24/10/2007

Quand l’an ploie sous les cartes maitresses... Atout ? Vent ?

Perplexe

Les nations imbues de mondialisation  , de libéralisme and Co à outrance se mobilisent .. en cause les risques encourus par les entreprises ( déjà plus trop souvent .. ) nationales face aux investisseurs ‘ spéculatifs du style ‘ hedge fond’ et de ses méthodes…à l’instar de l’ Allemagne  ( 1 ) , qui comme la France, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis, essaient de se doter de dispositifs de protection contre les investissements étrangers.

Ainsi , l 'Allemagne qui préside actuellement le G8 des grandes nations industrielles, souhaite qu'une réponse soit apportée face à la menace grandissante de fonds publics russes, chinois ou en provenance des pays arabes qui commencent à prendre un peu trop de poids avec  les participations  prises dans le capital de sociétés occidentales, comme c'est le cas dans la Bourse de Londres. Les ministres des Finances du G7 en ont discuté la semaine dernière à Washington…Comme quoi ce n’est pas encore gagné de préserver SON  marché avec des cartes vertes  en Europe ou bleue ailleurs … si d’autres viennent en profiter !  Non ? ( 2 )

à peluch' !

 ( 1 ) Le débat  sur les fonds spéculatifs ("hedge funds") et leur rôle refait régulièrement surface en Allemagne. La nouvelle loi prévoit d'ailleurs que "l'observation et l'analyse des risques liés à l'activité des investisseurs financiers par (le gendarme de la Bourse) Bafin et la Bundesbank (soient) intensifiés". Cette semaine , la CDU (droite) a adopté un projet de contrôle des investissements étrangers. Il stipule que tout investisseur voulant prendre une part de 25% (minorité de blocage) ou plus dans des entreprises touchant à la "sécurité publique" et aux "infrastructures stratégiques" pourrait solliciter l'aval du gouvernement, mais sans en appeler à la création d'un comité ad hoc en la matière. Autre point, si l'investisseur ne se dévoile pas, il encourt le risque de voir sa prise de participation annulée rétroactivement.

( 2 ) la carte bleue en Europe permettra sans nuls doutes d’exploiter de la main d’œuvre bon marché dans l’union en jouant sur la très grande disparité existante concernant le salaire minimum … par la délocalisation d’entreprises luxembourgeoises ( salaire min 1570 €  en janvier 2007 )   , irlandaises ( 1403 € …) ou anglaises ( 1361€ ) par exemple , vers des pays comme la Bulgarie ( 92 €…) la Roumanie(114 €),la Lettonie (172€) la Lituanie (174 € ) ou autres Slovaquie (217 € )… et  la Commission nous assure qu’il n y aura pas de dumping social… déjà que l’Europe doit se battre pour camoufler  les chiffres désastreux de l’emplois en ‘trafiquant ‘ les statistiques comme les USA , ce n’est vraiment pas gagné …

21/10/2007

Les magiciens de la finance ( 2 )

Lors de la crise du crédit, les titres adossés aux emprunts immobiliers ont été qualifiés de « déchets toxiques. » La métaphore était juste. Ce papier à la valeur douteuse empoisonne petit à petit le marché des titres, grignote la valorisation des portefeuilles, et donne naissance à toutes sortes de jongleries comptables - certaines frisant l’escroquerie - pour retarder l’heure de vérité où l’on doit passer au bilan les pertes…

« Aujourd’hui, après une décennie de croissance effrénée des titres adossés aux emprunts hypothécaires, et autres produits financiers sophistiqués échangés en dehors des marchés, la transparence a disparu. De larges secteurs des marchés financiers se sont transformés en trompe-l’œil, » écrit le Wall Street Journal.

 

En cause, la valorisation des CDO, ces titres créés par les banques dont la valeur est adossée à des emprunts immobiliers. Depuis le début de la crise des subprimes, ou les défaillances d’emprunteurs ont remis en cause la rentabilité promise, ces titres ne trouvent plus preneurs. Mais sans marché, comment évaluer leur prix ? Jusqu’à présent ces titres étaient bien souvent valorisés en fonction d’estimations…, c’est-à-dire inscrits dans le bilan à une valeur théorique …plutôt…subjective …

Dès lors que le doute s’est installé depuis les premiers déboires dus aux défauts de payement des particuliers à la base du système,  ces comptabilisations sont devenues fictives, car la valeur de ces actifs ne correspond plus à la réalité. Les établissements financiers ont donc une délicate équation à résoudre : elles doivent réviser à la baisse ces valeurs, mais du même coup prennent le risque de voir leurs bilans comptables passer dans le rouge,... ce qui les retient de pratiquer la vérité des prix.L’exemple de John Niblo, manager du fond d’investissement Dillon Read, qui confronté aux défaillances d’emprunteurs a réévalué les CDO de son portefeuille de 20% à la baisse.

Mais UBS détenait les mêmes titres que sa filiale et  quelques mois plus tard …UBS fermait ce fonds d’investissement, et passait en pertes 3,7 milliards sur les 27 milliards de CDO détenus en portefeuille.

Depuis , la méfiance règne et les vendeurs publient de moins en moins d’informations sur la valeur des transactions effectuées. Le Wall Street Journal rapporte que « bien moins de la moitié » des titres en circulation ont une valorisation connue publiquement.

Des conséquences intéressantes pour certains sans doute aussi …, comme le manager de fond d’investissement Edward Strafaci qui  a  empoché 3,9 millions de dollars en maintenant artificiellement des valorisations au double de leur prix réel …( avant d’être démasqué par la SEC, le gendarme boursier américain)

   Que penser alors de la valeur des portefeuilles des grands fonds d’investissement si certains chiffres la composant sont trop souvent ‘ fantaisistes’…et que la plupart de ces valeurs s’échangent de gré à gré, …hors cotation !!?

   Peut-  être la solution proposée par Warren Buffet aux  gestionnaires de ces fonds  de systématiquement procéder à une vente pour connaître le prix réel de ‘ certaines obligations ‘  avant de publier leur bilan ?

     D’autant plus que la valeur  totale  des titres en circulation a connu une augmentation de 75% pour atteindre aujourd’hui 25 000 milliards de dollars, alors que la valorisation totale de la Bourse US est estimée à 17 700 milliards de dollars  L’enjeu est pour le moins de taille …      Nous voyons tous les jours que les pertes sur le marché des titres commencent à s’empiler sérieusement pour les banques. UBS, Merrill Lynch, Citigroup, Deutsche Bank, Morgan Stanley, Goldman Sachs, Lehman Brothers et Bear Stearns ont enregistré plus de 20 milliards de pertes sur les CDO ainsi que d’autres titres dont les valeurs ont plongé.          Que doivent faire ces grands fonds alors ? Tout bloquer ? Comme dans  l’exemple du Ellington Management Group, qui a suspendu les remboursements des investisseurs souhaitant libérer leur capital  parce qu’ « Il n’y a aucun moyen de  déterminer

 [Une valeur] qui soit équitable à la fois pour les investisseurs qui souhaitent vendre et pour ceux qui restent présents, » comme leur a écrit M. Vranos, le manager de l’entreprise ?

Mais même la valorisation à partir d’une transaction peut-être suspecte. Janet Tavakoli, ancienne trader, explique qu’il est assez simple pour quatre ou cinq établissements de mettre au point des ventes réciproques à des prix convenus. Plus simple encore, certains fonds d’investissements valorisent au prix de mise en vente, qu’une transaction ait lieu ou …pas !!!      D’autres établissements financiers ont trouvé une autre méthode pour éviter de réévaluer à la baisse leurs actifs. Elle consiste à  vendre avec promesse de rachat, donc à un prix fixé par le vendeur… 

Plus étrange encore, un même titre peut être valorisé différemment selon qu’il fasse l’objet d’une vente directe ou qu’il soit utilisé comme collatéral garantissant un emprunt.

 Certaines chutes ont été vertigineuses, comme le montrent les déboires de Wachovia Corp. Durant l’été cette banque avait acquis un paquet de titres CDO dont le nominal était de 600 000 dollars avec une décote déjà très forte, puisqu’elle n’avait déboursé que 297 000 dollars. Lorsqu’ elle a voulu s’en débarrasser, ils ont été mis en vente à 138 000 dollars sans trouver preneur. Le 5 septembre elle faisait une offre auprès d’un acheteur potentiel à 30 000 dollars seulement, c’est-à-dire 5% de la valeur initiale. Finalement une transaction a été conclue pour 60 000 dollars, soit 10% du prix payé.

Sans doute pour cela que … les prêteurs considèrent que les grands établissements financiers sont aussi peu sûrs que les emprunts subprime comme le note l’agence Bloomberg, qui juge qu’il s’agit d’un « scénario de cauchemar pour les dirigeants du secteur financier qui comptaient sur des emprunts à bon marché » pour financer leurs opérations.

 Sans doute pour cela aussi que  les cinq plus grands établissements américains, Morgan Stanley, Merrill Lynch & Co., Lehman and Bear Stearns, vont devoir honorer à hauteur de 75 milliards de dollars leurs engagements dans des opérations de LBO qui ne trouvent plus preneurs…delà... la naissance de… Master Liquidity Enhancement Conduit (MLEC) ( 1 ) ?  Non ?    À peluch’ !!  (1) Voir article précédent…  

19/10/2007

Les magiciens de la finance ( 1 )

Extraits ‘ Le Journal de Montréal ‘ Aujourd’hui  je lisais encore ceci… ' La Banque de Montréal (BMO) aurait peut-être racheté pour plusieurs milliards de dollars de son propre papier commercial, opération qui pourrait l’amener à procéder à une importante dévaluation de ses actifs au quatrième trimestre, estime un analyste de Marchés mondiaux CIBC ,  Darko Mihelic constatant  que l’actif de la Banque de Montréal a bondi de 22G$ au mois d’août. Cette donnée provient du Bureau du Surintendant des institutions financières, un organisme fédéral.   L’augmentation de 6,2% en un mois est exceptionnelle, souligne M. Mihelic, puisque la hausse mensuelle moyenne depuis 1996 est de 0,71%.  La seule autre banque qui affiche un mouvement aussi substantiel est la Banque Nationale (NA) (hausse de 8,1%), qui a révélé avoir racheté pour 2G$ de papier commercial adossé à des actifs. (Style obligations pourries quoi...)        Ce marché, rappelons-le, s’est soudainement figé au mois d’août, faute d’acheteurs, en raison de la crise du crédit à haut risque aux États-Unis.«On ne fera pas de commentaires», a répondu hier la porte-parole de la Banque de Montréal, Lucie Gosselin… M. Mihelic signale qu’au mois d’août, la BMO affiche dans son bilan 13G$ de plus de «titres de dette non gouvernementale». « Il n’y a pas de preuve définitive que la BMO a racheté des montants significatifs de papier commercial adossé à des actifs, ( mais) il est possible qu’elle ait fourni de la liquidité pour 13G$ de PCAA », écrit l’analyste, qui convient que ses commentaires sont le résultat de déductions. M. Mihelic signale toutefois que l’augmentation des titres de dette dans le bilan de la banque n’aura pas un gros impact sur ses ratios de capital. Cependant, il pense que «peut-être» la BMO devra réévaluer certains actifs. «Nous pensons qu’il est raisonnable de s’attendre à ce que la BMO tente d’éliminer une partie de l’incertitude qui embrouille ses perspectives en procédant à des dévaluations agressives au dernier trimestre de 2007», écrit-il. Il conclut que l’actuelle faiblesse du titre de BMO peut être vue comme une occasion d’achat puisqu’il croit toujours que l’action va surperformer celles de ses pairs. Il a un cours cible de 71$ d’ici à 12 ou 18 mois. Le titre de BMO a clôturé à 61,89$, près de son plancher de 59,03$ des 12 derniers mois. Si l'effondrement des titres technologiques en 2001-2002 n'a pas eu d'effets sévères, c'est que le "Put Greenspan" a encore bien fonctionné. En abaissant le niveau cible des fonds fédéraux jusqu'à 1%, la Réserve Fédérale a créé les conditions d'une formidable expansion de la liquidité. Celle-ci s'est déversée sur plusieurs classes d'actifs dont l'immobilier, les matières premières et la bourse au travers des fonds LBO (leveraged buyout, rachat d'une entreprise en utilisant l'endettement). L'immobilier a été particulièrement inventif. Les banques commerciales ont trouvé le moyen de gonfler leur commission en titrisant leurs créances hypothécaires puis en les reconditionnant selon plusieurs tranches de risques. Ce sont les fameux CDO ou "collaterized debt obligation" qui ont tant fait parler d'eux pendant l'été.  ….Le propre d'un CDO est de fractionner ( titriser )  puis de transférer le risque d'un actif financier à divers types d'investisseurs : ceux qui sont prêts à supporter plus de risques sont plus rémunérés que ceux qui ne veulent qu'une exposition minime ( mais là .. plantage cet été … )       Cette crise du crédit est beaucoup plus grave que l'effondrement d'un fonds comme LTCM ou comme Amaranth dans les matières premières. Du reste, les dirigeants des grandes banques commerciales américaines (Citigroup, Bank of America et J.P. Morgan Chase) en semblent convaincus puisqu'ils veulent mettre au point un système de fonds tampon capable de garantir la liquidité sur 100 milliards de dollars de titres garantis par divers actifs (immobilier, carte de crédit...).

      La situation est piquante. Ces grandes banques, Citigroup en tête, ont imaginé pour leur propre compte et celui de leurs clients de multiples véhicules d'investissements structurés( titrisés…, SIV: Structured Investment Vehicule). Leur objectif  était d'acheter des titres de crédit structurés ( CDO , titrisés..) et de financer ces achats en empruntant sur les marchés. L'assèchement du marché des titres de créances hypothécaires a coupé le financement de ces SIV. Aujourd'hui, l'idée est de créer une structure spéciale, baptisée Master Liquidity Enhancement Conduit (MLEC) qui devrait racheter les titres détenus par les SIV. C'est en quelque sorte un super-SIV qui, pour attirer les investisseurs ( pigeons … Ndr), bénéficierait de la garantie des banques sur ses actifs( 1 ) . Le montant de 100 milliards de dollars représente le tiers ou le quart des actifs détenus par les SIV des banques( En fait ‘on’ sait pas trop combien !..)  L'idée est d'éviter une vente massive de titres pouvant provoquer une nouvelle panique. '...

 Vive ' la libération de l'économie ', la mondialisation and Co , Non? ...triste à peluch'   ( 1) la ‘ garantie ‘ des banques est seulement ‘le prix à payer ‘ pour justifier ‘ une valeur’  CDO and Co autre que celle réelle et voisine de... O !!!

La fièvre du pétrole et son terme au mètre … courant et sûr de marcher !!!

Les marchés à terme sont devenus actifs à partir du début des années 80, sous le contrôle de l’oligarchie financière et bancaire…et  L’International Petroleum Exchange ( IPE ) de Londres, premier marché à terme, a été créé en 1980 et se trouve aujourd’hui contrôlé par l’International Exchange d’Atlanta (Etats-Unis) (1) . Il était présidé en 2004 par Robert Reid, un ancien de la Royal Dutch Shell, et son conseil d’administration était composé de divers intérêts de l’oligarchie financière anglo-américaine (Goldman Sachs, Morgan Stanley, etc.), ainsi que, par exemple, de la BNP-Paribas.     Le New York Mercantile Exchange ( NYMEX ), second marché à terme, a commencé à opérer sur des contrats pétroliers à terme en 1983 et se trouve contrôlé par des intérêts financiers associés à ceux de l’IPE. A eux deux, ces marchés à terme ont le monopole du prix mondial.         Ces marchés négocient du pétrole-papier (paper oil) à terme avec un effet de levier considérable, d’où découle leur pouvoir absolu. Ainsi, par ex. pour l’équivalent de 570 barils de pétrole négociés chaque année sur les marchés à terme de produits dérivés de l’IPE et du NYMEX (contrats de produits dérivés couvrant 570 barils), il n’y a qu’un baril de pétrole physique sous-jacent !  Pire encore, sur le marché de l’IPE, on peut jouer avec une marge de 3,8% (c’est-à-dire qu’en investissant seulement 1520 $, qu’on peut par ailleurs emprunter, on peut jouer sur un contrat à terme de 40 000 $ !) C’est cet effet de levier qui permet à un nombre très limité de spéculateurs de contrôler les prix mondiaux du pétrole. Toute hausse est à leur avantage.  Résultat : pour une livraison de pétrole entre le lieu de production et la centrale de raffinage, le même baril s’achète et se revend trois à quatre fois en période normale, dix à… quinze fois lors des flambées spéculatives !!!  En bref ne serait-ce pas des malades mentaux de la spéculation financière qui  ont pris le contrôle de l’asile économique…et à qui profitent ( spécialement ces temps –ci )aux  groupes financiers ‘englués ‘ dans la tourmente des ‘ Subprimes’ and Co pour se ‘ refaire une santé ça  ‘ …? Non ?  A peluch’ ! ( 1 ) si un ou l’autre lecteurs a des infos sur ces organismes ( sociétés qui les composent , noms , ext… )  pourrait –il me les communiquer en ‘ commentaires’ svp .. difficile en effet d’en trouver sur le net !!! ???

16/10/2007

La chasse aux terroristes de plus en plus fructueuse en Irak et ailleurs ( 1 ) …

    En effet, il semblerait que le gouvernement  Irakien (pas trop pro occidental ds ce cas ...) à contribué  par les conclusions de son enquête à mettre ‘hors d’état de nuire ‘ une force terroriste composée d’au moins 20000 hommes sur son  territoire... Il s’agirait d’une société privée employant des mercenaires (au dessus des lois..) appelée  BlackWater je crois et  une autre organisation terroriste du nom ‘ d'Unity Resources Group (URG)’ , qui sera sans doute aussi  en passe de subir les mêmes sanctions ( 2 ) ...

À moins que le gouvernement de Nouri al-Maliki    ne soit ‘renversé’ d’ici peu, l’aide qu’il apporte aux Etats-Unis s’avère on ne peut plus précieuse… non ? 

à peluch' ! 

    ( 1 ) de Windhoek , Namibie  .

  La Namibie a expulsé deux citoyens américains et décidé de fermer une société américaine de recrutement de mercenaires, accusée de recruter des Namibiens appelés à servir de “gardes de sécurité” en Irak et en Afghanistan, deux pays déchirés par la guerre.  

Le gouvernement a rapidement ordonné la fermeture de la société Special Operations Consulting-Security Management (SOC-SMG), spécialisée dans le traitement des mercenaires, qui s'est installée en Namibie et recrute d'anciens combattants qui sont ensuite envoyés en Irak et en Afghanistan.

 C'est la ministre de l'Information et de la Radiodiffusion, Netumbo-Nandi Ndaitwah, qui a révélé que les deux Américains (Paul Grimes représentant national de SOC-SMG en Namibie, et Fredric Piry, Chef des Opérations) étaient dorénavant considérés comme des immigrants interdits de séjour.  “Se fondant sur une directive du Conseil des ministres, le comité de la Sécurité d'Etat avait recommandé la fermeture de SOC-SMG. Les deux citoyens américains sont priés de quitter immédiatement le territoire namibien”, a martelé Netumbo-Nandi Ndaitwah, dans un communiqué rendu public samedi.  

La société américaine SOC-SMG avait récemment ouvert une succursale en Namibie.

 La société avait annoncé qu'elle recruterait 4.000 Namibiens ayant une expérience militaire pour les envoyer travailler en Irak et en Afghanistan en qualité de gardes de sécurité.  

Une semaine auparavant, le gouvernement avait mis en garde les Namibiens contre la tentation d'aller combattre dans d'autres pays, expliquant qu'aux termes de la loi sur la Défense, tout citoyen namibien qui s'implique dans la guerre d'un pays tiers sans l'approbation du gouvernement devient un criminel.

 

M. Grimes avait affirmé mercredi que sa compagnie avait mis au point ses opérations en Namibie avec l'approbation des ministères de la Sécurité, Travail ainsi que de l'Industrie et du Commerce.

 

“L'implication des Etats-Unis d'Amérique en Irak n'a jamais été sanctionnée ou soutenue par un accord international et ne peut, par conséquent, être appuyée par la Namibie”, a encore indiqué Mme Nandi-Ndaitwah.

 L'article 96 de la Constitution de la Namibie, qui traite des Relations extérieures, pose des principes tels que ceux de la politique de non-alignement du gouvernement, de la promotion de la coopération, de la paix et de la sécurité internationales et du règlement des conflits internationaux par des voies pacifiques.  “Il en est de même du conflit en Irak et, par conséquent, le gouvernement ne peut permettre à ses citoyens de s'impliquer dans cette guerre", a déclaré la ministre.  Elle a ensuite mis en garde tous ceux qui seraient tentés de se porter volontaires pour s'impliquer dans des pays déchirés par la guerre, leur expliquant qu'ils risquaient tout simplement d'être déchus de leur citoyenneté.   ( 2)  En espérant qu’à l’avenir elle ne réapparaissent pas par l’intermédiaire de sociétés sous traitantes … après tout , elles  ‘ fonctionnent ‘ quand même …comme des ‘  entreprises ‘… 

11/10/2007

L’ire en Colombie ? Pourquoi ?

En mars 2007, le ministre de l’Agriculture a déclaré que la Colombie voulait devenir le premier producteur de biodiesel en Amérique latine…Mais à quel prix ? … La « Loi de Justice et paix » approuvée en juin 2005 fixe à 8 ans d’emprisonnement la peine maximale encourue par les chefs des AUC ayant participé au processus de démobilisation. En février 2006, il est prétendu que quelque 31 000 paramilitaires ont déposé les armes et réintégré la société. Ceci devait rendre le pays moins conflictuel…, mais en 2007, les Nations Unies publient un rapport démontrant que les paramilitaires ont tué des centaines de personnes au cours des dernières années, en violation du cessez-le-feu dans le cadre du processus de leur démobilisation. Aujourd’hui, de nouveaux groupes émergeants ne restent pas inactifs : Águilas Negras, Los Rastrojos ainsi que l’organisation Nueva Generación assassinent de nouveau. Seul le nom change : le paramilitarisme demeure. Ce n’est pas la première fois qu’il se régénère : en 1965 (L’article 25 d’un décret permet la formation de groupes de civils au service de l’armée sous la présidence de Guillermo León Valencia Muñoz), en 1970 le Triple A, Alianza Anticomunista Americana (Alliance anticommuniste américaine), en 1982 le MAS (Mort au Sequestrateurs), en   1994   les CONVIVIR (coopératives rurales de sécurité), en 1997, les AUC (Autodéfenses unies de Colombie). Ces milices  d ’ extrême droite ,  bras  allié de l’armée sont toujours  aussi présentes dans  le Chocó ( 1 ) . Elles sont responsables de 70 % de crimes politiques. En ce moment, la parapolitique bouleverse la vie colombienne, puisque la justice colombienne examine plus de cent cas de collusion présumée entre les paramilitaires et des représentants de l’État.

    En novembre 2006, la Procuraduría General de la Nación (organe de l'État qui contrôle la conduite des fonctionnaires et mène des enquêtes pour faute disciplinaire) a accusé l'ancien directeur du Département administratif de sécurité (DAS) d'entretenir des liens avec des groupes paramilitaires. L’enquête doit démontrer que ce service avait fourni au Bloque Norte (Bloc Nord), un groupe paramilitaire, une liste de 24 noms de dirigeants syndicaux dont plusieurs des responsables cités sur cette liste ont été tués, que  d'autres ont été menacés et que certains auraient fait l'objet de procédures judiciaires arbitraires…

   La Procuraduría General a aussi ouvert une enquête sur le rôle présumé de certains militaires dans des attentats à l'explosif  ( 1 ) perpétrés à Bogotá en juillet et en août, notamment dans un attentat à la voiture piégée le 31 juillet. Les autorités avaient imputé aux FARC cet acte qui a fait un mort (un civil) et 19 blessés (tous des soldats)…

La politique de l’État colombien vise l’implantation à la lettre du modèle néolibéral

( Comme les USA  and Co qui exportent leur  ‘démocratie’ …, Afghanistan , Irak, Iran ?..)

 A cette fin, les communautés paysannes qui pratiquent l’agriculture de subsistance afin de faire place à de mégaprojets de type agro-industriels (palme africaine, exploitation intensive du bois) sont chassées. L’objectif est de « sécuriser » les régions stratégiques. Pour ce faire, les groupes paramilitaires  sont envoyés pour y faire le « ménage » sous prétexte de combattre la guérilla (qui est vrai est là bien présente), puis une fois que des milliers de paysans ont été déplacés, dépossédés de leurs terres et réfugiés dans les villes sans aucune possibilité de survie digne, les grands propriétaires terriens proposent à ces mêmes communautés du travail au sein des méga plantations mises en place sur ces mêmes terres qu’on leur a volées.Uribe lui –même est plus que soupçonné d’avoir entretenu des relations ‘grises’ avec ces milieux ..noirs …  .. mais il est toujours en place …

( 1)  - Cet ‘acte politique ‘ qui consiste à faire endosser la responsabilité de crimes atroces à l’opposition ( pas que islamique !!)  pour se maintenir au pouvoir est de pratique courante de par le monde .. Il  s’appelle ‘ terrorisme d’état ‘ …

( 2 ) …La mobilisation pacifique des Embera du Choco vient d’être réprimée dans le sang par les autorités colombiennes. On dénombre de nombreuses victimes et 26 personnes sont toujours portées disparues suite aux assauts des ‘  forces spéciales ‘ ... La communauté Embera du Choco a dû de nouveau recourir à la mobilisation massive de ses membres pour faire valoir ses droits. Elle a réalisé une action symbolique du 23 au 27 avril passés en montant un campement devant le siège du Gouverneur du Choco afin de revendiquer ses droits sociaux et culturels et, en particulier, son droit à l'éducation. Cette action a mené à la conclusion d'un accord entre les communautés et le gouvernement central colombien.  Cependant, vu le manque de volonté politique visant à l'application de ces accords, les indigènes ont entamé des actions de barrages sur deux artères reliant la ville de Quibdo et les villes de Medellin et de Pereira. Ces manifestations pacifiques ont été très durement réprimées par les forces de police (l'ESMAD) le 26 et le 27 mai.  

Sources :  http://www.icrainternational.org/urgence/366  ,  Alterinfo  et   http://thereport.amnesty.org/fra/Regions/Americas/Colombia

  à peluch' !

10/10/2007

Chinoiseries et autres comptes..

Quand les chinois avec leur énorme réserve de devises investissent ' gagnant – gagnant  ' en RDC  ça fait jaser les institutions vampires and co comme FMI  , OCDE  ou autre BM ( 1 )  … pourtant .. lisez plutôt …

 De  ‘ AMT  [Kinshasa, le 09-10-2007] » A Chaud A propos de milliards de la Chine qui font jaser : Les 5 raisons de Matthieu Kalele pour soutenir l’accord Chine-RDC L’exercice aura été simple pour Matthieu Kalele Kabila, professeur d’Université et président national du Front pour un Nouveau Type de Congolais (FNTC). Jeudi dernier au restaurant El Patio, à quelques pas du Grand Hôtel Kinshasa, il s’est soumis volontiers au jeu de questions et réponses des journalistes. L’occasion lui était tout indiquée d’entrer en profondeur et même d’aller au-delà de la polémique inutilement soulevée autour du contrat de 8,5 milliards USD conclu, il y a peu, entre la Chine et la RDC. Matthieu Kalele voulait particulièrement répondre à une certaine agitation observée sur la scène internationale depuis la signature de ce contrat, il y a peu. D’après lui, il y a des gens qui pensent que la signature d’un contrat d’une telle ampleur remettrait en cause les relations avec les partenaires ‘’traditionnels’’ de la RDC.  Les arguments pour détruire les détracteurs  Primo, l’histoire du Congo. L’ancien ministre des Mines rappelle que la coopération entre la Chine et la RDC est vieille de plus de 39 ans. Elle a pris de l’envol en 1968 quand Mobutu rencontre le grand timonier chinois Mao à Pékin. Pourtant, c’est connu de tous que Mobutu était une fabrication, un suppôt, un valet local de l’impérialisme Us au Congo. Son inféodation à l’Occident n’avait pas empêché à Mobutu de s’imprégner de l’esprit de Yu Kong. Les Zaïrois de l’époque étaient soumis au Salongo chaque samedi. De la Chine, le défunt dictateur ramenait à Kinshasa l’Abacos avec la cuisine chinoise. La coopération ne se limitait là. Il y avait ce qu’on appelle les grands travaux réalisés par les Chinois : Stade des Martyrs, Palais du Peuple, Ferme de la N’Sele, Ferme de Kisanga à Lubumbashi, Ferme de Lukelenge à Mbuji-Mayi. Mobutu va étendre la coopération dans le domaine militaire. Des militaires chinois vont former des commandos congolais à Kisangani. Sous M’zee Laurent Désiré Kabila, des militaires congolais iront en Chine pour être formés aux techniques de répression.   Secundo, ne pas prêter le flanc aux prophètes des malheurs. Le professeur Matthieu Kalele n’accorde aucune importance aux profanateurs des relations entre la Chine et la RDC. Pour ceux qui ne le savent pas, dit-il, les pays occidentaux, réputés partenaires traditionnels du Congo, entretiennent de très bonnes relations avec la Chine qui détient le 2ème bon de trésor américain. La France, par exemple, a signé récemment avec l’Empire du milieu un contrat de vente de 20 Airbus à coup de milliards de dollars. ‘’Qui a demandé à la France de nous donner la copie du contrat ? Bush, s’interroge Matthieu Kalele, a signé dernièrement pour 17 milliards de dollars. Qui lui a demandé la copie ? Il n’y a pas débat, conclut-il.   Tertio, la correspondance entre le contrat chinois et les exigences du Code minier congolais. Le prof est convaincu qu’il existe dans ce Code minier la clause sociale et environnementale. Partout où les Chinois extraient les minerais, ils ont l’obligation de respecter cette clause.   Quarto, l’Occident a besoin de la Chine pour résoudre certaines questions internationales brûlantes. Les menaces répétées des USA, leur politique d’agression n’ont pas suffi pour faire plier le régime Nord-Coréen sur le nucléaire. Il a donc fallu l’intervention efficace de la Chine pour que la situation se décante. Au Soudan, on n’aurait jamais obtenu le déploiement de la force conjointe UA-ONU au Darfour sans la médiation de Pékin. Les américains et leurs alliés européens, malgré les menaces de tout genre, n’y seraient pas parvenus.   Quinto, les conventions internationales en matière de commerce. L’heure est au jour d’aujourd’hui au libéralisme, à l’économie du marché. Le système de monopole est banni. Et la RDC a ratifié la convention sur l’ouverture du bassin du Congo. On a besoin de tout le monde. Quelle conclusion tirer ? Matthieu Kalele tranche. D’un, l’argent de la Chine, ce n’est pas un endettement, pas un montant remboursable avec intérêt. Les Chinois veulent des minerais et construisent des routes. De deux, en dehors du contrat chinois, la RDC tend la main à d’autres pays du monde. Il formule ainsi deux recommandations. Il faut d’abord activer l’adage qui dit que qui se ressemble, s’assemble. Une façon d’inviter tous les pays du monde qui ‘’s’apitoient’’ sur la misère des Congolais à travailler ensemble. « Les occidentaux parlent de millions avec un taux d’intérêt très élevé, là où les Chinois mettent des milliards ». Il ne faudrait pas redouter la concurrence... Ensuite, les Congolais doivent bannir la peur et l’agitation. « Nous devons nous assurer de notre souveraineté ». Et il serait presque temps pour ce peuple trop souvent … spolié … non ?  A peluch’ !  ( 1 ) 2 remarques .. les stat’ de la Banque Mondiale …sic …( 2 )  … et le paradoxe .. l’inquiétude de l’occident vis-à-vis des investissements en RDC …

( 2 ) La République démocratique du Congo (RDC) est le pays au monde où il est le plus difficile de se lancer dans les affaires. Il faut prévoir 155 jours en moyenne pour y créer une entreprise, selon un rapport de la Banque mondiale (Doing business 2008) publié il y a quelques jours. La gouvernance n'est pas le point fort de la RDC (ex-Zaïre). En classant les 48 pays africains selon différentes variables (respect de la loi, ampleur de la corruption, degré de développement humain...), des économistes viennent d'établir un index de "la gouvernance africaine". La RDC y occupe l'avant-dernière position. Seule la Somalie fait pire.

20:51 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, rdc, chine, bm, fmi, ocde, kabila, corruption, aide |  Facebook |