18/08/2007

L’éco nomme mie , L’ailai baba et les ( au moins ) 40 voleurs

extrait de l'article paru sur

http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=363468853&pageForum=1  Intervention de la FED...    22:25 10/08/07

‘ …Je suis un peu agacé par la politique interventionniste de la FED qui masque la réalité du désastre aux US...
En plus de l'explosion du marché de l'immobilier en mai je signalais déjà que le marché américain de l'automobile était à la dérive…

Tandis que  le discours officiel actuel, porté par la FED, prétend que l'économie américaine va connaître à nouveau une croissance forte dans les prochains mois et réduit à une anecdote l'effondrement de la croissance US au premier trimestre (à seulement 0,6% chiffre révisé bien loin des 1,3% annoncé) en pronostiquant une croissance à 2,5% voire 3% pour l'année 2007 alors que par exemple,  les dernières prévisions économiques de l'ONU placent la croissance américaine à 0,5% pour 2007 et 2008...
 L'action de la Fed depuis plus d'un an, caractérisée notamment par une opacité quasi-complète sur la réalité des actions engagées en matière de masse monétaire élargie et les évolutions des avoirs mondiaux en Dollars US, comme l'a incarné l'arrêt de la publication de M3 fin Mars 2006, s'avère donc être un échec complet. La tentative de substituer une bulle financière/boursière à la bulle immobilière, comme Greenspan l'avait fait en substituant la bulle immobilière à la bulle internet, pour maintenir la croissance US n'a pas réussi. Le président de la Réserve Fédérale, Ben Bernanke, peut continuer à inonder de liquidités l'économie US s'il le souhaite, cela n'aura désormais plus qu'un seul impact : accroître l'inflation aux Etats-Unis et renforcer la fuite hors du Dollar et des actifs en Dollars (regarder ce qui se passe avec les T-bond US( actions pourries -Ndr) , plus personne ne veut en acheter.
Toutes les tendances, sans exception, comme le précise la dernière livraison des « Leading Indicators » du Conference Board, (-0,5% en Mai) sont désormais négatifs (permis de construire, chômage hebdomadaire, commandes à l'industrie hors défense, attente des consommateurs, résultats ventes, horaire moyen dans le secteur manufacturier, différentiel des taux d'intérêts).
On pourrait aussi ajouter comme signal négatif les faibles progrès de productivité (l'année 2006 a déjà connu la plus faible progression en terme de productivité depuis près de 15 ans, et les estimations pour le 1° trimestre 2007 ne sont pas meilleures puisque le taux estimé est à 1%, au lieu des 1,7% attendus par les autorités américaines). Cette baisse tendancielle de la productivité américaine est d'ailleurs à rapprocher d'un autre phénomène : la très faible croissance des exportations américaines, et ce malgré une baisse de 15% en moins de deux ans de la valeur du Dollar US par rapport aux principales monnaies mondiales.   Ainsi la réduction « miraculeuse » du déficit commercial enregistrée (en attente de révision) pour Mai 2007 (après un déficit en hausse le mois précédent) qui nourrit une partie des discours actuels sur le rebond de croissance des Etats-Unis pour les mois à venir n'est absolument pas due à une hausse significative des exportations, mais tout simplement à une baisse brutale des importations. Chacun peut toujours croire que cette baisse des importations est due à une substitution tout aussi « miraculeuse » des biens produits à l'étranger par des biens produits aux Etats-Unis, mais pour moi elle résulte selon toute probabilité de la faiblesse de la consommation américaine, illustrée clairement par les mauvais résultats des grandes chaînes de vente au détails.    Au-delà de la confirmation d'un ralentissement de la consommation, la baisse des importations est aussi à mettre en rapport avec une question complexe de la mesure du PNB américain qui tient à l'interprétation de la hausse des prix des produits importés. Ainsi, contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'indice des prix des produits importés n'est pas du tout destiné à mesurer le prix des biens au fur et à mesure où ils passent d'une production domestique à une production étrangère, comme l'indique le directeur du programme « Prix internationaux » au Bureau of Labor Statistics (qui dépend du Ministère américain du Travail). C'est ce qu'on apprend dans le remarquable article de Michael Mandel publié dans BusinessWeek daté du 18/07/2007 qui explique comment le calcul et l'utilisation par le Bureau of Labor Statistics de cet indice des prix importés conduit à fortement surestimer le PNB des Etats-Unis. En résumé, il aboutit à créer artificiellement dans le calcul du PNB une contre-valeur (équivalente à un pourcentage du prix réel du bien importé) qui en fait n'existe pas et n'a jamais été produite aux Etats-Unis... mais qui est bien comptée dans le PNB US annuel. Ainsi, plus les prix des produits importés augmentent vite par rapport aux prix des produits exportés (ce qui est le cas actuellement avec en Mai des chiffres respectifs de 0,5% et 0,2%), plus le PNB américain augmente artificiellement. Il n'est donc pas surprenant de voir BusinesWeek intituler son article « Comment les chiffres trompeurs s'infiltrent! » et Michael Mandel de conclure qu'il y en a au moins pour une dizaine de milliards USD de PNB-fantôme ces dernières années. Ce qui n'est pas un détail car une telle différence suffirait à faire passer l'économie US en récession depuis plusieurs trimestres...

La prochaine élection présidentielle aux USA étant prévue pour 2008, il est indispensable pour les républicains de manipuler (réguler) les marchés pour éviter une nouvelle débâcle après celle de l'Irak...

J'espère au moins que le marché sera lucide pour voir les manœuvres et ne pas tomber dans les pièges car il faudra bien payer un jour l'addition... ‘

Euh ? le ‘marché ‘ est certainement très lucide…mais tellement ...synonyme de fourbe ...aussi vis-à-vis des citoyens …Non ?

à peluch'

20:21 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : economie, crise |  Facebook |

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