30/03/2007

L’impôt de faire contre l’impôt de taire …

Extraits de : http://www.legrandsoir.info/

La dette publique française n’a rien à voir avec celle des pays du Sud - La France est riche, Jean-Jacques Chavigné.

‘ …La droite, les libéraux tentent de donner de la dette publique française une image complètement fausse. Ils essaient d’insinuer dans l’opinion l’idée que cette dette ferait de la France un pays dépendant des pays qui détiendraient les titres de cette dette…’

‘…Cette image est complètement fausse. La moitié de la dette publique française est détenue par des résidents français. L’autre moitié, détenue par des résidents étrangers, n’est que la contrepartie de l’internationalisation des dettes publiques. Les dettes allemandes, italiennes, britanniques sont elles aussi, dans des proportions similaires, détenues par des résidents français. Tout cela n’est que la conséquence de la financiarisation des dettes publiques (le placement des titres qui les matérialisent sur les marchés financiers) et de leur internationalisation…’…’ les multinationales française font partie de ces multinationales du Nord qui dépècent les pays du Sud. Les multinationales françaises et européennes, les négociateurs européens qui les appuient lors des négociations de l’OMC ne sont pas du côté des victimes mais du côté des prédateurs…’

‘…La dette des pays du sud a pour origine des prêts à taux très bas au début des années 1970 et l’augmentation brutale de ces taux (variables) à la fin des années 1970 au moment du tournant néolibéral pris par Thatcher et par Reagan...’

‘…La dette des pays du Nord a, comme en France, une toute autre origine : la baisse des impôts des riches qu’il a fallu compenser par des emprunts auprès de ceux là même dont on venait de baisser l’impôt. Avec une différence de taille : il fallait maintenant payer à ces rentiers des taux d’intérêts que la Banque Centrale Européenne (c’est là son véritable rôle) maintient à un très haut niveau. Le très haut niveau de ces taux d’intérêt réel (différence entre le taux d’intérêt pratiqué et l’inflation) explique d’ailleurs à lui tout seul la moitié de la dette publique française…’

‘…Les remèdes à apporter à cette dette sont donc simples : baisse des taux d’intérêts, ce qui implique de réformer  la BCE, et hausse des impôts des riches (Impôts sur le Revenus, Droits de Successions, Impôt de Solidarité sur la Fortune) : tous les impôts que la Droite (Sarkozy comme Bayrou) veulent continuer à diminuer…’

‘…tout le monde a compris que le capital n’a pas de patrie. Sauf quand il s’agit de sauver les intérêts financiers chers à la Droite au pouvoir qui se lance alors dans le « patriotisme économique ». « Patriotisme économique » qu’elle oublie aussitôt après, particulièrement quand les délocalisations frappent les salariés de notre pays…’

 De Jean-Jacques Chavigné                                        à peluch’

09:03 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, bayrou |  Facebook |

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