27/09/2008

Crise : la pensée des blogs ( 1 )

Durant près d’un mois , j’ai suivi  comme vous le flot de l’actu avec ses nouvelles de moins en moins réjouissantes , ici et là sur le net

Quelques extraits d’avis et d’opinions qui ne sont guères , ils faut le reconnaitre , que trop rarement évoquées dans les Sacro- Saints médias aux ordres de ceux qu’ils sont censés servir … Extraits d’ Agora Vox , de Contreinfos

 

De la crise : Au moment de la déclaration d'indépendance du nouvel Etat, méfiants, les Pères fondateurs inscrivirent dans la Constitution américaine signée à Philadelphie en 1787, dans son article 1, section 8, § 5, que “c'est au Congrès qu'appartiendra le droit de frapper l'argent et d'en régler la valeur”.

  Thomas Jefferson était si persuadé du rôle pervers des banquiers internationaux qu'il a pu écrire: “Je considère que les institutions bancaires sont plus dangereuses qu'une armée.

Si jamais le peuple américain autorise les banques privées à contrôler leur masse monétaire, les banques et les corporations qui se développeront autour d'elles vont dépouiller les gens de leurs biens jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront sans domicile sur le continent que leur Pères avaient conquis.”

 

Et voilà comment il y a plus de deux siècles,  Jefferson a prophétisé la crise actuelle des “subprime”,crise  qui jette désormais de plus en plus de citoyens américains à la rue…

 

Tandis qu’en effet ,

 

Vendredi, le plan Paulson à 700 milliards ( au moins !! )  , le bond des bourses incroyable et  deux grandes agences de notation, Moody's ( 1 ) et Fitch ,qui  ont confirmé la note maximale (AAA) pour la dette de l'État américain(  faute de quoi son coût aurait bondi)  Néanmoins, plus que jamais, l'Amérique dépendra demain du bon vouloir des grands épargnants de la planète, la Chine, le Japon, les pays exportateurs de pétrole ( ou de la main mise guerrière sur ces pays ! Ndr [1] ), pour assurer sa croissance…

 

Tardif mais bienvenu, l’état de New York , lui ,  a promulgué lundi de nouvelles lois qui réglementeront pour la première fois le marché des Credit Default Swap, dont la valeur totale est de 62 000 milliards de dollars… Ces contrats seront désormais considérés comme des assurances et tomberont de ce fait dans le domaine réglementé par l’Etat ( aie ? !! …)

 

Rappelons-nous quand même que Warren Buffet avait qualifié les produits dérivés d’Armes de Destruction Massives pour la finance.

Les CDS, quoique le montant total des contrats soit déjà énorme, ne représentent qu’une partie des produits dérivés, qui totalisent ensemble …plus de 600 000 milliards de dollars de valeur nominale, soit 12 ans de PIB mondial…

Mais ce  qui semble poser problème aujourd’hui , c’est que l'administration qui a proposé ce plan ne sera plus aux manettes à partir du 20 janvier 2009, ce qui ajoute donc à l'angoisse des parlementaires américains qui doivent se prononcer ‘ d’urgence ‘ sur ce plan de ‘ sauvetage ‘

…"Je ne signe pas un chèque en blanc (...) à ce secrétaire (au Trésor) ni à aucun autre", a dit mardi ( 23/09/2008) le sénateur Dodd. "Dans 41 jours, nous allons avoir une élection, je ne sais pas qui va gagner", a-t-il dit avant d'ajouter: "Je ne veux pas signer un projet de loi de crédit de 700 milliards à un secrétaire (au Trésor) que je ne connais pas"…

Que faire ? Mais surtout, pourquoi en sommes nous arrivé là ? Quelles pourraient être les conséquences ? Début de réponses ?

 

Extrait de FauxMonnayeurs.org:’’… Depuis 1973 et en application depuis 1974, puis entériné par l'article 104 du traité de Maastricht et finalement transposé dans l'article 124 du traité de Lisbonne, l'Etat a supprimé le recours à l'émission de bons du trésor (emprunt d'état, exempt d'intérêts) puis s'est interdit toute création monétaire en interdisant tout recours à l'emprunt auprès de sa banque centrale à travers le traité européen et ceci pour tous les états européens. Cet état de fait, malicieusement déguisé, rend tout investissement "hors de prix". Ainsi nous sommes assis sur un montage de dettes artificielles dont les conséquences sont dramatiques: Diminution générale du pouvoir d'achat, extension de la pauvreté et misère absolue pour une majeure partie de la population terrestre. Comment peut-on perdre à ce point le plus élémentaire bon sens pour vouloir légitimer le fait qu’un Etat paye un intérêt à un système bancaire privé pour l’usage de sa propre monnaie, qu’il pourrait émettre lui-même, sans intérêt ?

 

La réponse (hypothèse actuelle) semblerait se situer dans le fait que bon nombre de haut fonctionnaires, ministres ou anciens ministres siègent ou ont siégés au conseil d'administration de banques privées. Nous voila dans un esclavagisme moderne grâce à la haute trahison de nos élus qui cherchent désespérément des solutions "pansements" aux conséquences du SEUL problème qu'ils ont eux même instauré par décret dans le plus grand silence et sans la moindre concertation ils ont vendu TOUS nos biens, nos propriétés, nos corps et ceux de nos enfants a des banquiers privés…’’

On peut prendre l’exemple des logements. Il n’y a pas assez de logements. Et l’investissement privé ne permet pas de répondre à ce besoin. En effet, ces investissements vont se tourner plutôt vers des rendements à haute valeur ajoutée, tandis que ce sont les foyers les plus modestes qui sont touchés en premier lieu par la pénurie du logement ou par le prix démesuré des loyers  en France ( et ailleurs !!Ndr )

 

Pour répondre à des besoins, l’investissement public n’a pas d’autre critère que la satisfaction de ce besoin, si évidemment satisfaire ce besoin va dans l’intérêt général.

L’investissement privé lui possède de nombreux critères comme malheureusement la rentabilité ( Max ! Ndr ) à court terme...

 

La question qui est soulevée en fait par la remise en cause de la décision de 1973, c’est pourquoi imposer à l’état de payer des intérêts lorsqu’il emprunte alors que grâce à la création monétaire il peut emprunter sans payer d’intérêts.

 

Rembourser ces emprunts pour l’état n’est pas un problème. Si on prend par exemple la construction des logements, l’état pourrait bien emprunter à sa banque centrale l’argent nécessaire pour construire ces logements, puis ensuite rembourser petit à petit ces emprunts grâce aux loyers perçus par ces nouveaux logements ... Bien évidemment, ce remboursement se ferait sur le long terme. Mais ce n’est pas un problème pour l’état, l’état n’est pas soumis à une nécessité de rentabilité à court terme ...

 

Donc pour être plus concret, la question soulevée c’est pourquoi oblige-t-on l’état à emprunter auprès des banques des assurances des organismes financiers et des rentiers, pourquoi oblige-t-on l’état à payer des intérêts (c’est à dire le double ! de ce que cela lui couterait s’il n’avait pas à en payer ) ?

Sachant que ce sont ces banques / assurances / organismes financiers et rentiers qui ont mis en place ce système, grâce à des politiciens dont on se demande s’ils avaient bien analysé toute la portée de ces politiques, il est difficile de ne pas soupçonner une arnaque ...

 

Et les réponses à ces questions mènent à un débat idéologique entre une vision socialiste de la société et de l’économie et une vision néo libérale ... Car le système qui a été mis en place est le système monétaire qui est au coeur de la mondialisation néo libérale ... et de la réunion urgente aux USA ce week end …

 

Les solutions du passé ?

 

« Les législateurs devraient se souvenir de ce que Franklin Delano Roosevelt et la majorité démocrate ont fait pendant la Grande Dépression. Durant les trois semaines précédent l’entrée en fonction de FDR, des centaines de banques ont fait faillite.

« Mais Roosevelt ne s’est pas couché face à Wall Street.

« Il n’allait pas se laisser entraîner dans une solution forcée. Lors de son deuxième jour à la Maison Blanche, il a fermé toutes les banques pour que le gouvernement puisse avoir le temps de vérifier leur situation financière.

« Il a convoqué le Congrès en session d’urgence et s’est assuré que soit passées une dizaine de nouvelles lois régulant les banques, assurant des subventions fédérales aux agriculteurs, et des aides d’urgence aux collectivités locales et aux propriétaires de logement menacés d’expulsion.

« La réponse de Roosevelt a changé l’Amérique pour le meilleur. Quoi que fasse le Congrès dans les jours à venir, il ne doit pas récompenser ceux qui ont eux-mêmes créé cette pagaille. »

 

Fustigeant Paulson, « qui a besoin de 700 milliards pour ses potes de Wall Street », l’auteur de l’article, Juan Gonzales, rappelle que Paulson, avant d’être nommé secrétaire au Trésor en 2006, était PDG d’un des plus gros spéculateurs, la banque d’affaire Goldman Sachs, ce qui lui a rapporté 38 millions de dollars rien que pour 2005. Gonzales souligne également le caractère totalitaire de ce renflouement, puisque les décisions de Paulson « ne seront revues par aucun tribunal ou agence gouvernementale (…) en d’autre terme, Paulson deviendrait le tsar du plus grand sauvetage gouvernemental jamais entrepris »

 

Inquiétant ? Non ?

À peluch’ !

 

[1] Voir précédent article du 18-09-2007  - Retour vers le futur …1984… 

17:24 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paulson, fed, crise, subprime |  Facebook |