19/03/2007

Le choc ! hola ...

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Extraits de .    . La sale odeur du chocolat   par Olivier Bonnet 

   Là , une initiative intéressante du journaliste néerlandais Teun van de Keuken..,en  2002 , il découvre un jour le sort malheureux de plus 280000 enfants ‘utilisés’ comme mains d’œuvre bon marché pour la récolte de cacao. ; et ce après avoir été vendu comme .. esclave ..’

     Déjà en 1998, une étude de l’UNICEF dénonçait la résurgence du travail des enfants dans le filière de cacao ivoirienne, complétée en 2000 par un rapport de l’US State Department, qui chiffre à 15 000 les enfants de 9 à 12 ans enlevés et obligés de travailler dans le coton, le café et le cacao en Côte d’Ivoire. Une autre étude publiée en 2001, cette fois par l’Organisation internationale du travail, enfonce le clou en concluant que le trafic des enfants est très répandu en Afrique de l’Ouest. Plus de 200 000 enfants et adolescents (15-17 ans) sont concernés, selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance, incluant l’Afrique centrale. C’est tout cela que découvre Teun van de Keuken en se documentant sur le phénomène…C’est tout cela qu’il découvre en se documentant sur le sujet

L’industrie du chocolat ? Après avoir prétendu cyniquement durant des années n’être pas responsable de la situation des travailleurs du cacao -,  signe le protocole Harking-Engel qui vise, entre autres, à créer d’ici juillet 2005 une certification indépendante, assurant aux consommateurs que le cacao utilisé ne provient pas du travail des enfants. Nous sommes en février 2007 et cette promesse est restée lettre morte…

L’article 46 du code pénal des Pays-Bas stipule en effet qu’acheter un bien dont on sait qu’il est issu d’une activité criminelle est passible de 4 ans de prison, et l’esclavage est criminel. Le raisonnement de van de Keuken est limpide : il sait que des enfants esclaves sont utilisés pour produire le cacao et il persiste pourtant à acheter le chocolat fabriqué à partir de leur production : il est donc coupable ! En mars 2004, il saisit le parquet néerlandais en s’accusant lui-même. Ce dernier rejette la compétence des tribunaux, jugeant que van de Keuken n’a aucun lien direct avec ce secteur. Mais le journaliste a fait appel vendredi dernier devant la cour suprême : “Si je suis jugé coupable de ce crime, tout consommateur de chocolat pourra ensuite être poursuivi. J’espère que les gens arrêteront alors d’acheter du chocolat, ce qui affectera les ventes des grandes entreprises et les obligera à faire quelque chose à propos de ce problème“, explique-t-il. En appui de sa requête, il a réussi à convaincre un ancien enfant esclave de venir témoigner. En attendant la réponse de la justice, d’ici quelques semaines, Teun van de Keuken s’est lancé dans la commercialisation de chocolat “slave free” (sans esclave), sous la marque de Tony’s chocolonely.

…Une idée interressante à reproduire pour des marques comme Coca Cola .. Levis et consors ? non ?

                                                                            À  peluch’ !

23:40 Écrit par Alain dans coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : journaliste, esclavage |  Facebook |