28/08/2008

L’écoigniominie de haut vol et autres comptes …

Tout les moyens ont été bons pour s’enrichir à outrance  pour nombre d’établissements financiers ainsi que et surtout pour  leurs actionnaires  , et ce jusqu’à mi 2007 , mais lorsque l’environnement a commencé à changer et que les pertes ont commencés à apparaitre dans le bilan des banques , les nombreux tours de passe - passe entre ces organismes pour se sauver mutuellement ce sont amplifiés .. De là  à inviter le citoyen à en subir les conséquences devient vraiment indécent... ces quelques exemples pour éclairer un peu ce point de vue …

 

Citigroup et Merrill Lynch : la chute finale ? LPAC –le 5 /11/2007 - 17:36

 

« Le gros de la crise est encore à venir et c’est la panique dans les banques. Deux des plus importants groupes financiers américains, Citigroup et Merrill Lynch ont vu leurs titres chuter considérablement, » écrit aujourd’hui Libération.

 

Voici quelques chiffres des pertes récentes des grandes banques internationales (en milliards de dollars) :Merryll Lynch 8,4 Citigroup 6,5 Union Banque Suisse 4,4 Deutsche Bank 3,1 Bear Stearns 2,3 Crédit Suisse 2,6 Bank of America 2,0 Countrywide Fin 1,6 Dresdner Bank 1,0 Morgan Stanley 0,9 JP Morgan Chase 0,3

 

Washington Mutual dans la tourmente de la crise du subprime LaTribune le 10/12/2007

 

…’’Washington Mutual (WaMu), l'un des principaux prêteurs immobiliers du pays, annonce une ample restructuration, avec la levée de 2,5 milliards de dollars de capitaux frais, une réduction du dividende et la suppression de 3.150 emplois. Pour l'agence Moody's, le redressement de WaMu n'est pas attendu avant 2010.

…WaMu prévoit désormais de passer au quatrième trimestre une provision pour créances douteuses de 1,5 à 1,6 milliard de dollars (contre 1,3 milliard attendus jusqu'ici) et s'attend aussi à une provision de 1,8 à 2 milliards de dollars au premier trimestre 2008. Par ailleurs, la banque doit aussi enregistrer au quatrième trimestre une charge de 1,6 milliard de dollars au titre de sa restructuration.

…Il reste que la présence d'un portefeuille de prêts hypothécaires "subprime" de 20 milliards de dollars et d'un portefeuille de 59 milliards de dollars dans les prêts immobiliers rendent "possible" l'annonce de nouvelles dépréciations par WaMu à l'avenir, avertit Moody's…’’

 

Wells Fargo a limité les dégâts en 2007  Lesechos.fr • Le 16/01/2008

La banque américaine a vu son bénéfice reculer de 4,3% l'an passé, pour s'établir à 8,06 milliards, sous le poids notamment de 1,4 milliard de dollars de provisions pour créances douteuses passées au quatrième trimestre 

Wells Fargo & Company a résisté à la crise financière en 2007 avec un bénéfice net de 8,06 milliards de dollars, en baisse limitée de 4,3% sur les 8,42 milliards de l'exercice précédent. Ce résultat intègre 1,4 milliard de dollars de provisions pour créances douteuses…

… La banque américaine, l'une des rares dans le monde à obtenir la note maximale des agences de notation, a indiqué mercredi s'attendre à un environnement difficile. Les provisions pour créances douteuses devraient encore s'alourdir, compte tenu de la faiblesse du marché immobilier et de l'état général de l'économie américaine. (source AFP)

 

JP Morgan s'offre Bear Stearns, à court de liquidités, pour 2 dollars par titre

AGEFI - Par Alexandre Boksenbaum le 17/03/2008

L'offre valorise la banque à 236 millions de dollars. Le coût total de l’opération pourrait cependant s’élever à 6 milliards selon JP Morgan

 

 

Corrélation indirecte  …Mondialisation.ca, Le 25 mai 2008

 

…Aujourd'hui, le prix du pétrole, contrairement à il y a vingt ans, est déterminé à huis clos dans les chambres de commerce d’institutions financières géantes comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Citigroup, Deutsche Bank ou UBS. Dans ce jeu, l'échangeur clef est le London ICE Futures Exchange (autrefois International Petroleum Exchange). ICE Futures est une filiale possédée intégralement par Atlanta Georgia International Commodities Exchange. ICE d’Atlanta a été fondée en partie par Goldman Sachs, qui dirige aussi l’indice des prix des matières premières les plus utilisées dans le monde, le GSCI, qui est surpondéré au prix du pétrole.

Le prix en ce moment étant de 128 dollars par baril, cela signifie que le spéculateur à terme n'a qu'à donner environ 8 dollars pour chaque baril et emprunter les autres 120 dollars. Cette « force » exceptionnelle de 16 pour 1 permet d’amener le prix à un niveau follement irréaliste et de compenser les pertes bancaires du subprime et des autres catastrophes au détriment de l'ensemble de la population [mondiale].

 

Et enfin …

 

Freddie Mac va racheter 15 milliards de dollars de crédits immobiliers « géants »

AGEFI.FR  le 18/04/2008

 

L'organisme de crédit immobilier semi-public Freddie Mac a annoncé jeudi qu'il achèterait des crédits logement « géants » auprès de quatre banques dans des zones où les prix immobiliers sont élevés. Dans un communiqué, l'établissement précise qu'il achèterait ces crédits auprès de Wells Fargo , JP Morgan Chase, Citigroup et Washington Mutual.

 

Et l’état américain envisage ces dernier jours  de nationaliser un organisme comme Freddy Mac ( et sa consœur Fannie Mae…)   qui a couvert jusqu’ici tant de malversations  sans garantie aucune pour le consommateur et future victime de ces malversations de voir le système entièrement restructuré à l’avenir , laissant les bénéficiaires de celui –ci impunis ? …

La main invisible du marché serait –elle celle d’un voleur ? Mais la finance mondiale n’ a jamais rien eu de moral il est vrai …Si ?

 À peluche

09:21 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fannie mae, freddy mac |  Facebook |

17/08/2008

Oh ? ! Tant d’eau dans le gaz !

En novembre 2003, la Géorgie a été victime d’un « coup d’Etat démocratique » : la Révolution des roses, une des Révolutions colorées organisées par la CIA et des officines « proches » afin de renverser des régimes des Etats jugés trop proches politiquement de Moscou ou ceux sur des emplacements stratégiques comme la Serbie, l’Ukraine ou encore la Géorgie .La Serbie parce que alliée de la Russie dans les Balkans, l’Ukraine et la Géorgie parce que stratégiques dans la volonté d’encerclement (containment) de la Russie

 

Depuis la prise de pouvoir de Mikhaïl Saakachvili, la Géorgie est devenue un allié indéfectible de Washington, le président a lui-même été formé par Georges Soros, l’homme derrière les Révolutions colorées d’Europe centrale, l’investisseur du groupe Carlyle... Des ministres de l’actuel gouvernement sont des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa fondation. Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont également été formés aux Etats-Unis dans le cadre des échanges universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros. Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique bilatérale à la Géorgie qui atteint aujourd’hui 185 millions de dollars. De plus, la Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces spéciales de l’armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste dans la région avec l’aide d’Israël

 

Ces coups d’Etats fomentés par la CIA aux frontières de la Russie, l’extension à l’est de l’Otan, l’installation du système de radars américains en Europe centrale, les négociations d’entrée de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’Otan (bloquées fort heureusement par l’Allemagne), mais surtout l’extension de l’UE (désormais sur la mer Noire) et la terrible affaire du Kosovo ont été considérées par la Russie comme autant d’agressions indirectes et de viol du droit international qu’on lui prétend lui « opposer » pourtant officiellement partout.

 

Dernièrement, l’agression géorgienne du 8 Aout avec sans doute pour finalité de  permettre le remplacement des soldats russes de maintien de la paix par des Casques Bleus qui seraient, on s’en doute, gracieusement mis à disposition par les ennemis intimes de la Russie : polonais, ukrainiens, estoniens... le choix est large ! Mais dans quel but ?

 

L’administration Bush, elle, veut que l’élection de novembre soit tenue dans un environnement de crise internationale, sans doute  afin d’intimider et de dévier l’opposition populaire à la guerre en Irak, aux politiques sociales réactionnaires de Bush et à la crise économique grandissante. L’idée, donc, est d’avoir une autre élection sur la « sécurité nationale » qui favoriserait McCain, dont la campagne est largement basée sur son passé militaire et sa supposée expérience en matière de politique étrangère.

 

Les démocrates, incluant leur candidat présidentiel Barack Obama( 1 ) s’essayent aussi à la rhétorique provocatrice et belliqueuse de l’administration Bush et de McCain, en  dénonçant la Russie dans des termes similaires et en  faisant écho à la demande de l’administration Bush concernant l’admission de la Géorgie dans l’OTAN…quitte à remettre Hillary Clinton sur les rails de la présidence suivant l’évolution de l’actu et des sondages d’opinions …

…Et si l'on ajoute à cela que tous les projets d'oléoducs et de gazoducs, en provenance d'Asie centrale, dont l'objectif était le contournement de la Russie, passent par la Géorgie, on peut  commencer à mieux entrevoir les principaux enjeux en cours dans certain coins du monde.

 

Les faits

 

Comme le rappelle Valeurs actuelles, « les spécialistes s’accordent pour dire que le gaz (l’or bleu) sera LA source d’énergie du XXIe siècle. Hors la Russie en est le premier pays producteur (détenant près de 1/3 des réserves mondiales) et la production des principaux pays Européens diminue. Ceux ci devront importer les ¾ de leur consommation à l’horizon 2015. » (Et plus de 80% dès 2020).

Deux projets de Gazoducs « s’affrontent » aujourd’hui,

les projets Nabucco et  South Stream.

 

Nabucco est un projet de gazoduc pour approvisionner l’Europe via le Gaz de l’Iran et de la Caspienne, vers l’Europe centrale. Ce projet est piloté par le Hongrois MOL, le Turc Botas, le Bulgare Bulgargas, le Roumain Transgaz et l’autrichien OMV. Soutenu par l’Union européenne, ce gazoduc permettrait de diversifier (entendez baisser la dépendance envers la Russie…) les sources d’approvisionnement énergétique du Vieux continent.

 

South Stream quand à lui,  est un gazoduc devant relier la Russie à l’Italie via la Bulgarie.

De là, la route sud-ouest devrait continuer à travers la Grèce et la Mer Ionienne jusqu’en Italie Méridionale. La route nord-ouest devrait traverser la Roumanie, la Serbie, la Hongrie et la Slovénie jusqu’en Italie du Nord, avec un embranchement vers l’Autriche et l’Allemagne. C’est le réseau russe de transport du gaz (Gazprom) qui alimentera le South Stream, avec du gaz russe en provenance de Russie mais aussi d’Asie centrale, notamment du Kazakhstan.

 

C’est dans les derniers mois que le président Poutine à signé avec la Bulgarie et la Serbie deux accords absolument fondamentaux avec la Bulgarie tout d’abord qui a accepté une participation à South Stream envers et contre ses fraîches ambitions Européennes, mais avec la Serbie surtout, puisque le rachat de 51% du capital de la société Serbe NIS a été doublé d’une assurance que la Serbie serait sur le parcours de South Stream, route nord ouest. Le ministre Italien Pierluigi Bersani avait souligné que l’accord représente "un nouvel élément dans la stratégie de renforcement de la sécurité énergétique de l’Italie et de l’Union européenne". South Stream, en effet, traduit parfaitement les axes de la nouvelle politique énergétique Russe : être libérée des contraintes et des influences géo-territoriales « jugées hostiles », colorées (Ukraine ou Guam) ou encore Américano-turques (OTAN hors Europe) et créer une « route orthodoxe du gaz ».

Le projet North Stream (un pipeline sous marin direct entre la Russie du nord et l’Allemagne de plus de 1200 km pour une capacité de 25 milliards de mètre cube délivrés par an) confirme cette volonté du Kremlin de développer des accords bilatéraux avec les pays de l’Union et de passer outre les intermédiaires jugés peu fiables (Ukraine dans le premier cas, et Pologne et pays Baltes dans le second).

 

Il faut souligner quelques éléments essentiels : l’Allemagne, comme l’Italie ne s’embarrassent pas de l’opinion de leurs voisins proches (France pour l’Italie ou Pologne pour l’Allemagne) ; ces états freinent leur mission au sein de l’OTAN, mais développent leur partenariat stratégique direct avec la Russie, qu’ils estiment à juste titre sans doute être « le » partenaire clef pour leur sécurité énergétique. Cette position géopolitique et géostratégique pragmatique est à comparer avec la position de la France qui va dans le sens contraire. En effet notre obsession biblique des « droits de l’homme » vient de nous faire nous opposer le droit de veto de la Turquie (on croit rêver) à participer à Nabucco et nous bride à faire le choix South Stream. Dans le même temps, notre pays se dirige vers une réintégration au cœur de l’OTAN, vers de nouvelles guerres au coté de l’oncle Sam.

 

L’Europe a pourtant aujourd’hui le choix suivant : soit choisir l’Asie centrale post Soviétique, via la Russie pour son approvisionnement, soit faire le choix d’un approvisionnement Irano-Turc, via le Caucase et les pays du Guam (Géorgie, Azerbaïdjan..) en conflits larvés avec la Russie ! On comprend donc mieux  la volonté de l’Amérique d’ancrer la dépendance énergétique de l’UE à des pays comme la Turquie, membre de l’OTAN et candidat à l’Union, tout comme l’Ukraine et la Géorgie le sont à l’intégration au sein de l’OTAN, car si l’Iran fournit aujourd’hui 15% du gaz de l’UE il semble en effet très risqué d’augmenter la dépendance de l’UE envers ce pays pour des raisons de tensions évidentes avec l’Amérique. En cas de conflit, les pays de l’Union se voyant « contraints » de participer à une agression armée anti-Iran pour sécuriser leur approvisionnement énergétique. On peut se demander si ce n’est pas la principale raison pour laquelle l’Amérique pousse l’union à se couper des approvisionnements Russes sur lesquels elle n’a aucun moyen de contrôle.

Pour quelles ‘bonnes ‘  raisons l’Europe devrait elle sacrifier un axe Russo-Bulgaro-Grec pour faire le choix de la Turquie et du Caucase, avec son lot d’incertitudes et d’instabilité ?

Pourquoi faire le choix d’états politiquement « inadmissibles » à l’OTAN et en froid permanent avec la Russie ? Pourquoi continuer dans la politique du choix des états musulmans que ce soit en politique Européenne (indépendance du Kosovo) que de l’approvisionnement (Turquie qui nous oppose son droit de veto au projet Européen Nabucco et ne manquera pas d’utiliser l’argument énergétique pour négocier son entrée dans l’UE).

 

On se demande bien quelle mouche pique nos politiciens de manquer d’autant de lucidité devant des choix aussi capitaux pour leurs citoyens, si ce n’est que des consignes leur sont peut être transmises d’outre Atlantique, comme cela a été précédemment le cas pour la Slovénie lorsqu’elle a pris la présidence de l’UE. Peut être serait il temps, en 2008, et alors que nul ne peut prévoir l’avenir énergétique de la planète de relire attentivement la froide remarque de Alexandre Adler dans le figaro magazine du 4 avril 2008 : La vérité toute simple, c’est que l’intérêt géopolitique de l’Europe continentale (France et pays latins, tout comme Allemagne et pays germaniques) diverge nettement de celui des États-Unis et peut-être même de la Grande-Bretagne.

… ˝ Pour l'Amérique, en effet, une dépendance accrue des Européens en matière de pétrole et de gaz du golfe Persique nous obligerait  à partager les mêmes impératifs de sécurité au Moyen-Orient que Washington alors que  nous pourrions très bien nous affranchir pour l'essentiel de toute dépendance saoudienne en établissant un partenariat définitif, pétrolier et gazier, avec la Russie. ˝

Les manœuvres américaines pour empêcher ce partenariat ont donc un sens bien précis, surtout lorsqu'elles proviennent du complexe militaro-énergétique, dont le vice-président Cheney est aujourd'hui encore le chef de file.

Solution ?

 

Parce que le plus urgent pour les peuples est  d’abord de s’affranchir des politiques guerrières ( pour ensuite contrer les politiques ultralibérales ) , pour les Européens qui se cherchent toujours une réelle politique militaire, l’heure approche très ( trop ? ) vite  où il faudra prendre position pour ou contre la Russie et par conséquent devoir imaginer à très court terme de se séparer de l’Otan pour former la grande alliance continentale pré-esquissée par le général de Gaulle et souhaitée par Vladimir Poutine aujourd’hui : l’alliance continentale Euro-Russe, sans doute une meilleure  garantie de paix sur notre continent. Mais cela semble utopique quand même … Non ?

A peluch’ !

 

(1) … Les 200.000 personnes qui sont venues jeudi dernier pour entendre et applaudir Obama à Berlin, dont de nombreux étudiants et de jeunes, verront vite leurs espoirs et leurs rêves réduits à néant. Le candidat démocrate à la présidence n’est une alternative ni pour les masses en Europe ni pour celles outre-Atlantique. Son appel en faveur d’un déploiement plus important de troupes en Afghanistan est d’ores et déjà devenu une source de désillusion pour ses partisans.

 

Les travailleurs et les jeunes devraient se rappeler ce qui s’est passé il y a dix ans avec le changement de gouvernement à Berlin. A l’époque aussi il y avait une véritable soif de changement. Et, après 16 ans de gouvernement conservateur CDU, beaucoup étaient persuadés que la situation ne pouvait que s’améliorer. Le gouvernement qui suivit, une coalition entre le Parti social-démocrate et les Verts dirigé par Gerhard Schröder (SPD) et Joschka Fischer (Parti des Verts), leur prouva le contraire…

… Pendant que Joschka Fischer loue avec effusion le sénateur américain, les critiques se font déjà entendre. Sous le titre « Le troc américain », le quotidien Süddeutsche Zeitung écrivait lundi que l’exigence d’Obama de déployer davantage de troupes en Afghanistan « ne plaira pas » à un grand nombre de ses partisans allemands.

 

L’article continue : « Est encore moins du goût des partisans d’Obama ce que le politicien démocrate escompte percevoir d’un engagement plus fort de la part des alliés : si l’OTAN envoyait plus de soldats dans l’Hindoukouch, les Etats-Unis pourraient économiser sur les dépenses militaires. Avec ces milliards, a révélé Obama durant le week-end, il envisage de réduire les impôts et de dédommager ses compatriotes pour les prix élevés du carburant. »

 

Le commentaire d’Obama montre clairement qu’il considère la politique étrangère et les alliances purement du point de vue de la politique intérieure et de la défense de ses propres vues.

… la crise économique américaine a continué de s’aggraver et parallèlement à elle, les ambitions militaires américaines. C’est la tentative d’une prise de contrôle plus ferme sur les principaux champs pétrolifères de la région de la Mer Caspienne qui entraîne l’éventualité d’une attaque de l’Iran et une extension de la guerre en Afghanistan, déjà annoncée d’ailleurs. C’est la raison pour laquelle la fin de l’ère Bush ne signifiera pas la fin du militarisme américain.

 

Face aux revers militaires considérables subis en Irak et à la résistance grandissante rencontrée en Afghanistan, des sections de l’élite américaine proposent à présent de modifier les relations transatlantiques. Le but est de renforcer la progression américaine au moyen d’un engagement militaire plus fort de la par des gouvernements européens. C’est une des raisons pour lesquelles la campagne présidentielle d’Obama est soutenue par des couches influentes de Wall Street et d’autres magnats de la finance. Son appel au « changement » n’est pas un appel à mettre fin à l’aventurisme militaire mais plutôt un appel à préparer un changement de la politique étrangère américaine dans le but de réclamer un plus grand soutien financier et militaire de l’Europe, et la volonté de sacrifier la vie des soldats sur les champs de bataille….

 

…Il en va de même au sein du gouvernement allemand. La revendication américaine pour des troupes de combat supplémentaires sert à justifier un rapide renforcement de l’armée allemande. L’intensification de l’intervention de l’armée allemande en Afghanistan, quoi qu’en aient dit jusqu’ici les formulations diplomatiques des représentants du gouvernement, vise à promouvoir les intérêts allemands dans la région. Le gouvernement a fait comprendre à plusieurs reprises que l’Allemagne étant un pays pauvre en matières premières, il devait faire le nécessaire pour lui assurer un approvisionnement stable en énergie et aussi que l’Afghanistan servait de tête de pont importante pour accéder aux ressources considérables de la région caspienne.

12:12 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : georgie, guerre |  Facebook |

Sorts roses ? Georges rie …

Si plutôt le président géorgien n’était que le dindon de la farce, et nous avec ?

Et si on regardait un peu en quoi consiste le nouvel ordre mondial ?

 

Loin des vieilles rancunes historiques, il semble quand même  que le Nouvel Ordre Mondial se rapproche  plus d’  une alliance que d’un affrontement  entre des blocs,  ou plutôt que la guerre entre les blocs est utilisée par ses dirigeants pour justifier le NWO, dont l’objectif unique serait  l’établissement d’un monde où les peuples seraient soumis à sa volonté !

 

Ainsi, si une guerre concernant le  pétrole a tendance à faire monter les prix de l’énergie,  qui a intérêt à l’augmentation de ces  prix ? …Sans doute aux dirigeants russes et à leurs grands groupes, bien sûr, mais aussi …à ceux des Etats-Unis (Gazprom et Haliburton par exemple)

 

Et qui retrouve t on discutant ensemble lors des réunions du G8 si ce ne sont les deux ennemis qui se font des accolades pendant deux jours, ou encore  des  collègues dissertant  sur leurs soi-disant ‘haine’ commune ?

Et qui se retrouve ensuite à huis clos lors de réunions ‘Bilderbergs’ ? Eh, bien …Toujours les mêmes ennemis qui n’ont toujours pas   trop l’air de  se détester.

Donc …  et ce depuis son effondrement , si la mise à l’encan de l’économie russe fut le fait des pirates locaux souvent issus du KGB mais aussi des exigences du FMI et des experts imposés ( les Chicago boys) , voilà  sans doute pourquoi l’issue est que le capitalisme sauvage règne en maitre  depuis dans l’ex URSS ....

Hélas,  les trusts à la recherche de profits maximums  ne sont jamais suffisamment repus.

 Ils n’en sont plus à la guerre comme moyen traditionnel de faire du profit … mais à la guerre comme …but !

Aussi la privatisation de vastes secteurs de l’économie russe ainsi que de  l’Ukraine, des états baltes  ou encore de   l’Asie centrale,  n’apaise pas  leur appétit ....

 La crise ne les arrêtera pas car en fait … ils s’en nourrissent !  

 

En effet , libérée de l’énorme ponction militaire l’économie russe représente un potentiel de ressources naturelles et industrielles dont ne pouvaient que rêver les grands groupes financiers, énergétiques et industriels … L’endettement de L’ex URSS  ( obtenu par la course aux armement et la corruption ) fut  une occasion que le FMI et ses sbires ne laissèrent pas passer  ( aidés en cela par les rapaces maison ,  issus souvent de l’ex KGB…) , le peuple russe se trouva ainsi spolié de richesses vendues à la découpe à des prix honteux à ceux qui pouvaient présenter des capitaux ou à ceux qui pouvaient en présenter seulement les titres..., le peuple russe troqua en fait les ersatz du socialisme contre  le ‘ new deal ultralibéral d’état ‘..

 

 

 Et parce qu’ aucun pays au monde, et ce , même l’ex URSS ne peuvent vivre en autarcie et que des fonds à court ou moyen terme sont toujours  indispensables pour assurer la trésorerie courante...., les Chicago boys,  d’une part , ont imposé dès son effondrement des mesures de privatisation, de destruction de la protection sociales et de défense des salaires, et d’autre part,  ils se sont porté  acquéreur des biens Russes.... sous évalués en raison d’une chute du rouble savamment orchestrée....

Bien sûr,  Poutine en se servant lui même a généré quelques embarras aux porteurs de fonds vautour...., (les raisons d’être  des révolutions colorées d’Ukraine et de Géorgie ...) mais croire que les Halliburton, Carlyle ou autres  Soros  sont plus attachés aux valeurs démocratiques Georgiennes que d’autres … est plus que se voiler les yeux.

 

En fait, il semble évident que la reprise en main nationaliste de La Russie remet juste en cause… l’échéancier des projets ultras libéraux dans l’ex URSS (et ailleurs)  qui, avec leur arme que constitue les ‘ groupes financiers ou industriels internationaux, ‘auraient bien voulu en faire une Argentine, un Chili, une Bolivie, ou autre Indonésie....dès les années 90.

Dans ce but, ils y avaient envoyé les mêmes hommes …et  ils espéraient les mêmes effets …en Géorgie.

 Sans doute  pour ces raisons cyniques (mais la recherche du profit maximum en comporte les germes et  n’a pas d’état d’âme) qu’ils ont fait miroiter une ou l’autre promesse à Saakachvili, pour accélérer ce processus ...et pour le reste ...,  wait and see …Non ?

A peluch’ !

11:29 Écrit par Alain dans photos famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : georgie, guerre, usa, russie |  Facebook |

18/07/2008

L’hymne migration l’ex… ode à la joie !

Par ses lois l’occident s’emploie dit –il,  à faire  mieux vivre le monde…

Dans une soi disant …‘ humanité ‘ …

Mais les misères qu’elles engendrent  ne sont que  masques  qui tombent…

En enfantant   trop  …d’inhumanité…

 Alain

 … Dans la région d’Alméria, en Andalousie, grâce aux fonds européens votés par les politiques (  complices des lobbies à la recherchent de profits maximums …)  les agriculteurs espagnols ont érigé 45 000 hectares de serres où des travailleurs immigrés récoltent, chaque jour, des tomates que l’on trouve le lendemain sur le marché de Dakar à moitié prix de celui proposé par le « paysan sénégalais », qui ruiné et contraint de cesse de  cultiver ,  va rejoindre la cohorte de ses semblables dans les bidonvilles de la capitale avec comme seul et mince espoir  celui  de trouver un réseau de passeurs  mafieux qui lui permettra  peut être de partir un jour et ce , souvent au péril de sa vie … pour… Alméria où,…tout en  concurrençant  le travailleur autochtone  … dans des conditions de vie et de travail épouvantables, il cueillera des tomates mûres…pour le plus grand profit des multinationales vendeuses de tomates mûres …

Tout est dans ces quelques phrases, le rôle primordial des lobbies, des grands groupes transnationaux dans l’orientation politiques du monde au détriment de la majorité de ses habitants...oui, de la majorité de ses habitants ! Car s’il est certain que les immigrés souffrent davantage que les autochtones déjà, ces derniers ne sont plus  à l’abri... de rien...

En effet, de plus en plus les états se départissent de leurs autonomies et ce à l’échelle de continents ! Le  Traité de Lisbonne pour l’Europe, l’OMC et son cycle de Doha …, avec son alter ego qu’est  l’AGCS, Le plan Colombie …(1) voilà pour les quelques exemples …

 Sachant donc, que les 500 plus puissantes multinationales  ont contrôlé de ‘ diverse manières ‘ l'an passé 52 % du produit mondial brut,… c'est-à-dire de toutes les richesses produites sur la planète …, l'inhumanité de l'ordre du monde ne serait –elle pas  engendrée par l'emprise  des entreprises transcontinentales privées, dirigées par des cosmocrates à leur solde ?

 De même que l’hégémonie du dollar sur la planète terre n’est –elle pas la raison principale des guerres qu’elle engendre pour maintenir les transactions internationales  dans cette monnaie et par là même les politiques ultralibérales qu’elle permet d’appliquer au travers des multiples institutions citées  précédemment ?

 Ainsi , dans mes exemples je citais le plan Colombie (  stratégie militaire financée par les Etats-Unis) , celui –ci sous prétexte de lutter contre les incursions de la guérilla, mais en fait surtout pour pouvoir exercer le contrôle économique et politique de certaines riches régions du pays( en terre et matières premières ) , fut créé …en 1977…déjà !!!

 Les chiffres de déplacés atteignirent alors des sommets inégalés précédemment. Bombardements, arrestations massives, criminalisation des mouvements sociaux, forte présence militaire dans certaines régions permettent de comprendre un tel accroissement.de personnes déplacées depuis lors les chiffres diminuent, tout en restant élevés. Cela s´explique par le fait que d´immenses extensions de terres ont déjà été vidées de leurs populations et que les besoins… des multinationales … ne sont plus aussi grands.

 Le gouvernement colombien ayant par ailleurs  promu une législation qui légalise les expropriations des déplacés et assure l´impunité des nouveaux propriétaires avec des lois comme celle  de développement rural, de justice et paix,  des mines,  du pétrole ou autres lois complices rendant la réalisation de profits maximum pour les nouveaux propriétaires donc mais surtout pour les …multinationales... qui enrichies davantage ‘ grâce’ aux produits de ces vols criminels continueront jusqu’à ce jour à exploiter les autres populations du monde en ‘ téléguidant ‘ les politiques des grandes institutions internationales à leur solde …( AGCS , FMI , OCDE …)….

Déjà , donc , dès 1977 l’ordre et l’avancée du monde était faussé pour la majorité des peuples , d’autant plus que les programmes des partis de gauches  ne se distinguaient plus que dans la forme par rapport à ceux de la droite , ceux –ci s’éloignant de plus en plus de l’engagement militant afin de ‘ratisser large’ et de vivre du revenu d’élu .. sans plus , quand aux syndicats occidentaux  , leurs revendications et leur positions furent amoindries au fur et à mesure que les grandes entreprises minières ,  sidérurgiques et étatiques disparaissaient du paysages économiques de nos pays, l’effondrement d’autres modèles comme l’URSS et le mur de Berlin y contribua également …

Il en résultat la naissance du crédo ultra libéral …,  la mondialisation…,  avec son arsenal d’institutions  prêt à acculer tout les peuples du monde face à son dictat …dut-il passé pour cela par des prétextes fallacieux comme le ‘choc des civilisations ‘ ou autre ‘ lutte contre le terrorisme ‘pour contrer les derniers remparts de pays insoumis qui empêcheraient  les personnes qui pilotent ces projets et qui  n’ont somme toute que pour finalité …une dictature mondiale du monde qui les serviraient eux …mais qui ne porte pas encore ce nom …

 Dans la série "Relisons nos classiques", ce texte de Martin Niemöller, ce pasteur protestant, arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau, où il écrivit ces lignes que vous devez connaître…

«Quand ils sont venus chercher les communistes,

Je n’ai rien dit,

Je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,

Je n’ai rien dit,

Je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,

Je n’ai pas protesté,

Je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,

Je n’ai pas protesté,

Je n’étais pas catholique.

Quand ils sont venus chercher le travailleur étranger illégal

Je n’ai rien dit 

Je n’étais pas travailleur étranger illégal   (mon ajout)

Puis ils sont venus me chercher

Et il ne restait personne pour protester

 Si ?

À peluch’ !

15/06/2008

Le traitre de Lisbonne, une autre usine à gaz contre les peuples !

Extrait de «La Libre Belgique»   …’’  Comme les partisans du "non" à Lisbonne, d'Irlande et d'ailleurs, on pourrait se réjouir du résultat du référendum qui s'est tenu jeudi dans la verte Erin et considérer qu'il s'agit "d'une victoire de la démocratie". Cependant, et sans snober pour cela le vote irlandais, on est en droit de se demander de quelle démocratie on parle. De celle qui permet à moins d'un quart (!) de la population d'une île de 4 millions d'habitants de bloquer la réforme des institutions d'une Union européenne qui en compte près de 500 millions (  à qui on a pas demandé leur avis !! Ndr) ? L'histoire récente l'a prouvé : soumettre à la consultation populaire des traités européens complexes( 1 ) , âprement négociés et approuvés par les chefs d'Etat et de gouvernement - élus, il est important de le rappeler - de tous les Etats membres de l'Union est un exercice inepte. D'une part parce qu'il est souvent extrêmement compliqué pour le citoyen lambda de saisir tous les enjeux, d'autre part parce que les référendums nationaux servent fréquemment d'exutoire à une population prompte à donner une réponse qui n'est pas nécessairement liée à la question qui lui est posée…’’

 

A  cela je réponds qu’à l’heure ou l’immondialisation montre toute l’ampleur des désastres socio-économiques qu’elle commet au nom de la recherche du profit maximum (Subprime, carry trade, spéculation [pétrole...une des ders..]bulles internet, matière premières, immobilières, famines, guerres, SMP ) …nous avons plus que jamais besoin d’Europe. Mais d’une Europe sociale qui s’organise autour du juste échange et de la coopération, et non pas autour du tout marché et de la concurrence entre les peuples.

 

L’Europe ne doit pas être le cheval de Troie d’une mondialisation réduite à la circulation des capitaux et des marchandises(2), mais doit au contraire protéger ses peuples de la mondialisation.

L’Europe est d’abord une grande culture. Elle doit agir dans le monde pour que les valeurs de la civilisation ne cèdent pas sous la pression des seuls intérêts commerciaux et financiers. Elle doit défendre les droits de l’homme, la démocratie, la protection des plus faibles, la solidarité, la protection de la nature, sans doute pourquoi il faut cesser d’ouvrir nos frontières avec des pays si peu comparables  aux nôtres et ceci tant qu’ils ne respectent ni les droits du travail, ni les droits environnementaux, ni aucune des contraintes que nous imposons à nos propres entreprises en vertu du progrès social car  cela est déloyal et nous entraine tous vers des sociétés duales et policées .. au mieux !

 

Et aujourd’hui , l’ Europe n’est pas considérée par son peuple comme une patrie car  en fait , elle est fondamentalement étrangère aux intérêts des classes populaires , ceux là même qui  ont porté leur refus par le biais d’un référendum  exprimant le résultat des discussions sur les lieux de travail, exprimant en fait  les opinions des familles qui  ne se sentent pas ou plus  représentées par tel ou tel parti …fut –il de ‘ gauche’ …!!! Le NON provient de l’aliénation, des difficultés quotidiennes, c’est un refus qui traduit  l’état de colère impuissante d’un prolétariat que l’on a désorganisé et privé de moyens d’action collectif,( médias aux ordre , syndicat et partis de gauche serviles à la pensée libérale ) …

 

C’est ce que nous ont dit les Irlandais et ceux qui ont voté non au référendum sur le projet de Constitution. C’est un fait politique.

 

Et à ceux qui nous explique que l’orientation des politiques de l’UE pourraient  être corrigée avec le temps en sanctionnant par nos choix lors des élections suivantes les représentants qui nous auraient trahis malgré leur mandat , il est bon de rappeler  que toutes les directives votées sont très difficiles voir impossible à remettre en cause ! ( un peu comme pour l’AGCS and Co …( 2 )  )  et là , c’est une  personne seule ( et non 4 millions …)  pour 480 millions de personnes qui  négocie en secret des accords décisifs qui lèsent tout les peuples de façon irréversible. Un scandale ? Non ?

 

… Mais peut être que et sans préjuger de ce traité, je me verrai bien signer une pétition engageant les gouvernements de l’union  à légiférer sur des lois contraignantes concernant la protection sociale des individus comme par exemple, l’élaboration d’un texte reprenant  l’ensemble de mesure tel que :

- l’adoption d’un salaire minimum équivalent à celui du pays le plus performant en  la matière …

-l’adoption d’une taxe européenne sur les groupes et entreprises financiers et entreprises  implantées en tout ou partie sur le territoire européen afin de financer un fond de sécurité sociale  européen

- une taxe du style Tobin sur la circulation des capitaux

- une loi rendant criminelle les paradis fiscaux

- la levée pure et simple du secret bancaire …

-Tandis qu’il faudrait absolument légiférer afin de rendre à la banque européenne (BCE) le pouvoir de  la création monétaire en la reprenant aux banques privées qui ruinent les nations en creusant les déficits   par leurs taux usuraires.

- Et j’en oublie sans doute mais on peut rêver … Sinon le traitre de Lisbonne ne sera qu’une usine à gaz  de plus dont le peuple ne sera jamais propriétaire…Non ?  

 

A peluch’

 

 

(1) exemple de la ‘ complexité’ des textes et ses conséquences :

Depuis 1974, la dette publique ne cesse d’augmenter et le chômage aussi.      

MAIS depuis 1992, avec l’article 104 du traité de Maastricht, cette interdiction pour les États de créer la monnaie a été hissée au plus haut niveau du droit  international et constitutionnel.

 Irréversible, quoi, et hors de portée des citoyens. On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre.

Si l’article 104,avait été écrit sous la forme  « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, dorénavant  ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers, propriétaires de fonds à prêter à qui voudra les emprunter »,  déjà à cette époque les gens auraient pu comprendre !!! 

 

(2) Une situation de non-retour qui fait penser à l’AGCS (l’Accord Général sur le Commerce des Services) d’où on ne peut pas sortir non plus : cet accord (négocié et signé sans nous en parler, dans le plus grand secret) et du même genre  antidémocratique que l’Union européenne : ce sont les mêmes qui l’ont conçu, ce sont les mêmes intérêts qui sont servis : les multinationales et les banques. Et à  quoi sert l’AGCS ? À faire disparaître toutes les contraintes sur le commerce des services. Aujourd’hui, un État souverain peut encore interdire quantité d’abus pour se protéger contre les investisseurs prédateurs : quand une grande entreprise veut venir s’installer quelque part, le pays a ses propres règles pour défendre son droit social, son droit environnemental, son droit fiscal, ses ressources naturelles, etc.

Cela va disparaître : Les États, dans les négociations secrètes de l’AGCS, sont en train de s’interdire d’interdire (aux entreprises), les uns les autres : je ne t’interdis plus cela, mais toi, tu arrêtes de m’interdire ça… Les citoyens vont se retrouver nus, sans défense et personne n’en parle ! Tous les services publics sont menacés par ces mécanismes. Et cela est irréversible : les amendes que les États acceptent de devoir payer en cas de retrait ne sont pas payables, tellement elles sont prohibitives. Les accords de l’AGCS sont donc négociés en secret par une personne seule : le commissaire européen au commerce extérieur… Alors, qu’en est-il donc en Europe ?

27/05/2008

L’’essence du subprime s’évapore en spéculation ! Si , si ..

Hier j’ai lu ( 1 )  que :  1 ) Le plus est important est de savoir qu’aujourd'hui, le prix du pétrole, contrairement à il y a vingt ans, est déterminé à huis clos dans les chambres de commerce d’institutions financières géantes comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Citigroup, Deutsche Bank ou UBS (des noms  associés au jeu désastreux du  ‘ monopoly subprime’…) 2 ) Qu’ aujourd'hui, au moins 60% des 130 dollars du prix d’un baril de brut sont dus à la spéculation à terme non réglementée, des hedge funds, des banques et des groupes financiers parce qu’ils  utilisent les échanges à terme du ICE Futures de Londres et du NYMEX de New York, et surtout  les échanges interbancaires incontrôlés ou négociés hors cote pour échapper à tout examen minutieux… 3 ) Que les règlements de la Commodity Futures Trading Commission du gouvernement étasunien permettent aux spéculateurs d'acheter du pétrole brut grâce à des contrats à terme sur le Nymex, en avançant seulement 6% de la valeur du contrat, donc , avec un  prix de 130 dollars par baril environs , cela signifie que le spéculateur à terme n'a qu'à donner environ 8 dollars pour chaque baril et emprunter les autres 120 dollars ( en yen – voir yen carry trade ..) .  4 ) Que cette « puissance  » exceptionnelle de 16 pour 1 obtenue ,  permet d’amener le prix du baril à un niveau follement irréaliste et de sans aucuns doutes , … compenser les pertes bancaires du subprime et des autres catastrophes au détriment de l'ensemble de la population [mondiale]. 5) Quand à la « poussée de la demande pétrolière » chinoise  stigmatisée par les médias , elle est  bien loin d’exploser, dit l’EIA ( Energy Information Administration) , car la consommation chinoise devrait augmenter cette année de seulement 400.000 barils par jour.   6 ) Que les États-Unis, par contre, consomment environ 20,7 millions de barils par jour et , là bas , les stocks de pétrole ont augmenté de près de 12 millions de barils en avril et au même moment, le rapport du 7 mai de MasterCard montre que la demande en essence a diminué de 5,8%...( les effets du début de ce qui ressemble à une récession sans doute ) … ,  la raison pour laquelle ,  les raffineurs sont en train de réduire considérablement leur cadence de raffinage ( 85% au lieu de 95 % pour la saison..) et surtout l‘offre des ressources en essence pour s'adapter à la baisse de la demande c'est-à-dire , …pour augmenter eux aussi leur marge malgré la crise !   7 ) Que pour 2008, l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) a prévu que la croissance de la demande mondiale en pétrole resterait inchangée, à 1,2 millions de barils par jour, parce que  le ralentissement de la croissance économique dans le monde industrialisé est légèrement compensé par la consommation croissante dans les pays en développement. L’OPEP prédit que la demande pétrolière mondiale en 2008 sera en grande partie inchangée par rapport à son estimation précédente car si il  est prévu que la demande de la Chine, du Moyen-Orient, de l’Inde et de l’Amérique Latine sera plus forte, celle de l'UE et de l’Amérique du Nord sera par contre …plus faible. 8) Qu’en fait, à un prix un peu supérieur à 60 dollars le baril, d'énormes potentialités ( comme pour le baril à 28$ qui a permis le forage en mer du Nord..)  nouvelles deviennent économiques car  le problème majeur auquel est confrontée la grande industrie pétrolière n’est pas de trouver de quoi remplacer le pétrole( donc peak oil and co , faut oublier pour le moment..) , mais de contrôler les découvertes pétrolières mondiales pour maintenir le prix exorbitant actuel avec l’aide  des banques de Wall Street et d’autres complices comme les  deux grandes sociétés d’échanges pétroliers : NYMEX et ICE ou ( et )  ICE Future de Atlanta-Londres! ( 2 )  9 ) Que dans ce jeu, l'échangeur clef est le London ICE Futures Exchange (autrefois International Petroleum Exchange). ICE Futures est une filiale possédée intégralement par Atlanta Georgia International Commodities Exchange.Et …  ICE d’Atlanta a été fondée en partie par Goldman Sachs( revoir le point 1 ) ) , qui dirige aussi l’indice des prix des matières premières les plus utilisées dans le monde, le GSCI, qui est surpondéré au prix du pétrole. La boucle est déjà  bouclée !  10 ) Qu’il n y a donc plus rien de vraiment surprenant et ce y compris le rapport du 6 mai reproduit par Reuter qui écrivait :’ Goldman Sachs annonce que le pétrole pourrait en fait être proche d'un autre « super pic » qui fera peut-être monter le prix du baril de pétrole jusqu’à 200 dollars dans les six à 24 prochains mois ‘ 11) Qu’il n’est pourtant pas certain que ce même Goldman ce soit positionner sur le marché des actions pétroliers futurs à un prix excédent les …70 dollars !!!( 3 )  Intéressant ? Non? A peluch’ !  Remarques ( 1 ) sur Mondialisation. Article du  25 mai 2008 de F. William Engdahl( 2 ) voir article sur le sujet sur mon blog ( 3 ) Mon paris  perso !! Vaudrait mieux  quand même …

13/04/2008

La bourse ou la mie ? !

Mme Lagarde a donc fait valoir récemment que traiter la crise financière était la manière qui convient  de résoudre pour partie cette envolée des prix alimentaires. "Traitons la crise financière et on fera disparaître une partie de la pression( 1 )  qui s'exerce" sur les prix alimentaires, a-t-elle assuré.Mais que dévoilent donc ces paroles ? Parlons du FMI …

 

Le FMI est gouverné par ses 185 pays membres, chacun ayant une voix pondérée par sa participation financière à l’organisation (sa « quote-part »). Il prend de nombreuses décisions en concertation avec la Banque mondiale au sein du « Comité de développement ». Sa gestion courante est confiée à un conseil d’administration composé du président de l’organisation et de 24 administrateurs représentant chacun une nation. 8 d’entre elles ont un représentant permanent (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon, Chine, Russie et Arabie saoudite), les 16 autres sont élus par les pays membres. La plupart des décisions sont prises dans les faits à l’unanimité. Cependant, compte tenu des modalités de prise de décision au sein du FMI, qui supposent une majorité qualifiée correspondant à 85 % des droits de vote, les États-Unis, ou l’Union européenne dans son ensemble, disposent de fait d'un droit de veto sur les décisions du FMI puisqu'ils disposent chacun de plus de 15 % des droits de vote. Cependant, les pays de l’UE ne sont pas toujours coordonnées ( sauf quand les intérêts de leurs grands groupes financiers ou industriels sont menacés  comme maintenant ! . ..ndr )    Les ressources du FMI liées aux quotes-parts sont d’environ 210 milliards de DTS (soit 300 milliards de dollars américains), auxquels s’ajoute la possibilité pour le FMI de recourir à des emprunts envers les grandes puissances économiques (ces crédits sont de l’ordre de 50 milliards de dollars), auxquels il faut encore  ajouter le produit de la vente récente de 400 tonnes d’or …   La répartition des droits de vote pose pour certains la question de l'équité du FMI : dans La Grande Désillusion, l'économiste américain Joseph Stieglitz fait par exemple du FMI une institution au service de son principal actionnaire, les États-Unis. Sa critique met régulièrement en lumière la partialité du FMI qui risque d'entraîner le déclin de cette institution : « si l'analyse des déséquilibres mondiaux par le FMI n'est pas équitable, si le Fonds n'identifie pas les États-Unis comme étant le principal coupable, s'il ne concentre pas son attention sur la nécessité de réduire le déficit budgétaire américain par des impôts plus élevés pour les citoyens les plus riches et de dépenses plus faibles en matière de défense, la pertinence du FMI risque fort de décliner au cours du XXIe siècle »( 2 )   

Quand à Jean Ziegler , au travers de son nouvel essai, L'Empire de la honte (Fayard), qui paraît le 10 mars, le sociologue et intellectuel subversif genevois - aujourd'hui rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation de la commission de l'ONU pour les droits de l'homme - part à l'attaque des "sociétés transcontinentales privées".…«  Accusées d'entretenir la famine, de détruire la nature et de subvertir la démocratie, elles étendent leur emprise sur le monde et veulent réduire à néant les conquêtes des Lumières. Pour leur résister, il faut retrouver l'esprit de la Révolution française et relever la tête, comme le fait déjà au Brésil le président Lula da Silva. L'empire de la honte? Ce pourrait être cette emprise généralisée du sentiment de honte provoqué par l'inhumanité de l'ordre du monde. En fait, il désigne l'empire des entreprises transcontinentales privées, dirigées par les cosmocrates.

Les 500 plus puissantes d'entre elles ont contrôlé l'an passé 52 % du produit mondial brut, c'est-à-dire de toutes les richesses produites sur la planète .

Dans votre livre, vous parlez d'une "violence structurelle". Qu'entendez-vous par là ? Jean Ziegler : Dans l'empire de la honte, gouverné par la rareté organisée, la guerre n'est plus épisodique, elle est permanente. Elle ne constitue plus une crise, une pathologie, mais la normalité. Elle n'équivaut plus à l'éclipse de la raison - comme le disait Horkheimer -, elle est raison d'être même de l'empire. Les seigneurs de la guerre économique ont mis la planète en coupe réglée. Ils attaquent le pouvoir normatif des Etats, contestent la souveraineté populaire, subvertissent la démocratie, ravagent la nature, détruisent les hommes et leurs libertés. La libéralisation de l'économie, la "main invisible" du marché sont leur cosmogonie ; la maximalisation du profit, leur pratique. J'appelle violence structurelle cette pratique et cette cosmogonie. Vous parlez également d'une "agonie du droit". Que veut dire cette formule? Jean Ziegler : Désormais, la guerre préventive sans fin, l'agressivité permanente des seigneurs, l'arbitraire, la violence structurelle règnent sans entraves. La plupart des barrières du droit international s'effondrent. L'ONU elle-même est exsangue. Les cosmocrates sont au-dessus de toute loi. Mon livre fait le récit de l'effondrement du droit international, citant de nombreux exemples tirés directement de mon expérience de rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Vous qualifiez la famine d'"arme de destruction massive". Quelles solutions préconisez-vous? Jean Ziegler : Avec la dette, la faim est l'arme de destruction massive qui sert aux cosmocrates à broyer - et à exploiter - les peuples, notamment dans l'hémisphère Sud. Un ensemble complexe de mesures, immédiatement réalisable et que je décris dans le livre, pourrait rapidement mettre un terme à la faim. Il est impossible de les résumer en une phrase. Une chose est certaine : l'agriculture mondiale, dans l'état actuel de sa productivité, pourrait nourrir le double de l'humanité d'aujourd'hui. Il n'existe donc aucune fatalité: la faim est faite de main d'homme. »     Le problème devient immoral surtout,  dans la mesure ou les grandes banques Occidentales ( US pour la plupart …) sont en grandes difficultés pour avoir jouer à l’économie casino et que le FMI par l’intermédiaire du socialiste ( ? ) Strauss Khan suggère dans ses mesures pour rétablir la confiance de racheter les crédits pourris de celles –ci avec ses fonds propres  mais surtout aussi avec l’argent public  emprunter auprès des pays membres...donc de leur populations , lesquels pour la plupart ont été victimes de ces  mêmes banques que Khan suggère de renflouer  !!   Mais le problème devient dangereux par contre,  si on y ajoute l’autre commentaire de ce même  Strauss Khan qui menace « "Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim... ce qui entraînera des cassures dans l'environnement économique", a-t-il mis en garde. …Les progrès réalisés par les pays pauvres depuis cinq à dix ans en matière de développement pourraient se retrouver "complètement détruits", a-t-il dit, en soulignant que ce problème dépassait le cadre strict des préoccupations humanitaires. "Comme nous le savons, en apprenant du passé, ce type de problèmes débouche quelques fois sur la guerre". Si le monde veut éviter "ces terribles conséquences", la hausse des prix doit être endiguée… » (3)

Ce message sous  forme  de chantage à peine voilé est clair ! Soit tout les pays concourent au sauvetage du système (qui les exploitent (4) ou à défaut …l’autre forme politique pour préserver le système capitaliste ,  en train de s’effondrer ,  risque de renaitre  …             

La guerre !   Inquiétant ? Non ?            A peluch’ !   (1) la pression est la spéculation qui s’exerce sur les prix des matières premières(en plus des  problèmes  liés  aux biocarburants, à la pollution des sols …), les détenteurs de  capitaux fuyant le marché des actions en disgrâce pour le moment...,  auquel il faut ajouter l'inflation qui exerce une autre pression sur le pouvoir d'achat des gens ...  (2) source : Wikipédia + Le nouveau directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, cherche à profiter de la crise financière pour tenter de remettre au centre du jeu mondial cette institution vieillissante et décriée."Le FMI est de retour", a lancé jeudi l'ancien ministre français des Finances, en réponse à la polémique suscitée par les prévisions - jugées excessivement pessimistes par nombre de capitales - de l'institution."Aucune autre institution que le FMI n'est susceptible de travailler sur les liens entre le secteur financier et l'économie réelle", a jugé l'ancien ministre socialiste, qui présidait pour la première fois ce week-end l'assemblée semestrielle du Fonds, à Washington."Or c'est bien de cela qu'il est question aujourd'hui", a-t-il dit, en peignant le sombre tableau d'une économie mondiale prise entre "le gel" de la croissance et "le feu" de l'inflation."La crise des subprimes et ses conséquences constituent évidemment une crise mondiale", a-t-il expliqué: "nous avons besoin de plus en plus de surveillance multilatérale".Mais pour assurer pareille mission, le Fonds doit convaincre qu'il jouit d'une autorité suffisante. Aussi le successeur de Rodrigo Rato a-t-il voulu persuader que la réforme des instances de gouvernance du fonds était désormais derrière lui. Et qu'elle était un succès."Le conseil d'administration devait régler cette question et il l'a réglée", a-t-il dit, en référence au projet de transférer un bloc de droits de vote fixé à 2,7 point de pourcentage des pays du Nord (57,9%) et les pays du Sud (42,1%). Et même s'il a de bonnes chances d'être approuvé individuellement par 85% des 185 Etats membres, ce projet de réforme est critiqué par plusieurs experts et organisations spécialisée dans le développement."Les pays industrialisés du G8 disposent encore à eux seuls de près de la moitié des quotes-parts dans les deux institutions, souligne Sébastien Fourmy, de l'organisation non-gouvernementale Oxfam.( WASHINGTON (AFP) - 13/04/2008 )  

(3) RTL info, WASHINGTON (AFP)  ( 13/04/2008 )  

 (4) OCDE , BM  ,lobbies , Traitre de Lisbonne , OTAN , Patriot Act ,        Directive Bolkestein …OMC =  BIRD et l’IDA  l'Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI), la Société financière internationale (SFI), et enfin le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), directive Bolkestein …