17/08/2008

Oh ? ! Tant d’eau dans le gaz !

En novembre 2003, la Géorgie a été victime d’un « coup d’Etat démocratique » : la Révolution des roses, une des Révolutions colorées organisées par la CIA et des officines « proches » afin de renverser des régimes des Etats jugés trop proches politiquement de Moscou ou ceux sur des emplacements stratégiques comme la Serbie, l’Ukraine ou encore la Géorgie .La Serbie parce que alliée de la Russie dans les Balkans, l’Ukraine et la Géorgie parce que stratégiques dans la volonté d’encerclement (containment) de la Russie

 

Depuis la prise de pouvoir de Mikhaïl Saakachvili, la Géorgie est devenue un allié indéfectible de Washington, le président a lui-même été formé par Georges Soros, l’homme derrière les Révolutions colorées d’Europe centrale, l’investisseur du groupe Carlyle... Des ministres de l’actuel gouvernement sont des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa fondation. Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont également été formés aux Etats-Unis dans le cadre des échanges universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros. Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique bilatérale à la Géorgie qui atteint aujourd’hui 185 millions de dollars. De plus, la Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces spéciales de l’armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste dans la région avec l’aide d’Israël

 

Ces coups d’Etats fomentés par la CIA aux frontières de la Russie, l’extension à l’est de l’Otan, l’installation du système de radars américains en Europe centrale, les négociations d’entrée de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’Otan (bloquées fort heureusement par l’Allemagne), mais surtout l’extension de l’UE (désormais sur la mer Noire) et la terrible affaire du Kosovo ont été considérées par la Russie comme autant d’agressions indirectes et de viol du droit international qu’on lui prétend lui « opposer » pourtant officiellement partout.

 

Dernièrement, l’agression géorgienne du 8 Aout avec sans doute pour finalité de  permettre le remplacement des soldats russes de maintien de la paix par des Casques Bleus qui seraient, on s’en doute, gracieusement mis à disposition par les ennemis intimes de la Russie : polonais, ukrainiens, estoniens... le choix est large ! Mais dans quel but ?

 

L’administration Bush, elle, veut que l’élection de novembre soit tenue dans un environnement de crise internationale, sans doute  afin d’intimider et de dévier l’opposition populaire à la guerre en Irak, aux politiques sociales réactionnaires de Bush et à la crise économique grandissante. L’idée, donc, est d’avoir une autre élection sur la « sécurité nationale » qui favoriserait McCain, dont la campagne est largement basée sur son passé militaire et sa supposée expérience en matière de politique étrangère.

 

Les démocrates, incluant leur candidat présidentiel Barack Obama( 1 ) s’essayent aussi à la rhétorique provocatrice et belliqueuse de l’administration Bush et de McCain, en  dénonçant la Russie dans des termes similaires et en  faisant écho à la demande de l’administration Bush concernant l’admission de la Géorgie dans l’OTAN…quitte à remettre Hillary Clinton sur les rails de la présidence suivant l’évolution de l’actu et des sondages d’opinions …

…Et si l'on ajoute à cela que tous les projets d'oléoducs et de gazoducs, en provenance d'Asie centrale, dont l'objectif était le contournement de la Russie, passent par la Géorgie, on peut  commencer à mieux entrevoir les principaux enjeux en cours dans certain coins du monde.

 

Les faits

 

Comme le rappelle Valeurs actuelles, « les spécialistes s’accordent pour dire que le gaz (l’or bleu) sera LA source d’énergie du XXIe siècle. Hors la Russie en est le premier pays producteur (détenant près de 1/3 des réserves mondiales) et la production des principaux pays Européens diminue. Ceux ci devront importer les ¾ de leur consommation à l’horizon 2015. » (Et plus de 80% dès 2020).

Deux projets de Gazoducs « s’affrontent » aujourd’hui,

les projets Nabucco et  South Stream.

 

Nabucco est un projet de gazoduc pour approvisionner l’Europe via le Gaz de l’Iran et de la Caspienne, vers l’Europe centrale. Ce projet est piloté par le Hongrois MOL, le Turc Botas, le Bulgare Bulgargas, le Roumain Transgaz et l’autrichien OMV. Soutenu par l’Union européenne, ce gazoduc permettrait de diversifier (entendez baisser la dépendance envers la Russie…) les sources d’approvisionnement énergétique du Vieux continent.

 

South Stream quand à lui,  est un gazoduc devant relier la Russie à l’Italie via la Bulgarie.

De là, la route sud-ouest devrait continuer à travers la Grèce et la Mer Ionienne jusqu’en Italie Méridionale. La route nord-ouest devrait traverser la Roumanie, la Serbie, la Hongrie et la Slovénie jusqu’en Italie du Nord, avec un embranchement vers l’Autriche et l’Allemagne. C’est le réseau russe de transport du gaz (Gazprom) qui alimentera le South Stream, avec du gaz russe en provenance de Russie mais aussi d’Asie centrale, notamment du Kazakhstan.

 

C’est dans les derniers mois que le président Poutine à signé avec la Bulgarie et la Serbie deux accords absolument fondamentaux avec la Bulgarie tout d’abord qui a accepté une participation à South Stream envers et contre ses fraîches ambitions Européennes, mais avec la Serbie surtout, puisque le rachat de 51% du capital de la société Serbe NIS a été doublé d’une assurance que la Serbie serait sur le parcours de South Stream, route nord ouest. Le ministre Italien Pierluigi Bersani avait souligné que l’accord représente "un nouvel élément dans la stratégie de renforcement de la sécurité énergétique de l’Italie et de l’Union européenne". South Stream, en effet, traduit parfaitement les axes de la nouvelle politique énergétique Russe : être libérée des contraintes et des influences géo-territoriales « jugées hostiles », colorées (Ukraine ou Guam) ou encore Américano-turques (OTAN hors Europe) et créer une « route orthodoxe du gaz ».

Le projet North Stream (un pipeline sous marin direct entre la Russie du nord et l’Allemagne de plus de 1200 km pour une capacité de 25 milliards de mètre cube délivrés par an) confirme cette volonté du Kremlin de développer des accords bilatéraux avec les pays de l’Union et de passer outre les intermédiaires jugés peu fiables (Ukraine dans le premier cas, et Pologne et pays Baltes dans le second).

 

Il faut souligner quelques éléments essentiels : l’Allemagne, comme l’Italie ne s’embarrassent pas de l’opinion de leurs voisins proches (France pour l’Italie ou Pologne pour l’Allemagne) ; ces états freinent leur mission au sein de l’OTAN, mais développent leur partenariat stratégique direct avec la Russie, qu’ils estiment à juste titre sans doute être « le » partenaire clef pour leur sécurité énergétique. Cette position géopolitique et géostratégique pragmatique est à comparer avec la position de la France qui va dans le sens contraire. En effet notre obsession biblique des « droits de l’homme » vient de nous faire nous opposer le droit de veto de la Turquie (on croit rêver) à participer à Nabucco et nous bride à faire le choix South Stream. Dans le même temps, notre pays se dirige vers une réintégration au cœur de l’OTAN, vers de nouvelles guerres au coté de l’oncle Sam.

 

L’Europe a pourtant aujourd’hui le choix suivant : soit choisir l’Asie centrale post Soviétique, via la Russie pour son approvisionnement, soit faire le choix d’un approvisionnement Irano-Turc, via le Caucase et les pays du Guam (Géorgie, Azerbaïdjan..) en conflits larvés avec la Russie ! On comprend donc mieux  la volonté de l’Amérique d’ancrer la dépendance énergétique de l’UE à des pays comme la Turquie, membre de l’OTAN et candidat à l’Union, tout comme l’Ukraine et la Géorgie le sont à l’intégration au sein de l’OTAN, car si l’Iran fournit aujourd’hui 15% du gaz de l’UE il semble en effet très risqué d’augmenter la dépendance de l’UE envers ce pays pour des raisons de tensions évidentes avec l’Amérique. En cas de conflit, les pays de l’Union se voyant « contraints » de participer à une agression armée anti-Iran pour sécuriser leur approvisionnement énergétique. On peut se demander si ce n’est pas la principale raison pour laquelle l’Amérique pousse l’union à se couper des approvisionnements Russes sur lesquels elle n’a aucun moyen de contrôle.

Pour quelles ‘bonnes ‘  raisons l’Europe devrait elle sacrifier un axe Russo-Bulgaro-Grec pour faire le choix de la Turquie et du Caucase, avec son lot d’incertitudes et d’instabilité ?

Pourquoi faire le choix d’états politiquement « inadmissibles » à l’OTAN et en froid permanent avec la Russie ? Pourquoi continuer dans la politique du choix des états musulmans que ce soit en politique Européenne (indépendance du Kosovo) que de l’approvisionnement (Turquie qui nous oppose son droit de veto au projet Européen Nabucco et ne manquera pas d’utiliser l’argument énergétique pour négocier son entrée dans l’UE).

 

On se demande bien quelle mouche pique nos politiciens de manquer d’autant de lucidité devant des choix aussi capitaux pour leurs citoyens, si ce n’est que des consignes leur sont peut être transmises d’outre Atlantique, comme cela a été précédemment le cas pour la Slovénie lorsqu’elle a pris la présidence de l’UE. Peut être serait il temps, en 2008, et alors que nul ne peut prévoir l’avenir énergétique de la planète de relire attentivement la froide remarque de Alexandre Adler dans le figaro magazine du 4 avril 2008 : La vérité toute simple, c’est que l’intérêt géopolitique de l’Europe continentale (France et pays latins, tout comme Allemagne et pays germaniques) diverge nettement de celui des États-Unis et peut-être même de la Grande-Bretagne.

… ˝ Pour l'Amérique, en effet, une dépendance accrue des Européens en matière de pétrole et de gaz du golfe Persique nous obligerait  à partager les mêmes impératifs de sécurité au Moyen-Orient que Washington alors que  nous pourrions très bien nous affranchir pour l'essentiel de toute dépendance saoudienne en établissant un partenariat définitif, pétrolier et gazier, avec la Russie. ˝

Les manœuvres américaines pour empêcher ce partenariat ont donc un sens bien précis, surtout lorsqu'elles proviennent du complexe militaro-énergétique, dont le vice-président Cheney est aujourd'hui encore le chef de file.

Solution ?

 

Parce que le plus urgent pour les peuples est  d’abord de s’affranchir des politiques guerrières ( pour ensuite contrer les politiques ultralibérales ) , pour les Européens qui se cherchent toujours une réelle politique militaire, l’heure approche très ( trop ? ) vite  où il faudra prendre position pour ou contre la Russie et par conséquent devoir imaginer à très court terme de se séparer de l’Otan pour former la grande alliance continentale pré-esquissée par le général de Gaulle et souhaitée par Vladimir Poutine aujourd’hui : l’alliance continentale Euro-Russe, sans doute une meilleure  garantie de paix sur notre continent. Mais cela semble utopique quand même … Non ?

A peluch’ !

 

(1) … Les 200.000 personnes qui sont venues jeudi dernier pour entendre et applaudir Obama à Berlin, dont de nombreux étudiants et de jeunes, verront vite leurs espoirs et leurs rêves réduits à néant. Le candidat démocrate à la présidence n’est une alternative ni pour les masses en Europe ni pour celles outre-Atlantique. Son appel en faveur d’un déploiement plus important de troupes en Afghanistan est d’ores et déjà devenu une source de désillusion pour ses partisans.

 

Les travailleurs et les jeunes devraient se rappeler ce qui s’est passé il y a dix ans avec le changement de gouvernement à Berlin. A l’époque aussi il y avait une véritable soif de changement. Et, après 16 ans de gouvernement conservateur CDU, beaucoup étaient persuadés que la situation ne pouvait que s’améliorer. Le gouvernement qui suivit, une coalition entre le Parti social-démocrate et les Verts dirigé par Gerhard Schröder (SPD) et Joschka Fischer (Parti des Verts), leur prouva le contraire…

… Pendant que Joschka Fischer loue avec effusion le sénateur américain, les critiques se font déjà entendre. Sous le titre « Le troc américain », le quotidien Süddeutsche Zeitung écrivait lundi que l’exigence d’Obama de déployer davantage de troupes en Afghanistan « ne plaira pas » à un grand nombre de ses partisans allemands.

 

L’article continue : « Est encore moins du goût des partisans d’Obama ce que le politicien démocrate escompte percevoir d’un engagement plus fort de la part des alliés : si l’OTAN envoyait plus de soldats dans l’Hindoukouch, les Etats-Unis pourraient économiser sur les dépenses militaires. Avec ces milliards, a révélé Obama durant le week-end, il envisage de réduire les impôts et de dédommager ses compatriotes pour les prix élevés du carburant. »

 

Le commentaire d’Obama montre clairement qu’il considère la politique étrangère et les alliances purement du point de vue de la politique intérieure et de la défense de ses propres vues.

… la crise économique américaine a continué de s’aggraver et parallèlement à elle, les ambitions militaires américaines. C’est la tentative d’une prise de contrôle plus ferme sur les principaux champs pétrolifères de la région de la Mer Caspienne qui entraîne l’éventualité d’une attaque de l’Iran et une extension de la guerre en Afghanistan, déjà annoncée d’ailleurs. C’est la raison pour laquelle la fin de l’ère Bush ne signifiera pas la fin du militarisme américain.

 

Face aux revers militaires considérables subis en Irak et à la résistance grandissante rencontrée en Afghanistan, des sections de l’élite américaine proposent à présent de modifier les relations transatlantiques. Le but est de renforcer la progression américaine au moyen d’un engagement militaire plus fort de la par des gouvernements européens. C’est une des raisons pour lesquelles la campagne présidentielle d’Obama est soutenue par des couches influentes de Wall Street et d’autres magnats de la finance. Son appel au « changement » n’est pas un appel à mettre fin à l’aventurisme militaire mais plutôt un appel à préparer un changement de la politique étrangère américaine dans le but de réclamer un plus grand soutien financier et militaire de l’Europe, et la volonté de sacrifier la vie des soldats sur les champs de bataille….

 

…Il en va de même au sein du gouvernement allemand. La revendication américaine pour des troupes de combat supplémentaires sert à justifier un rapide renforcement de l’armée allemande. L’intensification de l’intervention de l’armée allemande en Afghanistan, quoi qu’en aient dit jusqu’ici les formulations diplomatiques des représentants du gouvernement, vise à promouvoir les intérêts allemands dans la région. Le gouvernement a fait comprendre à plusieurs reprises que l’Allemagne étant un pays pauvre en matières premières, il devait faire le nécessaire pour lui assurer un approvisionnement stable en énergie et aussi que l’Afghanistan servait de tête de pont importante pour accéder aux ressources considérables de la région caspienne.

12:12 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : georgie, guerre |  Facebook |

18/07/2008

L’hymne migration l’ex… ode à la joie !

Par ses lois l’occident s’emploie dit –il,  à faire  mieux vivre le monde…

Dans une soi disant …‘ humanité ‘ …

Mais les misères qu’elles engendrent  ne sont que  masques  qui tombent…

En enfantant   trop  …d’inhumanité…

 Alain

 … Dans la région d’Alméria, en Andalousie, grâce aux fonds européens votés par les politiques (  complices des lobbies à la recherchent de profits maximums …)  les agriculteurs espagnols ont érigé 45 000 hectares de serres où des travailleurs immigrés récoltent, chaque jour, des tomates que l’on trouve le lendemain sur le marché de Dakar à moitié prix de celui proposé par le « paysan sénégalais », qui ruiné et contraint de cesse de  cultiver ,  va rejoindre la cohorte de ses semblables dans les bidonvilles de la capitale avec comme seul et mince espoir  celui  de trouver un réseau de passeurs  mafieux qui lui permettra  peut être de partir un jour et ce , souvent au péril de sa vie … pour… Alméria où,…tout en  concurrençant  le travailleur autochtone  … dans des conditions de vie et de travail épouvantables, il cueillera des tomates mûres…pour le plus grand profit des multinationales vendeuses de tomates mûres …

Tout est dans ces quelques phrases, le rôle primordial des lobbies, des grands groupes transnationaux dans l’orientation politiques du monde au détriment de la majorité de ses habitants...oui, de la majorité de ses habitants ! Car s’il est certain que les immigrés souffrent davantage que les autochtones déjà, ces derniers ne sont plus  à l’abri... de rien...

En effet, de plus en plus les états se départissent de leurs autonomies et ce à l’échelle de continents ! Le  Traité de Lisbonne pour l’Europe, l’OMC et son cycle de Doha …, avec son alter ego qu’est  l’AGCS, Le plan Colombie …(1) voilà pour les quelques exemples …

 Sachant donc, que les 500 plus puissantes multinationales  ont contrôlé de ‘ diverse manières ‘ l'an passé 52 % du produit mondial brut,… c'est-à-dire de toutes les richesses produites sur la planète …, l'inhumanité de l'ordre du monde ne serait –elle pas  engendrée par l'emprise  des entreprises transcontinentales privées, dirigées par des cosmocrates à leur solde ?

 De même que l’hégémonie du dollar sur la planète terre n’est –elle pas la raison principale des guerres qu’elle engendre pour maintenir les transactions internationales  dans cette monnaie et par là même les politiques ultralibérales qu’elle permet d’appliquer au travers des multiples institutions citées  précédemment ?

 Ainsi , dans mes exemples je citais le plan Colombie (  stratégie militaire financée par les Etats-Unis) , celui –ci sous prétexte de lutter contre les incursions de la guérilla, mais en fait surtout pour pouvoir exercer le contrôle économique et politique de certaines riches régions du pays( en terre et matières premières ) , fut créé …en 1977…déjà !!!

 Les chiffres de déplacés atteignirent alors des sommets inégalés précédemment. Bombardements, arrestations massives, criminalisation des mouvements sociaux, forte présence militaire dans certaines régions permettent de comprendre un tel accroissement.de personnes déplacées depuis lors les chiffres diminuent, tout en restant élevés. Cela s´explique par le fait que d´immenses extensions de terres ont déjà été vidées de leurs populations et que les besoins… des multinationales … ne sont plus aussi grands.

 Le gouvernement colombien ayant par ailleurs  promu une législation qui légalise les expropriations des déplacés et assure l´impunité des nouveaux propriétaires avec des lois comme celle  de développement rural, de justice et paix,  des mines,  du pétrole ou autres lois complices rendant la réalisation de profits maximum pour les nouveaux propriétaires donc mais surtout pour les …multinationales... qui enrichies davantage ‘ grâce’ aux produits de ces vols criminels continueront jusqu’à ce jour à exploiter les autres populations du monde en ‘ téléguidant ‘ les politiques des grandes institutions internationales à leur solde …( AGCS , FMI , OCDE …)….

Déjà , donc , dès 1977 l’ordre et l’avancée du monde était faussé pour la majorité des peuples , d’autant plus que les programmes des partis de gauches  ne se distinguaient plus que dans la forme par rapport à ceux de la droite , ceux –ci s’éloignant de plus en plus de l’engagement militant afin de ‘ratisser large’ et de vivre du revenu d’élu .. sans plus , quand aux syndicats occidentaux  , leurs revendications et leur positions furent amoindries au fur et à mesure que les grandes entreprises minières ,  sidérurgiques et étatiques disparaissaient du paysages économiques de nos pays, l’effondrement d’autres modèles comme l’URSS et le mur de Berlin y contribua également …

Il en résultat la naissance du crédo ultra libéral …,  la mondialisation…,  avec son arsenal d’institutions  prêt à acculer tout les peuples du monde face à son dictat …dut-il passé pour cela par des prétextes fallacieux comme le ‘choc des civilisations ‘ ou autre ‘ lutte contre le terrorisme ‘pour contrer les derniers remparts de pays insoumis qui empêcheraient  les personnes qui pilotent ces projets et qui  n’ont somme toute que pour finalité …une dictature mondiale du monde qui les serviraient eux …mais qui ne porte pas encore ce nom …

 Dans la série "Relisons nos classiques", ce texte de Martin Niemöller, ce pasteur protestant, arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau, où il écrivit ces lignes que vous devez connaître…

«Quand ils sont venus chercher les communistes,

Je n’ai rien dit,

Je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,

Je n’ai rien dit,

Je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,

Je n’ai pas protesté,

Je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,

Je n’ai pas protesté,

Je n’étais pas catholique.

Quand ils sont venus chercher le travailleur étranger illégal

Je n’ai rien dit 

Je n’étais pas travailleur étranger illégal   (mon ajout)

Puis ils sont venus me chercher

Et il ne restait personne pour protester

 Si ?

À peluch’ !

15/06/2008

Le traitre de Lisbonne, une autre usine à gaz contre les peuples !

Extrait de «La Libre Belgique»   …’’  Comme les partisans du "non" à Lisbonne, d'Irlande et d'ailleurs, on pourrait se réjouir du résultat du référendum qui s'est tenu jeudi dans la verte Erin et considérer qu'il s'agit "d'une victoire de la démocratie". Cependant, et sans snober pour cela le vote irlandais, on est en droit de se demander de quelle démocratie on parle. De celle qui permet à moins d'un quart (!) de la population d'une île de 4 millions d'habitants de bloquer la réforme des institutions d'une Union européenne qui en compte près de 500 millions (  à qui on a pas demandé leur avis !! Ndr) ? L'histoire récente l'a prouvé : soumettre à la consultation populaire des traités européens complexes( 1 ) , âprement négociés et approuvés par les chefs d'Etat et de gouvernement - élus, il est important de le rappeler - de tous les Etats membres de l'Union est un exercice inepte. D'une part parce qu'il est souvent extrêmement compliqué pour le citoyen lambda de saisir tous les enjeux, d'autre part parce que les référendums nationaux servent fréquemment d'exutoire à une population prompte à donner une réponse qui n'est pas nécessairement liée à la question qui lui est posée…’’

 

A  cela je réponds qu’à l’heure ou l’immondialisation montre toute l’ampleur des désastres socio-économiques qu’elle commet au nom de la recherche du profit maximum (Subprime, carry trade, spéculation [pétrole...une des ders..]bulles internet, matière premières, immobilières, famines, guerres, SMP ) …nous avons plus que jamais besoin d’Europe. Mais d’une Europe sociale qui s’organise autour du juste échange et de la coopération, et non pas autour du tout marché et de la concurrence entre les peuples.

 

L’Europe ne doit pas être le cheval de Troie d’une mondialisation réduite à la circulation des capitaux et des marchandises(2), mais doit au contraire protéger ses peuples de la mondialisation.

L’Europe est d’abord une grande culture. Elle doit agir dans le monde pour que les valeurs de la civilisation ne cèdent pas sous la pression des seuls intérêts commerciaux et financiers. Elle doit défendre les droits de l’homme, la démocratie, la protection des plus faibles, la solidarité, la protection de la nature, sans doute pourquoi il faut cesser d’ouvrir nos frontières avec des pays si peu comparables  aux nôtres et ceci tant qu’ils ne respectent ni les droits du travail, ni les droits environnementaux, ni aucune des contraintes que nous imposons à nos propres entreprises en vertu du progrès social car  cela est déloyal et nous entraine tous vers des sociétés duales et policées .. au mieux !

 

Et aujourd’hui , l’ Europe n’est pas considérée par son peuple comme une patrie car  en fait , elle est fondamentalement étrangère aux intérêts des classes populaires , ceux là même qui  ont porté leur refus par le biais d’un référendum  exprimant le résultat des discussions sur les lieux de travail, exprimant en fait  les opinions des familles qui  ne se sentent pas ou plus  représentées par tel ou tel parti …fut –il de ‘ gauche’ …!!! Le NON provient de l’aliénation, des difficultés quotidiennes, c’est un refus qui traduit  l’état de colère impuissante d’un prolétariat que l’on a désorganisé et privé de moyens d’action collectif,( médias aux ordre , syndicat et partis de gauche serviles à la pensée libérale ) …

 

C’est ce que nous ont dit les Irlandais et ceux qui ont voté non au référendum sur le projet de Constitution. C’est un fait politique.

 

Et à ceux qui nous explique que l’orientation des politiques de l’UE pourraient  être corrigée avec le temps en sanctionnant par nos choix lors des élections suivantes les représentants qui nous auraient trahis malgré leur mandat , il est bon de rappeler  que toutes les directives votées sont très difficiles voir impossible à remettre en cause ! ( un peu comme pour l’AGCS and Co …( 2 )  )  et là , c’est une  personne seule ( et non 4 millions …)  pour 480 millions de personnes qui  négocie en secret des accords décisifs qui lèsent tout les peuples de façon irréversible. Un scandale ? Non ?

 

… Mais peut être que et sans préjuger de ce traité, je me verrai bien signer une pétition engageant les gouvernements de l’union  à légiférer sur des lois contraignantes concernant la protection sociale des individus comme par exemple, l’élaboration d’un texte reprenant  l’ensemble de mesure tel que :

- l’adoption d’un salaire minimum équivalent à celui du pays le plus performant en  la matière …

-l’adoption d’une taxe européenne sur les groupes et entreprises financiers et entreprises  implantées en tout ou partie sur le territoire européen afin de financer un fond de sécurité sociale  européen

- une taxe du style Tobin sur la circulation des capitaux

- une loi rendant criminelle les paradis fiscaux

- la levée pure et simple du secret bancaire …

-Tandis qu’il faudrait absolument légiférer afin de rendre à la banque européenne (BCE) le pouvoir de  la création monétaire en la reprenant aux banques privées qui ruinent les nations en creusant les déficits   par leurs taux usuraires.

- Et j’en oublie sans doute mais on peut rêver … Sinon le traitre de Lisbonne ne sera qu’une usine à gaz  de plus dont le peuple ne sera jamais propriétaire…Non ?  

 

A peluch’

 

 

(1) exemple de la ‘ complexité’ des textes et ses conséquences :

Depuis 1974, la dette publique ne cesse d’augmenter et le chômage aussi.      

MAIS depuis 1992, avec l’article 104 du traité de Maastricht, cette interdiction pour les États de créer la monnaie a été hissée au plus haut niveau du droit  international et constitutionnel.

 Irréversible, quoi, et hors de portée des citoyens. On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre.

Si l’article 104,avait été écrit sous la forme  « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, dorénavant  ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers, propriétaires de fonds à prêter à qui voudra les emprunter »,  déjà à cette époque les gens auraient pu comprendre !!! 

 

(2) Une situation de non-retour qui fait penser à l’AGCS (l’Accord Général sur le Commerce des Services) d’où on ne peut pas sortir non plus : cet accord (négocié et signé sans nous en parler, dans le plus grand secret) et du même genre  antidémocratique que l’Union européenne : ce sont les mêmes qui l’ont conçu, ce sont les mêmes intérêts qui sont servis : les multinationales et les banques. Et à  quoi sert l’AGCS ? À faire disparaître toutes les contraintes sur le commerce des services. Aujourd’hui, un État souverain peut encore interdire quantité d’abus pour se protéger contre les investisseurs prédateurs : quand une grande entreprise veut venir s’installer quelque part, le pays a ses propres règles pour défendre son droit social, son droit environnemental, son droit fiscal, ses ressources naturelles, etc.

Cela va disparaître : Les États, dans les négociations secrètes de l’AGCS, sont en train de s’interdire d’interdire (aux entreprises), les uns les autres : je ne t’interdis plus cela, mais toi, tu arrêtes de m’interdire ça… Les citoyens vont se retrouver nus, sans défense et personne n’en parle ! Tous les services publics sont menacés par ces mécanismes. Et cela est irréversible : les amendes que les États acceptent de devoir payer en cas de retrait ne sont pas payables, tellement elles sont prohibitives. Les accords de l’AGCS sont donc négociés en secret par une personne seule : le commissaire européen au commerce extérieur… Alors, qu’en est-il donc en Europe ?

25/03/2008

Tellement vrai ...

Par ISM & Co. aujourd'hui sur alterinfo

''...

“Je suis un Musulman,
Tue-moi et dis que c'est un DOMMAGE COLLATÉRAL,
Jette-moi en prison et dis que c'est une MESURE DE SÉCURITÉ,
Exile mes congénères en masse et appelle cela le NOUVEAU MOYEN-ORIENT,
Vole mes ressources, envahis mon pays, impose-moi tes chefs et appelle cela de la DEMOCRATIE

 

• Règle numéro 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers, et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles.

• Règle numéro 2 : Les Arabes, Palestiniens ou Libanais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme.

• Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense.

• Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.

• Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.

• Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d’enlever autant de Palestiniens qu’ils le souhaitent (environ 11.000 prisonniers à ce jour, dont près de 300 enfants). Il n’y a aucune limite et ils n’ont besoin d’apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique "terroriste".

• Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter l’expression "soutenu par la Syrie et l’Iran".

• Règle numéro 8 : Quand vous dites "Hamas", il faut toujours rajouter l’expression "le mouvement extrémiste islamiste".

• Règle numéro 9 : Quand vous dites "Israël", il ne faut surtout pas rajouter après : "soutenu par les États-Unis, la France et l’Europe", car on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.

• Règle numéro 10 : Ne jamais parler de "Territoires occupés", ni de résolutions de l’ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l’auditeur de France Info.

• Règle numéro 11 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 10). Cela s’appelle de la neutralité journalistique.

 

• Règle numéro 12 ( la mienne …)  Ne pas rappeler que Mr Abbas n’est pas le représentant légal des   palestiniens parce que le choix des urnes n’ a pas été respecté …

 

Beaucoup de vérités dans ce message .. Non?

 

à peluch' !

23/03/2008

Là , ça craint !!

Publié dans « L’Ernesto. Rivista Comunista », n° 5, novembre/décembre 2003, p. 54-57.

 

D’après des témoins occidentaux présents sur place, e.a. James Miles, journaliste pour

« The Economist » , les violences commises à Lhassa durant cette semaine – date de commémoration de la « Rébellion nationale de mars 59 » - ont été inaugurées par des Tibétains, dont des lamas qui encourageaient des groupes de jeunes à commettre des actes destructeurs.

 

Les manifestations de violence étaient organisées : les Tibétains portaient des sacs à dos remplis de pierres, de couteaux et de cocktails Molotov. Les morts causés par ce drame sont tous des Chinois. Les dégâts matériels, destruction de commerces, incendie de véhicules, étaient clairement tournés contre les Chinois. Les manifestants tibétains s’en sont également pris à des écoles primaires, des hôpitaux et des hôtels.

 

De sorte que les Occidentaux présents sur place, pour la plupart des touristes, se demandaient quand la police allait intervenir. Rejointe par l’armée chinoise, elle est intervenue suite à deux jours de violence. Les autorités chinoises craignaient-elles la réaction des pays occidentaux ? … pays qui, en réalité, n’attendaient que cette intervention pour parler de « répression sauvage par l’armée chinoise et de chasse aux manifestants »

 

Y a-t-il lieu de parler d’un « génocide culturel » au Tibet ?

 

En Chine vivent six millions de Tibétains répartis sur différentes provinces, principalement le Tibet, le QingHai, le Gansu, le Sichuan et le Yunnan. Ces six millions de personnes sont bien loin de toutes désirer l’indépendance du Tibet. Il leur apparaît clairement, dans leur vie quotidienne, que la Chine leur a apporté beaucoup plus qu’elle ne leur a retiré. En 50 ans, la population tibétaine a triplé grâce aux soins de santé et aux améliorations dans les domaines agricole, économique et autres.

 

Depuis les années quatre-vingt, la culture et la religion du Tibet s’exercent librement, les enfants sont bilingues, des instituts de tibétologie ont été ouverts à l’intention des jeunes Tibétains, les monastères regorgent de lamas (même des jeunes enfants), et, en rue, les fidèles font allègrement tourner leurs moulins à prière. Il ne s’agit nullement d’un « génocide culturel », tel qu’on le présente chez nous. En réalité, la très grande majorité des six millions de Tibétains se méfie de la communauté tibétaine en exil qui représente pour eux un danger de déstabilisation.

 

Au sein de la communauté en exil, les avis sont d’ailleurs assez partagés, par exemple, Pangdung Rinpoché du monastère de Sera, actuellement exilé à Munich, dit textuellement que « le Dalaï Lama, en commercialisant le Bouddhisme tibétain, cause plus de dégâts à la culture tibétaine que le gouvernement chinois »  Il est pourtant évident que la Chine exerce un contrôle sur les provinces tibétaines, mais que vise ce contrôle chinois ? Il vise uniquement les « divisionnistes », qu’ils soient Tibétains, Chinois, Occidentaux, lamas, laïcs, vieux, jeunes, hommes ou femmes. Ces personnes, qui par leurs actes ou leurs paroles cherchent à en entraîner d’autres dans une lutte pour l’indépendance, sont sévèrement poursuivies et punies, tels les manifestants de cette semaine.

 

D’après le gouvernement chinois, cette lutte est poussée par la communauté en exil et soutenue par le discours ethnique que tient le Dalaï Lama. On ne peut nier qu’il existe des différences culturelles entre les Tibétains et les Chinois, on pourrait même parler d’un gouffre. Toutefois, les heurts qui ont lieu régulièrement au Tibet ne relèvent pas d’un conflit ethnique, mais sont l’expression de la tension existant entre la Chine et l’Occident depuis 50 ans.

Mettre en avant un « conflit ethnique » en vue de diviser un pays est un procédé bien connu des gouvernements occidentaux. Rien que durant ces deux dernières décennies, on peut citer comme exemples : les Balkans, l’URSS et le Moyen Orient, sans oublier plusieurs conflits en Afrique. En ce qui concerne la Chine, les Etats-Unis se sont attelés à cette tâche dès le début de la Guerre Froide. Depuis 50 ans, le Tibet est un de leurs plus valeureux chevaux de bataille, dont le Dalaï Lama est le fier destrier.

  

    Tandis qu’il jouit d’une ample autonomie, le Tibet, grâce aussi aux efforts massifs du gouvernement central, connaît une période d’extraordinaire développement économique et social. Parallèlement au niveau d’instruction, au niveau de vie et à l’espérance moyenne de vie, s’accroît aussi la cohésion entre les différents groupes ethniques, comme confirmé entre autres par l’augmentation des mariages mixtes entre hans (chinois) et tibétains.

Mais c’est justement ce qui va devenir le nouveau cheval de bataille de la campagne antichinoise.

 

   L’article de B. Valli sur La Repubblica du 29 novembre 2003 en est un exemple éclatant. Je me bornerai ici à citer le sommaire : « L’intégration entre ces deux peuples est la dernière arme pour annuler la culture millénaire du pays du toit du monde ». C’est clair, le journaliste s’est laissé  aveugler par l’image d’un Tibet à l’enseigne de la pureté ethnique et religieuse, qui est le rêve des groupes fondamentalistes et sécessionnistes. Pour en comprendre le caractère régressif, il suffit de redonner la parole au chroniqueur qui a inspiré Hollywood. Dans le Tibet prérévolutionnaire, en plus des tibétains, et des chinois, « on peut rencontrer aussi des ladaks, des boutans (orthographe non garantie, NdT), des mongols, des sikkimais, des kazakhs, etc ». Les népalais sont aussi largement présents : « Leurs familles demeurent presque toujours au Népal, où eux-mêmes rentrent de temps en temps. En cela ils se différencient des chinois qui épousent volontiers des femmes tibétaines, et mènent une vie conjugale exemplaire ». (p. 168-9). La plus grande « autonomie » qu’on revendique, on ne sait d’ailleurs pas très bien si pour le Tibet à proprement parler ou pour le Grand Tibet, devrait-elle comporter aussi la possibilité pour le gouvernement régional d’interdire les mariages mixtes et de réaliser une pureté ethnique et culturelle qui n’existait même pas avant 1949 ?

 

     Dès 1949, le ministère des Affaires étrangères des Etats-Unis déclarait que « ce qui nous importe n’est pas l’indépendance du Tibet, mais l’attitude à adopter vis-à-vis de la Chine »              

 

   Dix ans plus tard, le Dalaï Lama choisit clairement ses alliés et décide l’exil, moyennant gros financement et soutien logistique de la CIA . En 1989, Sa Sainteté perçoit le prix Nobel de la Paix, la même année que le mur de Berlin s’est vu chuté et que la Place TianAnMen s’est vue hantée par une statue de la liberté en papier mâché.

   En 2007, le Dalaï Lama est décoré du plus prestigieux insigne du Congrès américain et déclare que « Bush est désormais un membre de sa famille ».

 

Ce dernier événement n’a été que peu relayé par les médias européens : on comprend leur embarras face à cette alliance affichée du Dalaï Lama avec le gouvernement des Etats-Unis, alors que la politique extérieure de ce dernier est de plus en plus interpellée par l’Europe. L’enjeu du conflit Chine-Occident, exprimé à travers les violences de Lhassa, n’est pas un « petit Kosovo », mais il s’agit du tiers de la Chine, un territoire qui vaut cinq fois la France et qui ouvre l’accès au gigantesque marché économique chinois, de quoi faire basculer l’économie mondiale !

 

 

Mais qui est réellement le Dalaï Lama ? Disons déjà, pour commencer, qu’il n’est pas né dans le Tibet historique, mais dans un territoire incontestablement chinois, très exactement dans la province de Amdo qui, en 1935, année de sa naissance, était administrée par le Kuomintang. En famille, on parlait un dialecte régional chinois, si bien que notre héros apprend le tibétain comme une langue étrangère, et est obligé de l’apprendre à partir de l’âge de trois ans, c’est-à-dire à partir du moment où, reconnu comme l’incarnation du 13ème Dalaï Lama, il est enlevé à sa famille et enfermé dans un couvent, pour être soumis à l’influence exclusive des moines qui lui enseignent à se sentir, à penser, à écrire, à parler et à se comporter comme le Dieu-roi des Tibétains, c’est-à-dire comme Sa Sainteté.

 

   Un « paradis » terrifiant

 

 Je tire ces informations d’un livre (Heinrich Harrer, Sept ans au Tibet, diverses éditions en français autour du film de J-J. Annaud, je reprends ici la notation des pages de l’auteur de l’article dans la version italienne du livre, chez Mondadori, NdT) qui a même un caractère semi-officiel (il se conclut sur un « Message » dans lequel le Dalaï Lama exprime sa gratitude à l’auteur) et qui a énormément contribué à la construction du mythe hollywoodien.

 

… Mais quelle société est donc celle sur laquelle le Dalaï Lama est appelé à gouverner ? Un peu à contrecœur, l’auteur du livre finit par le reconnaître : «  La suprématie de l’ordre monastique au Tibet est absolue, et ne peut se comparer qu’avec une dictature. Les moines  se méfient de tout courant qui pourrait mettre en péril leur domination ». Ce n’est pas seulement ceux qui  agissent contre le « pouvoir » qui sont punis mais aussi « quiconque le met en question » (p. 76). Voyons les rapports sociaux. On dira que la marchandise la plus bon marché  est celle que constituent les serfs (il s’agit, en dernière analyse d’esclaves). Harrer décrit gaiement sa rencontre avec un haut- fonctionnaire : bien que n’étant pas un personnage particulièrement important, celui-ci peut cependant avoir à sa disposition « une suite de trente serfs et servantes » (p.56). Ils sont soumis à des labeurs non seulement bestiaux mais même inutiles : « Environ vingt hommes étaient attachés à la ceinture par une corde et traînaient un immense tronc, en chantant en cœur leurs lentes mélopées, et avançant du même pas. En nage, et haletants, ils ne pouvaient pas s’arrêter pour reprendre leur souffle, car le chef de file ne l’autorisait pas. Ce travail terrible fait partie de leur impôt, un tribut de type féodal »

… Un abîme incommensurable séparait les serfs des patrons. Pour les gens ordinaires, on ne devait adresser ni une parole ni un regard au Dieu-roi. Voici par exemple ce qu’il advient au cours d’une procession :

 

 « Les portes de la cathédrale s’ouvrirent et le Dalaï Lama sortit lentement (…) La foule dévote s’inclina immédiatement. Le cérémonial religieux aurait exigé que l’on se jetât par terre, mais il était impossible de le faire à cause du manque de place.  Des milliers de gens  se courbèrent donc, comme un champ de blé sous le vent. Personne n’osait  lever les yeux. Lent et compassé, le Dalaï Lama commença sa ronde autour du Barkhor (…) Les femmes  n’osaient pas respirer ».

 

  La procession finie, l’atmosphère change radicalement :

 

 « Comme réveillée soudain d’un sommeil hypnotique, la foule passa à ce moment-là de l’ordre au chaos (…) Les moines soldats entrèrent immédiatement en action (…) A l’aveuglette, ils faisaient tourner leurs bâtons sur la foule (…) mais malgré la pluie de coups, les gens y revenaient comme s’ils étaient possédés par des démons (…) Ils acceptaient maintenant les coups et les fouets comme une bénédiction. Des récipients de poix bouillante tombaient sur eux, ils hurlaient de douleur, ici le visage brûlé, là les gémissements d’un homme roué de coups ! » (p.157-8).

 

 Il faut noter que ce spectacle est suivi par notre auteur avec admiration et dévotion. Le tout, ce n’est pas un hasard, est compris dans un paragraphe au titre éloquent : « Un dieu lève la main, en bénissant ».  Le seul moment où Harrer a une attitude critique se trouve quand il décrit les conditions d’hygiène et de santé dans le Tibet de l’époque. La mortalité infantile fait rage, l’espérance de vie est incroyablement basse, les médicaments sont inconnus, par contre des médications assez particulières ont cours : « souvent les lamas font des onctions à leurs patients avec leur salive sainte ; ou bien tsampa ( ? NdT) et beurre sont mélangés avec l’urine des saints hommes pour obtenir une sorte d’émulsion qui est administrée aux malades ». (p.194).

.. En réalité, en 1949, dans un livre qu’il publie sur les relations Usa-Chine, le Département d’Etat américain publiait une carte éloquente en elle-même : en toute clarté, aussi bien le Tibet que Taiwan y figuraient comme parties intégrantes du grand pays asiatique, qui s’employait une fois pour toutes à mettre fin aux amputations territoriales  imposées par un siècle d’agression colonialistes et impérialistes. Bien sûr, avec l’évènement des communistes au pouvoir, tout change, y compris les cartes géographiques : toute falsification historique et géographique est licite quand elle permet de relancer la politique commencée à l’époque avec la guerre de l’opium et, donc, d’aller vers le démantèlement de la Chine communiste.

      

   C’est un objectif qui semble sur le point de se réaliser en 1959.  Par un changement radical en regard  de la politique suivie jusque là, de collaboration avec le nouveau pouvoir installé à Pékin, le Dalaï Lama choisit la voie de l’exil et commence à brandir le drapeau de l’indépendance du Tibet. S’agit-il réellement d’une revendication nationale ? Nous avons vu que le Dalaï Lama lui-même n’est pas d’origine tibétaine et qu’il a été obligé d’apprendre une langue qui n’est pas sa langue paternelle. Mais portons plutôt notre attention sur la caste dominante autochtone.

 

 D’une part, la caste dominante autochtone, malgré la misère générale et extrême du peuple, peut cultiver ses goûts de raffinement cosmopolite : à ses banquets on déguste « des choses exquises  provenant de tous les coins du monde » (p.174-5). Ce sont de raffinés parasites qui les apprécient, et qui, en faisant montre de leur magnificence, ne font assurément pas preuve d’étroitesse provinciale : « les renards bleu viennent de Hambourg, les perles de culture du Japon, les turquoises de Perse via Bombay, les coraux d’Italie et l’ambre de Berlin et du Königsberg » (p.166). Mais tandis qu’on se sent en syntonie avec l’aristocratie parasite de tous les coins du monde, la caste dominante tibétaine considère ses serviteurs comme une race différente et inférieure ; oui, « la noblesse a ses lois sévères : il n’est permis d’épouser que quelqu’un de son rang » (p. 191).

Quel sens cela a-t-il alors de parler de lutte d’indépendance nationale ? Comment peut-il y avoir une nation et une communauté nationale si, d’après le chantre même du Tibet prérévolutionnaire, les « demi-dieux » nobles, loin de considérer leurs serviteurs comme leurs concitoyens, les taxent et les traitent d’ « êtres inférieurs » (p. 170 et 168) ?

 

 D’autre part, à quel Tibet pense le Dalaï Lama quand il commence à brandir le drapeau de l’indépendance ? C’est le Grand Tibet, qui aurait du rassembler de vastes zones hors du Tibet proprement dit, en annexant aussi les populations d’origine tibétaine résidant dans des régions comme le Yunnan et le Sichuan, qui faisaient partie depuis des siècles du territoire de la Chine et qui furent parfois le berceau historique de cette civilisation multiséculaire et multinationale. C’est clair, le Grand Tibet représentait et représente un élément essentiel du projet de démantèlement d’un pays qui, depuis sa renaissance en 1949, ne cesse de déranger les rêves de domination mondiale caressés par Washington.

 

    Les violences qui ont eu lieu à Lhassa cette semaine sont à lire dans la continuité : 1949-59-89. Sans doute, peut –on  les considérer comme un « feu vert » donné par les Etats-Unis, relayé par le Dalaï Lama et concrétisé par quelques jeunes Tibétains à qui on a dû promettre monts et merveilles occidentales en bout de course. Ils deviendront des héros nationaux, à moins qu’ils ne croupissent dans les prisons chinoises.

 

L’article de B. Valli sur La Repubblica du 29 novembre 2003 en est un exemple éclatant. Je me bornerai ici à citer le sommaire : « L’intégration entre ces deux peuples est la dernière arme pour annuler la culture millénaire du pays du toit du monde ». C’est clair, le journaliste s’est laissé  aveugler par l’image d’un Tibet à l’enseigne de la pureté ethnique et religieuse, qui est le rêve des groupes fondamentalistes et sécessionnistes. Pour en comprendre le caractère régressif, il suffit de redonner la parole au chroniqueur qui a inspiré Hollywood. Dans le Tibet prérévolutionnaire, en plus des tibétains, et des chinois, « on peut rencontrer aussi des ladaks, des boutans (orthographe non garantie, NdT), des mongols, des sikkimais, des kazakhs, etc ». Les népalais sont aussi largement présents : « Leurs familles demeurent presque toujours au Népal, où eux-mêmes rentrent de temps en temps. En cela ils se différencient des chinois qui épousent volontiers des femmes tibétaines, et mènent une vie conjugale exemplaire ». (p. 168-9). La plus grande « autonomie » qu’on revendique, on ne sait d’ailleurs pas très bien si pour le Tibet à proprement parler ou pour le Grand Tibet, devrait-elle comporter aussi la possibilité pour le gouvernement régional d’interdire les mariages mixtes et de réaliser une pureté ethnique et culturelle qui n’existait même pas avant 1949 ?

Le 22 mars 2008 (LPAC) — La représentante de Californie Nancy Pelosi, qui dirige la majorité démocrate au Congrès étasunien, s’est illustrée une fois de plus en « idiote utile » au service du parti de la guerre. Proche de Felix Rohatyn, l’apôtre des privatisations déguisées en Partenariats Public Privé, Nancy Pelosi a milité en 2007 avec force contre toute procédure de destitution du vice-président Dick Cheney, tête de file de la faction néoconservatrice.

En rendant visite au Dalaï Lama et la communauté tibétaine installée à Dharamsala en Inde, pour y dénoncer sans nuances les évènements du Tibet, attribués exclusivement aux « oppresseurs » chinois, Pelosi joue le jeu de tous ceux qui, au moment même où le système financier se désintègre, cherchent à provoquer un « choc des civilisations ». Cette carte politique « du chaos » d’origine britannique vise avant tout à préempter toute solution négociée entre les grandes puissances pour la mise en place d’un nouveau système financier international.

Rappelons ici que le Dalaï Lama, grand « pacifiste », a reconnu dans un interview au New York Times du 28 novembre 1993 que, dans le cadre de la guerre froide, son frère ainsi que des centaines de résistants tibétains reçurent de l’argent et un entraînement de la CIA au Colorado. Aujourd’hui, c’est surtout la main britannique qui a pris le relais. D’ailleurs, aussi bien Gordon Brown que le prince Charles d’Angleterre ont d’ores et déjà confirmé leur volonté de rencontrer le Dalaï Lama lors de sa visite prévue en Angleterre au mois de mai.

Si Nancy Pelosi, comme les grands prêtres des chaînes médiatiques, dénoncent le fait que les journalistes n’ont pas un libre accès à la capitale tibétaine Lhasa, le journaliste anglais James Miles de l’hebdomadaire The Economist, lors d’une interview à la chaîne de télévision américaine CNN, présente une autre version des faits.

De retour de Lhasa, où il a pu travailler pendant une longue semaine, et présent à Lhasa dès le début des émeutes du 12-13 mars, James Miles témoigne d’avoir constaté une violence sans précédent ciblant exclusivement la communauté des marchands chinois Han vivant à Lhasa, symbole du « génocide culturel » infligé contre le Tibet, ainsi que contre la minorité musulmane du peuple Hui [arrivée il y a 900 ans au Tibet…].

Les émeutiers, affirme Miles, ont « attaché des foulards blancs traditionnels à tous les commerçants et hommes d’affaires 100% d’origine tibétaine. Ceux-là n’ont pas été ciblés. Par contre, tous les autres ont été la cible d’attaques violentes, de pillages et leurs biens furent jetés dans la rue et brûlés. C’était une explosion extraordinaire de violence ethnique d’une nature fortement déplaisante à voir qui a surpris plus d’un tibétain qui les regardait. »

Espérons toutefois que ces incidents ne soient pas un « exercice de style », précurseurs d’une série d’autres violences dont il n’est pas difficile de prévoir les échéances : les JO de Pékin cet été 2008, la date anniversaire des 50 ans de la « Rébellion nationale » en mars 2009, et l’expo universelle à Shanghai en 2010. Autant d’événements médiatiques qui vont rassembler la presse internationale et sur lesquels compte l’Occident pour mettre la Chine au pas de sa « démocratie ». Mais peut-on réellement en vouloir à la Chine de mener sa barque indépendamment des exigences de notre marché et loin de notre éthique démocratique ? N’oublie-t-on pas trop facilement que c’est ce marché économique, mis en place par nous-mêmes et enrobé dans nos « Droits universels de l’homme », par lequel meurent de faim et de soif des centaines de milliers de personnes par jour ?

 

  Les vastes ressources en eau du Tibet sont par contre  un des intérêts majeurs de la présence chinoise sur ce haut plateau, berceau des plus grands fleuves d'Asie, estiment des experts.

     "Le Tibet est un territoire stratégique. Son contrôle donne à la Chine la mainmise sur ses vastes ressources en minéraux et en eau", explique Brahma Chellaney, du Centre for Policy Research de New Delhi. "Avec le réchauffement climatique qui aggrave les problèmes d'eau en Asie, le contrôle du Tibet permet à la Chine de façonner l'eau en une arme politique", ajoute ce spécialiste des relations internationales.

      Les plans d'eau de la seule région du Tibet, sous administration chinoise depuis 1951, représentent le tiers de la superficie lacustre totale du pays. C'est aussi sur le plateau que naissent les principaux fleuves d'Asie: Indus, Mekong, Yangzi, Fleuve Jaune, Salween, Brahmapoutre, Sutlej...

    Parmi les grands fleuves régionaux, seuls le Gange prend sa source sur le versant indien de l'Himalaya. Avec le Tibet, la Chine domine l'amont et peut se permettre de gigantesques projets hydroélectriques, indispensables à son développement économique, en aval, notamment au Yunnan.

     Accablée par ses problèmes de pollution dus à deux décennies de croissance ultra-rapide, la Chine a pour objectif que 15% de sa consommation d'énergie en 2020 provienne de sources renouvelables, le double de 2005.  L'accent est donc mis sur l'hydraulique, avec une capacité installée prévue de 300 millions de kilowatts à cette date. Pourtant, les autorités chinoises sont singulièrement silencieuses sur leurs projets, leur impact possible sur l'environnement et les pays voisins - Thaïlande, Cambodge, Vietnam, Inde.

 

Les raisons pour les quelles la Chine mènera sans doute la carotte et le bâton  sont donc loin d’être celles présentées généralement par nos médias serviles... Non ?

 

A peluch’

19:28 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tibet, chine, daila lama |  Facebook |

20/02/2008

De l’arbre aux milles écus de l’injustice ou autres comptes ?

Dans un communiqué de presse paru sur son site ce mercredi 20 février,le Syndicat de la magistrature a exprimé sa plus vive préoccupation au regard de propositions en ce qui concerne ‘’Le rapport sur la dépénalisation du droit des affaires’’qui a été  remis aujourd’hui à Rachida Dati.

Ce texte risqueraient désormais , si il était adopté ,  de porter  atteinte d’une manière très  grave au principe d’égalité des citoyens devant la loi. Pas moins !!

Pour résumer ( mais je vous conseille l’original du texte ![ 1 ] ) les quelques mesures les plus inquiétantes comme :

- La récidive qui compterait  désormais pour du beurre ..mais pour le beur, ..( 2 )  lui .. rien de changer !

- La création d’un tribunal d’exception pour les infractions boursières .. là .. tout est dit..

- Le ‘ secteur privé qui serait amené à  ‘orienter ’ les  ‘transactions ‘ …, pas besoin de trop d’explications non plus …

- La possibilité ‘ d’ arrangements’ en sous mains ... Le scandale fait tache il est vrai..

- Et une dernière comme la possibilité de remonter jusqu’à la date de la  ‘ commission des faits ‘ pour évaluer la période de la prescription des faits …( alors pour des procès comme l’amiante , le sang contaminé , ou autre hormone de croissance .. )

 

Inquiétant quand même ? Non ?

  À peluch’ !!

 

 

[ 1 ] http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/310856....

 

( 2 ) le commun du peuple .. vous et moi bien trop souvent...

15/02/2008

L’échec sans provisions des peuples du monde …

L’échec dans la justice … Ainsi de l’intervieuw du figaro consacrée à Dominique de Talancé … extrait : ’ …Après dix années au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, la juge d'instruction Dominique de Talancé a choisi de s'en aller. Elle déplore l'obstruction du parquet et à travers lui l'abdication du pouvoir face aux délits financiers

lefigaro.fr. - Pourquoi avoir choisi de prendre la prendre la parole aujourd'hui ?

Dominique de Talancé. - Parce que je pense que cela intéresse les gens de savoir ce qui se passe au sein du pôle financier, très médiatisé. Et puis parce que ce pôle financier est aujourd'hui, selon moi, vidé de sa substance.Le parquet, directement lié à l'exécutif, est juge de l'opportunité de poursuites. C'est lui qui décide si telle ou telle affaire mérite d'être poursuivie. S'il décide qu'on ne la poursuit pas ou qu'on va différer cette poursuite, le pôle financier ne travaille pas. Les juges d'instruction ne pouvant pas s'autosaisir. Résultat : nous sommes dépendants de l'idée qu'a le pouvoir politique en place de ce qu'il doit réprimer ou pas. Et aujourd'hui, le parquet de Paris fait en sorte que les affaires financières complexes ne soient plus instruites par les juges du pôle financier. J'ai donc choisi de partir pour ne pas servir d'alibi.Derrière ces propos il y a en creux une accusation du pouvoir politique. Quel message souhaitez-vous faire passer à la classe politique ?Je n'ai rien envie de leur dire, il faut que les choses soient bien scindées : il y a le pouvoir politique d'un côté et le pouvoir judiciaire de l'autre. Simplement le pouvoir judiciaire, malheureusement, est totalement dépendant de la politique qu'entend mener l'exécutif. Nous sommes parfaitement empêchés de travailler. Les juges financiers sont renvoyés au chômage technique.Qui peut changer les choses puisque vous ne semblez pas croire en l'action des politiques ? J'espère que la France sera sensible aux injonctions des diverses institutions internationales parmi lesquelles le conseil de l'Europe. Et puis je crois surtout que le public va se rendre compte que finalement ces grands scandales financiers lui sont préjudiciables et va se mobiliser.

Le scandale du Crédit Lyonnais par exemple, c'est une somme d'argent prélevée à chaque Français. Je ne pense pas que le pouvoir politique, qui raisonne à court terme, ait l'intention de faire changer les choses…’

L’échec de la Constitution européenne pour les peuples européens …Extrait de http:// voltairenet.org/article154208.html…’ Les traités européens servent les intérêts de ceux qui les écrivent …’’ Etienne chouard :’’ Il ya un rouage essentiel qui m’est apparu cette année .Je commence même à y voir le cœur du piège, le moteur de notre impuissance...C’est l’article 104 de Maastricht ( soit l’article 123 du  traité de Lisbonne ...)

Il dit ceci :’’ Les états n’ont plus le droit d’emprunter auprès de leurs banques centrales ‘’ De quoi s’agit –il ? De puis des siècles , les états ont abandonnés une partie de leur pouvoir de créer la monnaie aux banques privées : les banques ont obtenu des gouvernants le droit ( fondamental ) de créer la monnaie .

Mais au moins , jusqu’à une période récente ( 1974 en France) , les états partageaient encore avec les banques privées le droit de créer la monnaie : quand un état avait besoin d’argent pour créer des hôpitaux , des voies ferrées ou des logements sociaux , l’état créait lui-même sa monnaie , et il ne devait pas payer d’intérêt pendant les remboursements(  !!! Ndr)

Depuis 1974 , en France , à l’époque du serpent monétaire européen , l’Etat –et c’est sans doute pareil pour les autres pays européens – s’est interdit à lui –même de créer d’emprunter auprès de sa banque centrale et il c’est lui –même privé de  la création monétaire .. Depuis l’état, c'est-à-dire nous tous, s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts ce qui rend tout plus cher...( d’où la dette colossale du ( des )  pays … ! !  Ndr)  ‘’… L’échec des peuples face au choix des gouvernements  Comme le démontre cet article récent par rapport à ce qui a été crit dans cet article précédemment ..où le pouvoir donner au privé se retourne contre les peuples …au travers d’individus , de sociétés ou de paradis fiscaux comme le Lichtenstein…  Extrait du monde ‘’ LE MONDE | 15.02.08 | 15h39  •  Mis à jour le 15.02.08 | 15h39’’ Au regard des standards du moment, l'injection de 1,5 milliard d'euros par Berlin dans la banque allemande IKB n'a pas grande signification. Cela représente seulement 3 % du capital total apporté aux établissements bancaires pour compenser leurs pertes. Mais c'est un "don" qui montre que les gouvernements comptent bien jouer leur rôle pour maintenir ces entreprises à flot.Les autorités allemandes aimeraient bien, par ailleurs, que le secteur privé local apporte sa contribution à cette entreprise de sauvetage. Mais les établissements concernés résistent. Pourquoi apporter de l'argent quand, il est vrai, le gouvernement semble si prompt à faire payer la note au contribuable ? ..’’ ‘’…

Selon le parquet de Bochum, M. Zumwinkel a escroqué le fisc allemand d’au moins un million d’euros en plaçant une partie de son argent au Lichtenstein, l’un des trous noirs fiscaux de l’Europe : « Quand on a un tel exemple sous les yeux, on ne peut que douter de notre économie et de notre société », a déploré Peer Steinbrück, le grand argentier du gouvernement fédéral.

L’affaire provoque une énorme émotion en Allemagne, tant à cause des faits reprochés, que de la personnalité de M. Zumwinkel. A un an de la retraite, ce grand patron, multimillionnaire dès la naissance, vient en effet de tomber pour avoir voulu gagner quelques millions de plus…’’..’’ Ces entreprises sont vitales pour des économies très dépendantes du crédit. Et un soutien par le contribuable semble politiquement plus acceptable que la vente de ces sociétés à des fonds souverains étrangers.Mais cette aide publique signifie aussi qu'au final, ceux qui ont fait des paris absurdes sur les crédits s'en sortent bien. Les bonus des banquiers peuvent atteindre des niveaux record, les actions de leurs groupes n'ont en effet finalement pas trop souffert…’’Mais ces ‘firme privées sont aussi source de scandale … comme ici : ..’’ La Haute Cour de Justice de Londres a ouvert hier le procès Yamamah : la firme BAE Systems est accusée d’avoir mis en place dans les années 80 un vaste système de corruption dans l’establishment britannique et dans d’autres pays. Au cours du méga-contrat d’armement Yamamah conclu avec l’Arabie saoudite, elle aurait soustrait des sommes faramineuses dont le prince Bandar bin Sultan aurait été le principal bénéficiaire…’’ Et il n y a ici que des exemples récents et je ne parlerai pas du rapport Attali …à la sauce libérale …’’ Immoral quand même ... ? Non ?  A peluch’ !