04/06/2007

RCTV …les faits sans fards …

extraits de http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5120

 

‘…Le 27-28 mai, sous le titre : « Censure à la Chávez », Le Monde écrivait dans son éditorial : « Le président Hugo Chávez a ordonné la disparition de RCTV ». Le quotidien du soir fustigeait cette décision « qui réduit le pluralisme et augmente la concentration de l’audiovisuel aux mains du gouvernement. »

 

Dans le Monde Diplomatique (31 mai 2007) Bernard Cassen fait l’inventaire :

 

«  En 2006, on comptait au Venezuela 20 chaînes hertziennes VHF privées et 1 publique.

On comptait par ailleurs 28 chaînes hertziennes UHF privées, 6 publiques et 44 communautaires.

Actuellement, avec l’incorporation de RCTV, le service public disposera de deux chaînes hertziennes VHF, de deux chaînes UHF et de deux chaînes sur le câble. On est très loin du monopole...

Sans la moindre trace d’humour, l’éditorial  ( du Monde )   qualifie ensuite RCTV de « chaîne privée qui donnait la parole à l’opposition ». RCTV donnait effectivement la parole à l’opposition, et ne faisait même que cela ! Des études de contenu effectuées sur le mois de janvier 2007 montrent que, dans ses programmes, elle a invité 21 personnalités hostiles au gouvernement, et aucune qui lui soit favorable. Le même mois, une des quatre autres grandes chaînes privées, Globovisión, a invité 59 opposants à M. Chávez et 7 de ses partisans. Seule Televen a respecté la parité : deux de chaque camp.

Certes on peut regretter que la seule chaîne publique hertzienne jusqu’ici contrôlée par le gouvernement, Venezolana de Television (anciennement Canal 8), ne soit pas non plus un modèle d’équilibre, mais comment pourrait-il en être autrement dans un paysage médiatique où la plupart des journaux, radios et chaînes de télévision se comportent en partis politiques d’opposition ? Il faut espérer que TVES, la chaîne qui reprendra le signal de RCTV, tiendra ses promesses de pluralisme, même dans ces circonstances adverses.

Du côté de la presse écrite, la situation est encore plus tranchée : sur 10 quotidiens de diffusion nationale, 9 sont des opposants déclarés au gouvernement. Si l’on étudie le contenu des articles d’opinion publiés dans quatre d’entre eux au mois de janvier 2007, on obtient les résultats suivants : pour El Nacional, 112 hostiles, 87 neutres et 6 favorables ; pour El Universal, les chiffres correspondants sont 214, 89 et 9 ; pour Ultimas Noticias, 31, 59 et 18 ; pour El Mundo, 49, 39 et 15. Ce qui ne les empêche pas de recevoir de la publicité des entreprises, des agences et des collectivités publiques.

Prétendre que la liberté d’expression est menacée au Venezuela relève donc de la plus insigne mauvaise foi. Il suffit de s’arrêter devant un kiosque à journaux ou de passer une heure devant un poste de télévision pour être convaincu du contraire. C’est même sans doute le seul pays du monde où, dans le passé, des appels publics à l’assassinat du président n’ont pas entraîné des poursuites judiciaires.  »

 

Ajoutons qu’il existe un divorce flagrant entre les idées de la population (63 % ont voté pour Chavez en décembre 2006) et le positionnement politique extrême de la plupart des médias qui se substituent ouvertement aux partis d’opposition…’

Ce genre de rappel est parfois nécessaire car en fait nous aussi ... nous risquons d’être victime   quotidiennement  d’intoxication médiatique … !

Non ?  À peluche !

14:35 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : venezuela, rctv |  Facebook |

28/05/2007

Quand une chaîne trop ‘ attachante ‘ est brisée …

Il n y a que la diffusion hertzienne de RCTV qui est remis en cause par le non renouvellement de sa licence !!?? Elle  pourra toujours, via le câble et le satellite, continuer à émettre l’intégralité de ses programmes…Donc , rien d’illégal !!

 La seule censure que la chaîne RCTV a subie depuis l’arrivée de Hugo Chávez au pouvoir lui a été imposée par... sa propre direction !!!. La seule instance qui lui a interdit d’informer les téléspectateurs siégeait  dans ses propres bureaux, tout au sommet de sa hiérarchie qui restait muette... tandis que dans le camp d’en face ( le peuple , les ONG ) , on ne souhaitait rien d’autre que la diffusion des nouvelles d’actualité par rapport au putsch de 2002… RCTV a  subit des critiques  à l’époque , de Human Rights Watch, le 3 juillet 2002,  d’ Amnesty International, le 10 avril 2003. et d’autres ONG  encore …

( voir http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5059 pour infos ..)

 

Dans un paysage télévisuel ou les chaînes patronales occupent presque tout l’espace, il s’agissait de dégager une fréquence pour une nouveau type de chaîne, éducative et culturelle.

Donc , rien d’illégal …, juste une droite et une extrême droite qui tapent du pied et qui déplorent  la disparition partielle de leur ‘ outil ‘ de désinformation et de propagande anti Chavez  ..Non ? sourire …  et .. à peluch' !!!

09:15 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rctv, venezuela |  Facebook |