06/09/2007

Quand les rapports de guerre à deux sous n’ont guère que des rapports de sous …

Beaucoup de soldats sur les ‘  théâtres d’opérations ‘ ( qui gagnent en une année ce que les gardes privés peuvent gagner en un seul mois  )  disent que leurs homologues devraient être responsables devant une autorité supérieure, comme ils le sont eux-mêmes ainsi ,  plus de 60 soldats américains en Irak ont été traduits devant la cour martiale pour le meurtre de citoyens irakiens.

… Il faut savoir que des firmes de sécurité gagnent plus de 4 milliards de dollars grâce à des contrats gouvernementaux, mais selon le Government Accountability Office (organe de contrôle des dépenses publiques) le gouvernementignore combien de miliciens privés sont engagés par l’Etat et où ils se trouvent. Et les compagnies privées ne sont pas obligées de rapporter les incidents violents impliquant leurs employés (…même si l’insécurité ainsi créée permet des renouvellements de contrat...)

Les gardes de sécurité constituent maintenant presque le 50% du personnel des firmes sous-traitantes engagées en Irak – un nombre qui a augmenté de manière exponentielle depuis l'invasion de 2003, lorsque le Secrétaire à la Défense d'alors, Donald Rumsfeld ( copain et rémunéré par les ‘ reconstructeurs..) , a déclaré que la reconstruction de l'Irak était la priorité. Mais le mouvement insurrectionnel imprévu et des centaines d'attaques terroristes (dont l’origine n’est pas toujours identifiée..) ont poussé le pays dans le chaos, et maintenant, c'est la sécurité (donc les contrats sécuritaires, avec des gains proportionnels aux risques...)  qui est devenue prioritaire.

Le nombre de gardes privés en temps de guerre est sans précédent. Il en va de même pour leurs tâches, dont la plupart étaient traditionnellement effectuées par des soldats. Ils protègent des opérations militaires et des personnalités importantes, y compris le Général David Petraeus, le commandant états-unien à Bagdad. Ils protègent également des dignitaires étrangers en visite et des milliers de sites en construction.

Ils sont parfois mieux armés que les détachements militaires.

Leur présence a également eu un impact sur l'orientation de la guerre. La bataille de Falloudja [décembre 2004] – un assaut militaire manqué dans lequel on estime à 27 le nombre de Marines tués, ainsi qu'un nombre inconnu de civils – a été déclenchée en représailles après qu'une foule d'insurgés aient lynché, mutilé et brûlé quatre gardes de Blackwater [parmi les plus importantes firmes privées états-unienne devant assurer la «sécurité»] dans cette ville.

"…Ces gars sont des agents libres. Ils ne sont soumis à aucune loi. Ils sont des combattants sans uniforme. Personne n’opère un suivi de leurs activités…"

A fin 2004, le Reconstruction Operations Center (ROC , Centre d'Opérations de Reconstruction) a été ouvert à Bagdad. Son objectif était d'enregistrer les déplacements des sous-traitants armés et des troupes militaires dans tout le pays et d'enregistrer les incidents violents. Néanmoins, la participation est… volontaire.

Selon des chefs militaires, le gouvernement devrait exiger ( la  moindre des choses non ? )  que les sous-traitants armés signalent leurs déplacements et leur utilisation d'armes. L'année dernière, des cadres supérieurs de la 3ème Division d'Infanterie à Bagdad ont dit à des auditeurs du GAO [General Accounting Office] en visite, que le manque de coordination continuait à mettre en danger  les vies des soldats et des sous-traitants armés. Ils ont ajouté que des détachements de sécurité privés continuaient à pénétrer dans des zones de combat sans avertissement. Dans certains cas, des officiers militaires se sont plaints de n'avoir aucun moyen de communiquer avec les détachements de sécurité privés.

Beaucoup de grandes compagnies de sécurité prétendent que leurs gardes se coordonnent avec le ROC, et déposent des rapports des épisodes de fusillades. Mais les auditeurs du gouvernement en Irak ont rapporté l'année dernière que certains des sous-traitants armés disaient qu'ils avaient cessé de signaler de telles fusillades, parce qu'elles avaient lieu tellement souvent qu'il était impossible de faire des rapports pour chaque épisode.

Dangereuse époque ?( 1 )  N’est –il pas ?

A peluch’ !

( 1 ) Il est intéressant de noter que en 1997, avec Donald Rumsfeld , Dick Cheney  et d’autres  fondent  le think tank PNAC (Project for the New American Century) - « Projet pour un nouveau siècle américain » - dont le but est de promouvoir le leadership global des États-Unis au XXIe siècle.

 En 1998, Cheney  est un des signataires d'une lettre adressée à Bill Clinton pour demander le renversement de Saddam Hussein en Irak.

 En 2000, Cheney se choisit lui même pour être candidat républicain à la vice-présidence au côté de George W. Bush sous l'instigation de ce dernier, démissionne de ses fonctions à Halliburton. La même année, Cheney rejoint comme membre , le Conseil consultatif du Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA) (Source Web).

En janvier 2001, il devient vice-président des États-Unis.

 …Cet article s'intitule "Cheney parie sur les mauvaises nouvelles" et nous explique où Cheney s'est dépêché de planquer plus de 25 millions de dollars [env. 18 millions d'Euros]. Alors que ces chiffres ne sont peut-être que des estimations, les investissements, eux, sont bien réels. Selon Tom Blackburn du Palm Beach Post, Cheney a investi lourdement dans "un fonds spécialisé en obligations municipales à court-terme, dans un fonds de liquidités exempté de taxes et dans un fonds de titres protégé de l'inflation. Les deux premiers résistent à l'inflation grâce à des taux d'intérêts qui s'ajustent. Le troisième est protégé contre l'inflation".

 Cheney a déversé 10 à 25 autres millions de dollars (estimation) dans un fonds obligataire européen, ce qui montre qu'il compte sur la baisse continue du dollar. Donc, pendant que la classe des travailleurs américains perd du terrain vis-à-vis de l'inflation et de l'augmentation des prix de l'énergie, la fortune de "Darth" Cheney continuera de croître dans la "Vieille Europe". Ainsi que Blackburn le fait sagement remarquer, "Les mauvaises nouvelles ne sont pas toutes mauvaises pour tous".

 ..’Ceci devrait mettre un terme une bonne fois pour toutes à la notion ridicule selon laquelle le "Plan Economique de Bush" n'a rien à voir avec une escroquerie dont le but est de piller les caisses publiques. Toute cette affaire est destinée à transférer la richesse de la nation d'une classe vers l'autre. Il est tout aussi clair que Bush et Cheney( et d’autres…)  n'auraient pas pu mener cela à bien sans l'approbation tacite des voleurs de la Réserve Fédérale qui ont mis au point le projet futile des faibles taux d'intérêt pour endormir les Américains pendant qu'ils leurs faisaient les poches…’

 

09:23 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cheney, rumfield, usa, guerre, irak, economie |  Facebook |

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