27/09/2008

Crise : la pensée des blogs ( 1 )

Durant près d’un mois , j’ai suivi  comme vous le flot de l’actu avec ses nouvelles de moins en moins réjouissantes , ici et là sur le net

Quelques extraits d’avis et d’opinions qui ne sont guères , ils faut le reconnaitre , que trop rarement évoquées dans les Sacro- Saints médias aux ordres de ceux qu’ils sont censés servir … Extraits d’ Agora Vox , de Contreinfos

 

De la crise : Au moment de la déclaration d'indépendance du nouvel Etat, méfiants, les Pères fondateurs inscrivirent dans la Constitution américaine signée à Philadelphie en 1787, dans son article 1, section 8, § 5, que “c'est au Congrès qu'appartiendra le droit de frapper l'argent et d'en régler la valeur”.

  Thomas Jefferson était si persuadé du rôle pervers des banquiers internationaux qu'il a pu écrire: “Je considère que les institutions bancaires sont plus dangereuses qu'une armée.

Si jamais le peuple américain autorise les banques privées à contrôler leur masse monétaire, les banques et les corporations qui se développeront autour d'elles vont dépouiller les gens de leurs biens jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront sans domicile sur le continent que leur Pères avaient conquis.”

 

Et voilà comment il y a plus de deux siècles,  Jefferson a prophétisé la crise actuelle des “subprime”,crise  qui jette désormais de plus en plus de citoyens américains à la rue…

 

Tandis qu’en effet ,

 

Vendredi, le plan Paulson à 700 milliards ( au moins !! )  , le bond des bourses incroyable et  deux grandes agences de notation, Moody's ( 1 ) et Fitch ,qui  ont confirmé la note maximale (AAA) pour la dette de l'État américain(  faute de quoi son coût aurait bondi)  Néanmoins, plus que jamais, l'Amérique dépendra demain du bon vouloir des grands épargnants de la planète, la Chine, le Japon, les pays exportateurs de pétrole ( ou de la main mise guerrière sur ces pays ! Ndr [1] ), pour assurer sa croissance…

 

Tardif mais bienvenu, l’état de New York , lui ,  a promulgué lundi de nouvelles lois qui réglementeront pour la première fois le marché des Credit Default Swap, dont la valeur totale est de 62 000 milliards de dollars… Ces contrats seront désormais considérés comme des assurances et tomberont de ce fait dans le domaine réglementé par l’Etat ( aie ? !! …)

 

Rappelons-nous quand même que Warren Buffet avait qualifié les produits dérivés d’Armes de Destruction Massives pour la finance.

Les CDS, quoique le montant total des contrats soit déjà énorme, ne représentent qu’une partie des produits dérivés, qui totalisent ensemble …plus de 600 000 milliards de dollars de valeur nominale, soit 12 ans de PIB mondial…

Mais ce  qui semble poser problème aujourd’hui , c’est que l'administration qui a proposé ce plan ne sera plus aux manettes à partir du 20 janvier 2009, ce qui ajoute donc à l'angoisse des parlementaires américains qui doivent se prononcer ‘ d’urgence ‘ sur ce plan de ‘ sauvetage ‘

…"Je ne signe pas un chèque en blanc (...) à ce secrétaire (au Trésor) ni à aucun autre", a dit mardi ( 23/09/2008) le sénateur Dodd. "Dans 41 jours, nous allons avoir une élection, je ne sais pas qui va gagner", a-t-il dit avant d'ajouter: "Je ne veux pas signer un projet de loi de crédit de 700 milliards à un secrétaire (au Trésor) que je ne connais pas"…

Que faire ? Mais surtout, pourquoi en sommes nous arrivé là ? Quelles pourraient être les conséquences ? Début de réponses ?

 

Extrait de FauxMonnayeurs.org:’’… Depuis 1973 et en application depuis 1974, puis entériné par l'article 104 du traité de Maastricht et finalement transposé dans l'article 124 du traité de Lisbonne, l'Etat a supprimé le recours à l'émission de bons du trésor (emprunt d'état, exempt d'intérêts) puis s'est interdit toute création monétaire en interdisant tout recours à l'emprunt auprès de sa banque centrale à travers le traité européen et ceci pour tous les états européens. Cet état de fait, malicieusement déguisé, rend tout investissement "hors de prix". Ainsi nous sommes assis sur un montage de dettes artificielles dont les conséquences sont dramatiques: Diminution générale du pouvoir d'achat, extension de la pauvreté et misère absolue pour une majeure partie de la population terrestre. Comment peut-on perdre à ce point le plus élémentaire bon sens pour vouloir légitimer le fait qu’un Etat paye un intérêt à un système bancaire privé pour l’usage de sa propre monnaie, qu’il pourrait émettre lui-même, sans intérêt ?

 

La réponse (hypothèse actuelle) semblerait se situer dans le fait que bon nombre de haut fonctionnaires, ministres ou anciens ministres siègent ou ont siégés au conseil d'administration de banques privées. Nous voila dans un esclavagisme moderne grâce à la haute trahison de nos élus qui cherchent désespérément des solutions "pansements" aux conséquences du SEUL problème qu'ils ont eux même instauré par décret dans le plus grand silence et sans la moindre concertation ils ont vendu TOUS nos biens, nos propriétés, nos corps et ceux de nos enfants a des banquiers privés…’’

On peut prendre l’exemple des logements. Il n’y a pas assez de logements. Et l’investissement privé ne permet pas de répondre à ce besoin. En effet, ces investissements vont se tourner plutôt vers des rendements à haute valeur ajoutée, tandis que ce sont les foyers les plus modestes qui sont touchés en premier lieu par la pénurie du logement ou par le prix démesuré des loyers  en France ( et ailleurs !!Ndr )

 

Pour répondre à des besoins, l’investissement public n’a pas d’autre critère que la satisfaction de ce besoin, si évidemment satisfaire ce besoin va dans l’intérêt général.

L’investissement privé lui possède de nombreux critères comme malheureusement la rentabilité ( Max ! Ndr ) à court terme...

 

La question qui est soulevée en fait par la remise en cause de la décision de 1973, c’est pourquoi imposer à l’état de payer des intérêts lorsqu’il emprunte alors que grâce à la création monétaire il peut emprunter sans payer d’intérêts.

 

Rembourser ces emprunts pour l’état n’est pas un problème. Si on prend par exemple la construction des logements, l’état pourrait bien emprunter à sa banque centrale l’argent nécessaire pour construire ces logements, puis ensuite rembourser petit à petit ces emprunts grâce aux loyers perçus par ces nouveaux logements ... Bien évidemment, ce remboursement se ferait sur le long terme. Mais ce n’est pas un problème pour l’état, l’état n’est pas soumis à une nécessité de rentabilité à court terme ...

 

Donc pour être plus concret, la question soulevée c’est pourquoi oblige-t-on l’état à emprunter auprès des banques des assurances des organismes financiers et des rentiers, pourquoi oblige-t-on l’état à payer des intérêts (c’est à dire le double ! de ce que cela lui couterait s’il n’avait pas à en payer ) ?

Sachant que ce sont ces banques / assurances / organismes financiers et rentiers qui ont mis en place ce système, grâce à des politiciens dont on se demande s’ils avaient bien analysé toute la portée de ces politiques, il est difficile de ne pas soupçonner une arnaque ...

 

Et les réponses à ces questions mènent à un débat idéologique entre une vision socialiste de la société et de l’économie et une vision néo libérale ... Car le système qui a été mis en place est le système monétaire qui est au coeur de la mondialisation néo libérale ... et de la réunion urgente aux USA ce week end …

 

Les solutions du passé ?

 

« Les législateurs devraient se souvenir de ce que Franklin Delano Roosevelt et la majorité démocrate ont fait pendant la Grande Dépression. Durant les trois semaines précédent l’entrée en fonction de FDR, des centaines de banques ont fait faillite.

« Mais Roosevelt ne s’est pas couché face à Wall Street.

« Il n’allait pas se laisser entraîner dans une solution forcée. Lors de son deuxième jour à la Maison Blanche, il a fermé toutes les banques pour que le gouvernement puisse avoir le temps de vérifier leur situation financière.

« Il a convoqué le Congrès en session d’urgence et s’est assuré que soit passées une dizaine de nouvelles lois régulant les banques, assurant des subventions fédérales aux agriculteurs, et des aides d’urgence aux collectivités locales et aux propriétaires de logement menacés d’expulsion.

« La réponse de Roosevelt a changé l’Amérique pour le meilleur. Quoi que fasse le Congrès dans les jours à venir, il ne doit pas récompenser ceux qui ont eux-mêmes créé cette pagaille. »

 

Fustigeant Paulson, « qui a besoin de 700 milliards pour ses potes de Wall Street », l’auteur de l’article, Juan Gonzales, rappelle que Paulson, avant d’être nommé secrétaire au Trésor en 2006, était PDG d’un des plus gros spéculateurs, la banque d’affaire Goldman Sachs, ce qui lui a rapporté 38 millions de dollars rien que pour 2005. Gonzales souligne également le caractère totalitaire de ce renflouement, puisque les décisions de Paulson « ne seront revues par aucun tribunal ou agence gouvernementale (…) en d’autre terme, Paulson deviendrait le tsar du plus grand sauvetage gouvernemental jamais entrepris »

 

Inquiétant ? Non ?

À peluch’ !

 

[1] Voir précédent article du 18-09-2007  - Retour vers le futur …1984… 

17:24 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paulson, fed, crise, subprime |  Facebook |

13/04/2008

La bourse ou la mie ? !

Mme Lagarde a donc fait valoir récemment que traiter la crise financière était la manière qui convient  de résoudre pour partie cette envolée des prix alimentaires. "Traitons la crise financière et on fera disparaître une partie de la pression( 1 )  qui s'exerce" sur les prix alimentaires, a-t-elle assuré.Mais que dévoilent donc ces paroles ? Parlons du FMI …

 

Le FMI est gouverné par ses 185 pays membres, chacun ayant une voix pondérée par sa participation financière à l’organisation (sa « quote-part »). Il prend de nombreuses décisions en concertation avec la Banque mondiale au sein du « Comité de développement ». Sa gestion courante est confiée à un conseil d’administration composé du président de l’organisation et de 24 administrateurs représentant chacun une nation. 8 d’entre elles ont un représentant permanent (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon, Chine, Russie et Arabie saoudite), les 16 autres sont élus par les pays membres. La plupart des décisions sont prises dans les faits à l’unanimité. Cependant, compte tenu des modalités de prise de décision au sein du FMI, qui supposent une majorité qualifiée correspondant à 85 % des droits de vote, les États-Unis, ou l’Union européenne dans son ensemble, disposent de fait d'un droit de veto sur les décisions du FMI puisqu'ils disposent chacun de plus de 15 % des droits de vote. Cependant, les pays de l’UE ne sont pas toujours coordonnées ( sauf quand les intérêts de leurs grands groupes financiers ou industriels sont menacés  comme maintenant ! . ..ndr )    Les ressources du FMI liées aux quotes-parts sont d’environ 210 milliards de DTS (soit 300 milliards de dollars américains), auxquels s’ajoute la possibilité pour le FMI de recourir à des emprunts envers les grandes puissances économiques (ces crédits sont de l’ordre de 50 milliards de dollars), auxquels il faut encore  ajouter le produit de la vente récente de 400 tonnes d’or …   La répartition des droits de vote pose pour certains la question de l'équité du FMI : dans La Grande Désillusion, l'économiste américain Joseph Stieglitz fait par exemple du FMI une institution au service de son principal actionnaire, les États-Unis. Sa critique met régulièrement en lumière la partialité du FMI qui risque d'entraîner le déclin de cette institution : « si l'analyse des déséquilibres mondiaux par le FMI n'est pas équitable, si le Fonds n'identifie pas les États-Unis comme étant le principal coupable, s'il ne concentre pas son attention sur la nécessité de réduire le déficit budgétaire américain par des impôts plus élevés pour les citoyens les plus riches et de dépenses plus faibles en matière de défense, la pertinence du FMI risque fort de décliner au cours du XXIe siècle »( 2 )   

Quand à Jean Ziegler , au travers de son nouvel essai, L'Empire de la honte (Fayard), qui paraît le 10 mars, le sociologue et intellectuel subversif genevois - aujourd'hui rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation de la commission de l'ONU pour les droits de l'homme - part à l'attaque des "sociétés transcontinentales privées".…«  Accusées d'entretenir la famine, de détruire la nature et de subvertir la démocratie, elles étendent leur emprise sur le monde et veulent réduire à néant les conquêtes des Lumières. Pour leur résister, il faut retrouver l'esprit de la Révolution française et relever la tête, comme le fait déjà au Brésil le président Lula da Silva. L'empire de la honte? Ce pourrait être cette emprise généralisée du sentiment de honte provoqué par l'inhumanité de l'ordre du monde. En fait, il désigne l'empire des entreprises transcontinentales privées, dirigées par les cosmocrates.

Les 500 plus puissantes d'entre elles ont contrôlé l'an passé 52 % du produit mondial brut, c'est-à-dire de toutes les richesses produites sur la planète .

Dans votre livre, vous parlez d'une "violence structurelle". Qu'entendez-vous par là ? Jean Ziegler : Dans l'empire de la honte, gouverné par la rareté organisée, la guerre n'est plus épisodique, elle est permanente. Elle ne constitue plus une crise, une pathologie, mais la normalité. Elle n'équivaut plus à l'éclipse de la raison - comme le disait Horkheimer -, elle est raison d'être même de l'empire. Les seigneurs de la guerre économique ont mis la planète en coupe réglée. Ils attaquent le pouvoir normatif des Etats, contestent la souveraineté populaire, subvertissent la démocratie, ravagent la nature, détruisent les hommes et leurs libertés. La libéralisation de l'économie, la "main invisible" du marché sont leur cosmogonie ; la maximalisation du profit, leur pratique. J'appelle violence structurelle cette pratique et cette cosmogonie. Vous parlez également d'une "agonie du droit". Que veut dire cette formule? Jean Ziegler : Désormais, la guerre préventive sans fin, l'agressivité permanente des seigneurs, l'arbitraire, la violence structurelle règnent sans entraves. La plupart des barrières du droit international s'effondrent. L'ONU elle-même est exsangue. Les cosmocrates sont au-dessus de toute loi. Mon livre fait le récit de l'effondrement du droit international, citant de nombreux exemples tirés directement de mon expérience de rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Vous qualifiez la famine d'"arme de destruction massive". Quelles solutions préconisez-vous? Jean Ziegler : Avec la dette, la faim est l'arme de destruction massive qui sert aux cosmocrates à broyer - et à exploiter - les peuples, notamment dans l'hémisphère Sud. Un ensemble complexe de mesures, immédiatement réalisable et que je décris dans le livre, pourrait rapidement mettre un terme à la faim. Il est impossible de les résumer en une phrase. Une chose est certaine : l'agriculture mondiale, dans l'état actuel de sa productivité, pourrait nourrir le double de l'humanité d'aujourd'hui. Il n'existe donc aucune fatalité: la faim est faite de main d'homme. »     Le problème devient immoral surtout,  dans la mesure ou les grandes banques Occidentales ( US pour la plupart …) sont en grandes difficultés pour avoir jouer à l’économie casino et que le FMI par l’intermédiaire du socialiste ( ? ) Strauss Khan suggère dans ses mesures pour rétablir la confiance de racheter les crédits pourris de celles –ci avec ses fonds propres  mais surtout aussi avec l’argent public  emprunter auprès des pays membres...donc de leur populations , lesquels pour la plupart ont été victimes de ces  mêmes banques que Khan suggère de renflouer  !!   Mais le problème devient dangereux par contre,  si on y ajoute l’autre commentaire de ce même  Strauss Khan qui menace « "Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim... ce qui entraînera des cassures dans l'environnement économique", a-t-il mis en garde. …Les progrès réalisés par les pays pauvres depuis cinq à dix ans en matière de développement pourraient se retrouver "complètement détruits", a-t-il dit, en soulignant que ce problème dépassait le cadre strict des préoccupations humanitaires. "Comme nous le savons, en apprenant du passé, ce type de problèmes débouche quelques fois sur la guerre". Si le monde veut éviter "ces terribles conséquences", la hausse des prix doit être endiguée… » (3)

Ce message sous  forme  de chantage à peine voilé est clair ! Soit tout les pays concourent au sauvetage du système (qui les exploitent (4) ou à défaut …l’autre forme politique pour préserver le système capitaliste ,  en train de s’effondrer ,  risque de renaitre  …             

La guerre !   Inquiétant ? Non ?            A peluch’ !   (1) la pression est la spéculation qui s’exerce sur les prix des matières premières(en plus des  problèmes  liés  aux biocarburants, à la pollution des sols …), les détenteurs de  capitaux fuyant le marché des actions en disgrâce pour le moment...,  auquel il faut ajouter l'inflation qui exerce une autre pression sur le pouvoir d'achat des gens ...  (2) source : Wikipédia + Le nouveau directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, cherche à profiter de la crise financière pour tenter de remettre au centre du jeu mondial cette institution vieillissante et décriée."Le FMI est de retour", a lancé jeudi l'ancien ministre français des Finances, en réponse à la polémique suscitée par les prévisions - jugées excessivement pessimistes par nombre de capitales - de l'institution."Aucune autre institution que le FMI n'est susceptible de travailler sur les liens entre le secteur financier et l'économie réelle", a jugé l'ancien ministre socialiste, qui présidait pour la première fois ce week-end l'assemblée semestrielle du Fonds, à Washington."Or c'est bien de cela qu'il est question aujourd'hui", a-t-il dit, en peignant le sombre tableau d'une économie mondiale prise entre "le gel" de la croissance et "le feu" de l'inflation."La crise des subprimes et ses conséquences constituent évidemment une crise mondiale", a-t-il expliqué: "nous avons besoin de plus en plus de surveillance multilatérale".Mais pour assurer pareille mission, le Fonds doit convaincre qu'il jouit d'une autorité suffisante. Aussi le successeur de Rodrigo Rato a-t-il voulu persuader que la réforme des instances de gouvernance du fonds était désormais derrière lui. Et qu'elle était un succès."Le conseil d'administration devait régler cette question et il l'a réglée", a-t-il dit, en référence au projet de transférer un bloc de droits de vote fixé à 2,7 point de pourcentage des pays du Nord (57,9%) et les pays du Sud (42,1%). Et même s'il a de bonnes chances d'être approuvé individuellement par 85% des 185 Etats membres, ce projet de réforme est critiqué par plusieurs experts et organisations spécialisée dans le développement."Les pays industrialisés du G8 disposent encore à eux seuls de près de la moitié des quotes-parts dans les deux institutions, souligne Sébastien Fourmy, de l'organisation non-gouvernementale Oxfam.( WASHINGTON (AFP) - 13/04/2008 )  

(3) RTL info, WASHINGTON (AFP)  ( 13/04/2008 )  

 (4) OCDE , BM  ,lobbies , Traitre de Lisbonne , OTAN , Patriot Act ,        Directive Bolkestein …OMC =  BIRD et l’IDA  l'Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI), la Société financière internationale (SFI), et enfin le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), directive Bolkestein …

16/11/2007

Novembre le mois des crises en thème…

En France ( ou ailleurs ! ) là où en principe le chef de l’état doit montrer l'exemple.. , celui -ci s’octroie une augmentation de salaire de 172´%

..Tandis que la France d’en bas fait face à des « conditions de travail difficile, mal payées  pour preuve le témoignage ( sur France24 ) de ce qui attend de + en + le travailleur français,  comme cet intérimaire journalier dans le déménagement :‘’Je travaille, je suis payé, je ne travaille pas, je ne suis pas payé, et tout cela toujours au smic dans des conditions pas toujours très agréables. ».. Combien de personnes déjà super exploitées dans la restauration , les hôpitaux , les saisonniers , j’en passe … combien avec ce qu’ils gagnent péniblement peuvent seulement survivre , combien de pauvres dans ce pays ? 

      Et les Unif’ en grève … elles ne veulent pas du modèle US .. sans doute parce que celles –ci ne sont qu’un réservoir d’attente avant que l’étudiant ne se lance sur le marché de l’emploi .. précaire… voir de l’emploi occupé par un ‘ immigré’ choisi La France est riche , les choix de ces politiques vont vers ceux qui le sont aussi ( et la gauche est coupable depuis 20 ans d’ y contribuer ! ) Si ceux qui en ont les moyens étaient taxés en proportion de ce qu’ils gagnent , les caisses de l’état permettraient des choix + humains mais vider les caisses est déjà un acte politique.. Danss quel but si ce n’est que de préparer le terrain pour un  modèle de société du style US !

Crise et  ‘ style’ Us parlons en … crise du subprime, la FED qui n’arrête pas de renflouer le circuit bancaire qui déraille de plus en plus  (1)

Crise au sein de l’administration avec Bush qui y va à coup de veto contre les programmes sociaux de ses compatriotes mais demande rallonges sur rallonges pour ‘ sa ‘ guerre en Irak , dont près de la moitié des forces guerrières en place ne sont autres que des mercenaires !!

Crise du pétrole et des matières premières dont les prix manipulés par de grands groupes flambent à tout va ..

Crise à la banque mondiale et au fond monétaire qui doivent trouver une parade aux investissements chinois ou autres grands fonds souverains ( 2 ) envahissant leurs prés carrés …( Afrique ..        Moyen Orient et rachat de sociétés occidentales , le comble ! )  un peu partout dans le monde .

Crise au Liban où les jeux ont depuis trop longtemps été pipés … des personnages comme

Feu Mr Rafic Hariri , puis Fouad Siniora  le ministre des finances des gouvernements successifs qui ont creusé la dette et désormais 1er  ministre controversé du pays ,  pays partitionné en clan mafieux en général …avec Mr Ziad K. Abdelnour qui attend son tour en coulisse … pour le pognon à se faire ..

Crise au Darfour .. en fait crise par-dessus les réserves pétrolières ,  matières ‘ stratégiques ‘ou

le long de divers pipelines …

Crise au Pakistan…, avec le PKK et la Turquie .., crise avec l'Iran malmené par l'occident , ..

Crises… en thème de novembre n’augure rien de bon … Non ?

A peluch’

 

( 1 ) Encore 47,25 milliards hier ( virgule 25.. sic..) soit 121 milliards de dollars depuis le 25 octobre !! Des centaines depuis le 9 Aout …

( 2 ) L'émirat d'Abu Dhabi va prendre, via un fonds à capitaux publics, une participation de 9% dans le deuxième fabricant américain de microprocesseurs, Advanced Micro Devices (AMD). Un investissement d'un montant de 700 millions de dollars qui risque de faire polémique aux Etats-Unis, du fait du caractère stratégique de la société.

Les fonds souverains sont actuellement accusés dans certains milieux de fausser le jeu du marché du fait de leurs actionnariats gouvernementaux et de leurs énormes moyens financiers. Mercredi, le Trésor américain a d'ailleurs demandé au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale de rédiger un code de bonne conduite pour ces fonds souverains.

11:18 Écrit par Alain dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : crise, pkk, turquie, france, greve, greves, usa, pakistan, bm, fmi, subprime, fed |  Facebook |

19/10/2007

La fièvre du pétrole et son terme au mètre … courant et sûr de marcher !!!

Les marchés à terme sont devenus actifs à partir du début des années 80, sous le contrôle de l’oligarchie financière et bancaire…et  L’International Petroleum Exchange ( IPE ) de Londres, premier marché à terme, a été créé en 1980 et se trouve aujourd’hui contrôlé par l’International Exchange d’Atlanta (Etats-Unis) (1) . Il était présidé en 2004 par Robert Reid, un ancien de la Royal Dutch Shell, et son conseil d’administration était composé de divers intérêts de l’oligarchie financière anglo-américaine (Goldman Sachs, Morgan Stanley, etc.), ainsi que, par exemple, de la BNP-Paribas.     Le New York Mercantile Exchange ( NYMEX ), second marché à terme, a commencé à opérer sur des contrats pétroliers à terme en 1983 et se trouve contrôlé par des intérêts financiers associés à ceux de l’IPE. A eux deux, ces marchés à terme ont le monopole du prix mondial.         Ces marchés négocient du pétrole-papier (paper oil) à terme avec un effet de levier considérable, d’où découle leur pouvoir absolu. Ainsi, par ex. pour l’équivalent de 570 barils de pétrole négociés chaque année sur les marchés à terme de produits dérivés de l’IPE et du NYMEX (contrats de produits dérivés couvrant 570 barils), il n’y a qu’un baril de pétrole physique sous-jacent !  Pire encore, sur le marché de l’IPE, on peut jouer avec une marge de 3,8% (c’est-à-dire qu’en investissant seulement 1520 $, qu’on peut par ailleurs emprunter, on peut jouer sur un contrat à terme de 40 000 $ !) C’est cet effet de levier qui permet à un nombre très limité de spéculateurs de contrôler les prix mondiaux du pétrole. Toute hausse est à leur avantage.  Résultat : pour une livraison de pétrole entre le lieu de production et la centrale de raffinage, le même baril s’achète et se revend trois à quatre fois en période normale, dix à… quinze fois lors des flambées spéculatives !!!  En bref ne serait-ce pas des malades mentaux de la spéculation financière qui  ont pris le contrôle de l’asile économique…et à qui profitent ( spécialement ces temps –ci )aux  groupes financiers ‘englués ‘ dans la tourmente des ‘ Subprimes’ and Co pour se ‘ refaire une santé ça  ‘ …? Non ?  A peluch’ ! ( 1 ) si un ou l’autre lecteurs a des infos sur ces organismes ( sociétés qui les composent , noms , ext… )  pourrait –il me les communiquer en ‘ commentaires’ svp .. difficile en effet d’en trouver sur le net !!! ???