24/10/2008

La fête d’Emile Neufcentvingtneuf se crashe encore today !

Il y a 79 ans jour pour jour aujourd’hui que le marché se voyait offrir un sinistre cadeau …, soit le jour anniversaire du  krach du Jeudi 24 Octobre 1929 , jour où le Dow Jones perdait 22,6% à midi…aujourd’hui le Dow Jones faisait  ‘seulement ‘un petit moins  trois pourcent à la même heure …

Moralité : ‘’Les acteurs et leurs moyens pour camoufler les calamités, aujourd’hui , sont au moins cinq fois plus puissants !!!́́

Non ? À peluch’ !

20:44 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crash, crise |  Facebook |

23/10/2008

Edwige ? Une arrière petite fille de Georges Orwell ?

Une pizzéria dans une vingtaine d’années  … quelque part dans une grande ville occidentale …

 Standardiste :
- "Speed-Pizza, bonjour."

 Client :
- "Bonjour, je souhaite passer une commande s’il vous plaît."

 Standardiste :
- "Oui, puis-je avoir votre NIN, Monsieur ?"

 Client :
- "Mon Numéro d’Identification National, oui, un instant, voilà, c’est le 6102049998-45-54610."

 Standardiste :
-"Je me présente je suis Habiba Ben Saïd, merci Mr Jacques Lavoie. Donc, nous allons actualiser votre fiche, votre adresse est bien le 174 avenue de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de téléphone le 04 68 69 69 69. Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durand est le 04 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile le 06 06 05 05 01.
C’est bien ça, Monsieur Lavoie ?
"

 Client (timidement) :
- " oui !!"

 Standardiste :
- "Je vois que vous appelez d’un autre numéro qui correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique.
Sachant qu’il est 23h30 et que vous êtes en RTT, nous ne pourrons vous livrer au domicile de Mlle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant AZ25/JkPp+88
"

 Client :
- "Bon, je le fais, mais d’ou sortez-vous toutes ces Informations ?"

 Standardiste :
- "Nous sommes connectés au "système croisé", Monsieur Lavoie"

 Client (Soupir) :
- "Ah bon !.... Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines."

 Standardiste :
- "Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur Lavoie."

 Client :
- "Comment ça ???..."

 Standardiste :
-" Votre contrat d’assurance maladie vous interdit un choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d’hypertension et d’un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles. D’autre part, Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, le piment est fortement déconseillé.
Si la commande est maintenue la société qui l’assure risque d’appliquer une surprime.
"

 Client :
- "Aie ! Qu’est-ce que vous me proposez alors ?..."

 Standardiste :
- "Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de soja, je suis sure que vous l’adorerez."

 Client :
-"Qu’est-ce qui vous fais croire que je vais aimer cette pizza ?"

 Standardiste :
- "Vous avez consulté les ’Recettes gourmandes au soja" à la bibliothèque de votre comité d’entreprise la semaine dernière, Monsieur Lavoie et Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le Net, en utilisant le moteur http://mayogoogle.fr avec comme mots clés "soja" et "alimentation".
D’où ma suggestion.
"

 Client :
- "Bon d’accord. Donnez-m’en deux, format familial."

 Standardiste :
- "Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex et que Mlle Denoix prend depuis 2 mois du Ziprovac à la dose de 3 comprimes par jour et que la pizza contient, selon la législation, 150mg de Phénylseptine par 100g de pâte, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle familial en moins de 7 minutes La législation nous interdit donc de vous livrer.
Par contre j’ai le feu vert pour vous livrer immédiatement le modèle mini.
"

 Client :
-"Bon, bon, ok, va pour le modèle mini. Je vous donne mon numéro de carte de crédit."

 Standardiste :
- "Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne soyez obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit VISA dépasse la limite et vous avez laissé votre carte American Express sur votre lieu de travail. C’est ce qu’indique le Credicard-Satellis-Tracer."

 Client :
- "J’irai chercher du liquide au distributeur avant que le livreur n’arrive."

 Standardiste :
- "Ca ne marchera pas non plus, Monsieur Lavoie, vous avez dépassé votre plafond de retrait hebdomadaire."

 Client :
 "Mais ?... Ce n’est pas vos oignons ! Contentez-vous de m’envoyer les pizzas ! J’aurai le liquide. Combien de temps ça va prendre ?"

 Standardiste :
- "Compte tenu des délais liés aux contrôles de qualité, elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez gagner 10 minutes en venant les chercher, mais transporter des pizzas en scooter est pour le moins acrobatique."

 Client :
- "Comment diable pouvez-vous savoir que j’ai un scooter ?"

 Standardiste :
- "Votre Peugeot 408 est en réparation au garage de l’Avenir, par contre votre scooter est en bon état puisqu’il a passé le contrôle technique hier et qu’il est actuellement stationné devant le domicile de Mlle Denoix. Par ailleurs j’attire votre attention sur les risques liés à votre taux d’alcoolémie. Vous avez, en effet réglé quatre cocktails Afroblack" au Tropical Bar il y a 45 minutes. En tenant compte de la composition de ce cocktail et de vos caractéristiques morphologiques, ni vous ni Mlle Denoix n’êtes en état de conduire. Vous risquez donc un retrait de permis immédiat."

 Client :
- "@#%/$@& ?# !"

 Standardiste :
- "Je vous conseille de rester poli, Monsieur Lavoie. Je vous informe que notre standard est doté d’un système anti-insulte en ligne qui se déclenchera à la deuxième série d’insultes. Je vous informe en outre que le dépôt de plainte est immédiat et automatisé.
Or, je vous rappelle que vous avez déjà été condamné en juillet 2009 pour outrage à agent.
"

 Client :
- ... Sans voix

 Standardiste :
- "Autre chose, Monsieur Lavoie ?"

 Client :
- "Non, rien. Ah si, n’oubliez pas le Coca gratuit avec les pizzas, conformément à votre pub."

 Standardiste :
- "Je suis désolée, Monsieur Lavoie, mais notre démarche qualité nous interdit de proposer des sodas gratuits aux personnes en surpoids. Cependant à titre de dédommagement, je peux vous consentir 15% de remise sur une adhésion flash au contrat Jurishelp, le contrat de protection et d’assistance juridique de Speed assurance. Ce contrat pourrait vous être utile, car il couvre, en particulier, les frais annexes liés au divorce.
Vu que vous êtes marié à Mme Claire Lavoie née Girard depuis le 15/02/2008 et vu votre présence tardive chez Mlle Denoix, ainsi que l’achat il y a une heure à la pharmacie du Canal d’une boite de 15 préservatifs et d’un flacon de lubrifiant à usage intime.
A titre promotionnel, je vais faire joindre aux pizzas un bon de 5 EUR de réduction pour vos prochains achats de préservatifs valable chez Speed-Parapharma. Toutefois veuillez éviter les pratiques susceptibles d’irriter les hémorroïdes de Mlle Denoix, pour lesquelles Speed-Parapharma se dégage de toute responsabilité.
Bonsoir Monsieur et merci d’avoir fait appel a Speed Pizza.
"

15:45 Écrit par Alain dans humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : edwige, humour |  Facebook |

12/10/2008

Les médias calmant pour crise de foi dans le système sont –ils encore efficaces ?

Depuis des mois et de  concert les médias nous desservent sans cesse des causes et des raisons sibyllines de la crise qui nous convainquent  de moins en moins, sans doutes parce que La réalité qui vient de prendre  la forme de LA CRISE a rattrapé la fiction de ceux qui en sont les promoteurs !

Ainsi , le fait que le  monsieur X  américain ne rembourse plus son prêt immobilier nous est présenté comme déclencheur   de la crise …mais  pourtant , ce n’est en aucun cas la vraie cause  de cette crise !      

Une des  cause bien réelle  de cette crise est sans nul doute que nos banques de manières insidieuses se sont ‘libérées du carcan légal’  et  ont déjà cessé de fonctionner comme tel depuis plus d’une quarantaine d’années ,( avec une accélération à l’ère Thatcher-Reagan )   comme des banques aux services de la société  mais fonctionnant plutôt depuis et  à l’évidence pour le compte de moins en moins ‘ d’élus’  comme d’énormes… ‘Edge fund ‘ qui spéculent avec des effets de leviers monstrueux sur tout et n’importe quoi…sans jamais plus en mesurer les conséquences !

Et le citoyens n’est plus protégé en rien contre les méfaits de la’ haute finance ‘ même pas avec les règles  des constitutions !!

En effet et parce que sans doute ,  il semble de plus en plus évident que l’histoire ne montre quasiment jamais que des constitutions …trahissant toujours  profondément leur fonction essentielle qui devrait  avant tout être  de protéger TOUT  les citoyens contre les abus de pouvoir !

Un constat : ‘’Les constitutions organisent , depuis des lustres ,  l’impuissance politique des citoyens au profit de politiciens de métier, eux-mêmes largement aux ordres de ceux qui financent les campagnes électorales et qui cumulent ainsi puissance politiques , médiatiques ,  économiques et militaires  ….Et si les hommes comprenaient enfin CE QUI PERMET aux oligarques d’utiliser le concept protecteur de “constitution” à leur profit et pour  leurs intrigues,  c'est-à-dire , si ils comprenaient que ces mêmes constitutions sont écrites par eux et pour eux seuls … cela serait pour les populations du monde  se donner le moyen de s’organiser enfin pour tout changer en surveillant ce qui est écrit et dans l’intérêt de qui est ( ou sont ) écrit(es) la( les ) constitutions !…’

Peut-être... sans doute même …mais si tel n’est plus jamais le cas,  j’ajouterai juste une chose...,  le pouvoir de la rue ... par rapport à la fuite en avant traditionnel et guerrière des tenants de la ( des ) crise( s)  financière( s) …lui , remettrait en cause bien des conceptions funestes de ces oligarques et consorts !

 

Car quand même si on se réfère par exemple ( Il y en a des millions …) sur le blog de Mr Paulson de ce weekend- end , aux personnes qui  ont été citées  en tant que  ‘penseurs’ tels que des  Minc , Cohen , Colombani ou autres   Le Boucher …, la liste est longue en fait , de ces personnes à la solde de ce système prédateur  , donc ,  ayant prôné les ‘bienfaits’ du système ultralibéral  pour des raisons bien plus souvent pécuniaires que philosophiques…

Le fait est là …le monde en souffre !!!

La Crise et ces conséquences sur les populations spoliées sont douloureuses mais les visions de ces populations par contre sont  très éloignées …des causes qui l’ont produite...

Et donc , en réaction, la colère de ces populations ne sera –telle pas  aveugle et ne sera –telle pas  prête à en découdre avec ceux là mêmes qu’elle supposerait (supposerait oui ! …aucun sens de la ‘ justice ‘ dans le cas de ‘troubles sociaux ‘ ... nous sommes d’accord …)  en être les instigateurs ?

Et dans un avenir proche si la caste de bandits ne trouvent pas ELLE-MEME les solutions utiles et suffisantes  pour éviter le pire et rendre un temps soit peu cette société viable à long terme , cette même caste ne risque –telle pas de disparaitre   dans le chaos qu’elle a créé , ainsi que tout les signes extérieures de ses  ‘ richesses’ tandis que ses membres seraient in fine , condamnés  pour longtemps à ne plus que…loger les murs ???!!!

Comment me répondrez- vous ! Quel scandale ! Les Rmistes ou autres travailleurs pauvres prendraient possessions de leurs berlines, yachts ou autres châteaux…mais le monde irait droit au chaos !!! Sans doute... mais juste une dernière question…

 

  nous emmènent donc  aujourd’hui … les ‘ élites’ de tout bords ?

Je ne connais pas la réponse et vous ! Et vous ?  Si ?

            A peluch’ !

 

15:34 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crise, constitution |  Facebook |

03/10/2008

La pensée inique …est née avec l’ultralibéralisme !

Extrait de Le Point du 3/10/2008 ‘’…Si la croissance cale, c'est essentiellement lié à la panne de la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance... ‘’

 

Un aveux de C.lagarde qui en dit long sur ce que représentait  ces mots   dans la bouche de la ministre de l’économie françaises comme dans celles d’innombrables autres ministres partout dans le monde …Après avoir progressé de 2,5 % ces deux dernières années, elle resterait "encore égale au deuxième semestre", ne gagnant que 0,8 % sur l'ensemble de 2008…

Le principal responsable est le pouvoir d'achat des ménages, qui accuserait encore une baisse de …l'inflation qui devrait… prix du pétrole et des denrées alimentaires…, d'après ces prévisions, le taux de chômage va…. emplois en moins au cours … des mots qui signifient dans la novlangue d’aujourd’hui , misère pour la majorité d’entre nous et super profits pour une minorités qui se nourrissent de ce système en perdition.

 

De Paul Jorion ‘ Comprendre la crise ‘ …Sans circulation monétaire, l’économie s’arrête, la dépression dévaste tout. La finance est en position de prendre les sociétés en otage. Sa capacité de nuisance est incomparable. Cette dangerosité est connue et comprise depuis la crise des années trente. On avait alors décidé de mettre la bête en cage pour l’empêcher de nuire. Durant les trente glorieuses, le système du crédit, la circulation des capitaux, étaient largement encadrés par l’état. La « révolution libérale » a détricoté peu à peu toutes les règles, fait sauter tous les garde-fous. Non seulement l’animal allait jouir d’une liberté retrouvée, mais il allait également bénéficier d’un régime hautement calorique : l’accroissement des inégalités et la masse des capitaux circulants. Un niveau de chômage élevé et persistant - désormais considéré comme naturel ou frictionnel - la menace des délocalisations, la concurrence des pays à bas salaires qui ont eu pour effet de limer les griffes d’une grande majorité des salariés désormais privés de leur propre capacité de « nuire », c’est-à-dire de défendre leurs intérêts et de préserver l’équilibre indispensable entre les forces sociales…’’

 

Endettement des ménages ‘organisés ‘par tout les gouvernements du monde pour soutenir la ‘ croissance’ et par extension les PIB qui ne mesurent en fait un et l’autre que le degré d’enrichissement de rentiers milliardaires, mis en relation par l’ingénierie financière ( lisez ‘ vol’ ou ‘escroquerie’ …) dopée par une insatiable demande de placements, encore accrue par les capitaux étrangers( fonctionnant sur les mêmes principes …)

 

Ce même P Jaurion nous confirme quand même que’… L’économie et la finance sont des activités serties dans le fonctionnement des sociétés humaines et sont déterminées par les rapports de forces qui caractérisent celles-ci’et de nous expliquer que ‘ …

De même, pour l’économie politique, le rapport de forces entre trois populations, les salariés qui apportent au processus de production( souvent privés à notre époque …Ndr ) leur travail, les investisseurs qui font les avances en moyens de production (équipement, matières premières) et les dirigeants d’entreprises qui contractent avec les investisseurs, organisent et supervisent le processus de production, préside à la distribution du surplus généré par l’activité humaine…’

Et encore une jolie interprétation de ce même économiste : ‘Dans les périodes qui précèdent les crises, celles où la spéculation bat son plein, les bénéficiaires des rapports de forces prévalant ont l’occasion de se constituer des fortunes personnelles considérables qui leur permettent d’investir dans la production de la « science » économique véhiculant une représentation de l’économie et de la finance où leur mécanisme réel est caché..’

En fait ici , il nous explique comment(  et ce depuis des décennies …) agissent ensemble des ‘experts ‘ issus de Think tanks ou autres ‘ institutions’  à leur solde pour nous débiter leurs salades au travers …des  médias ou de politiques de tout bord ( jusqu’ici ? ) asservis à leur cause  !!!

 

Au moment où la crise éclata en 1929, la disparité des revenus s’était dramatiquement creusée aux États-Unis. Galbraith expliquait pourquoi une catastrophe du même ordre ne pouvait plus, selon lui, se reproduire en 1954, l’année de publication de son livre : « La répartition des revenus n’est plus aussi déséquilibrée. Entre 1929 et 1948, la part des revenus attribuée aux 5 % de la population aux revenus les plus élevés, qui était de près d’un tiers, est tombée à moins d’un cinquième du total »

 

Les choses évoluèrent cependant rapidement dans les années qui suivirent : la part attribuée aux 5 % de la population américaine la plus riche grimperait régulièrement pour atteindre 54,42 % en 1989 puis 57,70 % en 2000, date du recensement le plus récent. La finance a joué un rôle déterminant dans la disparité croissante des revenus aux Etats-Unis

 

La part de la croissance consacrée aux salaires représentait aux États-Unis 56,5% en 1981 ; en 2006, elle était tombée à 51,7%. Au premier rang des facteurs déclencheurs des deux crises donc : la part croissante du surplus économique aboutissant entre les mains des dirigeants d’entreprises et des investisseurs, au détriment bien entendu des salariés.En plus de la disparité des revenus, Galbraith mentionnait parmi les autres facteurs à l’origine de la crise de 1929 : le déficit de la balance commerciale des États-Unis, un allégement de la fiscalité pour les plus nantis et l’indifférence envers la spéculation - et en particulier l’absence de mesures qui auraient pu maîtriser celle-ci en augmentant les marges exigées des spéculateurs lors de leurs opérations. Tous ces facteurs jouèrent bien entendu un rôle similaire en 2007.

Galbraith n’hésitait pas à imaginer que Wall Street aurait à cœur d’étouffer dans l’œuf une crise imminente. Il écrivait à ce propos que « Puisqu’un effondrement spéculatif succède nécessairement à un boom spéculatif, on peut espérer que Wall Street exercerait un contrôle strict en cas de résurgence de la spéculation. Les banquiers et les courtiers exigeraient que l’on relève jusqu’à leur limite les marges ; on demanderait à Wall Street d’exercer cette exigence avec rigueur contre ceux qui tenteraient d’emprunter en mettant en gage leur propres actions et obligations afin d’en acheter davantage. On rappellerait avec force au public les risques inhérents au fait d’acheter des actions en visant leur plus-value ». Faut-il préciser qu’il n’en a rien été ? La présence d’Alan Greenspan à la tête de la FED, de 1987 à 2006, signifierait au contraire vingt années sous la bannière d’une version extrémiste du laissez-faire...!

À partir des années 1970, la situation des salariés américains ( pareil ailleurs dans le monde …Ndr ) se dégrada lentement et si les effets de leur perte effective de pouvoir d’achat furent partiellement masqués, c’est uniquement du fait qu’un système complexe de crédit à la consommation se mit en place ( là , le phénomène est en effet spécifique aux USA ...Ndr ), où l’endettement personnel compensait la perte de pouvoir d’achat fondé sur les revenus, la bulle de l’immobilier offrant, pour ceux d’entre eux qui étaient propriétaires, la plus-value sans cesse croissante de leur logement comme collatéral aux emprunts qu’ils contractaient ( + l’importation à vils prix de produits manufacturés , japonais , coréens puis chinois and co , pareil ailleurs dans ce cas Ndr  )

Donc : ‘’…Les manifestations des deux crises sont les mêmes et leurs causes sont pratiquement identiques. Même origine en effet dans une spéculation immobilière débutant dans les deux cas en Floride. La spéculation dans l’immobilier et sur les marchés boursiers résultait déjà en 1929 d’une disparité croissante des revenus et d’une concentration de la richesse entre quelques mains. Les grandes fortunes étaient à la recherche de rendements élevés pour leurs placements et déléguaient leurs efforts à des établissements financiers dont le nom a simplement changé : appelés à l’époque investment trusts et hedge funds aujourd’hui. Ces officines avaient alors trouvé le moyen de découpler leurs opérations de leur responsabilité financière et utilisaient massivement l’effet de levier pour multiplier leurs chances de gain.

Rien de nouveau donc sous le soleil : les mêmes causes engendrèrent les mêmes effets…

 

 Mais attention , rien n’est gagné d’avance car le risque est toujours là que rien ne change aujourd’hui :’’.. de la même ministre dans le même journal :’’…La récession ? "Ce n'est pas ça qui est le plus important", a éludé Christine Lagarde, arrivée la dernière au repas en raison des réunions qui s'étaient tenues en fin d'après-midi à Paris. "L'important, c'est de savoir qu'on est dans une situation économique qui est difficile en raison des chocs qu'on a subis, de la crise financière qu'on traverse", a expliqué la ministre de l'Économie, en rappelant la flambée des prix du pétrole et la forte inflation au premier semestre 2008.

Elle considère qu'il y a une priorité : "La nécessité absolue, c'est de se tourner vers cette question de la crise financière internationale et de réparer toute la tuyauterie."

Réparer ou recréer une toute autre installation ? Telle est sans aucun doute la bonne question à se poser pour la majorité d’entre nous car il est certain que depuis le temps que l’on nous dit que’  la lumière est au bout du tunnel …’’, aujourd’hui nous pouvons nous apercevoir que cette lumière est celle d’ un TGV qui arrive en sens inverse !!!

Le seul obstacle à procéder de cette manière est l’absence de volonté : les causes de la crise actuelle sont connues, elles sont identiques à celles de la crise précédente, dont les causes étaient déjà connues en son temps - même si l’oubli a été imposé à ce savoir…

S’il a été possible à la crise qui éclata en 2007 de reproduire celle de 1929, c’est parce que la compréhension de cette dernière  a été occulté depuis … par le mensonge ! 

 

Si l’on tire les leçons de la crise actuelle, comme de toutes les précédentes, les mesures qu’il conviendrait de prendre pour empêcher leur retour doivent à nouveau être  élevées au niveau de règlements intangibles, et inscrites à ce titre au sein d’une constitution !!!

 

En fait ‘ La politique s’occupe de celui qui l’ignore ‘ et ‘ Celui qui ignore l’histoire est condamné à la revivre ‘ restent deux maximes parfaitement d’actualité…! Non ?

 

A peluch’

 

12:53 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crise, recession |  Facebook |