17/08/2008

Sorts roses ? Georges rie …

Si plutôt le président géorgien n’était que le dindon de la farce, et nous avec ?

Et si on regardait un peu en quoi consiste le nouvel ordre mondial ?

 

Loin des vieilles rancunes historiques, il semble quand même  que le Nouvel Ordre Mondial se rapproche  plus d’  une alliance que d’un affrontement  entre des blocs,  ou plutôt que la guerre entre les blocs est utilisée par ses dirigeants pour justifier le NWO, dont l’objectif unique serait  l’établissement d’un monde où les peuples seraient soumis à sa volonté !

 

Ainsi, si une guerre concernant le  pétrole a tendance à faire monter les prix de l’énergie,  qui a intérêt à l’augmentation de ces  prix ? …Sans doute aux dirigeants russes et à leurs grands groupes, bien sûr, mais aussi …à ceux des Etats-Unis (Gazprom et Haliburton par exemple)

 

Et qui retrouve t on discutant ensemble lors des réunions du G8 si ce ne sont les deux ennemis qui se font des accolades pendant deux jours, ou encore  des  collègues dissertant  sur leurs soi-disant ‘haine’ commune ?

Et qui se retrouve ensuite à huis clos lors de réunions ‘Bilderbergs’ ? Eh, bien …Toujours les mêmes ennemis qui n’ont toujours pas   trop l’air de  se détester.

Donc …  et ce depuis son effondrement , si la mise à l’encan de l’économie russe fut le fait des pirates locaux souvent issus du KGB mais aussi des exigences du FMI et des experts imposés ( les Chicago boys) , voilà  sans doute pourquoi l’issue est que le capitalisme sauvage règne en maitre  depuis dans l’ex URSS ....

Hélas,  les trusts à la recherche de profits maximums  ne sont jamais suffisamment repus.

 Ils n’en sont plus à la guerre comme moyen traditionnel de faire du profit … mais à la guerre comme …but !

Aussi la privatisation de vastes secteurs de l’économie russe ainsi que de  l’Ukraine, des états baltes  ou encore de   l’Asie centrale,  n’apaise pas  leur appétit ....

 La crise ne les arrêtera pas car en fait … ils s’en nourrissent !  

 

En effet , libérée de l’énorme ponction militaire l’économie russe représente un potentiel de ressources naturelles et industrielles dont ne pouvaient que rêver les grands groupes financiers, énergétiques et industriels … L’endettement de L’ex URSS  ( obtenu par la course aux armement et la corruption ) fut  une occasion que le FMI et ses sbires ne laissèrent pas passer  ( aidés en cela par les rapaces maison ,  issus souvent de l’ex KGB…) , le peuple russe se trouva ainsi spolié de richesses vendues à la découpe à des prix honteux à ceux qui pouvaient présenter des capitaux ou à ceux qui pouvaient en présenter seulement les titres..., le peuple russe troqua en fait les ersatz du socialisme contre  le ‘ new deal ultralibéral d’état ‘..

 

 

 Et parce qu’ aucun pays au monde, et ce , même l’ex URSS ne peuvent vivre en autarcie et que des fonds à court ou moyen terme sont toujours  indispensables pour assurer la trésorerie courante...., les Chicago boys,  d’une part , ont imposé dès son effondrement des mesures de privatisation, de destruction de la protection sociales et de défense des salaires, et d’autre part,  ils se sont porté  acquéreur des biens Russes.... sous évalués en raison d’une chute du rouble savamment orchestrée....

Bien sûr,  Poutine en se servant lui même a généré quelques embarras aux porteurs de fonds vautour...., (les raisons d’être  des révolutions colorées d’Ukraine et de Géorgie ...) mais croire que les Halliburton, Carlyle ou autres  Soros  sont plus attachés aux valeurs démocratiques Georgiennes que d’autres … est plus que se voiler les yeux.

 

En fait, il semble évident que la reprise en main nationaliste de La Russie remet juste en cause… l’échéancier des projets ultras libéraux dans l’ex URSS (et ailleurs)  qui, avec leur arme que constitue les ‘ groupes financiers ou industriels internationaux, ‘auraient bien voulu en faire une Argentine, un Chili, une Bolivie, ou autre Indonésie....dès les années 90.

Dans ce but, ils y avaient envoyé les mêmes hommes …et  ils espéraient les mêmes effets …en Géorgie.

 Sans doute  pour ces raisons cyniques (mais la recherche du profit maximum en comporte les germes et  n’a pas d’état d’âme) qu’ils ont fait miroiter une ou l’autre promesse à Saakachvili, pour accélérer ce processus ...et pour le reste ...,  wait and see …Non ?

A peluch’ !

11:29 Écrit par Alain dans photos famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : georgie, guerre, usa, russie |  Facebook |

23/03/2008

de retour après quelques congés forcés ...

 

19:19 Écrit par Alain dans photos famille | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/12/2007

Quoi de neuf ces temps –ci ?

La ‘’défaite’’ de Chavez , je dirai plutôt la chance qu’il a eu de n’avoir pas été confronté à un second coup d’état ( opération Tenaza …)  grâce à l’abstention massive de ses partisans qui  s’explique sans doute par les énormes moyens ( 1 )  mis en œuvre pour conquérir cette abstention … Ceci  devant au moins permettre à Chavez d’apprécier les forces en présences , de reconnaitre ses vrais partisans , les opportunistes et les putschistes  potentiels comme le général  Raul Baduel, qui appelait à ne reconnaître les résultats du référendum  qu’en cas de victoire de l’opposition…par exemple ( sic…)

Tandis que son voisin  , le président bolivien, Evo Morales, a annoncé mercredi qu’il envisage ( lui aussi !! ) d’organiser un référendum national pour décider s’il va rester au pouvoir...

      En effet , dans un discours télévisé, M. Morales a déclaré qu’il présentera au Congrès une proposition en vue de mettre rapidement aux voix son mandat présidentiel , car dit -il: "Si le peuple dit que je dois partir, je n’ai aucun problème avec ça. Que le peuple décide qui part et qui reste", a affirmé M. Morales, premier président indigène de la Bolivie."S’ils sont démocratiques, parions pour la démocratie", a martelé le chef de l’Etat, qui n’a pas donné de détails sur le référendum.      En fait ,  la crise politique, déclenchée par les réformes constitutionnelles du président Morales, s’aggrave dans le pays car  la nouvelle constitution bolivienne, adoptée le 24 novembre lors d’une session boycottée par l’opposition, prive de l’immunité judiciaire les soldats étrangers travaillant sur le sol bolivien par exemple ( ...officiellement rejetée par le plus grand parti d’opposition du pays...) tandis que début septembre Mr Morales a  demandé au président du Sénat, José Villavicencio, de l'Unité Nationale (tjrs le parti de l'opposition),  qu'une loi soit promue pour éliminer le secret bancaire en Bolivie, et, qui plus est ,  a profité de la présence d'ambassadeurs de plusieurs pays pour leur suggérer l'élimination du secret bancaire au  niveau mondial…pour lutter contre les 500 milliards d'argent ' noir ' transitant par les paradis fiscaux...( Là il cherche les ennuis..)      Par contre il y a exactement un an le gouvernement des Antilles néerlandaises [2] a signé avec le gouvernement néerlandais, sur une base antidémocratique (le peuple n’a pas été consulté sur cette question…pas de référendum là..), un accord, intitulé Déclaration finale, à La Haye. Cet accord de recolonisation en plein XXIème siècle, dont le titre a des relents de fatalisme, a pour objectif principal d’éliminer l’autonomie limitée dont la colonie hollandaise des Caraïbes jouit depuis l’adoption du Statut de 1954, en vertu de la Constitution du royaume.           

 Il faut chercher l’arrière-fond de ces manœuvres dans l’expansionnisme du capital industriel et financier hollandais à la recherche de nouveaux marchés aux Amériques, afin de survivre dans une Union européenne dominée par les géants que sont l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Quel meilleur endroit pour faire cela que dans ses colonies ?

La présence possible de champs de pétrole dans la mer entourant les îles est sans aucun doute un autre facteur contribuant à la recolonisation des Antilles… Mais il y a aussi la position géostratégique de l’île qui n'est séparée que d’à peine 61 km de la côte Nord du Venezuela, Curaçao étant donc  une ‘  porte ‘  sur le continent latino-américain et le reste de la Caraïbe, qui plus est ,  dispose aussi  d’une base militaire  hollandaise et ...américaine...(3) Et pour terminer cette ‘revue sommaire’ de l’actualité il nous reste le moyen orient avec Bush qui c’est fait moucher par ses services secrets dénonçant l’ineptie vis-à-vis du nucléaire et de l’Iran.. reste néanmoins l’os palestinien .. avec la bande de Gaza  et son  Hamas ‘ classifié ‘ terroriste pour le plus grand intérêt des partisans minoritaires participant à cette trahison tels Abbas and co.. présent à Annapolis…( Bande de Gaza  qui va se faire bombarder par les israéliens un de ces quatre ..)  histoire de rendre le parti d’Abbas majoritaire sans doute… Non ?  Allez .. à peluch'   Sources :  Veritas Temporis Filia -  Voltaire – Wikio – El Correo  ( 1) l’occident , son argent et ses médias complices sont intervenus  avec tous ses moyens dans la campagne tels Ford, General Motors, DaimlerChrysler, Bridgestone Firestone, Goodyear, Alcoa, Shell, Pfizer, Dupont, Cargill, Coca-Cola, Kraft, Novartis, Unilever, Heinz, Johnson & Johnson, Citibank, Colgate Palmolive, DHL et Owens Illinois ) qui ont apporté huit millions de dollars pour distribuer des tracts du genre « Si vous êtes une Mère, VOUS PERDREZ. Vous perdrez votre maison, votre famille, vos enfants (les enfants appartiendront à l’Etat) ! Des tracts spécifiques visaient les paysans, les étudiants, les petits patrons, etc… [2] Les Antilles soi-disant néerlandaises sont composées de Curaçao, Bonaire, Sint-Maarten , Saba, Saint-Eustache et constituent avec Aruba le territoire caribéen occupé par le colonialisme hollandais.Occupation britannique et paradis fiscaux.. tien?  - Îles Vierges britanniques – Montserrat – Anguilla - Ïles Turcs & Caicos  - Îles Cayman Occupation US et re- paradis fiscaux ...  - Porto Rico - Îles Vierges US Occupation française  et  ..exétéra - Martinique  Guadeloupe  Guyane   Saint-Martin    ( voir wikipédia…)  (3) La base US, est établie comme beaucoup d ‘autres dans la région sous le fallacieux prétexte de   la guerre contre le trafic de drogue et est ( surtout ! ) le point stratégique le plus proche du Venezuela, à partir duquel les USA  surveillent  de près la révolution bolivarienne en cours et prépare éventuellement une intervention militaire au cas ou…

18/08/2007

Comment l’argent fait le bonheur (2 )

Extraits de l'humanité 

'...Le savetier plutôt que le financier

La vulgate du sens commun affirme que l’argent ne fait pas le bonheur, mais… qu’il peut y contribuer. Faisant de nécessité vertu, on préfère croire que la richesse n’apporte pas la félicité mais plutôt des contraintes. Un certain dépouillement serait plus favorable à une existence libre et heureuse. Le financier de la fable de La Fontaine, « tout cousu d’or, chantait peu, dormait moins encore », alors que son voisin le savetier « chantait du matin jusqu’au soir ».
Ce lieu commun est repris dans une certaine presse écrite et audiovisuelle, autour des thèmes de l’enfer des riches, notamment avec les jeunes des beaux quartiers, tous accros à la cocaïne ou aux soirées folles et capricieuses. Les malheurs sentimentaux qui affligent les familles régnantes, les vedettes du show-business ou les étoiles du football alimentent les gazettes, qui illustrent aussi leurs articles des photographies de villas tropéziennes, de yachts interminables et de Ferrari rutilantes. Mais c’est pour mieux souligner combien les divorces, les maladies, les accidents viennent remettre à leur place cette opulence qui, de toute évidence, ne suffit pas au bonheur. La fortune n’est pas tout et elle peut s’accompagner d’une grande détresse. Décidément, pour reprendre une autre fable, « les raisins sont trop verts ». En sollicitant sa pitié et sa compassion, cette littérature détourne l’attention du lecteur populaire des inégalités qui se cumulent dans tous les aspects de vie sociale.

Une idée insupportable : le cumul

Nombre de chercheurs en sociologie nous ont paru être plus intéressés par les échecs et les dysfonctionnements des dominants dans les processus de reproduction des rapports sociaux que par cette reproduction elle-même. La transmission se ferait mal, et un lieu commun est parfois présenté comme une loi : la première génération crée la fortune, la seconde la gère et la troisième la dilapide. Le capitalisme familial aurait disparu et l’économie serait maintenant aux mains des managers de fonds de pension et de fonds spéculatifs aux ramifications internationales.
L’idée du cumul des différentes formes de richesse est insupportable à ceux qui doivent souvent tout à leur capital scolaire. Ainsi les préjugés sur une prétendue infirmité culturelle des classes dominantes sont toujours présents. Les patrons de l’industrie, les femmes « du monde », les élèves de Janson-de-Sailly sont supposés, a priori, être des béotiens, des gens de peu de culture. On leur reconnaît difficilement des compétences artistiques, des goûts littéraires qui ne soient pas naïfs ou convenus. Le rapport aux choses de l’esprit serait purement mondain, donc superficiel. Ces représentations reposent sur un axiome : là où il y a beaucoup d’argent, il ne peut y avoir beaucoup de culture. Plus généralement, ce sens commun des classes moyennes intellectuelles leur permet de construire une représentation semi-savante du bourgeois comme être intellectuellement borné. Il est vrai que l’idée du cumul des diverses formes de capitaux au plus haut niveau peut avoir quelque chose d’irritant pour ceux qui ont été constitués dans des systèmes dichotomiques qui opposent la culture aux autres richesses. La richesse matérielle serait ainsi incompatible avec une pensée forte originale, les qualités littéraires et intellectuelles seraient antinomiques avec la beauté physique pour une jeune fille.
Or nombre de grands bourgeois sont d’authentiques esthètes, artistes, hommes de lettres ou savants. Michel David-Weil, associé gérant du groupe Lazard (grande banque privée internationale), est aussi président du Conseil national de la Réunion des musées nationaux, qui gère les achats d’oeuvres par l’État. Parmi les Rothschild, on trouve une danseuse classique et un auteur dramatique qui fut célèbre au début du XXe siècle. Nombre d’écrivains sont nés dans la « bonne » société, dont Jean d’Ormesson. Le prince Gabriel de Broglie fut prix Nobel de physique. La culture et l’argent ne sont pas incompatibles. Une certaine aisance financière de la famille est un facteur favorable à l’acquisition d’une culture multidimensionnelle, ne serait-ce que par la fréquentation des établissements scolaires offrant de très bonnes conditions d’études et un milieu de condisciples stimulant.
L’irrecevabilité est à son comble lorsque nous soulignons que les capitaux accumulés finissent par avoir des effets sur les personnes et que l’incorporation des manières, des savoirs et des savoir-faire symboliques modèlent les personnalités qui doivent une partie de leurs privilèges aux qualités réellement intériorisées, comme l’aisance en public. Il ne s’agit pas de réhabiliter la notion de don, mais de souligner le résultat de toute une éducation socialement efficace.
On est alors toujours surpris d’entendre parler, y compris par des sociologues, de « fin de race » à propos de nobles ou de grands bourgeois. L’expression de leur rejet de ce monde d’héritiers passe par la dépréciation de leurs corps, ce que recouvre l’usage du mot « race ». Il est même étonnant que ce mot soit utilisé alors qu’il est proscrit du langage sociologiquement ou politiquement correct. La « fin de race », c’est à la fois la reconnaissance d’un passé d’excellence sociale et l’affirmation, consolatrice, d’un présent de décadence. Le sarcasme et la plaisanterie sont des armes dérisoires face aux positions occupées dans la société par ceux dont, en fait, on reconnaît le pouvoir en essayant de les tourner en dérision.
 

Retour à la classe sociale ?
Les classes sociales sont à un état de construction et d’achèvement très variable. La bourgeoisie montre beaucoup d’opiniâtreté dans son effort constant pour gérer ses frontières et pour transmettre les richesses au sein de la même confrérie des grandes familles. Les classes moyennes sont un véritable carrefour social. Quant à la classe ouvrière, ou aux classes populaires dans leur ensemble, le reflux est manifeste : le recul de l’influence des organisations syndicales et politiques qui travaillaient à la mobilisation de la classe se traduit par un éparpillement des prises de position. Dès le premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy recueillait 72,6 % des voix à Neuilly, Ségolène Royal devant se contenter de 7,5 %, et Marie-George Buffet de 65 voix (soit 0,19 %). Dans le même département des Hauts-de-Seine, de l’autre côté du fleuve, la commune populaire et communiste de Nanterre, avec un nombre de voix exprimées très proche (35 500 contre 33 450 pour Neuilly), présente un grand éclatement des voix. Ségolène Royal a certes devancé Nicolas Sarkozy avec 36 % des suffrages contre 23,9 %. François Bayrou a recueilli 18,9 % et Le Pen 7 %, plus que Marie-George Buffet, qui n’a rassemblé que 4,6 %. La lucidité politique est donc bien plus ancrée à Neuilly qu’à Nanterre, malgré le long passé militant de cette ville. La désindustrialisation y est pour beaucoup car le patrimoine industriel était le patrimoine de la classe ouvrière.
La sociologie des classes dominantes met en évidence les inégalités de tous ordres qui s’enracinent dans la richesse. Être riche facilite la vie et la rend plus agréable. Il est difficile de soutenir que l’aisance matérielle ne donne pas certaines satisfactions. D’autant qu’elle s’accompagne de pouvoirs sur l’espace et le temps et qu’elle facilite l’accès à la culture. Par la mondialisation, le pouvoir des puissants se renforce encore. La classe ouvrière perd ses repères et ses bastions. La conscience claire de l’amplitude démesurée des inégalités vaut pourtant mieux que leur sous-estimation.
Le tableau de la richesse, dans sa diversité, est dans un premier temps décourageant. Mais sans la conscience des inégalités profondes et des injustices qui la fondent, on en arrive trop vite à en prendre son parti et à baisser les bras...'

Et il y a encore tellement de choses à écrire sur ce sujet... Non ?

à peluch'

18:43 Écrit par Alain dans photos famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : argent |  Facebook |