19/10/2007

Les magiciens de la finance ( 1 )

Extraits ‘ Le Journal de Montréal ‘ Aujourd’hui  je lisais encore ceci… ' La Banque de Montréal (BMO) aurait peut-être racheté pour plusieurs milliards de dollars de son propre papier commercial, opération qui pourrait l’amener à procéder à une importante dévaluation de ses actifs au quatrième trimestre, estime un analyste de Marchés mondiaux CIBC ,  Darko Mihelic constatant  que l’actif de la Banque de Montréal a bondi de 22G$ au mois d’août. Cette donnée provient du Bureau du Surintendant des institutions financières, un organisme fédéral.   L’augmentation de 6,2% en un mois est exceptionnelle, souligne M. Mihelic, puisque la hausse mensuelle moyenne depuis 1996 est de 0,71%.  La seule autre banque qui affiche un mouvement aussi substantiel est la Banque Nationale (NA) (hausse de 8,1%), qui a révélé avoir racheté pour 2G$ de papier commercial adossé à des actifs. (Style obligations pourries quoi...)        Ce marché, rappelons-le, s’est soudainement figé au mois d’août, faute d’acheteurs, en raison de la crise du crédit à haut risque aux États-Unis.«On ne fera pas de commentaires», a répondu hier la porte-parole de la Banque de Montréal, Lucie Gosselin… M. Mihelic signale qu’au mois d’août, la BMO affiche dans son bilan 13G$ de plus de «titres de dette non gouvernementale». « Il n’y a pas de preuve définitive que la BMO a racheté des montants significatifs de papier commercial adossé à des actifs, ( mais) il est possible qu’elle ait fourni de la liquidité pour 13G$ de PCAA », écrit l’analyste, qui convient que ses commentaires sont le résultat de déductions. M. Mihelic signale toutefois que l’augmentation des titres de dette dans le bilan de la banque n’aura pas un gros impact sur ses ratios de capital. Cependant, il pense que «peut-être» la BMO devra réévaluer certains actifs. «Nous pensons qu’il est raisonnable de s’attendre à ce que la BMO tente d’éliminer une partie de l’incertitude qui embrouille ses perspectives en procédant à des dévaluations agressives au dernier trimestre de 2007», écrit-il. Il conclut que l’actuelle faiblesse du titre de BMO peut être vue comme une occasion d’achat puisqu’il croit toujours que l’action va surperformer celles de ses pairs. Il a un cours cible de 71$ d’ici à 12 ou 18 mois. Le titre de BMO a clôturé à 61,89$, près de son plancher de 59,03$ des 12 derniers mois. Si l'effondrement des titres technologiques en 2001-2002 n'a pas eu d'effets sévères, c'est que le "Put Greenspan" a encore bien fonctionné. En abaissant le niveau cible des fonds fédéraux jusqu'à 1%, la Réserve Fédérale a créé les conditions d'une formidable expansion de la liquidité. Celle-ci s'est déversée sur plusieurs classes d'actifs dont l'immobilier, les matières premières et la bourse au travers des fonds LBO (leveraged buyout, rachat d'une entreprise en utilisant l'endettement). L'immobilier a été particulièrement inventif. Les banques commerciales ont trouvé le moyen de gonfler leur commission en titrisant leurs créances hypothécaires puis en les reconditionnant selon plusieurs tranches de risques. Ce sont les fameux CDO ou "collaterized debt obligation" qui ont tant fait parler d'eux pendant l'été.  ….Le propre d'un CDO est de fractionner ( titriser )  puis de transférer le risque d'un actif financier à divers types d'investisseurs : ceux qui sont prêts à supporter plus de risques sont plus rémunérés que ceux qui ne veulent qu'une exposition minime ( mais là .. plantage cet été … )       Cette crise du crédit est beaucoup plus grave que l'effondrement d'un fonds comme LTCM ou comme Amaranth dans les matières premières. Du reste, les dirigeants des grandes banques commerciales américaines (Citigroup, Bank of America et J.P. Morgan Chase) en semblent convaincus puisqu'ils veulent mettre au point un système de fonds tampon capable de garantir la liquidité sur 100 milliards de dollars de titres garantis par divers actifs (immobilier, carte de crédit...).

      La situation est piquante. Ces grandes banques, Citigroup en tête, ont imaginé pour leur propre compte et celui de leurs clients de multiples véhicules d'investissements structurés( titrisés…, SIV: Structured Investment Vehicule). Leur objectif  était d'acheter des titres de crédit structurés ( CDO , titrisés..) et de financer ces achats en empruntant sur les marchés. L'assèchement du marché des titres de créances hypothécaires a coupé le financement de ces SIV. Aujourd'hui, l'idée est de créer une structure spéciale, baptisée Master Liquidity Enhancement Conduit (MLEC) qui devrait racheter les titres détenus par les SIV. C'est en quelque sorte un super-SIV qui, pour attirer les investisseurs ( pigeons … Ndr), bénéficierait de la garantie des banques sur ses actifs( 1 ) . Le montant de 100 milliards de dollars représente le tiers ou le quart des actifs détenus par les SIV des banques( En fait ‘on’ sait pas trop combien !..)  L'idée est d'éviter une vente massive de titres pouvant provoquer une nouvelle panique. '...

 Vive ' la libération de l'économie ', la mondialisation and Co , Non? ...triste à peluch'   ( 1) la ‘ garantie ‘ des banques est seulement ‘le prix à payer ‘ pour justifier ‘ une valeur’  CDO and Co autre que celle réelle et voisine de... O !!!

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