27/09/2008

Crise : la pensée des blogs ( 1 )

Durant près d’un mois , j’ai suivi  comme vous le flot de l’actu avec ses nouvelles de moins en moins réjouissantes , ici et là sur le net

Quelques extraits d’avis et d’opinions qui ne sont guères , ils faut le reconnaitre , que trop rarement évoquées dans les Sacro- Saints médias aux ordres de ceux qu’ils sont censés servir … Extraits d’ Agora Vox , de Contreinfos

 

De la crise : Au moment de la déclaration d'indépendance du nouvel Etat, méfiants, les Pères fondateurs inscrivirent dans la Constitution américaine signée à Philadelphie en 1787, dans son article 1, section 8, § 5, que “c'est au Congrès qu'appartiendra le droit de frapper l'argent et d'en régler la valeur”.

  Thomas Jefferson était si persuadé du rôle pervers des banquiers internationaux qu'il a pu écrire: “Je considère que les institutions bancaires sont plus dangereuses qu'une armée.

Si jamais le peuple américain autorise les banques privées à contrôler leur masse monétaire, les banques et les corporations qui se développeront autour d'elles vont dépouiller les gens de leurs biens jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront sans domicile sur le continent que leur Pères avaient conquis.”

 

Et voilà comment il y a plus de deux siècles,  Jefferson a prophétisé la crise actuelle des “subprime”,crise  qui jette désormais de plus en plus de citoyens américains à la rue…

 

Tandis qu’en effet ,

 

Vendredi, le plan Paulson à 700 milliards ( au moins !! )  , le bond des bourses incroyable et  deux grandes agences de notation, Moody's ( 1 ) et Fitch ,qui  ont confirmé la note maximale (AAA) pour la dette de l'État américain(  faute de quoi son coût aurait bondi)  Néanmoins, plus que jamais, l'Amérique dépendra demain du bon vouloir des grands épargnants de la planète, la Chine, le Japon, les pays exportateurs de pétrole ( ou de la main mise guerrière sur ces pays ! Ndr [1] ), pour assurer sa croissance…

 

Tardif mais bienvenu, l’état de New York , lui ,  a promulgué lundi de nouvelles lois qui réglementeront pour la première fois le marché des Credit Default Swap, dont la valeur totale est de 62 000 milliards de dollars… Ces contrats seront désormais considérés comme des assurances et tomberont de ce fait dans le domaine réglementé par l’Etat ( aie ? !! …)

 

Rappelons-nous quand même que Warren Buffet avait qualifié les produits dérivés d’Armes de Destruction Massives pour la finance.

Les CDS, quoique le montant total des contrats soit déjà énorme, ne représentent qu’une partie des produits dérivés, qui totalisent ensemble …plus de 600 000 milliards de dollars de valeur nominale, soit 12 ans de PIB mondial…

Mais ce  qui semble poser problème aujourd’hui , c’est que l'administration qui a proposé ce plan ne sera plus aux manettes à partir du 20 janvier 2009, ce qui ajoute donc à l'angoisse des parlementaires américains qui doivent se prononcer ‘ d’urgence ‘ sur ce plan de ‘ sauvetage ‘

…"Je ne signe pas un chèque en blanc (...) à ce secrétaire (au Trésor) ni à aucun autre", a dit mardi ( 23/09/2008) le sénateur Dodd. "Dans 41 jours, nous allons avoir une élection, je ne sais pas qui va gagner", a-t-il dit avant d'ajouter: "Je ne veux pas signer un projet de loi de crédit de 700 milliards à un secrétaire (au Trésor) que je ne connais pas"…

Que faire ? Mais surtout, pourquoi en sommes nous arrivé là ? Quelles pourraient être les conséquences ? Début de réponses ?

 

Extrait de FauxMonnayeurs.org:’’… Depuis 1973 et en application depuis 1974, puis entériné par l'article 104 du traité de Maastricht et finalement transposé dans l'article 124 du traité de Lisbonne, l'Etat a supprimé le recours à l'émission de bons du trésor (emprunt d'état, exempt d'intérêts) puis s'est interdit toute création monétaire en interdisant tout recours à l'emprunt auprès de sa banque centrale à travers le traité européen et ceci pour tous les états européens. Cet état de fait, malicieusement déguisé, rend tout investissement "hors de prix". Ainsi nous sommes assis sur un montage de dettes artificielles dont les conséquences sont dramatiques: Diminution générale du pouvoir d'achat, extension de la pauvreté et misère absolue pour une majeure partie de la population terrestre. Comment peut-on perdre à ce point le plus élémentaire bon sens pour vouloir légitimer le fait qu’un Etat paye un intérêt à un système bancaire privé pour l’usage de sa propre monnaie, qu’il pourrait émettre lui-même, sans intérêt ?

 

La réponse (hypothèse actuelle) semblerait se situer dans le fait que bon nombre de haut fonctionnaires, ministres ou anciens ministres siègent ou ont siégés au conseil d'administration de banques privées. Nous voila dans un esclavagisme moderne grâce à la haute trahison de nos élus qui cherchent désespérément des solutions "pansements" aux conséquences du SEUL problème qu'ils ont eux même instauré par décret dans le plus grand silence et sans la moindre concertation ils ont vendu TOUS nos biens, nos propriétés, nos corps et ceux de nos enfants a des banquiers privés…’’

On peut prendre l’exemple des logements. Il n’y a pas assez de logements. Et l’investissement privé ne permet pas de répondre à ce besoin. En effet, ces investissements vont se tourner plutôt vers des rendements à haute valeur ajoutée, tandis que ce sont les foyers les plus modestes qui sont touchés en premier lieu par la pénurie du logement ou par le prix démesuré des loyers  en France ( et ailleurs !!Ndr )

 

Pour répondre à des besoins, l’investissement public n’a pas d’autre critère que la satisfaction de ce besoin, si évidemment satisfaire ce besoin va dans l’intérêt général.

L’investissement privé lui possède de nombreux critères comme malheureusement la rentabilité ( Max ! Ndr ) à court terme...

 

La question qui est soulevée en fait par la remise en cause de la décision de 1973, c’est pourquoi imposer à l’état de payer des intérêts lorsqu’il emprunte alors que grâce à la création monétaire il peut emprunter sans payer d’intérêts.

 

Rembourser ces emprunts pour l’état n’est pas un problème. Si on prend par exemple la construction des logements, l’état pourrait bien emprunter à sa banque centrale l’argent nécessaire pour construire ces logements, puis ensuite rembourser petit à petit ces emprunts grâce aux loyers perçus par ces nouveaux logements ... Bien évidemment, ce remboursement se ferait sur le long terme. Mais ce n’est pas un problème pour l’état, l’état n’est pas soumis à une nécessité de rentabilité à court terme ...

 

Donc pour être plus concret, la question soulevée c’est pourquoi oblige-t-on l’état à emprunter auprès des banques des assurances des organismes financiers et des rentiers, pourquoi oblige-t-on l’état à payer des intérêts (c’est à dire le double ! de ce que cela lui couterait s’il n’avait pas à en payer ) ?

Sachant que ce sont ces banques / assurances / organismes financiers et rentiers qui ont mis en place ce système, grâce à des politiciens dont on se demande s’ils avaient bien analysé toute la portée de ces politiques, il est difficile de ne pas soupçonner une arnaque ...

 

Et les réponses à ces questions mènent à un débat idéologique entre une vision socialiste de la société et de l’économie et une vision néo libérale ... Car le système qui a été mis en place est le système monétaire qui est au coeur de la mondialisation néo libérale ... et de la réunion urgente aux USA ce week end …

 

Les solutions du passé ?

 

« Les législateurs devraient se souvenir de ce que Franklin Delano Roosevelt et la majorité démocrate ont fait pendant la Grande Dépression. Durant les trois semaines précédent l’entrée en fonction de FDR, des centaines de banques ont fait faillite.

« Mais Roosevelt ne s’est pas couché face à Wall Street.

« Il n’allait pas se laisser entraîner dans une solution forcée. Lors de son deuxième jour à la Maison Blanche, il a fermé toutes les banques pour que le gouvernement puisse avoir le temps de vérifier leur situation financière.

« Il a convoqué le Congrès en session d’urgence et s’est assuré que soit passées une dizaine de nouvelles lois régulant les banques, assurant des subventions fédérales aux agriculteurs, et des aides d’urgence aux collectivités locales et aux propriétaires de logement menacés d’expulsion.

« La réponse de Roosevelt a changé l’Amérique pour le meilleur. Quoi que fasse le Congrès dans les jours à venir, il ne doit pas récompenser ceux qui ont eux-mêmes créé cette pagaille. »

 

Fustigeant Paulson, « qui a besoin de 700 milliards pour ses potes de Wall Street », l’auteur de l’article, Juan Gonzales, rappelle que Paulson, avant d’être nommé secrétaire au Trésor en 2006, était PDG d’un des plus gros spéculateurs, la banque d’affaire Goldman Sachs, ce qui lui a rapporté 38 millions de dollars rien que pour 2005. Gonzales souligne également le caractère totalitaire de ce renflouement, puisque les décisions de Paulson « ne seront revues par aucun tribunal ou agence gouvernementale (…) en d’autre terme, Paulson deviendrait le tsar du plus grand sauvetage gouvernemental jamais entrepris »

 

Inquiétant ? Non ?

À peluch’ !

 

[1] Voir précédent article du 18-09-2007  - Retour vers le futur …1984… 

17:24 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paulson, fed, crise, subprime |  Facebook |

20/12/2007

De la bourse si compteuse ou autres contes

Les indicateurs de suivi de la crise économiques qui se profilent , montrent désormais que ce ne sont plus seulement les faillites de certains grands établissements financiers (et de nombreux plus petits) aux Etats-Unis d’abord, puis dans le reste du monde, qui sont à craindre dans les prochains mois ,  mais que c’est le système financier mondial lui-même qui est structurellement atteint…il suffit de voir la coordination des banques centrales mondiale dans leurs interventions pharaoniques ainsi que  leur piètre efficacité et ce malgré la manipulation de l’infos ( ( trêve des confiseurs jusqu'en février 2008..?)  pour s’en rendre compte …

‘ …Aux Etats-Unis, depuis 25 ans ( l’époque de Reagan -Thatcher ) on met en place des politiques libérales, et depuis lors ,   il y a de plus en plus de précarité. Cela fait que pour la plupart des travailleurs , les salaires diminuent tandis qu'on les  poussent  à s’endetter. Et si la consommation et la croissance restent fortes aux USA, c’est parce que, à coup de publicité pour les cartes de crédit, on pousse les gens à s’endetter. A court terme, cela marche  , parce que la majorité des  victimes se taisent (  parce qu’ils  ont peur de perdre leur job et qu’ils  acceptent des salaires médiocres qui leur permettent  quand même de consommer) ,tandis que pour  les plus riches il y a plein de bénéfices, donc à court terme cela fonctionne. Pourtant , le problème c’est que cette fuite en avant colossale ne peut pas durer. Greenspan, l’ancien président de la FED vient de dire deux fois qu’il y avait un risque de récession. Pourquoi ? Parce que la dernière fois qu’il y a eu une grande crise du capitalisme, en 1929, la dette totale aux Etats-Unis, privée et publique, était de  130% du PIB. Le mois dernier on vient de passer les 250% du PIB. Les chiffres sur le site de la FED indiquent que la dette totale, privée et publique, représente 250% du PIB. Colossal !! 

Cela pourra t-il tenir encore six mois ou six ans  ?  …

On est dans le délire économique !! Les USA ne sont pas une exception. Tous les pays que l’on nous montre en modèle pour leur croissance élevée, l’Espagne, l’Angleterre, le Danemark, la Nouvelle Zélande, ont tous une dette privée qui explose.Partout les salaires diminuent un peu et partout on pousse les gens à s’endetter. Si les USA étaient une exception, on pourrait se dire "ce n’est pas grave, les autres pays vont rester solide". Or, si il y a un pays qui flanche il aura sans doute un effet de domino, et l’on risque vraiment d’aller vers une crise sérieuse, et en Asie, on risque d’avoir un retour vers la barbarie. Si la crise immobilière américaine se répand dans le reste de l’économie, elle ne sera pas sans effets sur l’économie chinoise et donc sur la situation sociale (déjà tendue) de ce pays car une grande part de sa croissance vient des exportations vers les Etats-Unis ( et de  l’Europe ![1 ]  …) Et  si les Etats-Unis tombent en récession, qui peut être sûr que ce qui s’est passé en Allemagne dans les années 30 ne se rejouera pas en Chine, avec Taïwan à la place de l’Alsace-Lorraine ou autres conflits sociaux ailleurs …     Ainsi, le détricotage de tout les acquis sociaux  , l’instauration de lois liberticides antisociales ( sous prétexte de ‘ lutte contre le terrorisme ‘) de lutte contre le chômage  ou autre problème tel l’immigration , partout dans les économies ‘ développées’ par exemples ,  ne seraient ils pas plutôt le prélude à la fin de nos ‘ démocraties’  en train de s’orienter inexorablement vers des dictatures qui ne portent  pas ( encore..)  de nom …’ ( 2 )   L’hyperlibéralisme , la mondialisation ou ‘ autre main invisible ‘( ? ) nous conduit vers des catastrophes et est en tout cas source d’incertitudes géopolitiques !!! Et comme le système communiste ,  devra lui aussi  être revu au plus vite ...Non ?  à peluch'  (  1  ) la Lettonie en particulier et les pays baltes en général, font figure de premiers suspects pour une crise affectant les devises des pays émergents, notamment dans la zone associée à l’Euro. L’économie lettone est sous perfusion d’argent russe que la prolifération à Riga (qui rassemble la moitié de la population) de casinos (vides de clients), de banques (prêteuses à profusion) et d’un coût de la vie aligné sur Paris ou Londres (dans un pays où le salaire moyen tourne autour de 150 Euros), permettent d’identifier à coup sûr comme étant de l’argent « noir » , tandis que  la monnaie lettone a fait l’objet d’intenses opérations spéculatives ces derniers temps sans doute parce qu’  elle est ainsi entièrement  dopée artificiellement-  alors que l’économie du pays dépend « officiellement » uniquement de l’exportation du bois, du tourisme et des fonds structurels européens. Contrairement à Standard&Poor’s qui a baissé la notation de la Lettonie pour cause de « surchauffe économique »- ( 2 ) Sources : extraits  GEAB , Libération + commentaires persos  

13:28 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mondialisation, crise, bourse, usa, fed |  Facebook |

16/11/2007

Novembre le mois des crises en thème…

En France ( ou ailleurs ! ) là où en principe le chef de l’état doit montrer l'exemple.. , celui -ci s’octroie une augmentation de salaire de 172´%

..Tandis que la France d’en bas fait face à des « conditions de travail difficile, mal payées  pour preuve le témoignage ( sur France24 ) de ce qui attend de + en + le travailleur français,  comme cet intérimaire journalier dans le déménagement :‘’Je travaille, je suis payé, je ne travaille pas, je ne suis pas payé, et tout cela toujours au smic dans des conditions pas toujours très agréables. ».. Combien de personnes déjà super exploitées dans la restauration , les hôpitaux , les saisonniers , j’en passe … combien avec ce qu’ils gagnent péniblement peuvent seulement survivre , combien de pauvres dans ce pays ? 

      Et les Unif’ en grève … elles ne veulent pas du modèle US .. sans doute parce que celles –ci ne sont qu’un réservoir d’attente avant que l’étudiant ne se lance sur le marché de l’emploi .. précaire… voir de l’emploi occupé par un ‘ immigré’ choisi La France est riche , les choix de ces politiques vont vers ceux qui le sont aussi ( et la gauche est coupable depuis 20 ans d’ y contribuer ! ) Si ceux qui en ont les moyens étaient taxés en proportion de ce qu’ils gagnent , les caisses de l’état permettraient des choix + humains mais vider les caisses est déjà un acte politique.. Danss quel but si ce n’est que de préparer le terrain pour un  modèle de société du style US !

Crise et  ‘ style’ Us parlons en … crise du subprime, la FED qui n’arrête pas de renflouer le circuit bancaire qui déraille de plus en plus  (1)

Crise au sein de l’administration avec Bush qui y va à coup de veto contre les programmes sociaux de ses compatriotes mais demande rallonges sur rallonges pour ‘ sa ‘ guerre en Irak , dont près de la moitié des forces guerrières en place ne sont autres que des mercenaires !!

Crise du pétrole et des matières premières dont les prix manipulés par de grands groupes flambent à tout va ..

Crise à la banque mondiale et au fond monétaire qui doivent trouver une parade aux investissements chinois ou autres grands fonds souverains ( 2 ) envahissant leurs prés carrés …( Afrique ..        Moyen Orient et rachat de sociétés occidentales , le comble ! )  un peu partout dans le monde .

Crise au Liban où les jeux ont depuis trop longtemps été pipés … des personnages comme

Feu Mr Rafic Hariri , puis Fouad Siniora  le ministre des finances des gouvernements successifs qui ont creusé la dette et désormais 1er  ministre controversé du pays ,  pays partitionné en clan mafieux en général …avec Mr Ziad K. Abdelnour qui attend son tour en coulisse … pour le pognon à se faire ..

Crise au Darfour .. en fait crise par-dessus les réserves pétrolières ,  matières ‘ stratégiques ‘ou

le long de divers pipelines …

Crise au Pakistan…, avec le PKK et la Turquie .., crise avec l'Iran malmené par l'occident , ..

Crises… en thème de novembre n’augure rien de bon … Non ?

A peluch’

 

( 1 ) Encore 47,25 milliards hier ( virgule 25.. sic..) soit 121 milliards de dollars depuis le 25 octobre !! Des centaines depuis le 9 Aout …

( 2 ) L'émirat d'Abu Dhabi va prendre, via un fonds à capitaux publics, une participation de 9% dans le deuxième fabricant américain de microprocesseurs, Advanced Micro Devices (AMD). Un investissement d'un montant de 700 millions de dollars qui risque de faire polémique aux Etats-Unis, du fait du caractère stratégique de la société.

Les fonds souverains sont actuellement accusés dans certains milieux de fausser le jeu du marché du fait de leurs actionnariats gouvernementaux et de leurs énormes moyens financiers. Mercredi, le Trésor américain a d'ailleurs demandé au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale de rédiger un code de bonne conduite pour ces fonds souverains.

11:18 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : crise, pkk, turquie, france, greve, greves, usa, pakistan, bm, fmi, subprime, fed |  Facebook |

08/11/2007

L’essence , ciel de l’actualité .. explosive !

Depuis hier le temps de la Belgique semblait  compté .. c’est un flamand pure souche qui vous  l’écrit en français , mais à l’époque des conséquences de  la mondialisation dominante où l’anglais est essentiel dans les relations internationales , vous comprendrez que je ne m y attarde pas trop ..         Tapez plutôt  ‘ Belgique et bêtises politiciennes ‘  dans google pour ce genre d’info . Cet après midi  par contre ,  Mr Bernanke semblait au sommet de son art, énumérant presque serein les déboires de la bourse , il semblait en effet maître de la situation ... pourtant ... même moi , petit sidérurgiste , avec les infos du net , j’aurai pu concevoir son discours d’aujourd’hui , excepter en ce qui concerne le montant de la Xième intervention de la Fed (32, 75 milliards ) , en fait le train - train quoi pour se donner du temps .. du temps mais pour quoi  faire ? Pour permettre aux gros poissons de se refaire sans doute ,  là ,  pas de secret non plus , ni  ...d’incertitudes  , mais pour le reste ?  Le reste de l’actu avec  le Pakistan qui se la joue en Mush’  à rafle tandis que son dictat dur... dure …, jusqu’à (on l’espère !) mi –février,  le temps de préparer le terrain miné et sans doute terrorisant  de Bhutto vers ce pouvoir manipuler outre atlantique … contre une population …atomisée …Zia beaucoup à dire …sur l’appât rance … démocratique . Et pendant ce temps, Mr Sarkozy cause... toujours, bûche beaucoup... faisant copain -copain avec celui qui ne va pas manquer d’essayer de l’entraîner dans une valse à la Walkiries dans des régions qui sentent bon le pétrole  (  et qui renfloue surtout les caisse exsangues Us  ) , histoire de garder le  billet pour l’enfer , vert  , de par le monde .. plus vert du  tout ,  sinon de peur  …permettant à quelques grands fonds vautours ou autres    (  autorisés  [1] ) de poursuivre leur œuvre destructrice d’emplois et d’espoirs dans les plaines industrielles … vides .Pendant ce temps toujours les mentors d’Israël s’impatientent , piaffent sur un air de déjà vu du temps trépassé lui  de Mr Hussein  afin que Mr  El Baradeï  quitte l’Iran pour y apporter au plus vite notre démocratie amère …,  à coup de mère des bombes sans doute.Tandis que là bas  , là où  les mécontents ont toujours le droit de s’exprimer , y compris sur l’orientation politique future de leur pays et ce par un  futur référendum… , bien que l’on sache très bien que l’opposition , là bas ,  frise très souvent ‘l’ingérence’ mais que l’on devine aussi que  la majorité du peuple avance …‘ malgré ‘ eux , alors qu’ici , … la constitution européenne engageant  l’avenir de 10zaines de pays est ‘ passée’ en catimini.. car trop souvent ici … la presse est ‘ libre’ de s’exprimer .. tant qu’elle ne contrarie pas les vues néolibérales  de la société , mais vous le saviez déjà ...     Non ?  A peluch’ !

[ 1 ]   Un nouveau capitalisme s’installe, encore plus brutal et conquérant. C’est celui d’une catégorie nouvelle de fonds vautours, les private equities, des fonds d’investissement à l’appétit d’ogre disposant de capitaux colossauxLes noms de ces titans - The Carlyle Group, Kohlberg Kravis Roberts & Co (KKR), The Blackstone Group, Colony Capital, Apollo Management, Starwood Capital Group, Texas Pacific Group, Wendel, Eurazeo, Cerberus,  etc. - demeurent peu connus du grand public. Et, à l’abri de cette discrétion, ils sont en train de s’emparer de l’économie mondiale…J’y reviendrai  

19/10/2007

Les magiciens de la finance ( 1 )

Extraits ‘ Le Journal de Montréal ‘ Aujourd’hui  je lisais encore ceci… ' La Banque de Montréal (BMO) aurait peut-être racheté pour plusieurs milliards de dollars de son propre papier commercial, opération qui pourrait l’amener à procéder à une importante dévaluation de ses actifs au quatrième trimestre, estime un analyste de Marchés mondiaux CIBC ,  Darko Mihelic constatant  que l’actif de la Banque de Montréal a bondi de 22G$ au mois d’août. Cette donnée provient du Bureau du Surintendant des institutions financières, un organisme fédéral.   L’augmentation de 6,2% en un mois est exceptionnelle, souligne M. Mihelic, puisque la hausse mensuelle moyenne depuis 1996 est de 0,71%.  La seule autre banque qui affiche un mouvement aussi substantiel est la Banque Nationale (NA) (hausse de 8,1%), qui a révélé avoir racheté pour 2G$ de papier commercial adossé à des actifs. (Style obligations pourries quoi...)        Ce marché, rappelons-le, s’est soudainement figé au mois d’août, faute d’acheteurs, en raison de la crise du crédit à haut risque aux États-Unis.«On ne fera pas de commentaires», a répondu hier la porte-parole de la Banque de Montréal, Lucie Gosselin… M. Mihelic signale qu’au mois d’août, la BMO affiche dans son bilan 13G$ de plus de «titres de dette non gouvernementale». « Il n’y a pas de preuve définitive que la BMO a racheté des montants significatifs de papier commercial adossé à des actifs, ( mais) il est possible qu’elle ait fourni de la liquidité pour 13G$ de PCAA », écrit l’analyste, qui convient que ses commentaires sont le résultat de déductions. M. Mihelic signale toutefois que l’augmentation des titres de dette dans le bilan de la banque n’aura pas un gros impact sur ses ratios de capital. Cependant, il pense que «peut-être» la BMO devra réévaluer certains actifs. «Nous pensons qu’il est raisonnable de s’attendre à ce que la BMO tente d’éliminer une partie de l’incertitude qui embrouille ses perspectives en procédant à des dévaluations agressives au dernier trimestre de 2007», écrit-il. Il conclut que l’actuelle faiblesse du titre de BMO peut être vue comme une occasion d’achat puisqu’il croit toujours que l’action va surperformer celles de ses pairs. Il a un cours cible de 71$ d’ici à 12 ou 18 mois. Le titre de BMO a clôturé à 61,89$, près de son plancher de 59,03$ des 12 derniers mois. Si l'effondrement des titres technologiques en 2001-2002 n'a pas eu d'effets sévères, c'est que le "Put Greenspan" a encore bien fonctionné. En abaissant le niveau cible des fonds fédéraux jusqu'à 1%, la Réserve Fédérale a créé les conditions d'une formidable expansion de la liquidité. Celle-ci s'est déversée sur plusieurs classes d'actifs dont l'immobilier, les matières premières et la bourse au travers des fonds LBO (leveraged buyout, rachat d'une entreprise en utilisant l'endettement). L'immobilier a été particulièrement inventif. Les banques commerciales ont trouvé le moyen de gonfler leur commission en titrisant leurs créances hypothécaires puis en les reconditionnant selon plusieurs tranches de risques. Ce sont les fameux CDO ou "collaterized debt obligation" qui ont tant fait parler d'eux pendant l'été.  ….Le propre d'un CDO est de fractionner ( titriser )  puis de transférer le risque d'un actif financier à divers types d'investisseurs : ceux qui sont prêts à supporter plus de risques sont plus rémunérés que ceux qui ne veulent qu'une exposition minime ( mais là .. plantage cet été … )       Cette crise du crédit est beaucoup plus grave que l'effondrement d'un fonds comme LTCM ou comme Amaranth dans les matières premières. Du reste, les dirigeants des grandes banques commerciales américaines (Citigroup, Bank of America et J.P. Morgan Chase) en semblent convaincus puisqu'ils veulent mettre au point un système de fonds tampon capable de garantir la liquidité sur 100 milliards de dollars de titres garantis par divers actifs (immobilier, carte de crédit...).

      La situation est piquante. Ces grandes banques, Citigroup en tête, ont imaginé pour leur propre compte et celui de leurs clients de multiples véhicules d'investissements structurés( titrisés…, SIV: Structured Investment Vehicule). Leur objectif  était d'acheter des titres de crédit structurés ( CDO , titrisés..) et de financer ces achats en empruntant sur les marchés. L'assèchement du marché des titres de créances hypothécaires a coupé le financement de ces SIV. Aujourd'hui, l'idée est de créer une structure spéciale, baptisée Master Liquidity Enhancement Conduit (MLEC) qui devrait racheter les titres détenus par les SIV. C'est en quelque sorte un super-SIV qui, pour attirer les investisseurs ( pigeons … Ndr), bénéficierait de la garantie des banques sur ses actifs( 1 ) . Le montant de 100 milliards de dollars représente le tiers ou le quart des actifs détenus par les SIV des banques( En fait ‘on’ sait pas trop combien !..)  L'idée est d'éviter une vente massive de titres pouvant provoquer une nouvelle panique. '...

 Vive ' la libération de l'économie ', la mondialisation and Co , Non? ...triste à peluch'   ( 1) la ‘ garantie ‘ des banques est seulement ‘le prix à payer ‘ pour justifier ‘ une valeur’  CDO and Co autre que celle réelle et voisine de... O !!!