16/01/2008

Les 'colombes ' bien en place ?

extrait de Mondialisation .ca , article de François Houtard ( 1 )

...'

Alors que l’opinion internationale se préoccupe, à raison, de la libération d´Ingrid Betancourt, ancienne candidate à la présidence de la République colombienne et se réjouit, à raison également, de la libération, jeudi, de Clara Rojas et Consuelo Gonzales de Perdomo, peu d´attention a été accordée au phénomène massif des personnes déplacées dans ce pays.

Or, après le Soudan (Darfour) et la Somalie, la Colombie est le pays le plus affecté par ce problème, qualifié par les Nations unies de « crime contre l´humanité ».

Il y a peu, une session d’un Tribunal international d´opinion, que j´ai eu l´occasion de présider, s´est tenue au Parlement colombien, en collaboration avec la Commission des droits de l´homme du Sénat. Préparée par cinq sessions régionales et par une abondante documentation, la session finale du Tribunal a pu constater le caractère dramatique et massif d´une situation qui affecte plus d´un Colombien sur huit.

Les témoignages se sont succédé, les uns plus émouvants que les autres, en provenance surtout de populations rurales : paysans, communautés indigènes, populations de descendance africaine.

Sans doute, la guerre interne explique-t-elle en partie cet état de chose, mais la cause de loin la plus étendue est la concentration des terres entre les mains de grands propriétaires, anciens ou nouveaux et d´entreprises nationales ou transnationales : monocultures (notamment la palme africaine pour les agrocarburants), mines (telles que Anglogold Ashanty), pétrole (tel que Repsol, BP Oxy).

Les déplacements forcés se réalisent avec l´aide de l´armée et surtout des paramilitaires et des sociétés privées de mercenaires, comme en Irak. On dénombre les personnes massacrées par milliers.

La violence du processus est inouïe. J´ai eu l´occasion de le vérifier sur place dans la région du Choco, près de la frontière panaméenne et d’Arauca, le long de la frontière du Venezuela. Aux paysans qui refusent d´abandonner leurs terres, il est dit : « Si vous refusez, nous négocierons avec vos veuves. » Les membres du jury du Tribunal ont eux-mêmes fait l´objet de menaces de mort de la part du groupe paramilitaire Aguilas Negras (Aigles noirs).

Le préambule du verdict du tribunal explique l´origine de ce phénomène. Le caractère massif des déplacements forcés en Colombie, est-il écrit, révèle l´aspect structurel de la crise humanitaire qui affecte plus de quatre millions de personnes, chiffre bien plus élevé que les statistiques officielles, qui ne concernent que les personnes qui se font enregistrer.

A partir de la moitié des années 80, les narcotrafiquants colombiens décidèrent de rapatrier leurs devises dans le pays et de les légaliser en achetant de grandes extensions des meilleures terres, acquises de manière douteuse, en recourant généralement à l´intimidation ou à l´expulsion.

Les cartels de narcotrafiquants, comme certains secteurs de l´oligarchie agraire, de la classe politique et des militaires, créèrent une nouvelle version du paramilitarisme, arguant de la nécessité de lutter contre la guérilla. Naquit ainsi une alliance, grâce à laquelle les paramilitaires éliminaient les membres des partis d´opposition de gauche et des mouvements civiques qui luttaient pour une amélioration du niveau de vie des populations, pouvant continuer leurs activités illicites, qui finançaient une partie des activités politiques.

L´appropriation illégale des terres provoqua leur concentration, et aussi une transformation de leur usage. De grandes extensions de terres agricoles et de forêts furent transformées en élevages.

La vague de déplacements forcés connut une forte augmentation durant la première moitié de la décennie 90, lorsqu´entrèrent en jeu les politiques néolibérales facilitant les investissements des sociétés multinationales, qui exigeaient la liberté de s´approprier les espaces nécessaires aux mégaprojets de type agricole, minier, pétrolier, portuaire, touristique.

Sous prétexte de lutter contre les incursions de la guérilla, mais en fait surtout pour pouvoir exercer le contrôle économique et politique de certaines régions du pays, fut créé en 1977, le Plan Colombie, stratégie militaire financée par les Etats-Unis. Les chiffres de déplacés atteignirent alors des sommets inégalés précédemment. Bombardements, arrestations massives, criminalisation des mouvements sociaux, forte présence militaire dans certaines régions permettent de comprendre un tel accroissement.

Au début de cette décennie, les chiffres diminuent, tout en restant élevés. Cela s´explique par le fait que d´immenses extensions de terres ont déjà été vidées de leurs populations et que les besoins ne sont plus aussi grands. Le gouvernement colombien a promu une législation qui légalise les expropriations des déplacés et assure l´impunité des nouveaux propriétaires : loi de développement rural, loi de justice et paix, loi des mines, loi du pétrole, etc.

La condamnation du Tribunal porta sur trois séries d´acteurs : le gouvernement colombien, comme coupable de ce qui s´avère être une politique d´Etat ; les grands propriétaires terriens et les entreprises nationales et internationales, impliquées dans ce modèle de croissance économique ; les gouvernements étrangers, qui directement ou indirectement appuient l´Etat colombien, c’est-à-dire les Etats-Unis avec leur aide militaire et économique, l´Union européenne, avec ses programmes de coopération et plusieurs Etats qui appuient leurs entreprises nationales en Colombie, tels que le Canada, l´Espagne, la Suisse, la France.

Le président Uribe expliqua sa solution, le jour même du jugement du Tribunal, lors d´une visite de membres du Parlement latino-américain : « Les problèmes seront résolus, a-t-il déclaré, cas par cas », ce qui individualise un problème structurel et marginalise les mouvements sociaux et le processus sera administratif et non judiciaire, ce qui entraîne l´impunité des responsables qui par ailleurs voient leurs titres de propriété légalisés par d´autres dispositions légales...'


() François Houtart, est prêtre et sociologue, professeur émérite de l’Université de Louvain-la-Neuve ( Belgique ) , et cofondateur du Forum Social Mondial
 
Le genre d'article qui nous permet de nous faire une meilleure idée quand aux enjeux réels et aux rôles de certains acteurs autres que les FARC dans la gestion ultralibérale de son économie ...Non?
 
à peluch' !

30/11/2007

Que des Uribe méfaits dans ce coin du monde !!!

Publié dans lefigaro.fr)

 

« …Plus de quatre ans après la dernière preuve de vie directe d’Ingrid Betancourt - une vidéo diffusée le 30 août 2003 - , les autorités colombiennes ont annoncé vendredi avoir capturé trois guérilleros des Farc en possession de vidéos et d’autres documents sur lesquels on voit une dizaine d’otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains.

 

Selon les médias colombiens, citant le gouvernement, il s’agirait de cinq vidéos. Quatre d’entre elles auraient été enregistrées les 23 et 24 octobre dernier.

 

L’agence Reuters a d’ores et déjà diffusé une capture de ces images sur laquelle on voit l’ancienne candidate enchaînée, tête baissée, assise sur une chaise, dans la forêt…’’

 

Evidemment , je partage la joie de sa famille mais il me tient à cœur de rappeler surtout le succès de la médiation des présidents Chavez ( auquel on a vraisemblablement voulu ‘ volé la vedette’ , car qui sait si ses preuves n’étaient déjà pas disponibles lors du passage du président  à Paris ? …) et Sarkozy .

 Qui plus est , je reste persuadé que si les forces de gauches en Colombie n’étaient à ce point persécutées par les paramilitaires complices du régime d’extrême droite d’Uribe , une issue  beaucoup plus rapide en ce qui concerne les otages détenus par les FARC  aurait déjà été trouvée … Voilà résumé en quelques mots , le problème principal auquel le peuple colombien est lui-même confronté depuis quelques décennies .. Non ?

 A peluch’ !

PS : Un grand merci surtout au 3 prisonniers anonymes qui ont pris d'énormes risques pour apporter ces preuves .. J'espère pour eux une détention la moins pénible possible ainsi ( et surtout! )  qu'une issue rapide et  heureuse à cette affaire ...

11/10/2007

L’ire en Colombie ? Pourquoi ?

En mars 2007, le ministre de l’Agriculture a déclaré que la Colombie voulait devenir le premier producteur de biodiesel en Amérique latine…Mais à quel prix ? … La « Loi de Justice et paix » approuvée en juin 2005 fixe à 8 ans d’emprisonnement la peine maximale encourue par les chefs des AUC ayant participé au processus de démobilisation. En février 2006, il est prétendu que quelque 31 000 paramilitaires ont déposé les armes et réintégré la société. Ceci devait rendre le pays moins conflictuel…, mais en 2007, les Nations Unies publient un rapport démontrant que les paramilitaires ont tué des centaines de personnes au cours des dernières années, en violation du cessez-le-feu dans le cadre du processus de leur démobilisation. Aujourd’hui, de nouveaux groupes émergeants ne restent pas inactifs : Águilas Negras, Los Rastrojos ainsi que l’organisation Nueva Generación assassinent de nouveau. Seul le nom change : le paramilitarisme demeure. Ce n’est pas la première fois qu’il se régénère : en 1965 (L’article 25 d’un décret permet la formation de groupes de civils au service de l’armée sous la présidence de Guillermo León Valencia Muñoz), en 1970 le Triple A, Alianza Anticomunista Americana (Alliance anticommuniste américaine), en 1982 le MAS (Mort au Sequestrateurs), en   1994   les CONVIVIR (coopératives rurales de sécurité), en 1997, les AUC (Autodéfenses unies de Colombie). Ces milices  d ’ extrême droite ,  bras  allié de l’armée sont toujours  aussi présentes dans  le Chocó ( 1 ) . Elles sont responsables de 70 % de crimes politiques. En ce moment, la parapolitique bouleverse la vie colombienne, puisque la justice colombienne examine plus de cent cas de collusion présumée entre les paramilitaires et des représentants de l’État.

    En novembre 2006, la Procuraduría General de la Nación (organe de l'État qui contrôle la conduite des fonctionnaires et mène des enquêtes pour faute disciplinaire) a accusé l'ancien directeur du Département administratif de sécurité (DAS) d'entretenir des liens avec des groupes paramilitaires. L’enquête doit démontrer que ce service avait fourni au Bloque Norte (Bloc Nord), un groupe paramilitaire, une liste de 24 noms de dirigeants syndicaux dont plusieurs des responsables cités sur cette liste ont été tués, que  d'autres ont été menacés et que certains auraient fait l'objet de procédures judiciaires arbitraires…

   La Procuraduría General a aussi ouvert une enquête sur le rôle présumé de certains militaires dans des attentats à l'explosif  ( 1 ) perpétrés à Bogotá en juillet et en août, notamment dans un attentat à la voiture piégée le 31 juillet. Les autorités avaient imputé aux FARC cet acte qui a fait un mort (un civil) et 19 blessés (tous des soldats)…

La politique de l’État colombien vise l’implantation à la lettre du modèle néolibéral

( Comme les USA  and Co qui exportent leur  ‘démocratie’ …, Afghanistan , Irak, Iran ?..)

 A cette fin, les communautés paysannes qui pratiquent l’agriculture de subsistance afin de faire place à de mégaprojets de type agro-industriels (palme africaine, exploitation intensive du bois) sont chassées. L’objectif est de « sécuriser » les régions stratégiques. Pour ce faire, les groupes paramilitaires  sont envoyés pour y faire le « ménage » sous prétexte de combattre la guérilla (qui est vrai est là bien présente), puis une fois que des milliers de paysans ont été déplacés, dépossédés de leurs terres et réfugiés dans les villes sans aucune possibilité de survie digne, les grands propriétaires terriens proposent à ces mêmes communautés du travail au sein des méga plantations mises en place sur ces mêmes terres qu’on leur a volées.Uribe lui –même est plus que soupçonné d’avoir entretenu des relations ‘grises’ avec ces milieux ..noirs …  .. mais il est toujours en place …

( 1)  - Cet ‘acte politique ‘ qui consiste à faire endosser la responsabilité de crimes atroces à l’opposition ( pas que islamique !!)  pour se maintenir au pouvoir est de pratique courante de par le monde .. Il  s’appelle ‘ terrorisme d’état ‘ …

( 2 ) …La mobilisation pacifique des Embera du Choco vient d’être réprimée dans le sang par les autorités colombiennes. On dénombre de nombreuses victimes et 26 personnes sont toujours portées disparues suite aux assauts des ‘  forces spéciales ‘ ... La communauté Embera du Choco a dû de nouveau recourir à la mobilisation massive de ses membres pour faire valoir ses droits. Elle a réalisé une action symbolique du 23 au 27 avril passés en montant un campement devant le siège du Gouverneur du Choco afin de revendiquer ses droits sociaux et culturels et, en particulier, son droit à l'éducation. Cette action a mené à la conclusion d'un accord entre les communautés et le gouvernement central colombien.  Cependant, vu le manque de volonté politique visant à l'application de ces accords, les indigènes ont entamé des actions de barrages sur deux artères reliant la ville de Quibdo et les villes de Medellin et de Pereira. Ces manifestations pacifiques ont été très durement réprimées par les forces de police (l'ESMAD) le 26 et le 27 mai.  

Sources :  http://www.icrainternational.org/urgence/366  ,  Alterinfo  et   http://thereport.amnesty.org/fra/Regions/Americas/Colombia

  à peluch' !

23/09/2007

Les liaisons dangereuses de BlackWater and Co

Il me plait aux travers d’extraits de quelques articles de presse d’établir une corrélation entre les différents antagonistes que sont ( en principe )  l’état , l’armée , le privé , la mafia , les paramilitaires et  le mercenariat… lisez plutôt…

….’ samedi 22 septembre 2007, mis à jour à 10:00 AFP

Blackwater sous le coup d'une enquête aux Etats-Unis Reuters

La société de sécurité américaine Blackwater, soupçonnée d'avoir livré des armes en Irak sans les autorisations nécessaires, fait l'objet d'une enquête confiée au parquet de Caroline du Nord, rapporte samedi le quotidien News & Observer.Deux salariés de la firme (de  paramilitaires !!! Ndr)  , qui ont plaidé coupable, coopèrent à cette enquête, précise-t-il.Un millier d'agents ( Re -  paramilitaires !!! Ndr) chargés d'assurer la sécurité du personnel diplomatique américain travaillent en Irak pour le compte de la compagnie basée à Moyock, en Caroline du Nord.Une fusillade impliquant plusieurs agents de Blackwater a fait onze morts, dimanche à Bagdad, et Nouri Al Maliki, chef du gouvernement irakien, a invité l'ambassade des Etats-Unis à se passer de ses services.Selon le Washington Post, les enquêteurs que Bagdad a chargé de faire la lumière sur cette fusillade s'intéressent à six autres incidents ayant fait une dizaine de morts au total, dans lesquels des membres de l'entreprise seraient impliqués ( 1 ) …’ ‘ ... Pendant ce temps, en Colombie, chaque fois on en sait un peu plus sur les paiements « piqures » ou « péages » des entreprises étrangères, et mêmes nationales ( 2 ) , des groupes paramilitaires responsables du meurtre de milliers des personnes et de la disparition de tant d'autres. Bien que les entreprises n’aient pas toutes  agi de la même manière ,  beaucoup  ont profité de leur  relation avec les paramilitaires pour leurs basses œuvres…’  ‘ … La multinationale s'appelle Drummond. Le procès pour avoir "aidé et protégé" les assassins des syndicalistes commencera le 14 mai à Atlanta et a une particularité. L'accusation se base sur une loi pour des crimes commis hors du territoire des Etats-Unis et c'est la première depuis plus de 200 ans qu'une plainte basée sur cette loi est retenue aux Etats-Unis. Le but originel de la loi, qui date de 1789, était, et est toujours, de poursuivre des actes de piraterie…’ ‘…De fait, Drummond n'est pas la seule multinationale du pays qui fait face à des plaintes aux Etats-Unis basées sur la loi de piraterie. Coca Cola a un procès pour avoir utilisé les paramilitaires pour réprimer des activités syndicales dans deux de ses usines de mise en bouteille. Entre 1992 et 2001, sept syndicalistes de ces usines ont été assassinés par les paramilitaires.  La compagnie pétrolière Oxy a été traduite en justice en 2003 pour sa responsabilité présumée dans un massacre dans la ville de Santo Domingo, en Colombie, en 1998. Dyncorp, en revanche, a été accusée d'arroser avec des substances toxiques les paysans à la frontière entre la Colombie et l'Équateur dans le cadre du programme d'éradication de plantations de coca…’  ‘…Sans oublier le cas de la compagnie bananière Chiquita Brands , héritière directe de l'United Fruits qui avait orchestré avec la CIA le coup d'État contre [le président] Jacobo Arbenz au Guatemala en 1954. Chiquita a admis des versements faits aux paramilitaires de l'AUC après que l'AUC ait été déclarée organisation terroriste par les Etats-Unis en 2002. En outre, quatre trafiquants colombiens ont été emprisonnés pour avoir probablement utilisé une filiale de Chiquita ( BANADEX )  pour faire passer en contrebande 3.400 fusils mitrailleurs AK 47 [Kalachnikov] et un chargement de munitions qui ont terminé dans les mains des paramilitaires. La multinationale est parvenue à un accord avec le Département de Justice des Etats-Unis, a vendu ses plantations en Colombie et a payé une amende de 25 millions de dollars. En Colombie l'accord a été appelé "tue et paye". La Justice colombienne attend que le dossier soit clos au 1º juin [2007] pour demander l'extradition de six chefs d'entreprise de Chiquita qui se sont refugiés aux Etats-Unis ( 3 ) . La loi de piraterie inquiète déjà les chefs d'entreprise étasuniens. "Les pères de la patrie auraient des frissons s'ils savaient qu'on utilise l'ATCA pour frapper des entreprises étasuniennes pour des actes commis dans des pays étrangers qu'ils ne peuvent pas contrôler", a déclaré au Miami Herald John Murphy, vice-président des affaires internationales de la Chambre de Commerce des Etats-Unis. Murphy a des raisons de se préoccuper. L'activité de Coca Cola en Colombie lui a valu un boycott dans plusieurs universités des Etats-Unis et d'Europe, groupées sous le slogan "boire du Coca Cola tue".  ( 1 ) ‘…Malgré son rôle central, Blackwater avait largement opéré dans l’ombre, jusqu’à ce qu’elle ait droit aux feux de la rampe lorsque, le 31 mars 2004, quatre de ses soldats privés en Irak furent tués dans une embuscade à Falloujah. Une foule déchaînée brûla les corps et les traîna dans les rues de la ville, puis en pendit deux à un pont sur  l’Euphrate. Cela marqua un tournant décisif dans la guerre d’Irak. Les forces US firent le siège de Falloujah quelques jours plus tard, tuant des centaines de gens et en déplaçant des milliers d’autres, enflammant la résistance irakienne acharnée qui harcèle les forces d’occupation jusqu’à ce jour. Pour la plupart des Américains, ce fut la première fois qu’ils entendirent parler de soldats privés…( SMP …) ( 2 ) …’ Petro Urrego a insisté sur le fait que, Álvaro Uribe Vélez étant le président de la Nation, il devait « expliquer à toute la Colombie ce qui s'est passé avec le procès judiciaire mené contre son frère qui le liait directement au paramilitarisme et à des délits de lèse humanité.... ». Le parlementaire a également dénoncé le fait que trois parents du président colombien, dont deux cousins germains, ont dirigé un autre groupe paramilitaire connu sous le nom de 'Los Erre', suspecté d'avoir assassiné cinquante autres personnes dans différentes municipalités d'Antioquia. Ces proches ont été condamnés en première instance et ont été en prison pendant près d'un an, jusqu'à ce qu'un juge d'appel ne les remette en liberté et archive le dossier parce qu'il a considéré qu'il n'y avait pas de preuves suffisantes contre les accusés. Les parents du mandataire sont Carlos Alberto Vélez Ochoa, Juan Diego Vélez Ochoa et Mario Vélez Ochoa, et sont aussi parents du clan des capos Ochoa. « Je reproche à Uribe, sachant que des parents directs étaient accusés de paramilitarisme, d'avoir osé faire voter une loi qui déclare l'impunité pour les paramilitaires... », furent les mots accusateurs lancés par Petro Urrego au cours de cette session du Congrès colombien qui s'est terminée par l'approbation de ladite 'Loi de Justice et Paix' qui confère un statut politique aux narcoparamilitaires « en négociation » avec le gouvernement du président Uribe Vélez. Cette loi favoriserait ses proches.  Enfin, le 4 décembre 2006, dans des déclarations à la W Radio de Bogotá, le président Uribe Vélez a dû reconnaître que son frère a bien été l'objet d'une enquête pour son implication dans le paramilitarisme…’  ( 3 ) de  ‘ El Correo ‘  … ‘ Un tribunal fédéral a accepté ce lundi un accord entre le Département de la Justice et Chiquita Brands International Inc. qui impose une amende de 25 millions de dollars à la compagnie pour les versements qu'elle a effectués à des groupes "narcoterroristes" en Colombie, selon l'expression du juge. Bien que le montant soit élevé, le jugement laisse un goût profond d'impunité puisque l'accord stipule qu'aucun des dirigeants de la compagnie n'ira en prison. Et plus encore : la justice a protégé les dirigeants qui ont donné l'argent aux 'para' (paramilitaires) après avoir bloqué la possibilité leurs noms soient connus. Ils ne seront pas l'objet de poursuites pénales. Cela signifie que les identités des personnes qui ont financé les 'paramilitaires ' - comme il a été vérifié dans le procès - qui l'ont fait même après les attentats aux Tours Jumelles quand les AUC étaient déjà considérés comme un groupe terroriste, resteront secrètes Plusieurs éditorialistes étasuniens ont considéré qu'une décision semblable est "scandaleuse" puisque n'importe qui peut apporter de l'argent à un groupe terroriste et "simplement après parvenir à un accord économique" qui lui permettent l'impunité…’  ….pour terminer …mon article du blog  le  21-02-2007, ‘…et puis ,  si je comprend bien.. La dénonciation à l’époque ,  de Mme Betancourt sur la corruption galopante en Colombie et ses imbrications –état – privé – risquait  en fin de parcourt de dénoncer aussi les liens étroits entre le Gouvernement U.S et ses accointances avec les milieux privés mêlés eux même indirectement ( SMP , AUC ) aux Mafia.qui  elles mêmes ont l’opportunités de réintégrer  le marché par l’intermédiaire des paradis fiscaux ou tout simplement par le circuit des banques ( scandale de la Riggs Bank .. blanchisseuse des dictateurs..monde diplomatique de Aout 2005)  Quid de la Mondialisation ??De la globalisation ? De la main invisible du marché ?( En fait la guerre  ‘ contrôlée et partout  pour alimenter les coupons d’actionnaires ?  )  .et des projets belliqueux comme débauchés ? style de ceux  de l’administration Bush (  Ou d’Israël sans doute avant .. ) …’   A peluch’ !