11/04/2007

Quid derrière tout ces actes de 'terrorisme' ? ( 7 et fin .. )

C’est pourquoi, le processus de Barcelone lancé en 1995 étant bloqué, le gouvernement français s’est concentré sur les relations bilatérales avec l’Algérie. La visite du président Chirac en Algérie en 2003 traduisait ce souci : la déclaration d’Alger du 2 mars 2003 (23) était le prélude à la signature d’un « traité d’amitié » prévue en 2005, avec pour objectif la mise en place d’un « partenariat d’exception » sur le plan économique, culturel, scientifique, humain et... militaire. Les visites croisées de ministres des deux pays se sont multipliées et, face à la frilosité des sociétés françaises sollicitées pour investir en Algérie, Paris a préparé un « accord global » relatif à l’investissement vers ce pays. Il est même question de signer un « accord de défense ». Mais, à la grande déception des Français, l’Algérie n’a pourtant pas adhéré à l’Organisation internationale de la francophonie lors de sa session du 26 novembre 2004.

Le régime algérien a donc su exploiter habilement les retombées des attentats du 11-Septembre. Comprenant que les Etats-Unis cherchaient à s’implanter dans nord de l’Afrique, il a très vraisemblablement sponsorisé – ou au moins laissé agir – un « Ben Laden » local. Sa capture par les rebelles tchadiens, « grain de sable » dans le scénario, n’avait toutefois pas été prévue. Pour le remplacer, un nouveau terroriste a été récemment mis en avant dans la presse algérienne. Selon le quotidien L’Expression, le contrebandier Mokhtar Belmokhtar et ses hommes – présentés de longue date comme liés au GSPC – seraient dorénavant dans le collimateur des autorités : « Depuis l’affaire de l’enlèvement des touristes européens dans le Grand Sud algérien, ce groupe est devenu la bête noire de tous les services secrets occidentaux (24). » Affaire à suivre...

SALIMA MELLAH ET JEAN-BAPTISTE RIVOIRE

 

 

                  

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* Responsable du site d’Algeria-Watch.

 

* Journaliste à Canal+.

(1)  La Tribune, Alger, 12 octobre 2004.

(2)  The New York Times, New York, 10 décembre 20 02.

(3)  Le Quotidien d’Oran, Oran, 6 mars 2004.

(4)  Cf. Lounis Aggoun et Jean-Baptiste Rivoire, Françalgérie, crimes et mensonges d’Etats, La Découverte, Paris, 2004.

(5)  Paris Match, Paris, 5-11 août 2004.

(www.jihad-algeria.com

(7)  Le Quotidien d’Oran, 23 octobre 2004.

(8)  Le Quotidien d’Oran, 18 mai 2003.

(9)  Reiner et Petra Bracht, 177 Tage Angst, Highlightsverlag, Euskirchen, 2004.

(10)  Harald Ickler, Entführt in der Wüste, Bastei-Lübbe, Bergisch-Gladbach, 2003.

(11)  Cf. Lounis Aggoun, Le Croquant, Lyon, nos 44-45, décembre 2004.

(12)  Le Monde, 26 mai 2004.

(13)  L’Expression, 7 juin 2004.

(14)  26 mai 2004.

(15)  Radio-France Internationale, 2 juin 2004.

(16)  Paris Match, 5-11 août 2004 ; et Patrick Forestier et Paul Comiti, Envoyé spécial, France 2, 9 septembre 2004.

(17)  El-Watan, Alger, 30 octobre 2004.

(18)  L’Expression, Alger, 28 décembre 2004.

(19)  Junge Welt, Berlin, 12 juillet 2004.

(20)  L’Expression, 6 juin 2004.

(21)  Le Matin, 11 juillet 2004.

(22)  Le Nouvel Observateur, Paris, 9-16 juin 2004.

(www.elysee.fr/magazine/de placement_...

(24)  L’Expression, 27 décembre 2004.

                  

                  

LE MONDE DIPLOMATIQUE

 

19:11 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : algerie, terrorisme |  Facebook |

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