23/06/2007

Sage être ou ne pas être …lasse est la question

La bombe A ? Pour quoi faire ? A part Israël et les USA qui menaçaient récemment de s’en servir contre l’Iran  ,et plus récemment les anglais qui reviennent à la charge ,  ce dernier  n'en a pas besoin !!

  Pour la simple raison qu'il n'y a personne sur qui la lancer:

Les Etats-Unis sont loin, un bombardement atomique d'Israël ferait des victimes dans la population juive et aussi parmi les Arabes vivant tant en Israël que dans les territoires palestiniens. La plupart d'entre eux sont des musulmans.    Et  la République islamique d'Iran, qui revendique le rôle de leader du monde musulman, pourrait-elle être à l'origine de la mort de millions de ses coreligionnaires? Bien sûr que non. En fait , la seule bombe dont dispose l’Iran , c’est son pétrole et comme il viendra à en manquer dans quelques années…cela  rendrait l’Iran  incontournable ..à moins que ce pays ne soit détruit puis mit sous la coupe d’intérêts privés ..comme en Irak

     En 2010, les pays du Golfe arabo-persique contrôleront [( en principe ( 1 ) ]

à eux seuls plus de 60 % de la production mondiale de pétrole, et surtout 95 % de la capacité d’exportation mondiale. Une bonne partie de la production des autres États ayant des réserves significatives sera alors absorbée par leur propre consommation domestique.
À la lumière des données géologiques et économiques, on pourrait donc reformuler le cri de guerre des néoconservateurs comme ceci : les pays du Golfe, à majorité musulmane, jouiront d’un pouvoir économique décisif sur l’ensemble du monde industriel, à moins que la force militaire du « monde judéo-chrétien » ne les en prive….’

…Dans cette logique, le « clash des civilisations » ne serait-il pas qu’un problème de répartition des ressources, donc économique ? C’est bien la seule explication qui tienne, car le monde arabe n’a aucune raison de menacer vraiment  un pays qui par la force des choses devrait être conduit à devenir son vassal économique. L’ argument  du choc culturel et religieux est donc  un leurre destiné à entraîner l’opinion publique dans un  conflit dont l’issue profiterait économiquement à celui ( ou ceux ) qui le provoque… Non ?

 

( 1 ) en principe , car ces derniers jours , l’amiral Fallon, puis John Negroponte, numéro deux du département d’État, se sont rendus à Bagdad pour faire pression sur le gouvernement fantoche de Maliki afin qu’il accélère l’adoption du projet de loi sur les hydrocarbures. Car George W. Bush n’a pas plus l’intention d’exposer encore ses troupes que de les retirer du pays. Simplement, il souhaite imposer une privatisation de ses revenus pétroliers à un État irakien en situation de faiblesse et sous la menace des baïonnettes, puis replier ses troupes dans des bases permanentes selon un « modèle coréen » souvent évoqué ces temps-ci à Washington. Mais avant, les parlementaires irakiens doivent décider du sort de leur économie nationale pour les 40 prochaines années. Autour d’eux, pour les aider à prendre leur décision, se tiennent 120 000 GI’s et autant de mercenaires armés jusqu’aux dents, prêts à déclarer accomplie la deuxième mission de la Coalition du pétrole en Irak. La première consistait à inverser le mouvement initié par Saddam Hussein et Hugo Chavez au sein de l’OPEP en rétablissant le dollar comme monnaie de transaction pétrolière en Irak et sauver ainsi l’économie états-unienne. La deuxième consiste à assurer, pour 40 ans au moins et donc bien au-delà du pic pétrolier, le monopole des majors occidentaux sur le pétrole irakien et restreindre ainsi le pouvoir économique ( du au pétrole )

  futur du Moyen-Orient.

 

Sage être ou ne pas être … lasse est la question .

 

A peluch’ !

 

 

 

 

08:43 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gb, usa, israel |  Facebook |

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