19/02/2008

Et pour les balles ? Quand ?...( 1 )

 

extraits de ' Le  Temps '

''...Seul Bernard Kouchner, fidèle à lui-même, a osé les grands mots. «L'accession du Kosovo à l'indépendance est une victoire de la paix, pas celle d'un peuple contre un autre. Pas celle des Albanais contre les Serbes ou de l'ouest contre la Russie» a asséné le ministre français des Affaires étrangères, qui fut, au sortir de la guerre, le premier administrateur international de l'ex-province serbe.  Difficile, il est vrai, de donner hier à Bruxelles dans le registre de l'émotion. Bien qu'ils l'aient largement porté sur les fonts baptismaux, par leur aide financière et l'envoi de soldats au sein de la Kfor depuis bientôt dix ans, les 27 pays de l'Union Européenne ont surtout voulu éviter que l'indépendance autoproclamée du territoire devienne une nouvelle plaie en leur sein.  Résultat: des heures de discussion pour accoucher d'une déclaration a minima, constatant «la résolution parlementaire de l'assemblée du Kosovo qui déclare le territoire indépendant», et prenant note «de son engagement à respecter les principes de la démocratie et à protéger les Serbes et les autres minorités». Tout en se félicitant de la «poursuite de la présence internationale sur la base de la résolution 1244 des Nations unies». Avec, en point d'orgue, ce rappel majeur: au vu du conflit des années 1990 et des résolutions onusiennes «le Kosovo est un cas sui generis qui ne crée aucun précédent».  Preuve que la priorité consistait plus à serrer les rangs qu'à saluer la fin espérée de la tragédie balkanique née de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie, la déclaration adoptée en fin d'après midi a été, à quelques corrections près, celle proposée... par l'Espagne dont le chef de la diplomatie, Miguel Angel Moratinos, avait, dès le début matinée, de nouveau pilonné «l'illégalité» de la scission kosovare. L'Espagne, inquiète de la porte ouverte ainsi aux nationalismes basque et catalan, a toutefois annoncé le maintien de son contingent de 600 soldats déployé au Kosovo.  Le projet de la présidence slovène, abandonné, était en effet beaucoup plus clair et chaleureux. Il «saluait» l'engagement des Kosovars et rappelait que «pour l'Union européenne, le statu quo sur le statut final de l'ex-province serbe était intenable». «Le texte slovène était nettement plus ambitieux reconnaissait hier soir une conseillère du ministre britannique David Miliband, en faisant une analogie sportive. Notre priorité était différente: nous devions éviter que le pack européen s'écroule.»  Au sortir de la mêlée de lundi, la donne européenne est donc celle voulue par les anti-sécessionistes: hormis sa déclaration commune et l'envoi confirmé de la mission Eulex Kosovo (Police-Justice-Douanes) de 1800 hommes - sorte de béquille du nouvel Etat - l'UE apparaîtra majoritairement aux côtés du territoire, mais en ordre dispersé.  La France et le Royaume-Uni ont été les premiers à annoncer que l'envoi des lettres de reconnaissance, signées Nicolas Sarkozy et Gordon Brown «partiraient dans la nuit», soit quelques heures après celle de George Bush, les Etats-Unis ayant reconnu le Kosovo lundi matin. On sait toutefois que l'Allemagne suivra mercredi et qu'au total, environ la moitié des pays de l'UE (Italie, Pologne, Finlande, Autriche, Danemark, Pays-Bas...) aura bouclé cette première étape cette semaine. Une bonne partie suivant plus tard. A l'opposé figurent six pays opposés à une proclamation unilatérale par peur qu'elle ne provoque un dangereux précédent: Espagne, Chypre, Roumanie, Bulgarie (qui envisage toutefois une reconnaissance «à terme»), Grèce et Slovaquie. Seule au sein de ce groupe, Chypre a affirmé qu'elle ne reconnaîtrait «jamais» l'existence du Kosovo. Ce que la Turquie s'est en revanche empressée de faire lundi.  

Attendue, cette fracture européenne ne posera pas de difficultés pour le déploiement de la mission Eulex, dont le budget de plus de 200 millions d'euros a été approuvé lundi pour une durée initiale de seize mois. Une conférence des donateurs devrait par ailleurs être prochainement organisée au chevet du Kosovo, pour les bailleurs de fonds UE et hors UE. Mais la plaie kosovare, évidemment, pourrait se rouvrir si des troubles surviennent:

«Nous avons tout discuté mot par mot pour arriver à cela, confiait lundi un diplomate européen. Si ça dérape, ce ne sera plus des discussions...»

  En effet , et avec un Thaçi soutenu par les USA et l’Europe ça promet de se jouer contre les intérêts européens surtout .. Un peu comme à l'époque de la création de l'état d'Israel ...pour le Kosovo , tout était en place depuis longtemps , dailleur ,  l’Union européenne, dans la nuit de vendredi à samedi à minuit (soit avant la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo) a « approuvé l’envoi d’une mission de policier et de juriste au Kosovo, enfreignant ainsi la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies selon laquelle seule l’ONU peut décider de l’envoi de forces dans cette province serbe..Donc , aujourd’hui, les Nations Unies sont mises de côté, mais la démarche reste la même. Le 14 mai 1948, le mandat britannique cessait sur la Palestine et laissait face à face Arabes et Juifs. Nous savons ce qui s’en est suivi.

    Gageons que l’Union européenne et les États-Unis, au nom d’une fausse démocratie et après avoir mis le feu à la région, feront mine de se retirer pour laisser Albanais et Serbes régler leur compte. Puis, après quelques bains de sang, ils reviendront arguant que leur intervention est indispensable pour maintenir la paix… Ils pourront alors s’installer dans la région, où les attendent le Camp de Bondsteel et le pétrole de la mer Caspienne. Reste à voir ce que fera la Russie, qui appuie les Serbes...

  Par lâcheté sans doute plus que par non clairvoyance de ce qui se trame dans cette partie voisine de notre monde , nos régions risquent de s'enflammer dans un proche avenir ( 1 ) .. Non ?

 

À peluch’

 ( 1 ) voir l’article du 9/01/2008 ‘’ La feuille déroute ...’’

30/08/2007

L’ire en avant ..toute !?

Ces derniers jours , trois  pays  tiennent les mêmes discours de plus en plus belliqueux envers l’Iran par l’intermédiaire de leur président…,  l’Angleterre et ses scandales (BAE...) ,  les USA ( discours de Bush au Nevada..) et celui  de Sarko dernièrement ( 1) , la  France ( Serais-ce là un retour d’ascenseur sous la forme d’aide  militaire future  pour les promesses de contrats pétroliers en Irak entre Chevron et Total ? ) .., au moment où l’économie mondiale risque plus que certainement de plonger ( 2) … et ce même si la Fed  comme la BCE   promettent de la garder sous perfusion par injections massives de capitaux ( déjà + de 500 milliards depuis le 9/08… soit dix fois plus qu’après le 11 septembre…, bizarre non ? ) …en attendant… , mais en attendant quoi ? …, les élections US en 2008 , date à laquelle le parti de Bush risque de connaitre une déconfiture historique …  , une relance par l’endettement ( déjà saturé !! ) voir crise due au ‘ Subprime ‘ de l’économie US …sous la menace du bras armé de devises Us de la Chine elle-même encerclée militairement au cas où …, … ou une relance par la militarisation ?  ( voir précédents articles sur les SMP ) et ses conséquences … , .., que le président Maliki signe sous la menace de la présence militaire US  dans le pays des contrats pétroliers  qui engageraient  celui –ci pour un 40taines d’années …, en pétrodollar et non  en pétro euro comme beaucoup de pays( Russie , Venezuela , Chine , Iran ..)  commencent à le faire , mettant de nouveau gravement en péril les bases essentielles de l’économie US à partir de l’hégémonie  de celui –ci dans le monde comme du pays dont il provient …

( ‘ LA ‘raison principale de la guerre à l’Irak !!) …  Il ne manquerait plus qu’un second septembre noir (en France cette fois ? ! ) pour déclencher …,  mais déclencher quoi ?...

 Ainsi , il nous est hélas , permis de constater que , insidieusement , en cette période de crise , des positions et des discours politiques de plus en plus belliqueux  nous orientent vers des solutions…, dramatiques…,

  dans un  futur qui me parait proche  …, ..Non ?

 

A peluch’ !

 

( 1 ) Lundi Sarkozy a fait un discours pour présenter sa politique étrangère, ..’ Sarkozy a insisté a plusieurs reprises dans son discours sur la menace d'une «confrontation entre l'Islam et l'Occident »,  « …Premier défi : comment prévenir une confrontation entre l'Islam et l'Occident, voulue par les groupes extrémistes tels qu'Al Qaeda qui rêvent d'instaurer, de l'Indonésie au Nigeria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité »… ( … le supposé projet d'instaurer un califat est un mythe, qu'Al Qaeda, le Golem crée par la CIA au service de l'Empire américain pour combattre l'ex Union Soviétique en Afghanistan, qui a été reprogrammé pour justifier ses guerres de conquête, sous la dénomination « guerres contre le terrorisme » dans les pays riches en ressources naturelles notamment gaz et pétrole qui se trouvent être en majorité des pays musulmans..) …,

Plus loin Sarkozy dit : « …Prévenir une confrontation entre l'Islam et l'Occident, c'est aussi encourager, aider, dans chaque pays musulman les forces de modération et de modernité à faire prévaloir un Islam ouvert et tolérant, acceptant la diversité comme un enrichissement. Dans ce domaine, il n'est pas de recette miracle, unique… » …( en d’autres termes , instaurer des régimes complaisants,  à la botte de l’Occident quoi… ) , tandis que chez nous perdurerait un système qui achèverait de s’en prendre aux derniers remparts socio- politiques  de ce qui pouvait encore un peu s’appeler...  ...‘démocratie'...

21/06/2007

BAE et Yamamah...ou autre bombe médiatique ?

A quoi pensait Blair hier au sommet du G8 ? A la gloire immortelle de l’“accord” sur le réchauffement climatique dont il ne doute pas que l’Histoire à la fois saluera son importance évidemment historique et lui en fera le plus complet crédit?

Ou bien au scandale  BAE et  Yamamah ( pétrole contre armement..) , à Prince Bandar et Cie ?

Sale coup pour “l’ex-Premier ministre”, comme l’a désigné, sans le moindre complexe diplomatique, Vladimir Poutine.

…On est un peu gêné aux entournures, ces jours-ci, dans les milieux habitués à chanter les grâces du sémillant “ex-Premier ministre” et les vertus libérales et moralisatrices de son système. L’affaire BAE-Yamamah est un énorme pavé qui, dans la perspective, pourrait bien peser au moins aussi lourd que l’Irak dans l’appréciation véridique qu’on aura, plus tard, du système blairiste. Cette hypothèse vaut d’autant plus qu’on voit mal comment tout cela pourrait désormais s’arrêter, avec les trois pistes légales de plus en plus dégagées :

• Au Royaume-Uni même, il va être difficile à Gordon Brown, — s’il le désire (?), — de ne pas céder aux pressions grandissantes pour qu’il rouvre l’enquête.

• L’OCDE, qui n’a pas aimé le traitement que lui ont réservé les fonctionnaires britanniques dans son enquête, va en pousser les feux plus que jamais.

• Aux USA, où la vertu se mesure à l'habileté qu’on montre à ne pas se faire prendre, la goinfrerie et l’inattention de BAE commencent à faire désordre. Il se dit sous le manteau que certains (gros) concurrents (US) du consortium Anglos-américaniste ne seraient pas mécontents de le voir bloqué dans son expansion sur le marché intérieur US ; souci partagé par des parlementaires et des fonctionnaires, qui n’aiment pas être “colonisés” par les cousins d’Outre-Atlantique. Une (des) procédure(s) légale(s) est (sont) désormais probable(s).

Il serait injuste de s’en tenir à Blair. Le système BAE-Yamamah n’est pas un simple (?) cas de corruption, un peu plus gras, un peu plus monstrueux que les autres. En fait , c’est une stratégie, une forme de gouvernement, l’alpha et l’oméga d’une société politicienne, une vision du monde partagée par d’autres nations , une “morale” pourrait-on dire en maniant le concept avec une habileté orwellienne. Yamamah remonte à 1985. C’est le gouvernement Thatcher qui est impliqué, son idéologie libérale, sa conception stratégique ( alliance avec l’Arabie et  protection de ses princes , par la corruption et les intérêts communs). Il s’agit moins de la décadence d’une nation que du triomphe d’un système pervers et de la pulvérisation d’une civilisation. L’important n’est pas l’existence de la corruption ni l’ampleur de la corruption, c’est la place de la corruption dans le système ; d’habitude, la corruption est une conséquence désagréable de divers objectifs et obligations politiques et stratégiques ; dans ce cas, elle occupe la première place, la place fondatrice, la plus exigeante, celle qui détermine les politiques, celle qui forme les esprits et déforme les âmes, la place de l’inspiration par excellence.

Voir les nombreux articles sur le site http://www.solidariteetprogres.org/

à peluch' !

 

 

13:25 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bae, yamamah, angleterre |  Facebook |