24/10/2007

Quand l’an ploie sous les cartes maitresses... Atout ? Vent ?

Perplexe

Les nations imbues de mondialisation  , de libéralisme and Co à outrance se mobilisent .. en cause les risques encourus par les entreprises ( déjà plus trop souvent .. ) nationales face aux investisseurs ‘ spéculatifs du style ‘ hedge fond’ et de ses méthodes…à l’instar de l’ Allemagne  ( 1 ) , qui comme la France, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis, essaient de se doter de dispositifs de protection contre les investissements étrangers.

Ainsi , l 'Allemagne qui préside actuellement le G8 des grandes nations industrielles, souhaite qu'une réponse soit apportée face à la menace grandissante de fonds publics russes, chinois ou en provenance des pays arabes qui commencent à prendre un peu trop de poids avec  les participations  prises dans le capital de sociétés occidentales, comme c'est le cas dans la Bourse de Londres. Les ministres des Finances du G7 en ont discuté la semaine dernière à Washington…Comme quoi ce n’est pas encore gagné de préserver SON  marché avec des cartes vertes  en Europe ou bleue ailleurs … si d’autres viennent en profiter !  Non ? ( 2 )

à peluch' !

 ( 1 ) Le débat  sur les fonds spéculatifs ("hedge funds") et leur rôle refait régulièrement surface en Allemagne. La nouvelle loi prévoit d'ailleurs que "l'observation et l'analyse des risques liés à l'activité des investisseurs financiers par (le gendarme de la Bourse) Bafin et la Bundesbank (soient) intensifiés". Cette semaine , la CDU (droite) a adopté un projet de contrôle des investissements étrangers. Il stipule que tout investisseur voulant prendre une part de 25% (minorité de blocage) ou plus dans des entreprises touchant à la "sécurité publique" et aux "infrastructures stratégiques" pourrait solliciter l'aval du gouvernement, mais sans en appeler à la création d'un comité ad hoc en la matière. Autre point, si l'investisseur ne se dévoile pas, il encourt le risque de voir sa prise de participation annulée rétroactivement.

( 2 ) la carte bleue en Europe permettra sans nuls doutes d’exploiter de la main d’œuvre bon marché dans l’union en jouant sur la très grande disparité existante concernant le salaire minimum … par la délocalisation d’entreprises luxembourgeoises ( salaire min 1570 €  en janvier 2007 )   , irlandaises ( 1403 € …) ou anglaises ( 1361€ ) par exemple , vers des pays comme la Bulgarie ( 92 €…) la Roumanie(114 €),la Lettonie (172€) la Lituanie (174 € ) ou autres Slovaquie (217 € )… et  la Commission nous assure qu’il n y aura pas de dumping social… déjà que l’Europe doit se battre pour camoufler  les chiffres désastreux de l’emplois en ‘trafiquant ‘ les statistiques comme les USA , ce n’est vraiment pas gagné …

Les commentaires sont fermés.