28/12/2008

Un jour on gaza des israéliens( 1 ) ... aujourd’hui des israéliens fondent sur Gaza …

Titre de l’Echo de ce 28 décembre 2008 ….Plus de 280 morts à Gaza, Israël mobilise des milliers de réservistes…

Extraits :...''A l'ONU ( 2 ) , le Conseil de sécurité a appelé - dans une déclaration non contraignante - à "l'arrêt immédiat" de toutes violences et activités militaires, à l'issue d'une réunion urgente.

Au Caire, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a affirmé à l'issue d'un entretien avec le président palestinien Mahmoud Abbas ( 3 ) que l'Egypte tentait de négocier un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui pourrait être suivi d'une nouvelle trêve comme celle qui avait expiré le 19 décembre après avoir été tant bien que mal respectée six mois durant.

Selon l'armée israélienne, environ 230 cibles du Hamas ont été visées ces dernières 24 heures à Gaza. Un porte-parole du gouvernement israélien a affirmé que "97%" des victimes des raids appartenaient au Hamas...''

POUR RAPPEL … : Le Hamas que ça plaise au lecteur ou non a été élu démocratiquement , donc les actes comme des tirs de roquette ou autres sont des actes de résistants ( comme nos grands parents ont pu le faire lors de l’occupation allemande  ) contre un occupant !!!…, les colonisations israéliennes sont des actes ‘ économiques ‘agressifs ( mais meurtriers ! ) visant à spolier le peuple palestinien de ses  meilleures terres et de ses  réserves d’eau  , avec les meilleures technologies militaires ‘essayées ‘sur un peuple sans véritable défense ou sans véritable soutien ‘international ‘et ce quoi qu'on en dise … !!!   

Le reste n’est que du blabla et une manière sanglante pourtant cousue de gros fil blanc ( ou de murs de beton…) de détourner l’opinion internationale des vrais problèmes que celle –ci va connaitre ( ou connait déjà ! ) …, je voulais citer  la débâcle économique mondiale du modèle ultralibéral autrement appelé ‘La mondialisation ‘ qui va aller en empirant dans les mois qui viennent !

 

Mais ceci explique sans doute cela ? Non ?

 

A peluch’ !

 

( 1 ) Je reste convaincu que  la majorité de la population israélienne aspire vraiment à la paix et que celle-ci est elle -même victime de ce que d’autres populations subissent ailleurs dans le monde de  par  la puissance militaro médiatique d’une minorité d’extrémistes au service de puissances financières !  

 

 

( 2 ) L’ONU ? Combien de résolutions votées à l’encontre d’Israël … Et combien respectées ?

 

( 3 ) l’homme de paille non élu au service ( s ) de qui ?

De quoi ? Dans l’intérêt de qui et pourquoi ?

Des questions à se poser quand même … Non ?

19:59 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, israel, gaza, hamas, abbas |  Facebook |

Pourquoi le poli tique à l’annonce de la mort d’Huntington …

Célèbre pour sa théorie du "choc des civilisations", il est mort le 24 décembre à 81 ans dans le Massachusetts.

Extrait du Nouvelobs.com de ce 28 décembre 2008

 

…’’Samuel Huntington, professeur de sciences politiques et auteur de l'essai retentissant et controversé "Le Choc des civilisations" ( 1 ) est mort le 24 décembre à Martha's Vineyard, dans le Massachusetts (nord-est), a annoncé, samedi 27 décembre, l'université Harvard sur son site internet. Il avait 81 ans.

Samuel Huntington avait cessé d'enseigner en 2007, après avoir passé 58 ans à Harvard. Ses recherches portaient sur le gouvernement américain, les politiques militaires, la stratégie et les relations entre civils et militaires, la démocratisation.

 Le politologue considérait que dans le monde de l'après-guerre froide, les conflits viendraient moins des frictions idéologiques entre les nations que des différences culturelles et religieuses entre civilisations.

Cette thèse, il l'avait notamment défendue dans "Le Choc des civilisations". Il avait identifié des blocs de civilisations dans les pays occidentaux, en Amérique du sud, dans le monde musulman, en Afrique, dans les pays orthodoxes, à côtés des blocs hindou, japonais et chinois au sens large, incluant la Corée et le Vietnam.

Son ouvrage le plus célèbre, "Le Choc des civilisations" paru en 1996 avait été traduit en 39 langues. Mais il avait écrit en tout 17 livres, dont "Political Order in Changing Societies", une analyse du développement politique et économique des pays du Tiers-Monde parue en 1969…’’ Et blablabla et blablabla….  

 

( 1 ) Des articles le concernant et repris sur mon blog dès le 17-04-2007  tentaient d’expliquer la controverse engendrée par ses ouvrages …

L'esprit et le fusil ( 1, 2, 3 et 4 ….tag : guerre , Islam  )

…L’esprit ou le fusil voir les deux sont des moyens de dirigeants pour défendre …ou opprimer les peuples !

Ou quand les guerres ont toujours pris le relais des problèmes économiques pour 'redistribuer les cartes ' de ceux –ci pour le plus grand profit de ceux qui en ont toujours été en fait , les principaux bénéficiaires … , tandis que  le commun des populations en général …,  en ont été et en sont toujours ( 2 ) souvent les UNIQUES victimes .. et ce … DANS TOUT LES  CAMPS !!!

 Non ?  Bonne lecture ? !

 A peluch’

 ( 2 ) Israël  qui emprisonne une ville entière comme Gaza et emploie des moyens extrêmes pour faire à son tour ce que le monde entier  a réprouvé après la découverte des camps à la fin de la guerre  40-45 et le sort réservé à la population juive en ces temps dit ‘ barbares’ …contre ses prisonniers !

18:57 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : huntington, islam, guerre |  Facebook |

17/08/2008

Oh ? ! Tant d’eau dans le gaz !

En novembre 2003, la Géorgie a été victime d’un « coup d’Etat démocratique » : la Révolution des roses, une des Révolutions colorées organisées par la CIA et des officines « proches » afin de renverser des régimes des Etats jugés trop proches politiquement de Moscou ou ceux sur des emplacements stratégiques comme la Serbie, l’Ukraine ou encore la Géorgie .La Serbie parce que alliée de la Russie dans les Balkans, l’Ukraine et la Géorgie parce que stratégiques dans la volonté d’encerclement (containment) de la Russie

 

Depuis la prise de pouvoir de Mikhaïl Saakachvili, la Géorgie est devenue un allié indéfectible de Washington, le président a lui-même été formé par Georges Soros, l’homme derrière les Révolutions colorées d’Europe centrale, l’investisseur du groupe Carlyle... Des ministres de l’actuel gouvernement sont des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa fondation. Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont également été formés aux Etats-Unis dans le cadre des échanges universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros. Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique bilatérale à la Géorgie qui atteint aujourd’hui 185 millions de dollars. De plus, la Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces spéciales de l’armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste dans la région avec l’aide d’Israël

 

Ces coups d’Etats fomentés par la CIA aux frontières de la Russie, l’extension à l’est de l’Otan, l’installation du système de radars américains en Europe centrale, les négociations d’entrée de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’Otan (bloquées fort heureusement par l’Allemagne), mais surtout l’extension de l’UE (désormais sur la mer Noire) et la terrible affaire du Kosovo ont été considérées par la Russie comme autant d’agressions indirectes et de viol du droit international qu’on lui prétend lui « opposer » pourtant officiellement partout.

 

Dernièrement, l’agression géorgienne du 8 Aout avec sans doute pour finalité de  permettre le remplacement des soldats russes de maintien de la paix par des Casques Bleus qui seraient, on s’en doute, gracieusement mis à disposition par les ennemis intimes de la Russie : polonais, ukrainiens, estoniens... le choix est large ! Mais dans quel but ?

 

L’administration Bush, elle, veut que l’élection de novembre soit tenue dans un environnement de crise internationale, sans doute  afin d’intimider et de dévier l’opposition populaire à la guerre en Irak, aux politiques sociales réactionnaires de Bush et à la crise économique grandissante. L’idée, donc, est d’avoir une autre élection sur la « sécurité nationale » qui favoriserait McCain, dont la campagne est largement basée sur son passé militaire et sa supposée expérience en matière de politique étrangère.

 

Les démocrates, incluant leur candidat présidentiel Barack Obama( 1 ) s’essayent aussi à la rhétorique provocatrice et belliqueuse de l’administration Bush et de McCain, en  dénonçant la Russie dans des termes similaires et en  faisant écho à la demande de l’administration Bush concernant l’admission de la Géorgie dans l’OTAN…quitte à remettre Hillary Clinton sur les rails de la présidence suivant l’évolution de l’actu et des sondages d’opinions …

…Et si l'on ajoute à cela que tous les projets d'oléoducs et de gazoducs, en provenance d'Asie centrale, dont l'objectif était le contournement de la Russie, passent par la Géorgie, on peut  commencer à mieux entrevoir les principaux enjeux en cours dans certain coins du monde.

 

Les faits

 

Comme le rappelle Valeurs actuelles, « les spécialistes s’accordent pour dire que le gaz (l’or bleu) sera LA source d’énergie du XXIe siècle. Hors la Russie en est le premier pays producteur (détenant près de 1/3 des réserves mondiales) et la production des principaux pays Européens diminue. Ceux ci devront importer les ¾ de leur consommation à l’horizon 2015. » (Et plus de 80% dès 2020).

Deux projets de Gazoducs « s’affrontent » aujourd’hui,

les projets Nabucco et  South Stream.

 

Nabucco est un projet de gazoduc pour approvisionner l’Europe via le Gaz de l’Iran et de la Caspienne, vers l’Europe centrale. Ce projet est piloté par le Hongrois MOL, le Turc Botas, le Bulgare Bulgargas, le Roumain Transgaz et l’autrichien OMV. Soutenu par l’Union européenne, ce gazoduc permettrait de diversifier (entendez baisser la dépendance envers la Russie…) les sources d’approvisionnement énergétique du Vieux continent.

 

South Stream quand à lui,  est un gazoduc devant relier la Russie à l’Italie via la Bulgarie.

De là, la route sud-ouest devrait continuer à travers la Grèce et la Mer Ionienne jusqu’en Italie Méridionale. La route nord-ouest devrait traverser la Roumanie, la Serbie, la Hongrie et la Slovénie jusqu’en Italie du Nord, avec un embranchement vers l’Autriche et l’Allemagne. C’est le réseau russe de transport du gaz (Gazprom) qui alimentera le South Stream, avec du gaz russe en provenance de Russie mais aussi d’Asie centrale, notamment du Kazakhstan.

 

C’est dans les derniers mois que le président Poutine à signé avec la Bulgarie et la Serbie deux accords absolument fondamentaux avec la Bulgarie tout d’abord qui a accepté une participation à South Stream envers et contre ses fraîches ambitions Européennes, mais avec la Serbie surtout, puisque le rachat de 51% du capital de la société Serbe NIS a été doublé d’une assurance que la Serbie serait sur le parcours de South Stream, route nord ouest. Le ministre Italien Pierluigi Bersani avait souligné que l’accord représente "un nouvel élément dans la stratégie de renforcement de la sécurité énergétique de l’Italie et de l’Union européenne". South Stream, en effet, traduit parfaitement les axes de la nouvelle politique énergétique Russe : être libérée des contraintes et des influences géo-territoriales « jugées hostiles », colorées (Ukraine ou Guam) ou encore Américano-turques (OTAN hors Europe) et créer une « route orthodoxe du gaz ».

Le projet North Stream (un pipeline sous marin direct entre la Russie du nord et l’Allemagne de plus de 1200 km pour une capacité de 25 milliards de mètre cube délivrés par an) confirme cette volonté du Kremlin de développer des accords bilatéraux avec les pays de l’Union et de passer outre les intermédiaires jugés peu fiables (Ukraine dans le premier cas, et Pologne et pays Baltes dans le second).

 

Il faut souligner quelques éléments essentiels : l’Allemagne, comme l’Italie ne s’embarrassent pas de l’opinion de leurs voisins proches (France pour l’Italie ou Pologne pour l’Allemagne) ; ces états freinent leur mission au sein de l’OTAN, mais développent leur partenariat stratégique direct avec la Russie, qu’ils estiment à juste titre sans doute être « le » partenaire clef pour leur sécurité énergétique. Cette position géopolitique et géostratégique pragmatique est à comparer avec la position de la France qui va dans le sens contraire. En effet notre obsession biblique des « droits de l’homme » vient de nous faire nous opposer le droit de veto de la Turquie (on croit rêver) à participer à Nabucco et nous bride à faire le choix South Stream. Dans le même temps, notre pays se dirige vers une réintégration au cœur de l’OTAN, vers de nouvelles guerres au coté de l’oncle Sam.

 

L’Europe a pourtant aujourd’hui le choix suivant : soit choisir l’Asie centrale post Soviétique, via la Russie pour son approvisionnement, soit faire le choix d’un approvisionnement Irano-Turc, via le Caucase et les pays du Guam (Géorgie, Azerbaïdjan..) en conflits larvés avec la Russie ! On comprend donc mieux  la volonté de l’Amérique d’ancrer la dépendance énergétique de l’UE à des pays comme la Turquie, membre de l’OTAN et candidat à l’Union, tout comme l’Ukraine et la Géorgie le sont à l’intégration au sein de l’OTAN, car si l’Iran fournit aujourd’hui 15% du gaz de l’UE il semble en effet très risqué d’augmenter la dépendance de l’UE envers ce pays pour des raisons de tensions évidentes avec l’Amérique. En cas de conflit, les pays de l’Union se voyant « contraints » de participer à une agression armée anti-Iran pour sécuriser leur approvisionnement énergétique. On peut se demander si ce n’est pas la principale raison pour laquelle l’Amérique pousse l’union à se couper des approvisionnements Russes sur lesquels elle n’a aucun moyen de contrôle.

Pour quelles ‘bonnes ‘  raisons l’Europe devrait elle sacrifier un axe Russo-Bulgaro-Grec pour faire le choix de la Turquie et du Caucase, avec son lot d’incertitudes et d’instabilité ?

Pourquoi faire le choix d’états politiquement « inadmissibles » à l’OTAN et en froid permanent avec la Russie ? Pourquoi continuer dans la politique du choix des états musulmans que ce soit en politique Européenne (indépendance du Kosovo) que de l’approvisionnement (Turquie qui nous oppose son droit de veto au projet Européen Nabucco et ne manquera pas d’utiliser l’argument énergétique pour négocier son entrée dans l’UE).

 

On se demande bien quelle mouche pique nos politiciens de manquer d’autant de lucidité devant des choix aussi capitaux pour leurs citoyens, si ce n’est que des consignes leur sont peut être transmises d’outre Atlantique, comme cela a été précédemment le cas pour la Slovénie lorsqu’elle a pris la présidence de l’UE. Peut être serait il temps, en 2008, et alors que nul ne peut prévoir l’avenir énergétique de la planète de relire attentivement la froide remarque de Alexandre Adler dans le figaro magazine du 4 avril 2008 : La vérité toute simple, c’est que l’intérêt géopolitique de l’Europe continentale (France et pays latins, tout comme Allemagne et pays germaniques) diverge nettement de celui des États-Unis et peut-être même de la Grande-Bretagne.

… ˝ Pour l'Amérique, en effet, une dépendance accrue des Européens en matière de pétrole et de gaz du golfe Persique nous obligerait  à partager les mêmes impératifs de sécurité au Moyen-Orient que Washington alors que  nous pourrions très bien nous affranchir pour l'essentiel de toute dépendance saoudienne en établissant un partenariat définitif, pétrolier et gazier, avec la Russie. ˝

Les manœuvres américaines pour empêcher ce partenariat ont donc un sens bien précis, surtout lorsqu'elles proviennent du complexe militaro-énergétique, dont le vice-président Cheney est aujourd'hui encore le chef de file.

Solution ?

 

Parce que le plus urgent pour les peuples est  d’abord de s’affranchir des politiques guerrières ( pour ensuite contrer les politiques ultralibérales ) , pour les Européens qui se cherchent toujours une réelle politique militaire, l’heure approche très ( trop ? ) vite  où il faudra prendre position pour ou contre la Russie et par conséquent devoir imaginer à très court terme de se séparer de l’Otan pour former la grande alliance continentale pré-esquissée par le général de Gaulle et souhaitée par Vladimir Poutine aujourd’hui : l’alliance continentale Euro-Russe, sans doute une meilleure  garantie de paix sur notre continent. Mais cela semble utopique quand même … Non ?

A peluch’ !

 

(1) … Les 200.000 personnes qui sont venues jeudi dernier pour entendre et applaudir Obama à Berlin, dont de nombreux étudiants et de jeunes, verront vite leurs espoirs et leurs rêves réduits à néant. Le candidat démocrate à la présidence n’est une alternative ni pour les masses en Europe ni pour celles outre-Atlantique. Son appel en faveur d’un déploiement plus important de troupes en Afghanistan est d’ores et déjà devenu une source de désillusion pour ses partisans.

 

Les travailleurs et les jeunes devraient se rappeler ce qui s’est passé il y a dix ans avec le changement de gouvernement à Berlin. A l’époque aussi il y avait une véritable soif de changement. Et, après 16 ans de gouvernement conservateur CDU, beaucoup étaient persuadés que la situation ne pouvait que s’améliorer. Le gouvernement qui suivit, une coalition entre le Parti social-démocrate et les Verts dirigé par Gerhard Schröder (SPD) et Joschka Fischer (Parti des Verts), leur prouva le contraire…

… Pendant que Joschka Fischer loue avec effusion le sénateur américain, les critiques se font déjà entendre. Sous le titre « Le troc américain », le quotidien Süddeutsche Zeitung écrivait lundi que l’exigence d’Obama de déployer davantage de troupes en Afghanistan « ne plaira pas » à un grand nombre de ses partisans allemands.

 

L’article continue : « Est encore moins du goût des partisans d’Obama ce que le politicien démocrate escompte percevoir d’un engagement plus fort de la part des alliés : si l’OTAN envoyait plus de soldats dans l’Hindoukouch, les Etats-Unis pourraient économiser sur les dépenses militaires. Avec ces milliards, a révélé Obama durant le week-end, il envisage de réduire les impôts et de dédommager ses compatriotes pour les prix élevés du carburant. »

 

Le commentaire d’Obama montre clairement qu’il considère la politique étrangère et les alliances purement du point de vue de la politique intérieure et de la défense de ses propres vues.

… la crise économique américaine a continué de s’aggraver et parallèlement à elle, les ambitions militaires américaines. C’est la tentative d’une prise de contrôle plus ferme sur les principaux champs pétrolifères de la région de la Mer Caspienne qui entraîne l’éventualité d’une attaque de l’Iran et une extension de la guerre en Afghanistan, déjà annoncée d’ailleurs. C’est la raison pour laquelle la fin de l’ère Bush ne signifiera pas la fin du militarisme américain.

 

Face aux revers militaires considérables subis en Irak et à la résistance grandissante rencontrée en Afghanistan, des sections de l’élite américaine proposent à présent de modifier les relations transatlantiques. Le but est de renforcer la progression américaine au moyen d’un engagement militaire plus fort de la par des gouvernements européens. C’est une des raisons pour lesquelles la campagne présidentielle d’Obama est soutenue par des couches influentes de Wall Street et d’autres magnats de la finance. Son appel au « changement » n’est pas un appel à mettre fin à l’aventurisme militaire mais plutôt un appel à préparer un changement de la politique étrangère américaine dans le but de réclamer un plus grand soutien financier et militaire de l’Europe, et la volonté de sacrifier la vie des soldats sur les champs de bataille….

 

…Il en va de même au sein du gouvernement allemand. La revendication américaine pour des troupes de combat supplémentaires sert à justifier un rapide renforcement de l’armée allemande. L’intensification de l’intervention de l’armée allemande en Afghanistan, quoi qu’en aient dit jusqu’ici les formulations diplomatiques des représentants du gouvernement, vise à promouvoir les intérêts allemands dans la région. Le gouvernement a fait comprendre à plusieurs reprises que l’Allemagne étant un pays pauvre en matières premières, il devait faire le nécessaire pour lui assurer un approvisionnement stable en énergie et aussi que l’Afghanistan servait de tête de pont importante pour accéder aux ressources considérables de la région caspienne.

12:12 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : georgie, guerre |  Facebook |

Sorts roses ? Georges rie …

Si plutôt le président géorgien n’était que le dindon de la farce, et nous avec ?

Et si on regardait un peu en quoi consiste le nouvel ordre mondial ?

 

Loin des vieilles rancunes historiques, il semble quand même  que le Nouvel Ordre Mondial se rapproche  plus d’  une alliance que d’un affrontement  entre des blocs,  ou plutôt que la guerre entre les blocs est utilisée par ses dirigeants pour justifier le NWO, dont l’objectif unique serait  l’établissement d’un monde où les peuples seraient soumis à sa volonté !

 

Ainsi, si une guerre concernant le  pétrole a tendance à faire monter les prix de l’énergie,  qui a intérêt à l’augmentation de ces  prix ? …Sans doute aux dirigeants russes et à leurs grands groupes, bien sûr, mais aussi …à ceux des Etats-Unis (Gazprom et Haliburton par exemple)

 

Et qui retrouve t on discutant ensemble lors des réunions du G8 si ce ne sont les deux ennemis qui se font des accolades pendant deux jours, ou encore  des  collègues dissertant  sur leurs soi-disant ‘haine’ commune ?

Et qui se retrouve ensuite à huis clos lors de réunions ‘Bilderbergs’ ? Eh, bien …Toujours les mêmes ennemis qui n’ont toujours pas   trop l’air de  se détester.

Donc …  et ce depuis son effondrement , si la mise à l’encan de l’économie russe fut le fait des pirates locaux souvent issus du KGB mais aussi des exigences du FMI et des experts imposés ( les Chicago boys) , voilà  sans doute pourquoi l’issue est que le capitalisme sauvage règne en maitre  depuis dans l’ex URSS ....

Hélas,  les trusts à la recherche de profits maximums  ne sont jamais suffisamment repus.

 Ils n’en sont plus à la guerre comme moyen traditionnel de faire du profit … mais à la guerre comme …but !

Aussi la privatisation de vastes secteurs de l’économie russe ainsi que de  l’Ukraine, des états baltes  ou encore de   l’Asie centrale,  n’apaise pas  leur appétit ....

 La crise ne les arrêtera pas car en fait … ils s’en nourrissent !  

 

En effet , libérée de l’énorme ponction militaire l’économie russe représente un potentiel de ressources naturelles et industrielles dont ne pouvaient que rêver les grands groupes financiers, énergétiques et industriels … L’endettement de L’ex URSS  ( obtenu par la course aux armement et la corruption ) fut  une occasion que le FMI et ses sbires ne laissèrent pas passer  ( aidés en cela par les rapaces maison ,  issus souvent de l’ex KGB…) , le peuple russe se trouva ainsi spolié de richesses vendues à la découpe à des prix honteux à ceux qui pouvaient présenter des capitaux ou à ceux qui pouvaient en présenter seulement les titres..., le peuple russe troqua en fait les ersatz du socialisme contre  le ‘ new deal ultralibéral d’état ‘..

 

 

 Et parce qu’ aucun pays au monde, et ce , même l’ex URSS ne peuvent vivre en autarcie et que des fonds à court ou moyen terme sont toujours  indispensables pour assurer la trésorerie courante...., les Chicago boys,  d’une part , ont imposé dès son effondrement des mesures de privatisation, de destruction de la protection sociales et de défense des salaires, et d’autre part,  ils se sont porté  acquéreur des biens Russes.... sous évalués en raison d’une chute du rouble savamment orchestrée....

Bien sûr,  Poutine en se servant lui même a généré quelques embarras aux porteurs de fonds vautour...., (les raisons d’être  des révolutions colorées d’Ukraine et de Géorgie ...) mais croire que les Halliburton, Carlyle ou autres  Soros  sont plus attachés aux valeurs démocratiques Georgiennes que d’autres … est plus que se voiler les yeux.

 

En fait, il semble évident que la reprise en main nationaliste de La Russie remet juste en cause… l’échéancier des projets ultras libéraux dans l’ex URSS (et ailleurs)  qui, avec leur arme que constitue les ‘ groupes financiers ou industriels internationaux, ‘auraient bien voulu en faire une Argentine, un Chili, une Bolivie, ou autre Indonésie....dès les années 90.

Dans ce but, ils y avaient envoyé les mêmes hommes …et  ils espéraient les mêmes effets …en Géorgie.

 Sans doute  pour ces raisons cyniques (mais la recherche du profit maximum en comporte les germes et  n’a pas d’état d’âme) qu’ils ont fait miroiter une ou l’autre promesse à Saakachvili, pour accélérer ce processus ...et pour le reste ...,  wait and see …Non ?

A peluch’ !

11:29 Écrit par Alain dans photos famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : georgie, guerre, usa, russie |  Facebook |

13/04/2008

La bourse ou la mie ? !

Mme Lagarde a donc fait valoir récemment que traiter la crise financière était la manière qui convient  de résoudre pour partie cette envolée des prix alimentaires. "Traitons la crise financière et on fera disparaître une partie de la pression( 1 )  qui s'exerce" sur les prix alimentaires, a-t-elle assuré.Mais que dévoilent donc ces paroles ? Parlons du FMI …

 

Le FMI est gouverné par ses 185 pays membres, chacun ayant une voix pondérée par sa participation financière à l’organisation (sa « quote-part »). Il prend de nombreuses décisions en concertation avec la Banque mondiale au sein du « Comité de développement ». Sa gestion courante est confiée à un conseil d’administration composé du président de l’organisation et de 24 administrateurs représentant chacun une nation. 8 d’entre elles ont un représentant permanent (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon, Chine, Russie et Arabie saoudite), les 16 autres sont élus par les pays membres. La plupart des décisions sont prises dans les faits à l’unanimité. Cependant, compte tenu des modalités de prise de décision au sein du FMI, qui supposent une majorité qualifiée correspondant à 85 % des droits de vote, les États-Unis, ou l’Union européenne dans son ensemble, disposent de fait d'un droit de veto sur les décisions du FMI puisqu'ils disposent chacun de plus de 15 % des droits de vote. Cependant, les pays de l’UE ne sont pas toujours coordonnées ( sauf quand les intérêts de leurs grands groupes financiers ou industriels sont menacés  comme maintenant ! . ..ndr )    Les ressources du FMI liées aux quotes-parts sont d’environ 210 milliards de DTS (soit 300 milliards de dollars américains), auxquels s’ajoute la possibilité pour le FMI de recourir à des emprunts envers les grandes puissances économiques (ces crédits sont de l’ordre de 50 milliards de dollars), auxquels il faut encore  ajouter le produit de la vente récente de 400 tonnes d’or …   La répartition des droits de vote pose pour certains la question de l'équité du FMI : dans La Grande Désillusion, l'économiste américain Joseph Stieglitz fait par exemple du FMI une institution au service de son principal actionnaire, les États-Unis. Sa critique met régulièrement en lumière la partialité du FMI qui risque d'entraîner le déclin de cette institution : « si l'analyse des déséquilibres mondiaux par le FMI n'est pas équitable, si le Fonds n'identifie pas les États-Unis comme étant le principal coupable, s'il ne concentre pas son attention sur la nécessité de réduire le déficit budgétaire américain par des impôts plus élevés pour les citoyens les plus riches et de dépenses plus faibles en matière de défense, la pertinence du FMI risque fort de décliner au cours du XXIe siècle »( 2 )   

Quand à Jean Ziegler , au travers de son nouvel essai, L'Empire de la honte (Fayard), qui paraît le 10 mars, le sociologue et intellectuel subversif genevois - aujourd'hui rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation de la commission de l'ONU pour les droits de l'homme - part à l'attaque des "sociétés transcontinentales privées".…«  Accusées d'entretenir la famine, de détruire la nature et de subvertir la démocratie, elles étendent leur emprise sur le monde et veulent réduire à néant les conquêtes des Lumières. Pour leur résister, il faut retrouver l'esprit de la Révolution française et relever la tête, comme le fait déjà au Brésil le président Lula da Silva. L'empire de la honte? Ce pourrait être cette emprise généralisée du sentiment de honte provoqué par l'inhumanité de l'ordre du monde. En fait, il désigne l'empire des entreprises transcontinentales privées, dirigées par les cosmocrates.

Les 500 plus puissantes d'entre elles ont contrôlé l'an passé 52 % du produit mondial brut, c'est-à-dire de toutes les richesses produites sur la planète .

Dans votre livre, vous parlez d'une "violence structurelle". Qu'entendez-vous par là ? Jean Ziegler : Dans l'empire de la honte, gouverné par la rareté organisée, la guerre n'est plus épisodique, elle est permanente. Elle ne constitue plus une crise, une pathologie, mais la normalité. Elle n'équivaut plus à l'éclipse de la raison - comme le disait Horkheimer -, elle est raison d'être même de l'empire. Les seigneurs de la guerre économique ont mis la planète en coupe réglée. Ils attaquent le pouvoir normatif des Etats, contestent la souveraineté populaire, subvertissent la démocratie, ravagent la nature, détruisent les hommes et leurs libertés. La libéralisation de l'économie, la "main invisible" du marché sont leur cosmogonie ; la maximalisation du profit, leur pratique. J'appelle violence structurelle cette pratique et cette cosmogonie. Vous parlez également d'une "agonie du droit". Que veut dire cette formule? Jean Ziegler : Désormais, la guerre préventive sans fin, l'agressivité permanente des seigneurs, l'arbitraire, la violence structurelle règnent sans entraves. La plupart des barrières du droit international s'effondrent. L'ONU elle-même est exsangue. Les cosmocrates sont au-dessus de toute loi. Mon livre fait le récit de l'effondrement du droit international, citant de nombreux exemples tirés directement de mon expérience de rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Vous qualifiez la famine d'"arme de destruction massive". Quelles solutions préconisez-vous? Jean Ziegler : Avec la dette, la faim est l'arme de destruction massive qui sert aux cosmocrates à broyer - et à exploiter - les peuples, notamment dans l'hémisphère Sud. Un ensemble complexe de mesures, immédiatement réalisable et que je décris dans le livre, pourrait rapidement mettre un terme à la faim. Il est impossible de les résumer en une phrase. Une chose est certaine : l'agriculture mondiale, dans l'état actuel de sa productivité, pourrait nourrir le double de l'humanité d'aujourd'hui. Il n'existe donc aucune fatalité: la faim est faite de main d'homme. »     Le problème devient immoral surtout,  dans la mesure ou les grandes banques Occidentales ( US pour la plupart …) sont en grandes difficultés pour avoir jouer à l’économie casino et que le FMI par l’intermédiaire du socialiste ( ? ) Strauss Khan suggère dans ses mesures pour rétablir la confiance de racheter les crédits pourris de celles –ci avec ses fonds propres  mais surtout aussi avec l’argent public  emprunter auprès des pays membres...donc de leur populations , lesquels pour la plupart ont été victimes de ces  mêmes banques que Khan suggère de renflouer  !!   Mais le problème devient dangereux par contre,  si on y ajoute l’autre commentaire de ce même  Strauss Khan qui menace « "Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim... ce qui entraînera des cassures dans l'environnement économique", a-t-il mis en garde. …Les progrès réalisés par les pays pauvres depuis cinq à dix ans en matière de développement pourraient se retrouver "complètement détruits", a-t-il dit, en soulignant que ce problème dépassait le cadre strict des préoccupations humanitaires. "Comme nous le savons, en apprenant du passé, ce type de problèmes débouche quelques fois sur la guerre". Si le monde veut éviter "ces terribles conséquences", la hausse des prix doit être endiguée… » (3)

Ce message sous  forme  de chantage à peine voilé est clair ! Soit tout les pays concourent au sauvetage du système (qui les exploitent (4) ou à défaut …l’autre forme politique pour préserver le système capitaliste ,  en train de s’effondrer ,  risque de renaitre  …             

La guerre !   Inquiétant ? Non ?            A peluch’ !   (1) la pression est la spéculation qui s’exerce sur les prix des matières premières(en plus des  problèmes  liés  aux biocarburants, à la pollution des sols …), les détenteurs de  capitaux fuyant le marché des actions en disgrâce pour le moment...,  auquel il faut ajouter l'inflation qui exerce une autre pression sur le pouvoir d'achat des gens ...  (2) source : Wikipédia + Le nouveau directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, cherche à profiter de la crise financière pour tenter de remettre au centre du jeu mondial cette institution vieillissante et décriée."Le FMI est de retour", a lancé jeudi l'ancien ministre français des Finances, en réponse à la polémique suscitée par les prévisions - jugées excessivement pessimistes par nombre de capitales - de l'institution."Aucune autre institution que le FMI n'est susceptible de travailler sur les liens entre le secteur financier et l'économie réelle", a jugé l'ancien ministre socialiste, qui présidait pour la première fois ce week-end l'assemblée semestrielle du Fonds, à Washington."Or c'est bien de cela qu'il est question aujourd'hui", a-t-il dit, en peignant le sombre tableau d'une économie mondiale prise entre "le gel" de la croissance et "le feu" de l'inflation."La crise des subprimes et ses conséquences constituent évidemment une crise mondiale", a-t-il expliqué: "nous avons besoin de plus en plus de surveillance multilatérale".Mais pour assurer pareille mission, le Fonds doit convaincre qu'il jouit d'une autorité suffisante. Aussi le successeur de Rodrigo Rato a-t-il voulu persuader que la réforme des instances de gouvernance du fonds était désormais derrière lui. Et qu'elle était un succès."Le conseil d'administration devait régler cette question et il l'a réglée", a-t-il dit, en référence au projet de transférer un bloc de droits de vote fixé à 2,7 point de pourcentage des pays du Nord (57,9%) et les pays du Sud (42,1%). Et même s'il a de bonnes chances d'être approuvé individuellement par 85% des 185 Etats membres, ce projet de réforme est critiqué par plusieurs experts et organisations spécialisée dans le développement."Les pays industrialisés du G8 disposent encore à eux seuls de près de la moitié des quotes-parts dans les deux institutions, souligne Sébastien Fourmy, de l'organisation non-gouvernementale Oxfam.( WASHINGTON (AFP) - 13/04/2008 )  

(3) RTL info, WASHINGTON (AFP)  ( 13/04/2008 )  

 (4) OCDE , BM  ,lobbies , Traitre de Lisbonne , OTAN , Patriot Act ,        Directive Bolkestein …OMC =  BIRD et l’IDA  l'Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI), la Société financière internationale (SFI), et enfin le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), directive Bolkestein …

13/02/2008

L’important c’est de faire croire …

L’important c’est de faire croire à l’opinion que l’économie va bien , juste quelques difficultés passagères tout au plus et ce ,  même si la situation financière internationale est au bord du gouffre ! …        Ce sera soit le Kosovo avec sa déclaration d’indépendance d’ici au plus tard lundi 18 février 2008  ou encore le durcissement des relations USA – Venezuela en ‘guerre’ économique à partir de grands groupes pétrolier qui comme EXXON a  envoyé la 1ère salve , avec des régions également pétrolières prêtent à faire sécession  qui donneront dans peu de temps  le coup d’envois  des dégringolades boursières retenues tant bien que mal par divers subterfuges, et ce jusqu’à hier encore ,  par des complices financiers comme Buffet et des médias complices …  Non , le système lui ne DOIT  pas être remis en cause ! Et les intentions de l’Iran  et du Venezuela comme la plupart des pays du Golfe , voir le Japon , de remettre en cause le rôle du dollar en le remplaçant par un panier de devises ne fera qu’accélérer les plans étatsuniens politiques et guerriers relayés par leurs médias complices et la propagande ( blocage d’ internet ? ) pour contrer toutes les initiatives allant dans ce sens . Et il ne faut pas nécessairement ressortir Al Qaïda des tiroirs pour le moment , il y a assez de mèches prêtent à être allumées d’ici peu de temps pour sauver le système qui nourrit si bien nos nantis …Non ? À peluch’ !

23/09/2007

Quand là , fric come from USA !!

extraits de l’article de Bryant Hunt
Moon of Alabama
. Février 2007

AFRICOM : Commandement militaire unifié pour l'Afrique ou l'US AFRICOM (« Africa Command »).


Contrôle militaire des Etats-Unis sur les richesses de l'Afrique.
'...En février 2007 la Maison Blanche a annoncé la création du « commandement militaire pour l'Afrique », l'AFRICOM, un nouveau centre unifié de commandement du Pentagone en Afrique qui doit être opérationnel avant septembre 2008. Cette pénétration militaire en Afrique nous est présentée comme une protection "humanitaire" dans la guerre mondiale livrée contre le "terrorisme". Cependant le véritable objectif c'est faire main basse sur le pétrole africain et contrôler ses réseaux de transport mondiaux. La Chine est le principal défi et c'est un défi croissant auquel doit faire face la volonté de domination des Etats-Unis en Afrique. Le moindre accroissement des échanges commerciaux et des investissements chinois en Afrique met gravement en péril l'influence politique et économique des Etats-Unis dans ce continent riche en ressources naturelles. Le rôle politique d'une Afrique économiquement émergente en étroite alliance avec la Chine est en train de donner naissance à une nouvelle guerre froide dans laquelle le travail de l'AFRICOM sera d'assurer la suprématie militaire des USA sur tout le territoire africain. L'Africom centralisera et renforcera la présence militaire des Etats-Unis en remplacement des postes du commandement militaire pour l'Afrique qui se trouvaient jusqu'à maintenant sous le contrôle du Commandement Européen (EUCOM) et du Commandement Central,(CENTCOM), aux Etats-Unis. On peut comprendre le contexte du futur rôle stratégique de l'AFRICOM en étudiant le CENTCOM au Moyen Orient. Le CentCom s'est développé en application de la doctrine Carter de 1980 qui définissait la route d'approvisionnement du pétrole du Golfe Persique comme étant d'un « intérêt vital » pour les Etats-Unis et qui déclarait que les Etats-Unis emploieraient n'importe quel moyen nécessaire, y compris la force militaire, pour vaincre toute tentative de stopper cet approvisionnement de la part d'une éventuelle puissance hostile. La force militaire des Etats-Unis est en train de croître le plus vite possible en Afrique Occidentale et dans la zone sous-saharienne car on calcule que dans la prochaine décennie cette zone sera une source d'énergie aussi importante que le Moyen Orient. L'opposition à la domination et à l'exploitation par les Etats-Unis dans cette région vient des Africains eux-mêmes, principalement au Nigeria où se trouvent 70% du pétrole africain. Le fait de vivre sur de vastes champs pétrolifères et sur d'énormes réserves de gaz naturel n'a apporté aucun bénéfice au peuple natif de la région du Delta du Niger, bien au contraire une telle richesse ne lui a causé, à ce jour, que des souffrances. Les mouvements populaires du Nigeria réclament le droit à l'autodétermination et le droit de se partager égalitairement les bénéfices du pétrole. Cela fait des années que les militants des droits de l'homme et de la défense de l'environnement instruisent le dossier des atrocités commises dans cette région par les compagnies pétrolières et les militaires. Alors que la tactique des groupes de résistance a changé en passant de la pétition et de la protestation à des mesures plus radicales, les attaques contre les oléoducs et les installations énergétiques ont fait baisser le débit des exportations de pétrole de la région. Comme l'indique un rapport de « Intérêts Convergents » les 6 premiers mois de 2006 ont enregistré 19 attaques contre des opérations étrangères de pétrole et ont entraîné des pertes de revenus pour un montant de 2,187 milliards de $. Le Département des Ressources Pétrolières fait valoir que ce chiffre représente 32% des revenus du pays pour 2007. Les compagnies pétrolières et le Pentagone essayent de lier ces groupes de résistance aux réseaux internationaux du terrorisme pour justifier ainsi l'usage de la force militaire par les Etats Unis pour « stabiliser » la région et assurer les exportations des ressources énergétiques, mais on n'a trouvé aucune preuve qui permette d'établir un lien entre ces groupes de résistance dans le Delta du Niger et les réseaux internationaux du terrorisme ou les djihadistes. Par contre, actuellement dans le Delta du Niger, les mouvements ethnico-nationalistes luttent par tous les moyens possibles avec comme objectif politique conquérir leur droit à l'autodétermination. Cependant l'instabilité des installations pétrolières environnantes, au Nigeria et ailleurs dans le continent, est utilisée par les autorités en charge de la sécurité aux Etats Unis pour justifier « un appui militaire aux Etats africains producteurs de pétrole sous la forme d'une aide qui doit permettre aux Africains de se défendre eux mêmes contre ceux qui veulent empêcher leur adhésion au libre échange ». L'invasion de la Somalie en décembre 2006 a été coordonnée en utilisant les bases des Etats Unis établies dans la région. L'arrivée de l'AFRICOM renforcera efficacement les efforts pour remplacer le gouvernement populaire de l'Union des Tribunaux Islamiques de Somalie par le Gouvernement Fédéral Transitoire plus bienveillant avec l'industrie pétrolière. Pendant que l'occident obstiné réclame à corps et à cris une « intervention humanitaire » dans la région du Darfour, au Soudan, il accentue la pression militaire pour obtenir un changement de gouvernement dans un autre pays islamique riche en réserves pétrolières. Le journaliste Hunt dit que ce genre d'« aide » semble limité seulement à cause de la rhétorique qui dit vouloir stabiliser l'Afrique et que véhicule la grande presse laquelle recopie directement ses communiqués sur ceux de l'AFRICOM. Selon lui les lecteurs des grands medias peuvent s'attendre à rencontrer plus souvent l'emploi de certains termes comme par exemple « génocide » ou « bavure » et il fait remarquer que les médias dominants critiquent la Chine sur la question des droits de l'Homme, mais approuvent le Soudan et le Zimbabwe sur cette même question et passent sous silence les violations en cours perpétrées par les sociétés occidentales engagées dans le pillage des ressources naturelles et la pollution dans d'autres pays ainsi que le soutien que ces mêmes sociétés apportent à des régimes répressifs.

Durant l'année 2005, l'Initiative Contre le Terrorisme au Trans-Sahara a reçu 16 millions de dollars ; au cours de l'année 2006, presque 31 millions. On s'attend à une forte augmentation pour 2008. Avec l'administration Bush elle pourra s'élever jusqu'à 100 millions annuels pendant 5 ans. Avec le passage à l'AFRICOM et la promotion continue de la guerre contre le terrorisme il est probable que le financement du Congrès des Etats-Unis augmente sensiblement...'

'...

On s'attend à ce que le Commandement Opérationnel de Combat continue de dépendre de l'EUCOM jusqu'en octobre 2007 et qu'il ne devienne un commandement totalement indépendant qu'au cours des douze mois qui suivront. Très probablement cela exigera de transférer les P.C. de l'AFRICOM de Stuttgart, en Allemagne, où opère actuellement la tête de l'EUCOM dans un autre pays hôte africain. En avril les fonctionnaires des Etats-Unis ont parcouru le continent pour vendre l'AFRICOM et tester les réactions officielles et publiques. Les premières réponses ont été, sans surprise, négatives et méfiantes en raison de l'histoire de l'interventionnisme militaire nord-américain dans le monde, y compris en Afrique, laquelle, en outre, a connu l'amère expérience du colonialisme.

L'opinion, aux Etats-Unis, à part une élite, se mobilise à peine. Tout d'abord l'Afrique est un des continents les moins couverts par les médias nord-américains et quand ceux-ci s'intéressent à l'Afrique, c'est seulement pour parler des catastrophes naturelles, des conflits armés et de la corruption et leur présentation se limite, en général, soit à une certaine forme d'intervention étrangère bienveillante - aide financière ou humanitaire - soit à une sévère attitude paternaliste d'hypocrite préoccupation pour les Droits de l'Homme. Mais l'activité militaire des Etats-Unis dans le continent passe en grande partie inaperçue...'

Le Département de Défense (DOD) - ou Pentagone - précise qu'une des premières missions de l'AFRICOM sera de professionnaliser des militaires originaires de ces pays pour assurer « la stabilité », la sécurité et la mise en place d'un gouvernement « responsable » dans divers Etats et régions d'Afrique. La stabilité, cela signifie rétablir et maintenir l'ordre et pour ce qui est de la responsabilité, on le sait bien, cela signifie protéger les intérêts des Etats-Unis. Rien que pour cette année on avance que 1.400 officiers africains finiront leurs programmes de formation et d'entrainement militaire internationaux dans les écoles militaires des Etats Unis.

L'amère potion médicinale sera ingurgitée sans trop de douleur si on combine ces missions de militarisation assumées par l'AFRICOM avec un volet civil lui aussi en expansion et qui devront mettre en avant des concepts importés tels que « la promotion de la démocratie », « la capacité de construire », « la souveraineté » et « l'autonomie africaine ». Le Kenya, par exemple, se trouve actuellement dans cette position...'

Bon à savoir ..Non? ...

à peluch' !