16/10/2007

La chasse aux terroristes de plus en plus fructueuse en Irak et ailleurs ( 1 ) …

    En effet, il semblerait que le gouvernement  Irakien (pas trop pro occidental ds ce cas ...) à contribué  par les conclusions de son enquête à mettre ‘hors d’état de nuire ‘ une force terroriste composée d’au moins 20000 hommes sur son  territoire... Il s’agirait d’une société privée employant des mercenaires (au dessus des lois..) appelée  BlackWater je crois et  une autre organisation terroriste du nom ‘ d'Unity Resources Group (URG)’ , qui sera sans doute aussi  en passe de subir les mêmes sanctions ( 2 ) ...

À moins que le gouvernement de Nouri al-Maliki    ne soit ‘renversé’ d’ici peu, l’aide qu’il apporte aux Etats-Unis s’avère on ne peut plus précieuse… non ? 

à peluch' ! 

    ( 1 ) de Windhoek , Namibie  .

  La Namibie a expulsé deux citoyens américains et décidé de fermer une société américaine de recrutement de mercenaires, accusée de recruter des Namibiens appelés à servir de “gardes de sécurité” en Irak et en Afghanistan, deux pays déchirés par la guerre.  

Le gouvernement a rapidement ordonné la fermeture de la société Special Operations Consulting-Security Management (SOC-SMG), spécialisée dans le traitement des mercenaires, qui s'est installée en Namibie et recrute d'anciens combattants qui sont ensuite envoyés en Irak et en Afghanistan.

 C'est la ministre de l'Information et de la Radiodiffusion, Netumbo-Nandi Ndaitwah, qui a révélé que les deux Américains (Paul Grimes représentant national de SOC-SMG en Namibie, et Fredric Piry, Chef des Opérations) étaient dorénavant considérés comme des immigrants interdits de séjour.  “Se fondant sur une directive du Conseil des ministres, le comité de la Sécurité d'Etat avait recommandé la fermeture de SOC-SMG. Les deux citoyens américains sont priés de quitter immédiatement le territoire namibien”, a martelé Netumbo-Nandi Ndaitwah, dans un communiqué rendu public samedi.  

La société américaine SOC-SMG avait récemment ouvert une succursale en Namibie.

 La société avait annoncé qu'elle recruterait 4.000 Namibiens ayant une expérience militaire pour les envoyer travailler en Irak et en Afghanistan en qualité de gardes de sécurité.  

Une semaine auparavant, le gouvernement avait mis en garde les Namibiens contre la tentation d'aller combattre dans d'autres pays, expliquant qu'aux termes de la loi sur la Défense, tout citoyen namibien qui s'implique dans la guerre d'un pays tiers sans l'approbation du gouvernement devient un criminel.

 

M. Grimes avait affirmé mercredi que sa compagnie avait mis au point ses opérations en Namibie avec l'approbation des ministères de la Sécurité, Travail ainsi que de l'Industrie et du Commerce.

 

“L'implication des Etats-Unis d'Amérique en Irak n'a jamais été sanctionnée ou soutenue par un accord international et ne peut, par conséquent, être appuyée par la Namibie”, a encore indiqué Mme Nandi-Ndaitwah.

 L'article 96 de la Constitution de la Namibie, qui traite des Relations extérieures, pose des principes tels que ceux de la politique de non-alignement du gouvernement, de la promotion de la coopération, de la paix et de la sécurité internationales et du règlement des conflits internationaux par des voies pacifiques.  “Il en est de même du conflit en Irak et, par conséquent, le gouvernement ne peut permettre à ses citoyens de s'impliquer dans cette guerre", a déclaré la ministre.  Elle a ensuite mis en garde tous ceux qui seraient tentés de se porter volontaires pour s'impliquer dans des pays déchirés par la guerre, leur expliquant qu'ils risquaient tout simplement d'être déchus de leur citoyenneté.   ( 2)  En espérant qu’à l’avenir elle ne réapparaissent pas par l’intermédiaire de sociétés sous traitantes … après tout , elles  ‘ fonctionnent ‘ quand même …comme des ‘  entreprises ‘… 

10/10/2007

Chinoiseries et autres comptes..

Quand les chinois avec leur énorme réserve de devises investissent ' gagnant – gagnant  ' en RDC  ça fait jaser les institutions vampires and co comme FMI  , OCDE  ou autre BM ( 1 )  … pourtant .. lisez plutôt …

 De  ‘ AMT  [Kinshasa, le 09-10-2007] » A Chaud A propos de milliards de la Chine qui font jaser : Les 5 raisons de Matthieu Kalele pour soutenir l’accord Chine-RDC L’exercice aura été simple pour Matthieu Kalele Kabila, professeur d’Université et président national du Front pour un Nouveau Type de Congolais (FNTC). Jeudi dernier au restaurant El Patio, à quelques pas du Grand Hôtel Kinshasa, il s’est soumis volontiers au jeu de questions et réponses des journalistes. L’occasion lui était tout indiquée d’entrer en profondeur et même d’aller au-delà de la polémique inutilement soulevée autour du contrat de 8,5 milliards USD conclu, il y a peu, entre la Chine et la RDC. Matthieu Kalele voulait particulièrement répondre à une certaine agitation observée sur la scène internationale depuis la signature de ce contrat, il y a peu. D’après lui, il y a des gens qui pensent que la signature d’un contrat d’une telle ampleur remettrait en cause les relations avec les partenaires ‘’traditionnels’’ de la RDC.  Les arguments pour détruire les détracteurs  Primo, l’histoire du Congo. L’ancien ministre des Mines rappelle que la coopération entre la Chine et la RDC est vieille de plus de 39 ans. Elle a pris de l’envol en 1968 quand Mobutu rencontre le grand timonier chinois Mao à Pékin. Pourtant, c’est connu de tous que Mobutu était une fabrication, un suppôt, un valet local de l’impérialisme Us au Congo. Son inféodation à l’Occident n’avait pas empêché à Mobutu de s’imprégner de l’esprit de Yu Kong. Les Zaïrois de l’époque étaient soumis au Salongo chaque samedi. De la Chine, le défunt dictateur ramenait à Kinshasa l’Abacos avec la cuisine chinoise. La coopération ne se limitait là. Il y avait ce qu’on appelle les grands travaux réalisés par les Chinois : Stade des Martyrs, Palais du Peuple, Ferme de la N’Sele, Ferme de Kisanga à Lubumbashi, Ferme de Lukelenge à Mbuji-Mayi. Mobutu va étendre la coopération dans le domaine militaire. Des militaires chinois vont former des commandos congolais à Kisangani. Sous M’zee Laurent Désiré Kabila, des militaires congolais iront en Chine pour être formés aux techniques de répression.   Secundo, ne pas prêter le flanc aux prophètes des malheurs. Le professeur Matthieu Kalele n’accorde aucune importance aux profanateurs des relations entre la Chine et la RDC. Pour ceux qui ne le savent pas, dit-il, les pays occidentaux, réputés partenaires traditionnels du Congo, entretiennent de très bonnes relations avec la Chine qui détient le 2ème bon de trésor américain. La France, par exemple, a signé récemment avec l’Empire du milieu un contrat de vente de 20 Airbus à coup de milliards de dollars. ‘’Qui a demandé à la France de nous donner la copie du contrat ? Bush, s’interroge Matthieu Kalele, a signé dernièrement pour 17 milliards de dollars. Qui lui a demandé la copie ? Il n’y a pas débat, conclut-il.   Tertio, la correspondance entre le contrat chinois et les exigences du Code minier congolais. Le prof est convaincu qu’il existe dans ce Code minier la clause sociale et environnementale. Partout où les Chinois extraient les minerais, ils ont l’obligation de respecter cette clause.   Quarto, l’Occident a besoin de la Chine pour résoudre certaines questions internationales brûlantes. Les menaces répétées des USA, leur politique d’agression n’ont pas suffi pour faire plier le régime Nord-Coréen sur le nucléaire. Il a donc fallu l’intervention efficace de la Chine pour que la situation se décante. Au Soudan, on n’aurait jamais obtenu le déploiement de la force conjointe UA-ONU au Darfour sans la médiation de Pékin. Les américains et leurs alliés européens, malgré les menaces de tout genre, n’y seraient pas parvenus.   Quinto, les conventions internationales en matière de commerce. L’heure est au jour d’aujourd’hui au libéralisme, à l’économie du marché. Le système de monopole est banni. Et la RDC a ratifié la convention sur l’ouverture du bassin du Congo. On a besoin de tout le monde. Quelle conclusion tirer ? Matthieu Kalele tranche. D’un, l’argent de la Chine, ce n’est pas un endettement, pas un montant remboursable avec intérêt. Les Chinois veulent des minerais et construisent des routes. De deux, en dehors du contrat chinois, la RDC tend la main à d’autres pays du monde. Il formule ainsi deux recommandations. Il faut d’abord activer l’adage qui dit que qui se ressemble, s’assemble. Une façon d’inviter tous les pays du monde qui ‘’s’apitoient’’ sur la misère des Congolais à travailler ensemble. « Les occidentaux parlent de millions avec un taux d’intérêt très élevé, là où les Chinois mettent des milliards ». Il ne faudrait pas redouter la concurrence... Ensuite, les Congolais doivent bannir la peur et l’agitation. « Nous devons nous assurer de notre souveraineté ». Et il serait presque temps pour ce peuple trop souvent … spolié … non ?  A peluch’ !  ( 1 ) 2 remarques .. les stat’ de la Banque Mondiale …sic …( 2 )  … et le paradoxe .. l’inquiétude de l’occident vis-à-vis des investissements en RDC …

( 2 ) La République démocratique du Congo (RDC) est le pays au monde où il est le plus difficile de se lancer dans les affaires. Il faut prévoir 155 jours en moyenne pour y créer une entreprise, selon un rapport de la Banque mondiale (Doing business 2008) publié il y a quelques jours. La gouvernance n'est pas le point fort de la RDC (ex-Zaïre). En classant les 48 pays africains selon différentes variables (respect de la loi, ampleur de la corruption, degré de développement humain...), des économistes viennent d'établir un index de "la gouvernance africaine". La RDC y occupe l'avant-dernière position. Seule la Somalie fait pire.

20:51 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, rdc, chine, bm, fmi, ocde, kabila, corruption, aide |  Facebook |

23/09/2007

Quand là , fric come from USA !!

extraits de l’article de Bryant Hunt
Moon of Alabama
. Février 2007

AFRICOM : Commandement militaire unifié pour l'Afrique ou l'US AFRICOM (« Africa Command »).


Contrôle militaire des Etats-Unis sur les richesses de l'Afrique.
'...En février 2007 la Maison Blanche a annoncé la création du « commandement militaire pour l'Afrique », l'AFRICOM, un nouveau centre unifié de commandement du Pentagone en Afrique qui doit être opérationnel avant septembre 2008. Cette pénétration militaire en Afrique nous est présentée comme une protection "humanitaire" dans la guerre mondiale livrée contre le "terrorisme". Cependant le véritable objectif c'est faire main basse sur le pétrole africain et contrôler ses réseaux de transport mondiaux. La Chine est le principal défi et c'est un défi croissant auquel doit faire face la volonté de domination des Etats-Unis en Afrique. Le moindre accroissement des échanges commerciaux et des investissements chinois en Afrique met gravement en péril l'influence politique et économique des Etats-Unis dans ce continent riche en ressources naturelles. Le rôle politique d'une Afrique économiquement émergente en étroite alliance avec la Chine est en train de donner naissance à une nouvelle guerre froide dans laquelle le travail de l'AFRICOM sera d'assurer la suprématie militaire des USA sur tout le territoire africain. L'Africom centralisera et renforcera la présence militaire des Etats-Unis en remplacement des postes du commandement militaire pour l'Afrique qui se trouvaient jusqu'à maintenant sous le contrôle du Commandement Européen (EUCOM) et du Commandement Central,(CENTCOM), aux Etats-Unis. On peut comprendre le contexte du futur rôle stratégique de l'AFRICOM en étudiant le CENTCOM au Moyen Orient. Le CentCom s'est développé en application de la doctrine Carter de 1980 qui définissait la route d'approvisionnement du pétrole du Golfe Persique comme étant d'un « intérêt vital » pour les Etats-Unis et qui déclarait que les Etats-Unis emploieraient n'importe quel moyen nécessaire, y compris la force militaire, pour vaincre toute tentative de stopper cet approvisionnement de la part d'une éventuelle puissance hostile. La force militaire des Etats-Unis est en train de croître le plus vite possible en Afrique Occidentale et dans la zone sous-saharienne car on calcule que dans la prochaine décennie cette zone sera une source d'énergie aussi importante que le Moyen Orient. L'opposition à la domination et à l'exploitation par les Etats-Unis dans cette région vient des Africains eux-mêmes, principalement au Nigeria où se trouvent 70% du pétrole africain. Le fait de vivre sur de vastes champs pétrolifères et sur d'énormes réserves de gaz naturel n'a apporté aucun bénéfice au peuple natif de la région du Delta du Niger, bien au contraire une telle richesse ne lui a causé, à ce jour, que des souffrances. Les mouvements populaires du Nigeria réclament le droit à l'autodétermination et le droit de se partager égalitairement les bénéfices du pétrole. Cela fait des années que les militants des droits de l'homme et de la défense de l'environnement instruisent le dossier des atrocités commises dans cette région par les compagnies pétrolières et les militaires. Alors que la tactique des groupes de résistance a changé en passant de la pétition et de la protestation à des mesures plus radicales, les attaques contre les oléoducs et les installations énergétiques ont fait baisser le débit des exportations de pétrole de la région. Comme l'indique un rapport de « Intérêts Convergents » les 6 premiers mois de 2006 ont enregistré 19 attaques contre des opérations étrangères de pétrole et ont entraîné des pertes de revenus pour un montant de 2,187 milliards de $. Le Département des Ressources Pétrolières fait valoir que ce chiffre représente 32% des revenus du pays pour 2007. Les compagnies pétrolières et le Pentagone essayent de lier ces groupes de résistance aux réseaux internationaux du terrorisme pour justifier ainsi l'usage de la force militaire par les Etats Unis pour « stabiliser » la région et assurer les exportations des ressources énergétiques, mais on n'a trouvé aucune preuve qui permette d'établir un lien entre ces groupes de résistance dans le Delta du Niger et les réseaux internationaux du terrorisme ou les djihadistes. Par contre, actuellement dans le Delta du Niger, les mouvements ethnico-nationalistes luttent par tous les moyens possibles avec comme objectif politique conquérir leur droit à l'autodétermination. Cependant l'instabilité des installations pétrolières environnantes, au Nigeria et ailleurs dans le continent, est utilisée par les autorités en charge de la sécurité aux Etats Unis pour justifier « un appui militaire aux Etats africains producteurs de pétrole sous la forme d'une aide qui doit permettre aux Africains de se défendre eux mêmes contre ceux qui veulent empêcher leur adhésion au libre échange ». L'invasion de la Somalie en décembre 2006 a été coordonnée en utilisant les bases des Etats Unis établies dans la région. L'arrivée de l'AFRICOM renforcera efficacement les efforts pour remplacer le gouvernement populaire de l'Union des Tribunaux Islamiques de Somalie par le Gouvernement Fédéral Transitoire plus bienveillant avec l'industrie pétrolière. Pendant que l'occident obstiné réclame à corps et à cris une « intervention humanitaire » dans la région du Darfour, au Soudan, il accentue la pression militaire pour obtenir un changement de gouvernement dans un autre pays islamique riche en réserves pétrolières. Le journaliste Hunt dit que ce genre d'« aide » semble limité seulement à cause de la rhétorique qui dit vouloir stabiliser l'Afrique et que véhicule la grande presse laquelle recopie directement ses communiqués sur ceux de l'AFRICOM. Selon lui les lecteurs des grands medias peuvent s'attendre à rencontrer plus souvent l'emploi de certains termes comme par exemple « génocide » ou « bavure » et il fait remarquer que les médias dominants critiquent la Chine sur la question des droits de l'Homme, mais approuvent le Soudan et le Zimbabwe sur cette même question et passent sous silence les violations en cours perpétrées par les sociétés occidentales engagées dans le pillage des ressources naturelles et la pollution dans d'autres pays ainsi que le soutien que ces mêmes sociétés apportent à des régimes répressifs.

Durant l'année 2005, l'Initiative Contre le Terrorisme au Trans-Sahara a reçu 16 millions de dollars ; au cours de l'année 2006, presque 31 millions. On s'attend à une forte augmentation pour 2008. Avec l'administration Bush elle pourra s'élever jusqu'à 100 millions annuels pendant 5 ans. Avec le passage à l'AFRICOM et la promotion continue de la guerre contre le terrorisme il est probable que le financement du Congrès des Etats-Unis augmente sensiblement...'

'...

On s'attend à ce que le Commandement Opérationnel de Combat continue de dépendre de l'EUCOM jusqu'en octobre 2007 et qu'il ne devienne un commandement totalement indépendant qu'au cours des douze mois qui suivront. Très probablement cela exigera de transférer les P.C. de l'AFRICOM de Stuttgart, en Allemagne, où opère actuellement la tête de l'EUCOM dans un autre pays hôte africain. En avril les fonctionnaires des Etats-Unis ont parcouru le continent pour vendre l'AFRICOM et tester les réactions officielles et publiques. Les premières réponses ont été, sans surprise, négatives et méfiantes en raison de l'histoire de l'interventionnisme militaire nord-américain dans le monde, y compris en Afrique, laquelle, en outre, a connu l'amère expérience du colonialisme.

L'opinion, aux Etats-Unis, à part une élite, se mobilise à peine. Tout d'abord l'Afrique est un des continents les moins couverts par les médias nord-américains et quand ceux-ci s'intéressent à l'Afrique, c'est seulement pour parler des catastrophes naturelles, des conflits armés et de la corruption et leur présentation se limite, en général, soit à une certaine forme d'intervention étrangère bienveillante - aide financière ou humanitaire - soit à une sévère attitude paternaliste d'hypocrite préoccupation pour les Droits de l'Homme. Mais l'activité militaire des Etats-Unis dans le continent passe en grande partie inaperçue...'

Le Département de Défense (DOD) - ou Pentagone - précise qu'une des premières missions de l'AFRICOM sera de professionnaliser des militaires originaires de ces pays pour assurer « la stabilité », la sécurité et la mise en place d'un gouvernement « responsable » dans divers Etats et régions d'Afrique. La stabilité, cela signifie rétablir et maintenir l'ordre et pour ce qui est de la responsabilité, on le sait bien, cela signifie protéger les intérêts des Etats-Unis. Rien que pour cette année on avance que 1.400 officiers africains finiront leurs programmes de formation et d'entrainement militaire internationaux dans les écoles militaires des Etats Unis.

L'amère potion médicinale sera ingurgitée sans trop de douleur si on combine ces missions de militarisation assumées par l'AFRICOM avec un volet civil lui aussi en expansion et qui devront mettre en avant des concepts importés tels que « la promotion de la démocratie », « la capacité de construire », « la souveraineté » et « l'autonomie africaine ». Le Kenya, par exemple, se trouve actuellement dans cette position...'

Bon à savoir ..Non? ...

à peluch' !

19/02/2007

...messages d' Afrique ( 1 )

 

Cet article ( comme bien d'autres sur le site sous cité m'a interpellé .; libre à vous d'aller les découvrir .. )

Alain

 

 Musée du Quai Branly : « Ainsi nos œuvres d’art ont droit de cité là où nous sommes, dans l’ensemble, interdits de séjour »

par Aminata Traoré

 

publié le 26/06/2006

 

   lien : http://www.africultures.com  pour lire l’entièreté de l’article

 

‘ Le Musée du Quai Branly est bâti, de mon point de vue, sur un profond et douloureux paradoxe à partir du moment où la quasi totalité des Africains, des Amérindiens, des Aborigènes d’Australie, dont le talent et la créativité sont célébrés, n’en franchiront jamais le seuil compte tenu de la loi sur l’immigration choisie. Il est vrai que des dispositions sont prises pour que nous puissions consulter les archives via l’Internet. Nos œuvres ont droit de cité là où nous sommes, dans l’ensemble, interdits de séjour.

A l’intention de ceux qui voudraient voir le message politique derrière l’esthétique, le dialogue des cultures derrière la beauté des œuvres, je crains que l’on soit loin du compte. Un masque africain sur la place de la République n’est d’aucune utilité face à la honte et à l’humiliation subies par les Africains et les autres peuples pillés dans le cadre d’une certaine coopération au développement.

Bienvenue donc au Musée de l’interpellation qui contribuera - je l’espère - à édifier les opinions publiques française, africaine et mondiale sur l’une des manières dont l’Europe continue de se servir et d’asservir d’autres peuples du monde tout en prétendant le contraire.

Pour terminer je voudrais m’adresser, encore une fois, à ces œuvres de l’esprit qui sauront intercéder auprès des opinions publiques pour nous.

« Vous nous manquez terriblement. Notre pays, le Mali et l’Afrique tout entière continuent de subir bien des bouleversements. Aux Dieux des Chrétiens et des Musulmans qui vous ont contesté votre place dans nos cœurs et vos fonctions dans nos sociétés s’est ajouté le Dieu argent. Vous devez en savoir quelque chose au regard des transactions dont certaines nouvelles acquisitions de ce musée ont été l’objet. Il est le moteur du marché dit ‘’libre’’ et ‘’concurrentiel’’ qui est supposé être le paradis sur Terre alors qu’il n’est que gouffre pour l’Afrique.

Appauvris, désemparés et manipulés par des dirigeants convertis au dogme du marché, vos peuples s’en prennent les uns aux autres, s’entretuent ou fuient. Parfois, ils viennent buter contre le long mur de l’indifférence, dont Schengen. N’entendez-vous pas, de plus en plus, les lamentations de ceux et celles qui empruntent la voie terrestre, se perdre dans le Sahara ou se noyer dans les eaux de la Méditerranée ? N’entendez-vous point les cris de ces centaines de naufragés dont des femmes enceintes et des enfants en bas âge ?

Si oui, ne restez pas muettes, ne vous sentez pas impuissantes. Soyez la voix de vos peuples et témoignez pour eux. Rappelez à ceux qui vous veulent tant ici dans leurs musées et aux citoyens français et européens qui les visitent que l’annulation totale et immédiate de la dette extérieure de l’Afrique est primordiale. Dites-leur surtout que libéré de ce fardeau, du dogme du tout marché qui justifie la tutelle du FMI et de la Banque mondiale, le continent noir redressera la tête et l’échine (1). »

Aminata Traoré est essayiste et ancienne Ministre, de la culture et du Tourisme du Mali

 

1. Aminata TRAORE : Lettre au Président des Français à propos de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique en général, Fayard, 2005.

19:23 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique |  Facebook |