03/10/2008

La pensée inique …est née avec l’ultralibéralisme !

Extrait de Le Point du 3/10/2008 ‘’…Si la croissance cale, c'est essentiellement lié à la panne de la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance... ‘’

 

Un aveux de C.lagarde qui en dit long sur ce que représentait  ces mots   dans la bouche de la ministre de l’économie françaises comme dans celles d’innombrables autres ministres partout dans le monde …Après avoir progressé de 2,5 % ces deux dernières années, elle resterait "encore égale au deuxième semestre", ne gagnant que 0,8 % sur l'ensemble de 2008…

Le principal responsable est le pouvoir d'achat des ménages, qui accuserait encore une baisse de …l'inflation qui devrait… prix du pétrole et des denrées alimentaires…, d'après ces prévisions, le taux de chômage va…. emplois en moins au cours … des mots qui signifient dans la novlangue d’aujourd’hui , misère pour la majorité d’entre nous et super profits pour une minorités qui se nourrissent de ce système en perdition.

 

De Paul Jorion ‘ Comprendre la crise ‘ …Sans circulation monétaire, l’économie s’arrête, la dépression dévaste tout. La finance est en position de prendre les sociétés en otage. Sa capacité de nuisance est incomparable. Cette dangerosité est connue et comprise depuis la crise des années trente. On avait alors décidé de mettre la bête en cage pour l’empêcher de nuire. Durant les trente glorieuses, le système du crédit, la circulation des capitaux, étaient largement encadrés par l’état. La « révolution libérale » a détricoté peu à peu toutes les règles, fait sauter tous les garde-fous. Non seulement l’animal allait jouir d’une liberté retrouvée, mais il allait également bénéficier d’un régime hautement calorique : l’accroissement des inégalités et la masse des capitaux circulants. Un niveau de chômage élevé et persistant - désormais considéré comme naturel ou frictionnel - la menace des délocalisations, la concurrence des pays à bas salaires qui ont eu pour effet de limer les griffes d’une grande majorité des salariés désormais privés de leur propre capacité de « nuire », c’est-à-dire de défendre leurs intérêts et de préserver l’équilibre indispensable entre les forces sociales…’’

 

Endettement des ménages ‘organisés ‘par tout les gouvernements du monde pour soutenir la ‘ croissance’ et par extension les PIB qui ne mesurent en fait un et l’autre que le degré d’enrichissement de rentiers milliardaires, mis en relation par l’ingénierie financière ( lisez ‘ vol’ ou ‘escroquerie’ …) dopée par une insatiable demande de placements, encore accrue par les capitaux étrangers( fonctionnant sur les mêmes principes …)

 

Ce même P Jaurion nous confirme quand même que’… L’économie et la finance sont des activités serties dans le fonctionnement des sociétés humaines et sont déterminées par les rapports de forces qui caractérisent celles-ci’et de nous expliquer que ‘ …

De même, pour l’économie politique, le rapport de forces entre trois populations, les salariés qui apportent au processus de production( souvent privés à notre époque …Ndr ) leur travail, les investisseurs qui font les avances en moyens de production (équipement, matières premières) et les dirigeants d’entreprises qui contractent avec les investisseurs, organisent et supervisent le processus de production, préside à la distribution du surplus généré par l’activité humaine…’

Et encore une jolie interprétation de ce même économiste : ‘Dans les périodes qui précèdent les crises, celles où la spéculation bat son plein, les bénéficiaires des rapports de forces prévalant ont l’occasion de se constituer des fortunes personnelles considérables qui leur permettent d’investir dans la production de la « science » économique véhiculant une représentation de l’économie et de la finance où leur mécanisme réel est caché..’

En fait ici , il nous explique comment(  et ce depuis des décennies …) agissent ensemble des ‘experts ‘ issus de Think tanks ou autres ‘ institutions’  à leur solde pour nous débiter leurs salades au travers …des  médias ou de politiques de tout bord ( jusqu’ici ? ) asservis à leur cause  !!!

 

Au moment où la crise éclata en 1929, la disparité des revenus s’était dramatiquement creusée aux États-Unis. Galbraith expliquait pourquoi une catastrophe du même ordre ne pouvait plus, selon lui, se reproduire en 1954, l’année de publication de son livre : « La répartition des revenus n’est plus aussi déséquilibrée. Entre 1929 et 1948, la part des revenus attribuée aux 5 % de la population aux revenus les plus élevés, qui était de près d’un tiers, est tombée à moins d’un cinquième du total »

 

Les choses évoluèrent cependant rapidement dans les années qui suivirent : la part attribuée aux 5 % de la population américaine la plus riche grimperait régulièrement pour atteindre 54,42 % en 1989 puis 57,70 % en 2000, date du recensement le plus récent. La finance a joué un rôle déterminant dans la disparité croissante des revenus aux Etats-Unis

 

La part de la croissance consacrée aux salaires représentait aux États-Unis 56,5% en 1981 ; en 2006, elle était tombée à 51,7%. Au premier rang des facteurs déclencheurs des deux crises donc : la part croissante du surplus économique aboutissant entre les mains des dirigeants d’entreprises et des investisseurs, au détriment bien entendu des salariés.En plus de la disparité des revenus, Galbraith mentionnait parmi les autres facteurs à l’origine de la crise de 1929 : le déficit de la balance commerciale des États-Unis, un allégement de la fiscalité pour les plus nantis et l’indifférence envers la spéculation - et en particulier l’absence de mesures qui auraient pu maîtriser celle-ci en augmentant les marges exigées des spéculateurs lors de leurs opérations. Tous ces facteurs jouèrent bien entendu un rôle similaire en 2007.

Galbraith n’hésitait pas à imaginer que Wall Street aurait à cœur d’étouffer dans l’œuf une crise imminente. Il écrivait à ce propos que « Puisqu’un effondrement spéculatif succède nécessairement à un boom spéculatif, on peut espérer que Wall Street exercerait un contrôle strict en cas de résurgence de la spéculation. Les banquiers et les courtiers exigeraient que l’on relève jusqu’à leur limite les marges ; on demanderait à Wall Street d’exercer cette exigence avec rigueur contre ceux qui tenteraient d’emprunter en mettant en gage leur propres actions et obligations afin d’en acheter davantage. On rappellerait avec force au public les risques inhérents au fait d’acheter des actions en visant leur plus-value ». Faut-il préciser qu’il n’en a rien été ? La présence d’Alan Greenspan à la tête de la FED, de 1987 à 2006, signifierait au contraire vingt années sous la bannière d’une version extrémiste du laissez-faire...!

À partir des années 1970, la situation des salariés américains ( pareil ailleurs dans le monde …Ndr ) se dégrada lentement et si les effets de leur perte effective de pouvoir d’achat furent partiellement masqués, c’est uniquement du fait qu’un système complexe de crédit à la consommation se mit en place ( là , le phénomène est en effet spécifique aux USA ...Ndr ), où l’endettement personnel compensait la perte de pouvoir d’achat fondé sur les revenus, la bulle de l’immobilier offrant, pour ceux d’entre eux qui étaient propriétaires, la plus-value sans cesse croissante de leur logement comme collatéral aux emprunts qu’ils contractaient ( + l’importation à vils prix de produits manufacturés , japonais , coréens puis chinois and co , pareil ailleurs dans ce cas Ndr  )

Donc : ‘’…Les manifestations des deux crises sont les mêmes et leurs causes sont pratiquement identiques. Même origine en effet dans une spéculation immobilière débutant dans les deux cas en Floride. La spéculation dans l’immobilier et sur les marchés boursiers résultait déjà en 1929 d’une disparité croissante des revenus et d’une concentration de la richesse entre quelques mains. Les grandes fortunes étaient à la recherche de rendements élevés pour leurs placements et déléguaient leurs efforts à des établissements financiers dont le nom a simplement changé : appelés à l’époque investment trusts et hedge funds aujourd’hui. Ces officines avaient alors trouvé le moyen de découpler leurs opérations de leur responsabilité financière et utilisaient massivement l’effet de levier pour multiplier leurs chances de gain.

Rien de nouveau donc sous le soleil : les mêmes causes engendrèrent les mêmes effets…

 

 Mais attention , rien n’est gagné d’avance car le risque est toujours là que rien ne change aujourd’hui :’’.. de la même ministre dans le même journal :’’…La récession ? "Ce n'est pas ça qui est le plus important", a éludé Christine Lagarde, arrivée la dernière au repas en raison des réunions qui s'étaient tenues en fin d'après-midi à Paris. "L'important, c'est de savoir qu'on est dans une situation économique qui est difficile en raison des chocs qu'on a subis, de la crise financière qu'on traverse", a expliqué la ministre de l'Économie, en rappelant la flambée des prix du pétrole et la forte inflation au premier semestre 2008.

Elle considère qu'il y a une priorité : "La nécessité absolue, c'est de se tourner vers cette question de la crise financière internationale et de réparer toute la tuyauterie."

Réparer ou recréer une toute autre installation ? Telle est sans aucun doute la bonne question à se poser pour la majorité d’entre nous car il est certain que depuis le temps que l’on nous dit que’  la lumière est au bout du tunnel …’’, aujourd’hui nous pouvons nous apercevoir que cette lumière est celle d’ un TGV qui arrive en sens inverse !!!

Le seul obstacle à procéder de cette manière est l’absence de volonté : les causes de la crise actuelle sont connues, elles sont identiques à celles de la crise précédente, dont les causes étaient déjà connues en son temps - même si l’oubli a été imposé à ce savoir…

S’il a été possible à la crise qui éclata en 2007 de reproduire celle de 1929, c’est parce que la compréhension de cette dernière  a été occulté depuis … par le mensonge ! 

 

Si l’on tire les leçons de la crise actuelle, comme de toutes les précédentes, les mesures qu’il conviendrait de prendre pour empêcher leur retour doivent à nouveau être  élevées au niveau de règlements intangibles, et inscrites à ce titre au sein d’une constitution !!!

 

En fait ‘ La politique s’occupe de celui qui l’ignore ‘ et ‘ Celui qui ignore l’histoire est condamné à la revivre ‘ restent deux maximes parfaitement d’actualité…! Non ?

 

A peluch’

 

12:53 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crise, recession |  Facebook |

11/11/2007

Le détecteur de mensonge SFAS157…

À partir du 15 novembre , date à laquelle un ‘ nouvel outil’ à destination du contrôle renforcé des banques prendra effet de manière non contraignante , mais l’obligation aux banques de déclarer quelles parts d’actifs financiers et dans quel domaine sera , en réalité vraiment effective le 28 février 2008. 

Face à cette impasse vis-à-vis de ‘ l’ interprétation’ très personnelle des banques concernant leur implication dans des transactions douteuses, voir catastrophiques  ,  Merrill Lynch prenant les devant de la lois a  passé par pertes et profits 8,4 milliards de dollars dans ses affaires de prêts hypothécaires "subprime", un chiffre qui a été révisé car la nouvelle règle comptable aux Etats-Unis   SFAS157 )  contraint  les banques à diviser leurs actifs commercialisables en trois "niveaux", selon qu'il est facile ou non de fixer un prix de marché pour ces actifs.

Les actifs de Niveau 1 ont des prix cotés sur les marchés.

La frontière entre le Niveau 2 et le Niveau 3 est floue et il est sans aucun doute dans l'intérêt des banques de classer autant d'actifs que possible au Niveau 2  (  là où les analystes ne s'en préoccuperont pas  )  

A l'autre extrémité, au Niveau 3, les actifs sont déterminer selon les critères (  souvent farfelus…)  de la seule banque concerné  et là ils sont trop souvent surévalués,  car cette appréciation permet de distribuer des bonus ( stock option..) à partir de chiffres fantaisiste avec par exemple en période favorable ,  Goldman Sachs et Merrill Lynch ont toutes deux fait des profits ( malhonnêtes ! )  de plus d'un milliard de dollars ( 1 )  sur leurs avoirs en actifs de Niveau 3 au cours du premier semestre de 2007 ( combien d’autres milliards depuis que cette supercherie existe ?..)

Les crédits subprime qui, estime-t-on, ont causé des pertes de 400 à 500 milliards de dollars sur l'ensemble du marché (mais une seule fraction de cette somme à Wall Street) n'ont été que les premiers désastres d'actifs de Niveau 3 à faire surface. Le potentiel de pertes supplémentaires reste… immense parmi les actifs dont la valeur n'a jamais eu , en fait , de base solide.

La réalité chiffrée de manière moins approximatives des avoirs des banques risque de nous dévoiler des chiffres jusqu’à dix fois supérieurs !!! Alors ? fuite en avant ?

Spéculation sur les matières premières … , pétrole où autres…et  ‘ entreprise ‘ guerrière ( Iran …) pour permettre  aux  plus grandes banques de se ‘refaire’ ainsi que leur reconversion ailleurs ?

 

Plutôt catastrophique la gestion ultralibérale de l’économie mondiale  …Non ?

 

A peluch’

 ( 1 ) milliards ( bien réels eux ! ! ) qui iront rejoindre le parasitage de l’économie avec des rachat d’actions dans les matières 1ères où autres placement juteux…

19/09/2007

l'arrêt session et autres contes ...

...La Fed hier ,  la banque d’Angleterre avant-hier , la banque centrale européenne un peu avant  ont fait plus que des gestes pour sauver momentanément les spéculateurs de hautes voltiges de plonger et par là même d’entraîner l’économie mondiale vers la  récession,  en permettant à tout ces coupables de réemprunter pour payer leurs dettes et surtout en donnant à ces irresponsables le temps de refourguer leurs obligations ou autres titrisations pourries à d’autres gogos ..de là les  ' rebonds boursiers passagers ‘ hier ,  mais l’ampleur et le volume de cette ‘ économie’ parasite est bien trop grande que pour s’en débarrasser avec les malheureux      ‘ 0, 50 % '  de rabais '  offert ' par la Fed .. le temps va leur manquer .. et les mêmes acteurs seront bientôt amener à rejouer la même pièce .. en plus dramatique … dans peu de temps .. Non ? 

à peluch'   

22:51 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crise, recession, banque |  Facebook |