tromper et de mentir à la « masse populaire », d’utiliser la religion et la politique comme moyens de transmettre des légendes, et de maintenir le peuple « commun » dans un état de servitude. Les tromperies doivent cependant rester secrètes pour préserver le contrôle. La religion était pour Strauss l’opium du peuple.

 

Les États-Unis eux-mêmes sont, pour Strauss et ses élèves, un objet de haine ..mais …

…’ La « masse stupide » doit croire à « quelque chose » pour pouvoir être guidée par l’élite vers des tâches « héroïques » qui devraient les mener ensuite à quelque chose de « grandiose ». Pour Strauss, c’étaient des valeurs esthétiques qui résistent au nihilisme général. L’Amérique libérale était moralement en déclin. Il exigeait un patriotisme basé sur la vertu des citoyens, afin que les Américains puissent défendre leur train de vie contre leurs ennemis.

…’ Celui qui croit que Bush est un étourdi ne se trompe que de peu, car le rôle straussien qu’il joue est tromperie, ruse et séduction et vaut largement un Oscar politique. « La force de la religion », que l’administration néoconservatrice a ancrée dans la politique états-unienne, est le contraire de la constitution classique de la séparation de l’Église et de l’État. Elle oriente actuellement les masses, comme l’a voulu Leo Strauss.

Seymour Hersh, doyen du journalisme d’investigation états-unien en avait parlé, en mai 2003, et il avait décrit dans The New Yorker, comment cette « bande de straussien » — dont Paul Wolfowitz, aujourd’hui président de la Banque mondiale — avait préparé la guerre contre l’Iraq. Ce groupe a adopté les objectifs straussiens, à savoir que « tromperie et supercherie sont la norme dans la vie politique ». Strauss avait en effet enseigné à ses élèves que la politique est mieux pratiquée par un roi ou un tyran, lequel est conseillé par un petit nombre de maîtres élitistes qui n’ont pas de scrupules pour tromper à tout moment leurs sujets…et ..’ « Les straussiens ne croient pas à un ordre mondial pacifique ». D’où leur méfiance à l’égard de l’ONU dont ils souhaitent la disparition. Ils excluent un ordre mondial basé sur le droit international. Les États ont des ennemis (Strauss) qui doivent être traités comme tels, et la consolidation du pouvoir impérialiste des États-Unis est la priorité, car les néoconservateurs ont « l’objectif héroïque » d’apporter la démocratie américaine « exceptionnelle » au monde , la Pax Americana du vingt-et-unième siècle…’

C’est pouquoi le lecteur comprendra mieux cette affirmation de Kagan l’impérialiste( ndr )

…’ : « Le besoin d’expansion des États-Unis et la tendance à la domination ne sont pas une trahison de notre propre nature - ils sont notre nature. »..’

http://www.voltairenet.org/article14489.html

 à peluch’

 

 

10:40 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, guerre, iran |  Facebook |

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