28/08/2008

Russie : Non coupable !!!

Un article paru ce jour sur http://www.lesechos.fr/info/france/4765492.htm?xtor=RSS-2059

Ou : ‘’…Sarkozy dénonce « les dérives du capitalisme financier »[ 28/08/08 ] ‘’

Si je partage bien avec lui  la première partie des causes de la débâcle financière mondiale actuelle  , par contre je n’accepte pas ses solutions .. Voyez plutôt l’article :

 

‘’…Le chef de l'Etat qui est revenu , hier, dans son discours devant les ambassadeurs sur les « ruptures » qu'il a imposées à la diplomatie française, a cependant rejoint son prédécesseur Jacques Chirac dans sa critique des excès du capitalisme.

Nicolas Sarkozy a dénoncé, hier, « les dérives » d'un capitalisme financier qui ont conduit au scandale des « subprime » aux Etats-Unis. « C'est désormais le coeur du capitalisme mondial qui est atteint », a-t-il souligné, avec la même force que jadis Jacques Chirac, quand celui-ci dénonçait les effets nocifs du libéralisme. Devant les ambassadeurs de France, rassemblés comme chaque année fin août pour un tour d'horizon de l'actualité internationale, le chef de l'Etat a critiqué pêle-mêle la sophistication incontrôlée des instruments financiers( 1 ) , les lacunes de la régulation, la persistance de paradis fiscaux et, surtout, l'impunité des agences de notation.

 

Pour lui, cette crise financière( 2 ) , qui coûtera au système bancaire environ 1.000 milliards de dollars voire davantage à l'économie réelle, est l'un des trois facteurs qui ont bouleversé, durant l'année écoulée, la donne mondiale. Les deux autres se nomment explosion des cours des matières premières ( 3 ) et regain de nationalisme dans les pays émergents( 4 ) , dont l'inexorable montée en puissance se confirme. Ces pays, dont la Russie, « veulent intégrer le nouveau concert des grandes puissances, mais à leurs conditions, a noté le chef de l'Etat. Le temps est révolu où l'Occident donnait seul le ton, servait de référence et imposait sa vision ».

 

Seule réponse possible à cette nouvelle géographie économique : associer les puissances émergentes à la gouvernance mondiale. Outre la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU, Nicolas Sarkozy souhaite relancer l'idée d'un G13 qui associerait au traditionnel G8( 5 )  des pays les plus industrialisés, la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud, le Brésil et le Mexique. Et pourquoi pas un G14 qui compterait un pays arabe, s'est interrogé le président.

 

L'Europe constitue l'autre réponse « évidente » à la mondialisation. Pour le chef de l'Etat, l'Union est seule à même de proposer au monde la « démarche coopérative » qui a fait ses preuves. Nicolas Sarkozy a cité en exemple la Géorgie, où l'Europe « pouvait, si elle le voulait, se porter en première ligne dès le début d'un conflit pour rechercher une solution de paix ». Le chef de l'Etat a d'ailleurs appelé la Russie à retirer « sans délai » ses forces militaires du territoire géorgien et à appliquer en totalité le plan de paix qu'il a négocié le 12 août au nom des Vingt-Sept. Il a souligné que l'issue de ce conflit « déterminera pour longtemps la relation de l'Union avec la Russie ». « Personne ne souhaite en revenir au temps de la guerre froide », a-t-il assuré, invitant Moscou à « faire un choix fondamental », celui de « l'entente et de la coopération » avec l'Europe, mais aussi celui du respect des principes de la Charte de l'ONU.

 

« Affirmer où la France se situe »

Nicolas Sarkozy est aussi longuement revenu sur son bilan, accumulation de « ruptures » avec la diplomatie traditionnelle de la France. Il a surtout justifié l'ancrage de la France auprès des Etats-Unis et de l'Alliance atlantique ( OTAN ! ) ( 6 )  . « Dans cette période de transition où les repères s'estompent, il m'a paru nécessaire d'affirmer avec netteté où la France se situe », a-t-il souligné, justifiant avec conviction la présence des troupes françaises en Afghanistan. Eviter la confrontation entre l'Islam et l'Occident en encourageant les forces de modération et de modernité constitue clairement l'une des priorités de la diplomatie française. Le rapprochement avec la Syrie, les distances prises avec la « Françafrique », la relance de la coopération avec le sud de la Méditerranée et les sanctions contre l'Iran sont autant de changements qu'il revendique haut et fort.’’

Donc Mr Sarkozy après avoir bien cerné  les causes , propose ni plus ni moins de s’associer avec le ou les auteur principal( aux )  de ceux –ci !!

Pour les solutions j’invite le lecteur à relire mes précédents articles mais déjà j’émet les plus grand doutes quand à la contribution  ‘pacifique’ de l’OTAN (autre bras [ armé !]de la finance mondiale ) à apporter des solutions à la crise actuelle !Et vous ? Si ?

A peluche !

 

 

Notes

( 1, 2, 3, 4,  ) causes et origine : USA …

( 5 ) La Russie a présidé en 2006 le G8 pour la première fois depuis qu'elle a été admise comme membre plein en 2003,…En 2007, la Présidence du G8 a été assurée par l'Allemagne. Puis la Présidence est revenue au Japon (2008) Elle reviendra à l'Italie (2009) au Canada (2010) à la France ( 2011 ) et aux USA en 2012 .

 

( 6 ) La nouvelle OTAN face aux dangers d’un monde instable …(après 2001)

Le 29 mars 2004, sept nouveaux pays (l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie) sont entrés dans l’organisation, en portant à 26 le nombre de membres. Ce sont des États militairement peu puissants, mais trois d’entre eux, les Pays baltes étaient d’anciennes républiques soviétiques à l’époque de la Guerre froide, et les autres des satellites du pouvoir soviétique. Ces États doivent réformer leur organisation militaire en profondeur, accepter les standards OTAN, développer les capacités politico-militaires afin de pouvoir intervenir sur des crises et conflits différents d’une agression armée classique. (Lieutenant-colonel Francisco Stoica)

À la suite des révolutions de couleur survenues en Géorgie (révolution des Roses) puis en Ukraine (révolution orange), ces deux autres anciens États soviétiques ont fait part de leur volonté d’adhérer à l’alliance, également rejoints en ceci par la Moldavie, ce qui a été refusé par l’alliance Atlantique lors du sommet de Bucarest de 2008.

10:38 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, crise, russie |  Facebook |

17/08/2008

Sorts roses ? Georges rie …

Si plutôt le président géorgien n’était que le dindon de la farce, et nous avec ?

Et si on regardait un peu en quoi consiste le nouvel ordre mondial ?

 

Loin des vieilles rancunes historiques, il semble quand même  que le Nouvel Ordre Mondial se rapproche  plus d’  une alliance que d’un affrontement  entre des blocs,  ou plutôt que la guerre entre les blocs est utilisée par ses dirigeants pour justifier le NWO, dont l’objectif unique serait  l’établissement d’un monde où les peuples seraient soumis à sa volonté !

 

Ainsi, si une guerre concernant le  pétrole a tendance à faire monter les prix de l’énergie,  qui a intérêt à l’augmentation de ces  prix ? …Sans doute aux dirigeants russes et à leurs grands groupes, bien sûr, mais aussi …à ceux des Etats-Unis (Gazprom et Haliburton par exemple)

 

Et qui retrouve t on discutant ensemble lors des réunions du G8 si ce ne sont les deux ennemis qui se font des accolades pendant deux jours, ou encore  des  collègues dissertant  sur leurs soi-disant ‘haine’ commune ?

Et qui se retrouve ensuite à huis clos lors de réunions ‘Bilderbergs’ ? Eh, bien …Toujours les mêmes ennemis qui n’ont toujours pas   trop l’air de  se détester.

Donc …  et ce depuis son effondrement , si la mise à l’encan de l’économie russe fut le fait des pirates locaux souvent issus du KGB mais aussi des exigences du FMI et des experts imposés ( les Chicago boys) , voilà  sans doute pourquoi l’issue est que le capitalisme sauvage règne en maitre  depuis dans l’ex URSS ....

Hélas,  les trusts à la recherche de profits maximums  ne sont jamais suffisamment repus.

 Ils n’en sont plus à la guerre comme moyen traditionnel de faire du profit … mais à la guerre comme …but !

Aussi la privatisation de vastes secteurs de l’économie russe ainsi que de  l’Ukraine, des états baltes  ou encore de   l’Asie centrale,  n’apaise pas  leur appétit ....

 La crise ne les arrêtera pas car en fait … ils s’en nourrissent !  

 

En effet , libérée de l’énorme ponction militaire l’économie russe représente un potentiel de ressources naturelles et industrielles dont ne pouvaient que rêver les grands groupes financiers, énergétiques et industriels … L’endettement de L’ex URSS  ( obtenu par la course aux armement et la corruption ) fut  une occasion que le FMI et ses sbires ne laissèrent pas passer  ( aidés en cela par les rapaces maison ,  issus souvent de l’ex KGB…) , le peuple russe se trouva ainsi spolié de richesses vendues à la découpe à des prix honteux à ceux qui pouvaient présenter des capitaux ou à ceux qui pouvaient en présenter seulement les titres..., le peuple russe troqua en fait les ersatz du socialisme contre  le ‘ new deal ultralibéral d’état ‘..

 

 

 Et parce qu’ aucun pays au monde, et ce , même l’ex URSS ne peuvent vivre en autarcie et que des fonds à court ou moyen terme sont toujours  indispensables pour assurer la trésorerie courante...., les Chicago boys,  d’une part , ont imposé dès son effondrement des mesures de privatisation, de destruction de la protection sociales et de défense des salaires, et d’autre part,  ils se sont porté  acquéreur des biens Russes.... sous évalués en raison d’une chute du rouble savamment orchestrée....

Bien sûr,  Poutine en se servant lui même a généré quelques embarras aux porteurs de fonds vautour...., (les raisons d’être  des révolutions colorées d’Ukraine et de Géorgie ...) mais croire que les Halliburton, Carlyle ou autres  Soros  sont plus attachés aux valeurs démocratiques Georgiennes que d’autres … est plus que se voiler les yeux.

 

En fait, il semble évident que la reprise en main nationaliste de La Russie remet juste en cause… l’échéancier des projets ultras libéraux dans l’ex URSS (et ailleurs)  qui, avec leur arme que constitue les ‘ groupes financiers ou industriels internationaux, ‘auraient bien voulu en faire une Argentine, un Chili, une Bolivie, ou autre Indonésie....dès les années 90.

Dans ce but, ils y avaient envoyé les mêmes hommes …et  ils espéraient les mêmes effets …en Géorgie.

 Sans doute  pour ces raisons cyniques (mais la recherche du profit maximum en comporte les germes et  n’a pas d’état d’âme) qu’ils ont fait miroiter une ou l’autre promesse à Saakachvili, pour accélérer ce processus ...et pour le reste ...,  wait and see …Non ?

A peluch’ !

11:29 Écrit par Alain dans photos famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : georgie, guerre, usa, russie |  Facebook |

24/10/2007

Quand l’an ploie sous les cartes maitresses... Atout ? Vent ?

Perplexe

Les nations imbues de mondialisation  , de libéralisme and Co à outrance se mobilisent .. en cause les risques encourus par les entreprises ( déjà plus trop souvent .. ) nationales face aux investisseurs ‘ spéculatifs du style ‘ hedge fond’ et de ses méthodes…à l’instar de l’ Allemagne  ( 1 ) , qui comme la France, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis, essaient de se doter de dispositifs de protection contre les investissements étrangers.

Ainsi , l 'Allemagne qui préside actuellement le G8 des grandes nations industrielles, souhaite qu'une réponse soit apportée face à la menace grandissante de fonds publics russes, chinois ou en provenance des pays arabes qui commencent à prendre un peu trop de poids avec  les participations  prises dans le capital de sociétés occidentales, comme c'est le cas dans la Bourse de Londres. Les ministres des Finances du G7 en ont discuté la semaine dernière à Washington…Comme quoi ce n’est pas encore gagné de préserver SON  marché avec des cartes vertes  en Europe ou bleue ailleurs … si d’autres viennent en profiter !  Non ? ( 2 )

à peluch' !

 ( 1 ) Le débat  sur les fonds spéculatifs ("hedge funds") et leur rôle refait régulièrement surface en Allemagne. La nouvelle loi prévoit d'ailleurs que "l'observation et l'analyse des risques liés à l'activité des investisseurs financiers par (le gendarme de la Bourse) Bafin et la Bundesbank (soient) intensifiés". Cette semaine , la CDU (droite) a adopté un projet de contrôle des investissements étrangers. Il stipule que tout investisseur voulant prendre une part de 25% (minorité de blocage) ou plus dans des entreprises touchant à la "sécurité publique" et aux "infrastructures stratégiques" pourrait solliciter l'aval du gouvernement, mais sans en appeler à la création d'un comité ad hoc en la matière. Autre point, si l'investisseur ne se dévoile pas, il encourt le risque de voir sa prise de participation annulée rétroactivement.

( 2 ) la carte bleue en Europe permettra sans nuls doutes d’exploiter de la main d’œuvre bon marché dans l’union en jouant sur la très grande disparité existante concernant le salaire minimum … par la délocalisation d’entreprises luxembourgeoises ( salaire min 1570 €  en janvier 2007 )   , irlandaises ( 1403 € …) ou anglaises ( 1361€ ) par exemple , vers des pays comme la Bulgarie ( 92 €…) la Roumanie(114 €),la Lettonie (172€) la Lituanie (174 € ) ou autres Slovaquie (217 € )… et  la Commission nous assure qu’il n y aura pas de dumping social… déjà que l’Europe doit se battre pour camoufler  les chiffres désastreux de l’emplois en ‘trafiquant ‘ les statistiques comme les USA , ce n’est vraiment pas gagné …

04/04/2007

Quand l'odeur de paix vient des gaz aux Ducs ...

Bref , quand l'odeur de paix dérange ... 

Ileana Ros-Lehtinen, vice-présidente du comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants du Congrès des Etats-Unis exhorte l'administration de George W. Bush à élaborer avec les alliés des Etats-Unis une stratégie commune "d'opposition énergique" à la création d'un cartel gazier, dont la formation, comme on le prétend dans la lettre, sera annoncé au forum des pays exportateurs de gaz naturel (GECF) qui s'ouvrira le 9 avril au Qatar.

Cette déclaration fait suite à la création possible d’1 cartel gazier ‘ style OPEP ‘, composé de la Russie, de  l’Algérie, du  Qatar, de  l’Iran et du  Venezuela, poursuit «Kommersant»un des 1ers hebdos à avoir annoncé la nouvelle.

  L’apparition d'1 structure énergétique aussi puissante sera certainement accueillie très négativement par les Etats-Unis et l’UE», renchérit, pour sa part, l’agence Ria Novosti. L’idée d’une OPEP du gaz a été évoquée pour la première fois en fin 2006, dans le sillage d’un protocole d’accord signé entre le Sonatrach (l’entreprise publique algérienne d’exploitation des hydrocarbures) et Gazprom, le géant russe et  cette source énergétique est devenue une véritable arme économique si on se rappelle le contentieux récent entre la Russie qui s’en est déjà servi contre l’Ukraine en  déclenchant une crise énergétique dont les ondes de chocs ont secoué l’ensemble des pays européens. Sans doute pour cela qu’aujourd’hui, il y a des ‘ remous ‘ au sein du gouvernement  ukrainien (pro-occidental)… non ? ( 1 ) ( 2 )

Si on y ajoute ‘la création d’une banque euro –dollar évoquée par l’Iran …, il est à craindre que la convergence d’intérêts pour les USA et ses alliés n’aient dans le sens d’une réaction musclée d’ici peu… Une autre raison d’attaquer l’Iran ?

( 1 ) A noter que nos deux pays disposent d'un réseau de gazoducs et de transports maritimes reliant toute l'Europe. L'Algérie ravitaille le côté sud de l'Europe à raison de 10 à 15%, et la Russie s'occupe du nord avec 20 à 25%. Ce qui intéresse de plus les Russes, c'est l'investissement à longs termes, notamment chez les voisins d'Alger dont la Mauritanie et le Mali où SONATRCH est déjà opérationnel…

( 2 ) La Russie qui produit 20% du gaz mondial, en possède près de 30% des réserves mondiales, suivie par l'Iran et par l'Algérie troisième producteur dans le monde. La Russie et l'Algérie contrôlent plus de 40% de la consommation de l'Europe…

 

A peluch’ !

 

14:41 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, russie |  Facebook |