03/01/2009

Et quoi de 9 début 2009? ...

En fait .. après les 'fêtes ' .. la vie continue .. com' d'hab' ...

Ainsi , hier  après midi dans 20minutes.fr , j’ai pu lire  ,

.. extraits : … ’’Qu'est-ce qu'elle a ma gueule? ‘’

’’… Neuf musulmans, dont huit ayant la nationalité américaine, ont été contraints de débarquer d'un avion aux Etats-Unis, après la plainte de deux passagers qui ont dit les avoir entendus tenir des propos menaçant la sécurité, ont rapporté deux d'entre eux …’’

‘’… Ils ont finalement reçu l'aval de la police fédérale (FBI) et ont pu reprendre leur voyage, mais bien que le FBI et la compagnie aient qualifié l'incident de «malentendu», AirTran a refusé de les placer sur un nouveau vol, et ils ont poursuivi leur parcours avec une autre compagnie aérienne…’’

‘’… Un porte-parole d'AirTran, Tad Hutcheson, a défendu la compagnie en affirmant qu'«au bout du compte, des gens sont montés à bord et ont fait des réflexions qu'ils n'auraient pas dû faire dans un avion». «D'autres les ont entendus, les ont mal interprétés. Il se trouve que ces gens étaient de confession et d'apparence musulmane», a-t-il ajouté….’’

 

Vers quoi va le monde ? …Il fut un temps où certains parents de  ceux qui assiègent aujourd’hui  Gaza étaient ‘marqué’ par une étoile jaune ... !!

 

Ce qui nous amène à cet autre article  comportant quand même une note d’espoir …de par les dénonciations qui se font de plus en plus nombreuses à travers le monde :

 

Extraits , sur le site d’Oumma.com  : ‘’ Pas de cessez-le-feu tant que Gaza sera sous le siège.

‘’Il n’y a pas de position plus juste, plus claire et plus simple que celle qui stipule que le cessez-le-feu et le siège qui est imposé à la bande de Gaza ne peuvent aller de pair, car le siège est en soi un état de guerre, l’un de ses aspects les plus inhumains.

Cela est admis par tous, militaires et acteurs politiques : le siège est un acte de guerre que subit la bande de Gaza depuis plus d’un an et demi.

Tous les points de passage étant fermés, Gaza n’est approvisionnée ni en produits alimentaires, ni en en carburants, ni en médicaments. S’ajoutent à cela l’interdiction de circuler et l’impossibilité qui est faite ainsi aux malades et aux blessés d’avoir accès aux soins, même pour les cas les plus graves…’’

De ce point de vue, l’envoyé spécial du Comité pour les droits de l’homme de l’ONU, Richard Folk, a estimé que le siège de Gaza est « un crime génocidaire », dans la mesure où il s’agit d’une punition collective qui paralyse complètement la vie des gens et affame des dizaines de milliers d’enfants qui souffrent en conséquence de graves problèmes de nutrition…’’

A souligner aussi le courage de Mr Louis Michel (commissaire européen belge-  libéral ) qui  a condamné  ‘’…les massacres commis par les rebelles ougandais de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA), en République démocratique du Congo (RDC), exprimant la crainte que ces agissements ne menacent la "stabilité de toute la région".

 

Evidemment,  les termes employés sont ‘ diplomatiques ‘ , là aussi , mais il  n’empêche que les lecteurs doivent comprendre ... , blessés, décès par violence ( Mr L.Michel dénonce des centaines de morts …) , maladie ou malnutrition …et ce depuis des dizaines d’années déjà…et toujours aux mêmes endroits  !!!

Et cela dans un monde où l’économie fout davantage  le camp …tandis  que les positions géostratégiques des puissants de ce monde sont revues ‘ et corrigées’(…) dans un climat de déliquescence financière qui va aller en s’aggravant ( excepté pour les grands groupes militaro industriels ou les SMP ...( 1 )  …Dangereux n’est –il pas !?

 L’année nouvelle n’a vraiment rien de nouveau encore ! Si ! ?

Qu’en pensez –vous ?

A peluch’ !

 

( 1 ) Société Militaire Privée : voir articles précédents  ( tag : )

14:54 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israel, rdc, usa, gaza, palestine |  Facebook |

06/11/2008

Noirs dessins …

Une élection providentielle et … « C’est fini …, l’autorégulation, le laisser faire, le marché qui a toujours raison… »

Mais cette profession de foi décrétée par de nombreuses élites internationales  n’empêcha pas les salaires, la précarité de l’emploi, les licenciements, la privatisation des biens communs d’être toujours des variables d’optimisation du profit  de par le monde, et ce, malgré la déchéance  d’un système capitaliste occidental dans la compétition économique mondiale de plus en plus exacerbée …

 En effet, la mondialisation du capital financier est en train de mettre les peuples en état d’insécurité généralisée. Pourquoi ?

 -  Parce qu’elle  biaise toujours autant  la puissance des Etats en rendant stérile les nations en tant que lieux pertinents de l’exercice de la démocratie et garants des biens communs en les ruinant !

 - Parce que  malheureusement , force est de constater que depuis des décennies les partis politiques comme les syndicats ne représentent plus un réel contre pouvoir au profit de ceux qu’ils sont censés défendre ( ces derniers ayant abandonnés la chose politique …)  mais sont plutôt  des ‘oppositions parasites ‘ qui ne disputent à d’autres forces au pouvoir qu’une ‘ forme de gouvernance alternée ‘  pour, en fin de compte… , s’accrocher à des postes rémunérateurs et servir …le même système !!

 - Parce que dans ces  programmes électoraux, quels qu’ils soient,  nous ne voyons nulles traces d’un quelconque projet devant s’en prendre aux paradis fiscaux, à la spéculation financière ou alimentaire ou encore à la  taxation sur la circulation des  capitaux …

 L’élection récente de Mr Obama ( 1 )  semble pourtant être un espoir .

J’emploie le mot  ‘semble’ … Le terme est prudent  car en fait,  quelle garantie avons-nous que de réels changement en profondeur du système  aient lieu malgré l’intelligence et le charisme de cet homme par rapport  aux  nombreux défis qui l’attendent ?

 Un constat est que son élection ne changera absolument rien par rapport à l’absolue priorité de l’élite dirigeante ( 2 )   d’assurer que l’oligarchie financière ( qui est responsable de la crise économique ) reste intouchée par son impact ( en reportant le fardeau de cette catastrophe sur le dos des travailleurs ) et que de ce  fait , cette stratégie demeure intacte  malgré la victoire démocrate éclatante aux  élections présidentielles.

 Résultat : Ces élections qui ressemblent à s y méprendre à des campagnes de pub  parce que c’est le seul moyen aujourd’hui de capter et de gagner  l’électorat désorienté le plus large possible mais surtout aussi  victime , depuis des décennies ,  de ces nouveaux opiums que sont la compétition, le rendement, les plus values, le pouvoir et le  décervelage politique ou religieux ( les deux parfois…) que recouvre   cette  nouvelle forme d’esclavage moderne  qui ne dit pas son nom…

 Mon  constat est donc que ces élections  risquent en fait de décevoir les peuples du monde pour plusieurs raisons :

 - Parce que nous ne sommes pas encore suffisamment nombreux à avoir pris conscience  de cette forme d’esclavage moderne qu’est la mondialisation.

- Parce que nous ne sommes toujours pas organisés, ni prêts à de réels changement dans nos manières de vivre, tout ceux qui pensent aujourd’hui que l’élu noir séduisant et intelligent  de la maison blanche nous conduira enfin vers ce nouvel Eden, risquent à brève échéance et  pour les nombreuses raisons évoquées ci avant,  d’être fortement déçus et désemparés faute de réels leaders en mesure de vraiment défendre la cause du plus grand nombre ,  lorsque la bise sera venue …

A moins que …WE CAN !  

Non ? À peluch’ !

 

(1) Lequel j’ai félicité le matin même en m’inscrivant sur son site de  ‘facebook’

(2) les lobbies de tous bords qui l’ont porté au pouvoir !!…

13:11 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : obama, crise, usa, election |  Facebook |

17/08/2008

Sorts roses ? Georges rie …

Si plutôt le président géorgien n’était que le dindon de la farce, et nous avec ?

Et si on regardait un peu en quoi consiste le nouvel ordre mondial ?

 

Loin des vieilles rancunes historiques, il semble quand même  que le Nouvel Ordre Mondial se rapproche  plus d’  une alliance que d’un affrontement  entre des blocs,  ou plutôt que la guerre entre les blocs est utilisée par ses dirigeants pour justifier le NWO, dont l’objectif unique serait  l’établissement d’un monde où les peuples seraient soumis à sa volonté !

 

Ainsi, si une guerre concernant le  pétrole a tendance à faire monter les prix de l’énergie,  qui a intérêt à l’augmentation de ces  prix ? …Sans doute aux dirigeants russes et à leurs grands groupes, bien sûr, mais aussi …à ceux des Etats-Unis (Gazprom et Haliburton par exemple)

 

Et qui retrouve t on discutant ensemble lors des réunions du G8 si ce ne sont les deux ennemis qui se font des accolades pendant deux jours, ou encore  des  collègues dissertant  sur leurs soi-disant ‘haine’ commune ?

Et qui se retrouve ensuite à huis clos lors de réunions ‘Bilderbergs’ ? Eh, bien …Toujours les mêmes ennemis qui n’ont toujours pas   trop l’air de  se détester.

Donc …  et ce depuis son effondrement , si la mise à l’encan de l’économie russe fut le fait des pirates locaux souvent issus du KGB mais aussi des exigences du FMI et des experts imposés ( les Chicago boys) , voilà  sans doute pourquoi l’issue est que le capitalisme sauvage règne en maitre  depuis dans l’ex URSS ....

Hélas,  les trusts à la recherche de profits maximums  ne sont jamais suffisamment repus.

 Ils n’en sont plus à la guerre comme moyen traditionnel de faire du profit … mais à la guerre comme …but !

Aussi la privatisation de vastes secteurs de l’économie russe ainsi que de  l’Ukraine, des états baltes  ou encore de   l’Asie centrale,  n’apaise pas  leur appétit ....

 La crise ne les arrêtera pas car en fait … ils s’en nourrissent !  

 

En effet , libérée de l’énorme ponction militaire l’économie russe représente un potentiel de ressources naturelles et industrielles dont ne pouvaient que rêver les grands groupes financiers, énergétiques et industriels … L’endettement de L’ex URSS  ( obtenu par la course aux armement et la corruption ) fut  une occasion que le FMI et ses sbires ne laissèrent pas passer  ( aidés en cela par les rapaces maison ,  issus souvent de l’ex KGB…) , le peuple russe se trouva ainsi spolié de richesses vendues à la découpe à des prix honteux à ceux qui pouvaient présenter des capitaux ou à ceux qui pouvaient en présenter seulement les titres..., le peuple russe troqua en fait les ersatz du socialisme contre  le ‘ new deal ultralibéral d’état ‘..

 

 

 Et parce qu’ aucun pays au monde, et ce , même l’ex URSS ne peuvent vivre en autarcie et que des fonds à court ou moyen terme sont toujours  indispensables pour assurer la trésorerie courante...., les Chicago boys,  d’une part , ont imposé dès son effondrement des mesures de privatisation, de destruction de la protection sociales et de défense des salaires, et d’autre part,  ils se sont porté  acquéreur des biens Russes.... sous évalués en raison d’une chute du rouble savamment orchestrée....

Bien sûr,  Poutine en se servant lui même a généré quelques embarras aux porteurs de fonds vautour...., (les raisons d’être  des révolutions colorées d’Ukraine et de Géorgie ...) mais croire que les Halliburton, Carlyle ou autres  Soros  sont plus attachés aux valeurs démocratiques Georgiennes que d’autres … est plus que se voiler les yeux.

 

En fait, il semble évident que la reprise en main nationaliste de La Russie remet juste en cause… l’échéancier des projets ultras libéraux dans l’ex URSS (et ailleurs)  qui, avec leur arme que constitue les ‘ groupes financiers ou industriels internationaux, ‘auraient bien voulu en faire une Argentine, un Chili, une Bolivie, ou autre Indonésie....dès les années 90.

Dans ce but, ils y avaient envoyé les mêmes hommes …et  ils espéraient les mêmes effets …en Géorgie.

 Sans doute  pour ces raisons cyniques (mais la recherche du profit maximum en comporte les germes et  n’a pas d’état d’âme) qu’ils ont fait miroiter une ou l’autre promesse à Saakachvili, pour accélérer ce processus ...et pour le reste ...,  wait and see …Non ?

A peluch’ !

11:29 Écrit par Alain dans photos famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : georgie, guerre, usa, russie |  Facebook |

19/02/2008

Et pour les balles ? Quand ?...( 1 )

 

extraits de ' Le  Temps '

''...Seul Bernard Kouchner, fidèle à lui-même, a osé les grands mots. «L'accession du Kosovo à l'indépendance est une victoire de la paix, pas celle d'un peuple contre un autre. Pas celle des Albanais contre les Serbes ou de l'ouest contre la Russie» a asséné le ministre français des Affaires étrangères, qui fut, au sortir de la guerre, le premier administrateur international de l'ex-province serbe.  Difficile, il est vrai, de donner hier à Bruxelles dans le registre de l'émotion. Bien qu'ils l'aient largement porté sur les fonts baptismaux, par leur aide financière et l'envoi de soldats au sein de la Kfor depuis bientôt dix ans, les 27 pays de l'Union Européenne ont surtout voulu éviter que l'indépendance autoproclamée du territoire devienne une nouvelle plaie en leur sein.  Résultat: des heures de discussion pour accoucher d'une déclaration a minima, constatant «la résolution parlementaire de l'assemblée du Kosovo qui déclare le territoire indépendant», et prenant note «de son engagement à respecter les principes de la démocratie et à protéger les Serbes et les autres minorités». Tout en se félicitant de la «poursuite de la présence internationale sur la base de la résolution 1244 des Nations unies». Avec, en point d'orgue, ce rappel majeur: au vu du conflit des années 1990 et des résolutions onusiennes «le Kosovo est un cas sui generis qui ne crée aucun précédent».  Preuve que la priorité consistait plus à serrer les rangs qu'à saluer la fin espérée de la tragédie balkanique née de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie, la déclaration adoptée en fin d'après midi a été, à quelques corrections près, celle proposée... par l'Espagne dont le chef de la diplomatie, Miguel Angel Moratinos, avait, dès le début matinée, de nouveau pilonné «l'illégalité» de la scission kosovare. L'Espagne, inquiète de la porte ouverte ainsi aux nationalismes basque et catalan, a toutefois annoncé le maintien de son contingent de 600 soldats déployé au Kosovo.  Le projet de la présidence slovène, abandonné, était en effet beaucoup plus clair et chaleureux. Il «saluait» l'engagement des Kosovars et rappelait que «pour l'Union européenne, le statu quo sur le statut final de l'ex-province serbe était intenable». «Le texte slovène était nettement plus ambitieux reconnaissait hier soir une conseillère du ministre britannique David Miliband, en faisant une analogie sportive. Notre priorité était différente: nous devions éviter que le pack européen s'écroule.»  Au sortir de la mêlée de lundi, la donne européenne est donc celle voulue par les anti-sécessionistes: hormis sa déclaration commune et l'envoi confirmé de la mission Eulex Kosovo (Police-Justice-Douanes) de 1800 hommes - sorte de béquille du nouvel Etat - l'UE apparaîtra majoritairement aux côtés du territoire, mais en ordre dispersé.  La France et le Royaume-Uni ont été les premiers à annoncer que l'envoi des lettres de reconnaissance, signées Nicolas Sarkozy et Gordon Brown «partiraient dans la nuit», soit quelques heures après celle de George Bush, les Etats-Unis ayant reconnu le Kosovo lundi matin. On sait toutefois que l'Allemagne suivra mercredi et qu'au total, environ la moitié des pays de l'UE (Italie, Pologne, Finlande, Autriche, Danemark, Pays-Bas...) aura bouclé cette première étape cette semaine. Une bonne partie suivant plus tard. A l'opposé figurent six pays opposés à une proclamation unilatérale par peur qu'elle ne provoque un dangereux précédent: Espagne, Chypre, Roumanie, Bulgarie (qui envisage toutefois une reconnaissance «à terme»), Grèce et Slovaquie. Seule au sein de ce groupe, Chypre a affirmé qu'elle ne reconnaîtrait «jamais» l'existence du Kosovo. Ce que la Turquie s'est en revanche empressée de faire lundi.  

Attendue, cette fracture européenne ne posera pas de difficultés pour le déploiement de la mission Eulex, dont le budget de plus de 200 millions d'euros a été approuvé lundi pour une durée initiale de seize mois. Une conférence des donateurs devrait par ailleurs être prochainement organisée au chevet du Kosovo, pour les bailleurs de fonds UE et hors UE. Mais la plaie kosovare, évidemment, pourrait se rouvrir si des troubles surviennent:

«Nous avons tout discuté mot par mot pour arriver à cela, confiait lundi un diplomate européen. Si ça dérape, ce ne sera plus des discussions...»

  En effet , et avec un Thaçi soutenu par les USA et l’Europe ça promet de se jouer contre les intérêts européens surtout .. Un peu comme à l'époque de la création de l'état d'Israel ...pour le Kosovo , tout était en place depuis longtemps , dailleur ,  l’Union européenne, dans la nuit de vendredi à samedi à minuit (soit avant la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo) a « approuvé l’envoi d’une mission de policier et de juriste au Kosovo, enfreignant ainsi la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies selon laquelle seule l’ONU peut décider de l’envoi de forces dans cette province serbe..Donc , aujourd’hui, les Nations Unies sont mises de côté, mais la démarche reste la même. Le 14 mai 1948, le mandat britannique cessait sur la Palestine et laissait face à face Arabes et Juifs. Nous savons ce qui s’en est suivi.

    Gageons que l’Union européenne et les États-Unis, au nom d’une fausse démocratie et après avoir mis le feu à la région, feront mine de se retirer pour laisser Albanais et Serbes régler leur compte. Puis, après quelques bains de sang, ils reviendront arguant que leur intervention est indispensable pour maintenir la paix… Ils pourront alors s’installer dans la région, où les attendent le Camp de Bondsteel et le pétrole de la mer Caspienne. Reste à voir ce que fera la Russie, qui appuie les Serbes...

  Par lâcheté sans doute plus que par non clairvoyance de ce qui se trame dans cette partie voisine de notre monde , nos régions risquent de s'enflammer dans un proche avenir ( 1 ) .. Non ?

 

À peluch’

 ( 1 ) voir l’article du 9/01/2008 ‘’ La feuille déroute ...’’

13/02/2008

L’important c’est de faire croire …

L’important c’est de faire croire à l’opinion que l’économie va bien , juste quelques difficultés passagères tout au plus et ce ,  même si la situation financière internationale est au bord du gouffre ! …        Ce sera soit le Kosovo avec sa déclaration d’indépendance d’ici au plus tard lundi 18 février 2008  ou encore le durcissement des relations USA – Venezuela en ‘guerre’ économique à partir de grands groupes pétrolier qui comme EXXON a  envoyé la 1ère salve , avec des régions également pétrolières prêtent à faire sécession  qui donneront dans peu de temps  le coup d’envois  des dégringolades boursières retenues tant bien que mal par divers subterfuges, et ce jusqu’à hier encore ,  par des complices financiers comme Buffet et des médias complices …  Non , le système lui ne DOIT  pas être remis en cause ! Et les intentions de l’Iran  et du Venezuela comme la plupart des pays du Golfe , voir le Japon , de remettre en cause le rôle du dollar en le remplaçant par un panier de devises ne fera qu’accélérer les plans étatsuniens politiques et guerriers relayés par leurs médias complices et la propagande ( blocage d’ internet ? ) pour contrer toutes les initiatives allant dans ce sens . Et il ne faut pas nécessairement ressortir Al Qaïda des tiroirs pour le moment , il y a assez de mèches prêtent à être allumées d’ici peu de temps pour sauver le système qui nourrit si bien nos nantis …Non ? À peluch’ !

16/01/2008

Les 'colombes ' bien en place ?

extrait de Mondialisation .ca , article de François Houtard ( 1 )

...'

Alors que l’opinion internationale se préoccupe, à raison, de la libération d´Ingrid Betancourt, ancienne candidate à la présidence de la République colombienne et se réjouit, à raison également, de la libération, jeudi, de Clara Rojas et Consuelo Gonzales de Perdomo, peu d´attention a été accordée au phénomène massif des personnes déplacées dans ce pays.

Or, après le Soudan (Darfour) et la Somalie, la Colombie est le pays le plus affecté par ce problème, qualifié par les Nations unies de « crime contre l´humanité ».

Il y a peu, une session d’un Tribunal international d´opinion, que j´ai eu l´occasion de présider, s´est tenue au Parlement colombien, en collaboration avec la Commission des droits de l´homme du Sénat. Préparée par cinq sessions régionales et par une abondante documentation, la session finale du Tribunal a pu constater le caractère dramatique et massif d´une situation qui affecte plus d´un Colombien sur huit.

Les témoignages se sont succédé, les uns plus émouvants que les autres, en provenance surtout de populations rurales : paysans, communautés indigènes, populations de descendance africaine.

Sans doute, la guerre interne explique-t-elle en partie cet état de chose, mais la cause de loin la plus étendue est la concentration des terres entre les mains de grands propriétaires, anciens ou nouveaux et d´entreprises nationales ou transnationales : monocultures (notamment la palme africaine pour les agrocarburants), mines (telles que Anglogold Ashanty), pétrole (tel que Repsol, BP Oxy).

Les déplacements forcés se réalisent avec l´aide de l´armée et surtout des paramilitaires et des sociétés privées de mercenaires, comme en Irak. On dénombre les personnes massacrées par milliers.

La violence du processus est inouïe. J´ai eu l´occasion de le vérifier sur place dans la région du Choco, près de la frontière panaméenne et d’Arauca, le long de la frontière du Venezuela. Aux paysans qui refusent d´abandonner leurs terres, il est dit : « Si vous refusez, nous négocierons avec vos veuves. » Les membres du jury du Tribunal ont eux-mêmes fait l´objet de menaces de mort de la part du groupe paramilitaire Aguilas Negras (Aigles noirs).

Le préambule du verdict du tribunal explique l´origine de ce phénomène. Le caractère massif des déplacements forcés en Colombie, est-il écrit, révèle l´aspect structurel de la crise humanitaire qui affecte plus de quatre millions de personnes, chiffre bien plus élevé que les statistiques officielles, qui ne concernent que les personnes qui se font enregistrer.

A partir de la moitié des années 80, les narcotrafiquants colombiens décidèrent de rapatrier leurs devises dans le pays et de les légaliser en achetant de grandes extensions des meilleures terres, acquises de manière douteuse, en recourant généralement à l´intimidation ou à l´expulsion.

Les cartels de narcotrafiquants, comme certains secteurs de l´oligarchie agraire, de la classe politique et des militaires, créèrent une nouvelle version du paramilitarisme, arguant de la nécessité de lutter contre la guérilla. Naquit ainsi une alliance, grâce à laquelle les paramilitaires éliminaient les membres des partis d´opposition de gauche et des mouvements civiques qui luttaient pour une amélioration du niveau de vie des populations, pouvant continuer leurs activités illicites, qui finançaient une partie des activités politiques.

L´appropriation illégale des terres provoqua leur concentration, et aussi une transformation de leur usage. De grandes extensions de terres agricoles et de forêts furent transformées en élevages.

La vague de déplacements forcés connut une forte augmentation durant la première moitié de la décennie 90, lorsqu´entrèrent en jeu les politiques néolibérales facilitant les investissements des sociétés multinationales, qui exigeaient la liberté de s´approprier les espaces nécessaires aux mégaprojets de type agricole, minier, pétrolier, portuaire, touristique.

Sous prétexte de lutter contre les incursions de la guérilla, mais en fait surtout pour pouvoir exercer le contrôle économique et politique de certaines régions du pays, fut créé en 1977, le Plan Colombie, stratégie militaire financée par les Etats-Unis. Les chiffres de déplacés atteignirent alors des sommets inégalés précédemment. Bombardements, arrestations massives, criminalisation des mouvements sociaux, forte présence militaire dans certaines régions permettent de comprendre un tel accroissement.

Au début de cette décennie, les chiffres diminuent, tout en restant élevés. Cela s´explique par le fait que d´immenses extensions de terres ont déjà été vidées de leurs populations et que les besoins ne sont plus aussi grands. Le gouvernement colombien a promu une législation qui légalise les expropriations des déplacés et assure l´impunité des nouveaux propriétaires : loi de développement rural, loi de justice et paix, loi des mines, loi du pétrole, etc.

La condamnation du Tribunal porta sur trois séries d´acteurs : le gouvernement colombien, comme coupable de ce qui s´avère être une politique d´Etat ; les grands propriétaires terriens et les entreprises nationales et internationales, impliquées dans ce modèle de croissance économique ; les gouvernements étrangers, qui directement ou indirectement appuient l´Etat colombien, c’est-à-dire les Etats-Unis avec leur aide militaire et économique, l´Union européenne, avec ses programmes de coopération et plusieurs Etats qui appuient leurs entreprises nationales en Colombie, tels que le Canada, l´Espagne, la Suisse, la France.

Le président Uribe expliqua sa solution, le jour même du jugement du Tribunal, lors d´une visite de membres du Parlement latino-américain : « Les problèmes seront résolus, a-t-il déclaré, cas par cas », ce qui individualise un problème structurel et marginalise les mouvements sociaux et le processus sera administratif et non judiciaire, ce qui entraîne l´impunité des responsables qui par ailleurs voient leurs titres de propriété légalisés par d´autres dispositions légales...'


() François Houtart, est prêtre et sociologue, professeur émérite de l’Université de Louvain-la-Neuve ( Belgique ) , et cofondateur du Forum Social Mondial
 
Le genre d'article qui nous permet de nous faire une meilleure idée quand aux enjeux réels et aux rôles de certains acteurs autres que les FARC dans la gestion ultralibérale de son économie ...Non?
 
à peluch' !

09/01/2008

La feuille déroute ...

Extraits d'un  article de ' Il manifesto  par Giulietto Chesa ' paru le 7 janvier.

..''Voici un exemple qui ne pourrait être plus limpide de la façon dont l’Europe s’est couchée devant la ligne des Etats-Unis d’Amérique, exécutante de leur volonté, courbée et succube. Souveraineté de la patrie, adieu. On annonce en effet un accord à moitié secret de Polichinelle qui permettra au Kosovo de proclamer unilatéralement son indépendance et d’être ensuite reconnu par les Etats européens, individuellement et collectivement, selon un plan soigneusement programmé. Naturellement tous ceux qui doivent savoir savent déjà, mais ce sont les Serbes qui ne doivent pas savoir. La magouille a été cuisinée expressément contre eux.

 

Le plan doit sortir en fait « dans les deux premiers mois de 2008 » (c’est l’International Herald Tribune qui l’écrit le 13-12-2007), c’est-à-dire immédiatement après les élections serbes du 20 janvier et le ballottage du 3 février. « Après ». Parce qu’on espère de cette manière éviter une explosion de protestations nationales en Serbie. Peut-être, pense-t-on à Bruxelles, arrivera-t-on même à faire gagner les pro-occidentaux – chose possible étant donnés les moyens de pression et de chantage dont l’Europe et la Russie disposent ; mais improbable, étant donnés les sondages électoraux à Belgrade) et l’on pourra ensuite plus aisément « réduire à la raison » des plus forts, euro-occidentale, les nouveaux leaders de la Serbie.

        L’idée n’est pas neuve et pourrait mal finir, mais ça n’a pas beaucoup d’importance. Les Serbes sont collectivement coupables et donc on peut y aller grossièrement, bien certains qu’on pourra de toutes façons les écraser, avec l’accord de toutes les chancelleries. Après tout, on les a bombardés en 1999, donc on continue. Mais les petites fourberies dont le projet est agrémenté sont diverses et nombreuses, et décrivent, par elles même, la stature de ces gouvernants européens actuels. De fait la chance veut que depuis le 1er janvier la présidence de l’UE revienne à la Slovénie, le premier des états qui se soit détaché de la Fédération yougoslave. Donc, avec une perfidie rare, ce sera à la Slovénie de faire le premier geste de reconnaissance formelle de l’indépendance du Kosovo. Pas en son nom propre mais collectivement.

 

Dès que Hashim Thaqui (le mercenaire-égorgeur de l’Uck, armé par les USA, fabriqué pour attirer l’Europe dans le piège de la guerre contre l’ex-Yougoslavie) proclamera l’indépendance, la Slovénie aura la charge de convoquer en hâte les ministres des affaires étrangères européens et de formuler le premier message de bienvenue choral des nations civilisées à un nouvel état mono ethnique qui devient indépendant (si on peut dire). De cette façon l’Union Européenne pourra succéder à l’ONU dans l’administration des fonctions internationales de contrôle. Ceci –selon le journal déjà cité- devrait arriver entre juillet et août 2008.

 

Le plan devrait apparaître comme œuvre du gouvernement slovène, de façon à le faire apparaître comme une initiative « du bas », pour, aussi, alléger de leurs responsabilités les gouvernements européens majeurs, en minimisant ainsi – comme ils l’espèrent- les risques d’une « nouvelle crise des Balkans ». Ils savent donc bien, que ce faisant, les européens sont en train de se fabriquer chez eux les prémices de gros ennuis aux conséquences imprévisibles, que ce soit à brève, comme à moyenne et à longue échéance...''

L’argument pour faire taire les critiques est déjà prêt, et a été utilisé de façon répétée par le « négociateur de l’échec », Martti Ahtisaari : « Si nous ne contentons pas Pristina ce sera la fin du monde » (traduire : les milices jamais dissoutes de l’Uck massacreront un certain nombre de Serbes, comme c’est du reste arrivé pendant ces sept années d’occupation OTAN) (sous la surveillance bienveillante de notre actuel ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, « Haut commissaire de la MINUK chargé de l’administration civile du Kosovo occupé », voir à ce sujet l’article de Diana Johnstone (1), ndt).Ce qui revient à affirmer – après avoir créé Frankenstein- qu’on n’est plus en mesure de l’arrêter. Grossier mensonge, car il n’y a pas d’ascension plus résistible que celle de Thaqui, dont l’ascenseur n’a fonctionné que parce que les Etats-Unis et l’Europe lui ont fourni le courant.

 

Mais poursuivons dans l’illustration du « plan de Ljubljana ». Après la déclaration slovène, en fait, est prévue une salve des gros canons qui veulent être enregistrés de toutes façons sur le livre de paye en tant que vrais protagonistes. Et donc, sans perdre une minute, « dans les 48 heures qui suivent » voilà qu’arrivent aux agences les reconnaissances de Grande-Bretagne, France, Italie et Allemagne. Nous verrons si l’ordre est respecté ou s’il y aura des bousculades serviles de dernière heure. Ensuite arrivera la « cascade de reconnaissances », écrit extasié le journaliste étasunien. Voici la reconnaissance américaine, en cinquième position mais première des extra-européens. Les symboles ont leur rôle à jouer. En dernier, la file des vassaux, vasseurs et vavasseurs : la Suisse, l’Islande (première des petits) la Norvège, la Turquie – qui chapeautera le groupe de Macédoine, Albanie, Monténégro, Croatie, tous aspirants à l’entrée dans l’Europe. Le tout bien emballé pour introduire la reconnaissance en masse de la part des 54 membres de la Conférence Islamique.

 

Nous assisterons, en somme, à une véritable mise en scène de théâtre, où tous les rôles sont déjà attribués de façon largement anticipée. La seule à ne pas avoir de rôle est l’ONU, à qui on ne refuse jamais une courbette, à condition de la laisser de côté. Parce que, aussi, il y a là-dedans la Russie, qui n’est pas d’accord.

 

L’objectif:

Washington a tout intérêt à diviser et affaiblir l’Europe, et à l’opposer à la Russie.

 

L’idée du bouclier de missiles américain à implanter dans la Pologne anti-européenne des frères Kaszinski, avec dépendance du radar tchèque, n’a-t-elle peut-être pas la même marque de qualité ? ..

..Une pierre deux coups. Classique. Une Europe qui se retrouve avec une Russie irritée à côté d’elle est encline à en avoir peur, par d’évidents réflexes historiques. Et comme tous les européens n’ont pas une peur égale de la Russie, voilà qu’apparaissent des lézardes entre européens. Dont une part d’entre eux est en train de faire ses comptes énergétiques, et n’a pas une grosse envie de se retrouver sans gaz et pétrole pour en avoir un peu trop fait dans la polémique sur les droits de l’homme en Russie ..

..''

Tout ceci étant dit, on reste franchement abasourdi que les européens ne se rendent pas compte que non seulement cette voie est celle de l’affrontement entre Russie et Usa, mais qu’eux aussi finissent par y être entraînés sans issue. En vérité certains comprennent, mais craignent que, s’ils réagissent, ils ne finissent mal leurs carrières. Les autres poursuivent en valets fidèles et silencieux. Mais les uns et les autres sont incapables d’envisager l’ensemble des inconnues de la situation. S’ils étaient à la hauteur de leur tâche ils comprendraient que, dans le calcul global, entre en ligne de compte l’endettement épouvantable des Usa ; entre en ligne de compte le dollar qui est en chute ; entre en ligne de compte le fait que cette Amérique ne signera rien dans l’après Kyoto et dans l’après Bali. Bush ne le fera pas, et Hillary Clinton non plus, si ce devait être son tour, parce que cela signifierait mettre en question l’ « American Way of Life »...''

En attendant...

''La Chine et la Russie regardent et, quand elles comprendront que l’Europe n’est pas un garde-fou, elles se débrouilleront toutes seules...''

En espérant que les scènes futures se résument à de l'observation et non pas à une montée de  la violence ... Non?

à peluch'

09:37 Écrit par Alain dans avis - opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kosovo, usa, serbie, thaci |  Facebook |