10/10/2007

Chinoiseries et autres comptes..

Quand les chinois avec leur énorme réserve de devises investissent ' gagnant – gagnant  ' en RDC  ça fait jaser les institutions vampires and co comme FMI  , OCDE  ou autre BM ( 1 )  … pourtant .. lisez plutôt …

 De  ‘ AMT  [Kinshasa, le 09-10-2007] » A Chaud A propos de milliards de la Chine qui font jaser : Les 5 raisons de Matthieu Kalele pour soutenir l’accord Chine-RDC L’exercice aura été simple pour Matthieu Kalele Kabila, professeur d’Université et président national du Front pour un Nouveau Type de Congolais (FNTC). Jeudi dernier au restaurant El Patio, à quelques pas du Grand Hôtel Kinshasa, il s’est soumis volontiers au jeu de questions et réponses des journalistes. L’occasion lui était tout indiquée d’entrer en profondeur et même d’aller au-delà de la polémique inutilement soulevée autour du contrat de 8,5 milliards USD conclu, il y a peu, entre la Chine et la RDC. Matthieu Kalele voulait particulièrement répondre à une certaine agitation observée sur la scène internationale depuis la signature de ce contrat, il y a peu. D’après lui, il y a des gens qui pensent que la signature d’un contrat d’une telle ampleur remettrait en cause les relations avec les partenaires ‘’traditionnels’’ de la RDC.  Les arguments pour détruire les détracteurs  Primo, l’histoire du Congo. L’ancien ministre des Mines rappelle que la coopération entre la Chine et la RDC est vieille de plus de 39 ans. Elle a pris de l’envol en 1968 quand Mobutu rencontre le grand timonier chinois Mao à Pékin. Pourtant, c’est connu de tous que Mobutu était une fabrication, un suppôt, un valet local de l’impérialisme Us au Congo. Son inféodation à l’Occident n’avait pas empêché à Mobutu de s’imprégner de l’esprit de Yu Kong. Les Zaïrois de l’époque étaient soumis au Salongo chaque samedi. De la Chine, le défunt dictateur ramenait à Kinshasa l’Abacos avec la cuisine chinoise. La coopération ne se limitait là. Il y avait ce qu’on appelle les grands travaux réalisés par les Chinois : Stade des Martyrs, Palais du Peuple, Ferme de la N’Sele, Ferme de Kisanga à Lubumbashi, Ferme de Lukelenge à Mbuji-Mayi. Mobutu va étendre la coopération dans le domaine militaire. Des militaires chinois vont former des commandos congolais à Kisangani. Sous M’zee Laurent Désiré Kabila, des militaires congolais iront en Chine pour être formés aux techniques de répression.   Secundo, ne pas prêter le flanc aux prophètes des malheurs. Le professeur Matthieu Kalele n’accorde aucune importance aux profanateurs des relations entre la Chine et la RDC. Pour ceux qui ne le savent pas, dit-il, les pays occidentaux, réputés partenaires traditionnels du Congo, entretiennent de très bonnes relations avec la Chine qui détient le 2ème bon de trésor américain. La France, par exemple, a signé récemment avec l’Empire du milieu un contrat de vente de 20 Airbus à coup de milliards de dollars. ‘’Qui a demandé à la France de nous donner la copie du contrat ? Bush, s’interroge Matthieu Kalele, a signé dernièrement pour 17 milliards de dollars. Qui lui a demandé la copie ? Il n’y a pas débat, conclut-il.   Tertio, la correspondance entre le contrat chinois et les exigences du Code minier congolais. Le prof est convaincu qu’il existe dans ce Code minier la clause sociale et environnementale. Partout où les Chinois extraient les minerais, ils ont l’obligation de respecter cette clause.   Quarto, l’Occident a besoin de la Chine pour résoudre certaines questions internationales brûlantes. Les menaces répétées des USA, leur politique d’agression n’ont pas suffi pour faire plier le régime Nord-Coréen sur le nucléaire. Il a donc fallu l’intervention efficace de la Chine pour que la situation se décante. Au Soudan, on n’aurait jamais obtenu le déploiement de la force conjointe UA-ONU au Darfour sans la médiation de Pékin. Les américains et leurs alliés européens, malgré les menaces de tout genre, n’y seraient pas parvenus.   Quinto, les conventions internationales en matière de commerce. L’heure est au jour d’aujourd’hui au libéralisme, à l’économie du marché. Le système de monopole est banni. Et la RDC a ratifié la convention sur l’ouverture du bassin du Congo. On a besoin de tout le monde. Quelle conclusion tirer ? Matthieu Kalele tranche. D’un, l’argent de la Chine, ce n’est pas un endettement, pas un montant remboursable avec intérêt. Les Chinois veulent des minerais et construisent des routes. De deux, en dehors du contrat chinois, la RDC tend la main à d’autres pays du monde. Il formule ainsi deux recommandations. Il faut d’abord activer l’adage qui dit que qui se ressemble, s’assemble. Une façon d’inviter tous les pays du monde qui ‘’s’apitoient’’ sur la misère des Congolais à travailler ensemble. « Les occidentaux parlent de millions avec un taux d’intérêt très élevé, là où les Chinois mettent des milliards ». Il ne faudrait pas redouter la concurrence... Ensuite, les Congolais doivent bannir la peur et l’agitation. « Nous devons nous assurer de notre souveraineté ». Et il serait presque temps pour ce peuple trop souvent … spolié … non ?  A peluch’ !  ( 1 ) 2 remarques .. les stat’ de la Banque Mondiale …sic …( 2 )  … et le paradoxe .. l’inquiétude de l’occident vis-à-vis des investissements en RDC …

( 2 ) La République démocratique du Congo (RDC) est le pays au monde où il est le plus difficile de se lancer dans les affaires. Il faut prévoir 155 jours en moyenne pour y créer une entreprise, selon un rapport de la Banque mondiale (Doing business 2008) publié il y a quelques jours. La gouvernance n'est pas le point fort de la RDC (ex-Zaïre). En classant les 48 pays africains selon différentes variables (respect de la loi, ampleur de la corruption, degré de développement humain...), des économistes viennent d'établir un index de "la gouvernance africaine". La RDC y occupe l'avant-dernière position. Seule la Somalie fait pire.

20:51 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, rdc, chine, bm, fmi, ocde, kabila, corruption, aide |  Facebook |

25/05/2007

Eva Joly ... j'aime

"L'ancienne juge d'instruction publie un livre de souvenirs en forme de réquisitoire contre les élites françaises.

 

Le titre de son livre, "La Force qui nous manque", s'adresse plus à nous qu'à elle. Eva Joly, l'ancienne juge d'instruction du pôle financier du Palais de Justice de Paris, célèbre pour son rôle dans l'affaire Elf, ne décolère pas contre les élites françaises, contre leur complaisance vis-à-vis de la corruption, contre leurs petits arrangements avec la justice, contre l'indulgence coupable de l'opinion publique...

 

     De passage à Paris quelques jours après le départ de Jacques Chirac de l'Elysée, et donc de sa perte d'immunité présidentielle, elle affirme haut et fort, dans une interview à Rue89, que la justice doit reprendre ses droits dans les affaires dans lesquelles apparaît le nom de l'ancien chef de l'Etat. La France, estime-t-elle, se déconsidèrerait à enterrer les dossiers qui concernent le "retraité de l'Elysée", et l'opinion, que l'on sent peu mobilisée sur ce front, ne doit pas s'en désintéresser.

De même, Eva Joly, dont les récentes activités dans la lutte anticorruption pour le compte du gouvernement norvégien lui ont fait entrevoir tant de secrets de famille franco-africains, ne cache pas sa colère de voir que l'un des premiers chef d'Etat étranger à rendre visite à Nicolas Sarkozy à Paris, n'est nul autre qu'Omar Bongo, le président gabonais, figure emblématique d'une liaison incestueuse entre la France et ses anciennes colonies. La rupture, décidément, n'est pas au rendez-vous, là où elle semblerait pourtant la plus nécessaire.

     Eva Joly revient donc sur le devant de la scène française, non pas officiellement, mais pour livrer "sa" vérité. Celle de son itinéraire personnel, la jeune fille au pair aux tresses blondes venue du pays des fjords, et qui finit par défier le pouvoir politico-affairiste français en menant les enquêtes judiciaires là où elles font le plus mal. Cela donne un livre, écrit en collaboration avec la journaliste Judith Perrignon, qui mêle souvenirs personnels, heureux ou douloureux, et retours sur les leçons d'une action judiciaire qui lui a coûté cher. La petite histoire dans la grande histoire.

 

On lira avec délectation sa galerie de portraits des hommes puissants qui ont défilé dans son cabinet de juge d'instruction: on y retrouve "le poète", François Léotard; "le comédien", Bernard Tapie, "l'ancien combattant ou plutôt son fils", Jean-François Pagès; "le fils qui fait mentir sa vieille mère", Loïk Le Floch-Prigent...

 

Et il y a Roland Dumas, "le plus célèbre d'entre eux", "le plus mondain des hommes". Eva Joly cache mal son dégoût de voir que l'ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand ne subira qu'une seule condamnation, dans l'affaire de la succession du sculpteur Giacometti. "Tout le monde sait quel homme il est, mais on hausse les épaules et on s'incline devant le raffinement de ce manipulateur. Machiavel est donc un prince", écrit-elle.

 

Le réquisitoire d'Eva Joly est dérangeant, non pas tant par les faits qu'elle dénonce, que par le "miroir", comme elle dit elle-même, qu'elle tend à la France. Ce qu'on y voit n'est pas reluisant. On mettra cette colère froide sur le dos du tempérament inflexible de cette Scandinave qui n'a pas su adopter nos rondeurs méditerranéennes.

 

On aurait tort: ce qu'elle dit est d'une actualité brûlante, au moment où le pouvoir politique change, sans que les mœurs n'évoluent. Eva Joly ne pouvait pas espérer mieux, pour illustrer son propos, que de débarquer à Paris au moment où un conseiller du nouveau président passe chez TF1..."

extrait de http://www.bdpgabon.org/content/view/4699/45/

 

 ...

à peluch' !

21:52 Écrit par Alain dans lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eva joly, corruption, blanchiment |  Facebook |

La corruption en faits et en chiffres ...

    La Banque mondiale estime à 1.000 milliards de dollars le coût de la corruption dans le monde, selon des données économiques 2001-2002. Un coût énorme, mais approximatif, compte tenu de la difficulté à recueillir ce genre de « chiffre noir. »

 

La corruption réduit la capacité des pouvoirs publics à mettre des ressources et services de base à la disposition de la population.

La corruption et le transfert de fonds illicites contribuent à la fuite des capitaux en Afrique, où plus de 400 milliards de dollars, dont environ 100 milliards proviendraient du Nigéria, ont été détournés et mis à l'abri à l'étranger.

Mobutu Sese Seko, qui fut président du Zaïre de 1965 à 1997, aurait puisé dans le Trésor public quelque 5 milliards de dollars, soit le montant qu'atteignait alors la dette extérieure du pays.

L'ancien dictateur nigérian Sani Abacha et des membres de son entourage se sont approprié et ont transféré à l'étranger une somme évaluée à 2,2 milliards de dollars.

La Banque mondiale estime que 70 % de la population nigériane vit avec moins de 1 dollar par jour.

Au Mexique, le frère de l'ancien président Carlos Salinas a amassé grâce à la corruption 120 millions de dollars, montant dont la Banque mondiale pense qu'il permettrait de payer les soins de santé de plus de 594 000 Mexicains pendant un an au niveau actuel de dépenses par habitant….

 

 En Italie … ( Pier Luigi Vigna   ), …le procureur national anti- Mafia, cité par le Corriere della Sera, a récemment affirmé que "le chiffre d’affaires annuel brut de la Mafia, d’après les dernières études disponibles, serait de 100 milliards d’euros". Le quotidien précise que "ce chiffre prend uniquement en compte les secteurs des stupéfiants, des appels d’offres publics, de la prostitution, des extorsions et du trafic d’armes. Il s’agit en effet - selon Vigna - d’une somme par défaut, dans la mesure où "elle ne prend pas en compte le chiffre d’affaires des nouvelles mafias". On comprend mieux les luttes internes à la Camorra, le groupe de crime organisé de Naples, pour le pouvoir sur le très rémunérateur trafic local de drogue, estimé à environ 500 000 euros par jour.

 

Le procureur national anti-Mafia intervenait devant l’assemblée nationale des délégués des organisations syndicales italiennes. Il a ajouté que "le prochain objectif de la criminalité mafieuse est de bouleverser les règles du marché. Dans certaines zones du Sud, on ne trouve plus par exemple que certains produit et certaines marques". Vigna fait référence, explique le Corriere della Sera, "à Parmalat, qui, dans, la province de Caserte, avait payé d’énormes pots-de-vin pour que seuls ses produits soient distribués sur le marché".

 

Pier Luigi Vigna a conclu son discours par une mise en garde : "Il faut protéger l’économie pour défendre la démocratie, parce que si l’économie réelle tombe entre les mains de la criminalité, il n’y a plus de démocratie. Il faut également contrecarrer la principale stratégie de la Mafia : détourner la confiance que les citoyens ont en leurs institutions".

 

Avec Courrier international © DR

La corruption entraîne une diminution de l'investissement.

Investir dans un pays relativement corrompu peut coûter jusque 20 % de plus que dans un pays qui ne l'est pas.

["Economic Corruption: Some Facts", Daniel Kaufmann, huitième Conférence internationale contre la corruption, 1997]

 

Les pays qui prennent des mesures pour lutter contre la corruption et promouvoir le respect de la légalité pourraient augmenter leur revenu national de 400 %.

Des éléments de plus en plus nombreux font apparaître une corruption généralisée au sein de l'appareil judiciaire dans de nombreuses parties du monde.

La corruption judiciaire porte atteinte à l'État de droit et à la légitimité des pouvoirs publics.

Un appareil judiciaire corrompu réduit considérablement la capacité de la société à juguler la corruption.

Selon un rapport sur la justice concernant 48 pays, la corruption judiciaire serait très répandue dans 30 d'entre eux.

La corruption est un terreau sur lequel la criminalité organisée et le terrorisme prospèrent.

La corruption facilite le trafic de drogues et la criminalité organisée.

La corruption va de pair avec le blanchiment d'argent et les virements internationaux illicites susceptibles de servir à financer des mécanismes liés au terrorisme international.

Il faut une volonté politique forte pour lutter contre la corruption...

  Que des vérités tout ça .. non?

à peluch' !

17:34 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : corruption, mafia |  Facebook |